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Montjoie Saint Denis ! Non je ne suis pas royaliste et je n’ai pas non plus envie de gifler le Président de la République, je débute juste le test de Chilvary 2 que beaucoup de joueurs attendent avec impatience après un premier opus réussi et qui a surtout fait l’objet de mods permettant d’en faire un jeu multijoueur original puisque prenant place en plein Moyen Age. Je n’ai pas fait le premier opus mais tester un jeu 100% multijoueurs qui me propose de trancher dans le lard et de foncer comme un bœuf sur un champ de bataille suffit à me convaincre (oui il m’en faut peu…). Tel Jean Reno pourfendant une compagnie de CRS je me suis lancé à corps perdu dans Chivalry 2 pour vous donner mon ressenti !

Oubliez l’esprit Coubertin

100% multi mais avec de la narration

Chivalry 2 est un jeu 100% multijoueur et qui ne propose aucune campagne solo, ce qui est la dernière mode, c’est vrai on préfère un jeu sans mode solo comme ça dans 3 ans quand les serveurs seront désertés voir même fermés, la galette trouvera sa place au fond d’une poubelles (peut être qu’un jour on se rendra compte que l’on se la fait mettre à l’envers sur ce point mais c’est un autre problème…). Pourtant, il ne se dispense pas d’un scénario ou plutôt d’une narration qui donne un fil conducteur aux parties que l’on va enchaîner. Très simplement on a la maison Agatha (les gentils en bleu) qui affrontent la maison Mason (les méchants en rouge) pour conquérir le pouvoir. Chaque mission a un léger background. Excepté le classique match à mort par équipe qui consiste à tuer un nombre déterminé d’ennemis pour l’emporter (avec réapparition illimitée du coup vous tombez sur des cons qui meurent en boucle c’est la défaite assurée), on a droit à des parties qui demandant de remplir des objectifs dans un temps donné pour faire progresser son équipe jusqu’à la victoire finale. On devra prendre une prison ou inversément résister à l’assaut, faire avancer un convoi ou encore tuer un haut gradé. Le fonctionnement m’a furieusement rappelé le mode opération de Battlefield avec des missions scénarisées qui permettent de ne pas avoir un sentiment de répétitivité. Cette narration permet de justifier des changements de décors et oblige à des stratégies différentes.

ça avance doucement
Vous ne passerez pas !

En revanche niveau modes de jeu, je dois admettre que je suis resté sur ma faim. On a, au départ, le choix entre affrontement à 64, affrontement à 40 sur les mêmes maps qu’à 64 du coup j’ai du mal à capter l’intérêt car il est évident que plus on est de fous plus on rit ! A côté on a un mode mêlée générale dans lequel il faut être le dernier survivant. Pour ce mode également, j’ai du mal à saisir l’intérêt dans la mesure où l’intérêt principal du jeu est de proposer des affrontements à grandes échelles avec un grand nombre de joueurs qui se lancent sur les champs de batailles en hurlant comme des barbares. Le mode survivant est un peu à l’opposé de ce concept. Une fois le mode choisi, les parties s’enchaînent en suivant le scénario, on n’a donc pas le choix entre deux cartes ou entre deux types de parties, on prend ce que l’on nous donne et on la ferme. Pour ce qui est du type de partie, comme je l’ai précisé, on n’a droit qu’à deux modes, match à mort ou remplir des objectifs qui se résument à tenir une position durant un temps donné pour faire progresser notre jauge en haut de l’écran et ainsi passer à l’objectif suivant. Si les lieux changent, on refait quand même souvent les mêmes choses malgré un level design qui se renouvelle de niveaux en niveaux le concept reste le même.

Et on fait avancer des chariots maintenant
ça arrive…

Des champs de bataille qui en jettent !

