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MOUSE : P.I. For Hire, mon coup de cœur de l’été ! [Test]

MOUSE : P.I. For Hire
Temps de lecture : 11 minutes

L’été étant généralement calme au niveau des sorties AAA, c’est donc l’occasion de découvrir des jeux indés entre deux apéros ou deux bronzages. Si MOUSE : P.I. For Hire est sorti en avril 2026, j’ai préféré attendre la sortie d’une version physique pour acquérir le jeu et me voilà donc en été. Développé par Fumi Games, un studio indépendant polonais, MOUSE : P.I. For Hire a su se démarquer avec une DA qui s’inspire des premiers cartoons de Disney en noir et blanc. Si l’on ajoute à cela un gameplay type « Fast FPS » comme les Doom, le jeu a su faire naître une certaine attente. Après avoir été reporté plusieurs fois, le jeu sort enfin sur tous les supports possibles. Pour ma part j’ai été vite séduit par les premières images et le gameplay fast FPS ne me dérange pas bien au contraire. C’est donc avec un grand plaisir que je me suis lancé dans MOUSE : P.I. For Hire et il est assurément mon coup de cœur de l’été !

Conditions de test : J’ai effectué le test de MOUSE : P.I. For Hire sur Nintendo Switch 2 avec la version Mouseburg Edition sortie en physique et achetée par mes soins ! J’en profite pour recommander cette collector qui vaut largement son prix ! J’ai joué à MOUSE : P.I. For Hire une vingtaine d’heures ce qui m’a permis de terminer le jeu tout en faisant quelques quêtes annexes.

Un véritable polar noir des 60’s

« Dans une ville où les ruelles ne connaissent jamais le soleil… où la pluie efface les traces mais jamais les fautes… un détective pas comme les autres tente encore de croire que la justice existe… ». Son nom est Jack Pepper. Une souris. Détective privé. Le genre de type qui ne pose pas de questions tant que le client peut payer son loyer. Les affaires sont petites. Les journées se ressemblent. Les chats règnent sur les quartiers mal famés, les rats font le sale boulot, et les honnêtes citoyens ferment leurs volets quand la nuit tombe. Mais un matin, une mystérieuse cliente pousse la porte de son bureau. Une disparition. Un simple contrat. Du moins… c’est ce qu’elle prétend. Très vite, Jack comprend qu’il vient de mettre les pattes dans une affaire bien plus vaste qu’il ne l’imaginait. Derrière les mensonges se cachent des complots. Derrière les sourires, des trahisons. Et derrière chaque indice… un danger plus grand que le précédent. Pour découvrir la vérité, il devra explorer une ville où chaque quartier possède ses propres secrets. Interroger des témoins qui n’ont aucune envie de parler. Résoudre des énigmes. Fouiller les scènes de crime. Suivre des pistes qui le mèneront jusque dans les entrailles d’une cité rongée par la corruption. Car dans cette ville… tout le monde joue un rôle. Les policiers. Les gangsters. Les hommes d’affaires. Même ceux qui prétendent être ses alliés. Chaque rencontre peut devenir un piège. Chaque porte peut cacher une nouvelle vérité… ou une balle perdue. Au fil de son enquête, Jack Pepper découvrira qu’il ne cherche plus seulement une personne disparue. Il devra mettre au jour un complot capable de bouleverser l’équilibre de toute la ville.

Je suis totalement transparent sur ce blog et donc je vous indique que j’ai fait appel à l’IA pour m’aider à rédiger ce paragraphe façon film des 60’s. Comme je l’ai dit en intro, visuellement MOUSE : P.I. For Hire reprend les codes des premiers cartoons de Disney en noir et blanc sauf que pour tout le reste, le jeu s’inspire fortement des films des années 60. On retrouve tous les codes du film noir des années 60 : noir et blanc très contrasté, fumée omniprésente, pluie, ruelles pavées et enseignes au néon, une narration en voix off du détective qui est doublé par Troy Baker, teintée de cynisme et de mélancolie, des musiques jazz (saxophone, contrebasse, piano) accompagnant les moments de solitude, des plans composés avec de longues ombres, stores vénitiens projetant leurs lignes sur les visages et silhouettes découpées dans les portes et les fenêtres. J’ai trouvé le résultat final tout bonnement exceptionnel ! C’est cohérent et bien que l’on soit dans un monde alternatif peuplé de souris c’est réaliste !

