Test 9 Monkeys of Shaolin, le beat’em up à l’ancienne !

Retour aux jeux indé avec 9 Monkeys of Shaolin développé par les russes de Sobaka Studio, à qui on doit Redeemer et édité par Ravenscourt qui nous propose des jeux aux fortunes diverses entre le bon Relicta, les jeux de karaoké type Let’s sing ou The Voice et le poussif Ash Of Gods… Cette fois on a droit à un beat’em up qui se veut être un hommage aux jeux du genre dans les années 90’s avec une inspiration forte pour les films de Kung Fu des années 80’s. Les développeurs veulent donc mélanger beaucoup de chose ce qui n’est pas forcément une bonne chose, vu que le mieux est l’ennemi du bien… Il n’en demeure pas moins que le jeu sait charmer les joueurs avec des visuels intéressants tout en restant mystérieux avec peu de communication autour depuis son annonce lors de la Game Developers Conference 2018 via le programme ID@Xbox. Si le jeu a reçu plusieurs prix des différents collèges indépendants, on n’en sait pas grand-chose ce qui explique pourquoi on a droit à une démo une semaine avant la sortie. Bref me voilà devant le produit final et je vous dis tout sur la revanche des moines Shaolin !

Si vous voulez relire mes tests c’est ICI : Ash Of Gods, The Voice et Let’s Sing !

On sent le Tigre et Dragon non ?

La Chine médiévale en mode old school

9 Monkeys of Shaolin veut rendre hommage à l’ambiance et à la culture des films de kung-fu des années 70-80. Le speech nous plonge dans le bain puisque l’on incarne Wei Cheng, un simple pêcheur (et donc un pécore) qui maîtrise cependant les art martiaux ancestraux que pratiquent notamment les moines Shaolin. Alors qu’il rentre au village avec son poisson, poisson toujours frais, il découvre son village en flamme attaqué par des pirates qui ne veulent que piller et tuer. Alors qu’il débarque, il assiste au meurtre de son grand père qui est accessoirement sa seule famille (quelle vie de merde !). Ni une ni deux, il prend son bâton et combat le chef des pirates qui va alors lui mettre une rouste comme jamais il en a pris ! Heureusement que les moines Shaolin vous retrouvent inconscient et décident de vous conduire dans leur temple histoire de vous refaire une santé. Comme vous ne voulez pas vous rouler les pouces et surtout obtenir votre vengeance, vous décidez de filer un coup de main aux bonzes qui remarquent que vous êtes plutôt doué pour le maniement du bâton. C’est donc parti pour un long périple qui va vous permettre de vous venger mais surtout de découvrir que l’attaque de votre village n’est que la partie visible d’un iceberg, iceberg qui peut détruire l’humanité (carrément !). On est donc bien face à un scénario d’un film de kung fu dans lequel le héro poursuit son apprentissage avant de se venger puis sauver l’humanité…

C’est bien cliché !
Même dans les décors
Et les masques dissimulant l’identité sont de la partie !

L’intérêt de ce périple est de vous faire voir du pays et donc des environnements différents : village, campagne, port, prison jusqu’à des temples de magie noire… Chaque environnement s’accompagne d’ennemis différents rassemblés autour de clans qui sont au nombre de 5 : le Clan Vert des pirates aux pieds nus, le clan rouge des pirates mais en sandales (et en armure), le clan jaune des ninjas aux pouvoirs mystiques, le clan blanc des samouraïs qui n’ont peur de rien et le clan noir que je vous laisse découvrir pour éviter tout spoil car oui l’histoire propose quelques twists scénaristiques classiques mais qui ont le mérite d’exister et de mettre un peu de piment à une histoire assez plate et convenue. Revenons à nos moutons et aux paysages que vous allez traverser, ceux-ci sont vraiment bien réalisés avec des graphismes qui certes se répètent au fil d’un même niveau mais qui restent de très bonne facture avec des arrières plans dessinés à la main et dont le style renvoie immédiatement à la Chine médiévale.

Vous allez voyager !
Les décors sont bien fichus
et variés !

Je déplore quand même une sensation de floue présentent lorsque le personnage est en mouvement et qui gâche un peu l’ensemble. Un niveau se fait dans les herbes hautes et, est difficilement jouable en raison de cette sensation qui nous fait perdre la lisibilité de l’action. C’est vraiment dommage car le jeu est dans l’ensemble très bien réalisé et ne souffre d’aucun bug ou ralentissement mais ce flou est assez dérangeant. Pourtant plus on progresse dans le jeu plus le niveau graphique s’élève avec des décors proposant plus de détails et plus d’animations. Niveau son, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent avec des mélodies par très longue mais empruntées à l’ambiance chinoise et qui se marient donc parfaitement au reste. Les dialogues ne sont pas tous doublés et le jeu ne propose aucune cinématique, l’intégralité de l’histoire repose sur les dialogues et des cutscenes sur fond fixe mais joliment fait à la main levée.

Ce niveau est horrible !
Le flou est présent…
… parfois trop !

Un gameplay riche pour un beat’em up !