Si l’on passe son temps à se battre comme des chiffonniers les gars de Torn Banner ont su faire preuve d’imagination pour nous dépayser et le tout avec de la qualité ! Les lieux sont vastes sans pour autant que l’on se perde ou que l’on se traîne jusqu’au lieu de l’action, les respawn sont situés à bonne distance combinant justement la distance nécessaire pour permettre d’avancer lorsque l’on prend le pas sur l’ennemi sans pour autant que lorsque l’on soit en face on ait l’impression de courir longuement entre chaque mort. Les décors sont bien réalisés et proposent pas mal de détails avec des subtilités de level design auxquelles il faut faire attention pour prendre l’avantage sur le champ de bataille. Certaines maps proposent des chemins alternatifs utiles pour contourner l’ennemi et frapper là où ça fait mal, je pense aux planqués d’archers qui méritent un bon coup de hache en travers de la gueule ! En parlant de hache en travers la gueule, le jeu est bien trash et régulièrement on a droit à une animation lors de notre mort qui nous fait perdre une main, une jambe ou plus simplement la tête : les combats sont de véritables bains de sang ! Après une bonne trentaine de partie je n’ai pas rencontré de bug d’affichage ou de ralentissements même si en début de partie certaines textures ou éléments de décors ont du mal à s’afficher cela ne dure pas et ne nuit pas au jeu.

Des fois c’est vide
On n’est jamais loin de l’action
il me manque une main
Bon ok y a quelques bugs…

L’immersion est vraiment au top et dès les premières parties on se plait à courir comme un dératé en poussant notre cri de guerre… qui laisse franchement à désirer ! Les bruitages sont de qualités, je ne redis rien la dessus, les épées qui s’entrechoque, le bruit des armures, les chars qui avancent, tout est vraiment crédible mais en revanche le doublage des personnages est moyen, en tout cas c’est mon avis. J’ai eu l’impression que les développeurs ont voulu donner un ton caricatural au doublage et qui dénote par rapport au reste qui fait crédible. Je ne comprends pas comment on peut faire un jeu aussi trash et immersif visuellement parlant et à côté nous pondre des voix tout droit sorties d’un films de série B… C’est pour moi le point négatif du jeu et c’est dommage car même les musiques sont réussies avec des mélodies médiévales et épiques qui s’accélèrent lorsque l’action gagne en intensité.

oui moi aussi je me demande pourquoi…
Attention je crie !!

Un gameplay accessible mais exigeant !

Chivalry 2 nous propose 4 classes différentes avant de se lancer dans la bataille. On a l’archer qui est un spécialiste de la distance et qui va être un soutien pour décocher une flêche dans le dos d’un ennemi qui s’acharne sur un collègue ou qui va mettre en place des braseros pour enflammer le sol et faire reculer un groupe d’ennemis. Il y a le soldat de l’avant garde qui va jouer de la hache et qui dispose d’une résistance accrue pour faire face à plusieurs ennemis. Le fantassin qui use de sa hallebarde, plus léger que le garde mais également plus agile, il s’agit d’un bon compromis pour débuter. Enfin on a l’incontournable chevalier habile à l’épée et pouvant se protéger avec son bouclier. Chaque classe dispose d’une arme principale, d’une secondaire et d’un équipement propre à la classe outre un bandage commun pour se soigner. On débloque de nouvelles armes en gagnant des niveaux avec chaque classe à l’instar de Battlefield, les joueurs ne seront pas dépaysés ! Je vous rassure, les dernières armes à débloquer ne donnent pas un avantage ultime donc n’ayez pas peur de tomber sur des joueurs avec un niveau bien supérieur au votre. Les différentes armes permettent surtout d’adapter notre personnage à notre style de jeu mais aussi de s’adapter en fonction du terrain.