Techniquement le jeu tient la route sur Nintendo Switch 2 que se soit en nomade ou en docké. Le jeu est fluide même si quelques ralentissement se font sentir sur certaines scènes mettant en jeu beaucoup d’ennemis. MOUSE : P.I. For Hire nous fait voir du pays ou plutôt l’intégralité de la ville de Museburg qui comporte des environnements variés ! Les décors se révèlent différents mais emblématiques de ce que le cinéma a pu proposer au cours de son histoire. Au fil de ma progression, j’ai perçu le jeu comme une déclaration d’amour au monde du cinéma mais aussi des jeux vidéo. Les développeurs ont inséré de nombreuses références. On a bien évidemment Mickey Mouse, les polars noirs, les westerns, les films d’horreur mais également Resident Evil avec la présence de machines à écrire pour sauvegarder ou la banderole de bienvenue à Léon dans le commissariat… Les références sont nombreuses mais cela ne dénote pas dans la réalisation, elles sont parfois grossières mais souvent subtiles et on évite ainsi un sentiment d’indigestion.

On a la réf ?

Tout n’est pas parfait car si les décors sont variés, le bestiaire, lui, peine à se renouveler. On a les mêmes ennemis avec quelques sprites qui changent mais rien de dingue. La narration passe par la voix de Troy Baker qui pour le coup, fait un travail exceptionnel ! On a vraiment l’impression d’avoir le narrateur typique des polars noirs des années 60’s. Le résultat est bluffant ! Surtout lorsque l’on ajoute la bande originale qui est composée de mélodie jazz, là encore typiques des films des années 60’s. L’intégralité de l’univers de MOUSE : P.I. For Hire est parfaitement cohérent et son scénario bien travaillé permet de parcourir le jeu avec un certain plaisir malgré un sentiment de répétitivité qui peut apparaître comme dans tout fast FPS.

J’adore l’ambiance !

Une souris en mode DoomGuy !

MOUSE : P.I. For Hire est un jeu type fast FPS comme tout Doomlike qui se respecte. Cela induit des gun fights intenses avec des déplacements rapides. Au niveau de la visée, on a deux écoles. Celle qui permet de viser et celle qui ne jure que par le tir au jugé. MOUSE : P.I. For Hire est de la seconde école : le stick de gauche sert au déplacement et le droit à la vue avec un pointeur central. Notre personnage dispose d’un dash vers l’avant qui sert autant à esquiver qu’à casser la distance pour mettre un bon coup de chevrotine à bout portant. On peut également donner un coup de pied pour sonner ou repousser un ennemi. Il y a également un double saut, un grapin un mode hélicoptère avec sa queue (oui oui…) qui permet de planer. Les bases de tout fast FPS sont donc bien présentes. L’armement est conséquent et se débloque au fil de notre progression du jeu. Les classiques sont bien là et si au départ on démarre avec un flingue et nos poings, la première arme débloquée est le fusil à pompe. On retrouvera également le Tommy Gun (la petite mitrailleuse camembert typique des années 60’s), une sorte de lance roquette, des explosifs ou encore l’exterminateur qui envoie du vitriol et désintègre n’importe quel toon.

Attention mes mains peuvent tirer aussi
Le tommy gun est vraiment efficace !

Au niveau du découpage de l’aventure, MOUSE : P.I. For Hire met en scène Jack Pepper qui est un détective qui doit progresser dans son enquête. Je vous rassure l’avancée de l’enquête se fait de manière automatique on n’a pas besoin de se creuser les méninges. Le jeu nous demande de parler à un PNJ qui nous dit de nous rendre à un endroit précis de la ville qui est un niveau à l’issue duquel on trouve un indice. On retourne alors à notre bureau, on place l’indice sur le tableau et le jeu nous indique ou nous rendre et ainsi de suite. Vous l’avez donc compris, chaque endroit de la ville constitue un niveau que l’on va parcourir. Ce qui est dommage c’est que les niveaux sont en mode « couloir ». L’exploration n’est aucunement mise en avant bien que chaque niveau comporte sa part de secret et de collectibles à trouver. Si on en rate, pas de panique, il est possible de refaire le niveau autant de fois qu’on le souhaite. Les collectibles ne sont pas utiles à l’aventure à l’exception des cartes de baseball qui servent pour un mini jeu secondaire.

Les niveaux se parcourent donc en ligne droite et sont entrecoupés de gun fights. Régulièrement, il faut nettoyer la place des ennemis ou faire face à des vagues ennemies pour que la porte se débloque et que l’on puisse progresser. C’est vraiment comme dans Doom. MOUSE : P.I. For Hire propose également quelques casses tête qui consistent à déverrouiller des coffres ou des portes à l’aide de sa queue. Certains coffres ou portes secondaires doivent être faits dans un temps donné et avec des déplacements limités ce qui corse un peu la difficulté. C’est d’ailleurs les seuls moments qui peuvent proposer du challenge. MOUSE : P.I. For Hire propose plusieurs modes de difficulté mais je vous recommande de vous mettre au niveau max ! L’IA est vraiment à la ramasse et le nombre d’ennemis auquel on fait fasse n’est pas important. Si vous cherchez du challenge, le niveau max s’impose car même en mode normal le jeu peut ressembler à une promenade de santé. Le bestiaire n’est pas très développé et très rapidement on capte les faiblesses et forces de chaque type d’ennemis et donc les armes les plus opportunes pour en venir à bout.