9 Monkeys of Shaolin est un beat’em up tout ce qui a de plus classique : on avance, on tatane tous les ennemis et on continue d’avancer jusqu’à la fin du niveau qui propose un boss qui a plus de puissance et de vie que les mobs de base. Le jeu n’invente donc rien mais ajoute quelques mécaniques empruntées des J-RPG avec notamment une sorte de mini hub central dans lequel vous trouverez des PNJ qui ont tous une fonction. Le premier permet de faire évoluer son personnage avec trois arbres de compétences suffisamment fournis pour vous obliger à refaire certaines missions plusieurs fois afin d’avoir assez de points pour tout acquérir. Ces arbres de compétences s’adaptent à votre façon de jouer ce qui est assez intéressant pour rendre le jeu moins difficile. Un autre est une sorte d’armurier vous permettant de vous équiper. Certaines missions vont offrent en guise de récompense, une pièce d’équipement donnant un buff supplémentaire. Attention, il n’y a pas masse d’équipements. Le jeu propose trois slots : collier, armes et sandales (oui vous commencez pieds nus bigre !). Il y a 12 armes différents, 4 colliers et 4 paires de baskets possibles, le choix est donc réduit surtout que j’ai du mal à trouver l’intérêt de certaines pièces d’équipements si ce n’est de nous donner un handicap supplémentaire…

Les arbres de compétences sont assez riches
Au niveau équipement en revanche c’est vache maigre !

Toujours au rayon des différences par rapport aux beat’em all classiques, les niveaux ne s’enchaînent pas dans un ordre prédéfini. Le jeu est divisé en 5 chapitres proposant entre 4 et 6 missions. Vous pouvez vous contentez de suivre la trame principale mais certaines missions considérées comme secondaires permettent justement de débloquer de l’équipement ou des points de compétence. Pas de panique si vous zappez une mission, le jeu vous donne toujours la possibilité de faire les missions des chapitres précédents à n’importe quel moment. On a donc pas mal d’apports du jeu ce qui donne de la profondeur à un genre qui généralement en manque cruellement.

On a même de mini énigmes !

In game, les sensations sont bonnes. 9 Monkers of Shaolin propose pas mal de challenge même en difficulté normale car il se montre assez exigeant dans l’exécution. Notre personnage dispose d’une attaque de base, une de poing pouvant arrêter un ennemi dans un coup puissant et un coup de pied permettant de réduire la distance rapidement mais faisant des dégâts légers. Il est également possible d’esquiver ou de parer étant précisé que le dernier mouvement permet de renvoyer les projectiles à l’envoyeur. Assez simple donc mais votre personnage dispose de deux autres styles de combats activables en maintenant une des gâchettes. On a les mêmes coups mais dans des animations différentes et surtout des coups plus puissants ! Ces deux styles utilisent du Ki, votre jauge que vous pouvez remplir en cognant les ennemis. On a le style acrobate, en gros la posture de la mouette, et le style des sceaux sorte de magie sur les stats de vos adversaires. C’est assez plaisant et on alterne très vite entre les coups de base et ceux usant du Ki en fonction des situations et des ennemis (puisque certains ne peuvent être tués que par la magie).

Les fantômes…
Attention au lâche en arrière plan
Une bonne tornade pour faire place nette

En parlant des ennemis, on n’a pas forcément un bestiaire conséquent mais suffisamment varié pour ne pas avoir l’impression de tourner en rond. On a les mobs de base qui sont là pour décorer, les pirates améliorés faisant des attaques lourdes, les ninjas ces petits *** qui sont capables de se téléporter, les samurais avec leur armure, les fantômes invoquant des morts. Il y a donc de quoi faire et plus on avance dans les niveaux plus les ennemis différents se cumulent donnant une courbe de difficulté constante et proportionnée. Les boss quant à eux (à chaque fois en fin de chapitre) ont des paterns fixes qu’il suffit de maîtriser pour en terminer sans difficulté. En fait j’ai trouvé les niveaux bien plus difficiles à gérer que les boss car certains passages proposent pas mal d’ennemis qu’il faut gérer et je peux vous assurer que ça part dans tous les sens à l’instar d’un film de Kung Fu à l’ancienne justement ! Le jeu n’est pas long, puisqu’il faut environ 4 bonnes heures pour boucler toutes les missions. Mais il propose une certaine rejouabilité avec les secrets à trouver pour débloquer des masques pour votre personnages ou mieux des mods activables ! Vous pouvez ainsi donner une mini tête ou une maxi tête aux personnages, changer l’apparence du héro façon biker, vous donner des pouvoirs ou rendre le jeu encore plus difficile. J’ai trouvé l’idée sympa et ça m’a rappelé les cheat code de Goldeneye sur N64. Et je n’oublierai pas de vous indiquer que le jeu est jouable en coop ce qui est assez plaisant et donne une version différente.

Les boss sont gérables
Les modes intéressants

Conclusion

9 Monkeys Of Shaolin est un jeu vraiment très plaisant à jouer ! Ce n’est pas un must have mais il remplit toutes les cases qui font d’un jeu un bon jeu ! Il tient aussi les promesses qu’il avait faites dans ses annonces : un hommage au classique de Kung fu, un beat’em up à l’ancienne mais avec des apports qui enrichissent le gameplay et des visuels vraiment charmant. Le jeu n’est pas long mais il n’est pas non plus à un tarif excessif par rapport à ce qui se fait habituellement. Je ne peux que vous le conseiller ça reste une bonne réussite !

Positif

  • Beat’em up à l’ancienne
  • Des éléments de J-RPG intéressants
  • Un bon challenge avec une rejouabilité

Négatif 

  • Sensation de flou désagréable
  • Un poil court tout de même

Satisfaction du Piwi 75 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni Ravenscourt !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 16 octobre 2020
  • Editeur : Ravenscourt
  • Développeur : Sobaka Studio
  • Catégorie : Beat’em all
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Koch Media (Merci Cassandra !).



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Rétroliens

  1. 9 Monkeys of Shaolin est disponible ! – Piwigaming

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