Pas compliqué…

Le jeu prend son temps pour nous donner de nouvelles armes et certains moments peuvent paraître répétitifs ou longs. On a l’impression que les niveaux s’enchainent sous une esthétique différente mais au final on avance en ligne droite et on fait face aux mêmes ennemis avec les mêmes armes. Heureusement que les boss viennent casser la monotonie. Généralement plus imposant que le bestiaire du niveau, ils demandent l’apprentissage (simple) de leur pattern et le respect de certaines mécaniques de jeu pour leur faire du dégât. J’ai bien aimé leur mise en scène qui est souvent originale. Si le jeu est simple, il ne faut pas oublier la possibilité d’améliorer ses armes en passant chez Tamy l’ingénieure et trafiquante d’arme. Les améliorations permettent d’avoir plus de munitions, plus de dégâts et surtout un tir secondaire (genre le double tir du fusil à pompe ou le triple tir du pistolet). Si l’intrigue principale tient sur la longueur, il ne faut pas oublier les boulots secondaires donnés par les PNJ. Généralement, il faudra repartir dans un niveau déjà fait à la recherche d’un objet précis qu’il faut ramener au PNJ. Là encore cela peut paraître basique et répétitif mais pour les complétistes c’est un plus non négligeable.

Les boss sont bien pensés
Les combat sont pour le coup variés
et bien mis en scène

MOUSE : P.I. For Hire propose également un mini jeu secondaire. Il s’agit d’un mini jeu qui mélange carte et baseball. Le jeu est assez travaillé à l’instar d’un Queen’s blood que l’on retrouve dans le remake de Final Fantasy VII. Il se joue sur 3 manches chacune composé de 5 batteurs. Le but est de mettre un max de points avec ses batteurs comme au baseball. Chaque carte a une stat pour le batteur (et inversement le lanceur) et pour les batteurs on a une stat de course qui correspond au nombre de base qu’il peut parcourir sur chaque bâté. C’est assez bien fichu et prenant mais les animations sont trop présentes et surtout lentes ! Cela rend le mini jeu très lent et passé trois parties on peut vite en avoir marre. C’est vraiment dommage car le jeu permet de débloquer des jetons que l’on utilise dans une machine qui donne une récompense finale plus que très intéressante ! Tous ces petits ajouts allonge la durée de vie et si MOUSE : P.I. For Hire peut être répétitif il peut également être assez addictif ! Au final une bonne vingtaine d’heures sont nécessaires pour tout faire et ce n’est pas négligeable vu le prix du jeu !

ce jeu mérite d’être connu

MOUSE : P.I. For Hire



Date de sortie : 16 avril 2026

Editeur : PlaySide

Développeur : Fumi Games

Catégorie :
Action / Survival Horror

Prix :
29,99 €

Plateformes : PS5 / Xbox / Nintendo Switch 2
Graphismes
92%
Son
96%
Gameplay
90%
Durée de vie
93%
Kiff personnel
99%

La pépite indé de 2026 !

Vous l’aurez compris, malgré ses défauts, j’ai adoré MOUSE : P.I. For Hire ! Oui le jeu est répétitif et peut être trop simple mais ça fait du bien surtout en cette chaude période de l’année ! Artistiquement j’ai tout adoré ! Toutes les références et inspirations sont parfaitement respectées dans leur esprit et s’imbriquent parfaitement pour donner un univers crédible. L’aspect visuel est très travaillé avec une belle mise en scène mais il ne faut oublier la BO du jeu et surtout le doublage narrateur qui nous plonge tout de suite dans le jeu. Le gameplay est celui des fast FPS comme l’ont été les premiers Doom. Si l’absence de visée peut surprendre au départ, cela permet de donner des combats nerveux et doomesques ! C’est assurément mon coup de cœur de cet été et je suis ravi vu les attentes que j’avais mis sur ce jeu ! Je ne peux que vous conseiller fortement de faire le jeu qui propose un contenu de grande qualité et un prix réduit !

94%
Pour
  • La réalisation et l'ambiance façon polar noir
  • Le gameplay fast FPS simple
  • La DA variée et recherchée
  • Une bonne durée de vie
  • Le mini jeu de baseball travaillé…
Contre
  • … mais qui est mou et long
  • L'IA à la ramasse
  • Répétitif
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