le chevalier est plus solide
Mode sniper

Je vais un peu râler sur le système de progression qui est un petit peu lent à mon goût. On gagne peu d’expérience avec chaque partie sauf si vous êtes un PGM semant la terreur dans les rangs ennemis et lorsque l’on se prend une peignée, on accumule quasiment zéro expérience alors que la partie peut durer jusqu’à trente minutes ! A côté de la progression du système de classes, on a notre progression générale qui ne sert uniquement qu’à débloquer des éléments cosmétiques que l’on peut ensuite acquérir avec l’or glané au cours de nos parties. Je vous rassure Chilvary 2 est un free to play (excepté l’achat initial du jeu). Tous les accessoires peuvent être achetés avec l’argent virtuel du jeu. Il est inutile de passer à la caisse une deuxième fois, il suffit de jouer et d’accumuler les parties pour se faire une bonne trésorerie. Bon après, je n’ai jamais été fan des éléments cosmétiques quel que soit le jeu, je ne cours pas après la dernière tenue « trop stylée » ou le skin d’arme absolu tout simplement car in game, je ne suis pas derrière ces détails. Je ne fais pas gaffe à comment sont habillés mes adversaires que tu sois à poil ou en armure dorée, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre tant que je peux te trancher la tête !

Oh mon dieu…
Voilà une tête de gland !

Une fois que l’on a choisi son type de soldat et que ce dernier est bien habillé, on peut enfin partir en guerre non sans avoir fait le tutoriel que je vous recommande grandement. Chivalry 2 reste un jeu d’arcade qui est donc accessible à tous mais si vous voulez faire de bonnes parties et passer un cap, il faudra user de toutes les subtilités de gameplay que propose le jeu. Chivalry 2 se présente de prime abord comme un bon jeu de bourrins. Comprendre qu’il vaut mieux avancer en groupe de 4-5 pour attraper des ennemis en sous nombre et les envoyer ad patre en les attaquant par derrière pendant qu’un collègue les occupe (oui je suis traitre). Sauf que même en loup solitaire on peut également faire énormément de dégât pour peu que l’on gère bien la maniabilité. Notre personnage dispose d’un coup vertical, un coup horizontal, un coup avec l’arme secondaire et enfin un coup spécial qui se charge avec le temps. On peut aussi parer et esquiver mais ces deux compétences usent de l’endurance qu’il faut savoir gérer avec parcimonie. Ajouter à cela la possibilité de faire des contre attaques, des coups en se déplaçant et même des feintes (oui oui des feintes et je dois dire que ça marche plutôt bien) et vous comprendrez que Chilvary 2 est un jeu plus subtil et complexe qu’il n’y paraît !

Un bon coup de hache !

Cette complexité mérite d’être comprise pour faire de bonnes parties et je vous préviens il faut vraiment avoir l’œil partout car un coup dans le dos est vite arrivé et votre vie fond comme neige au soleil ! On remarque très facilement les très bon joueurs qui arrivent à faire des parties à plus de 60 éliminations alors que je tournais à 15 en moyenne… Le jeu est facile à prendre en main mais relativement difficile à maîtriser tant les possibilités sont nombreuses en matière de contre attaque et nécessitent un bon sens de l’observation et un bon timing quand la connexion ne pose pas problème. Je dois reconnaître que j’ai eu deux trois problèmes de connexion, je ne sais pas si cela venait de chez moi ou pas, bizarre alors que la partie juste avant tournait impeccable. Il n’empêche que les combats reposant sur un bon timing, si vous avez un retard cela devient injouable. Le jeu est assez prenant mais les combats manquent de variétés. Si on a quelques éléments de level design utilisables, comme un scorpion dans une arène, ça reste très limité. J’aurai voulu voir plus de catapultes ou même tout simplement de chevaux totalement absents. Les maps sont vastes et cela aurait ajouté du piment aux escarmouches comme les véhicules dans BF. Au final si on enchaînent les matchs dans des décors différents, le jeu reste répétitif avec toujours le même gameplay et les mêmes objectifs à remplir.

Conclusion

Chilvary 2 est un jeu multijoueur facile à prendre en main mais difficile à maîtriser avec des combats qui se révèlent plus complexes qu’ils n’y paraissent. Je reste un poil déçu par le manque de contenu en termes de jeu. Seulement deux modes de jeu ça reste trop peu à mon sens. Si le jeu propose une narration qui permet de parcourir des décors différents avec des objectifs changeant de nom, au final on effectue toujours les mêmes choses. Après il faut admettre que le thème des combats médiévaux limite les possibilités, peut être que les cartes de match à mort auraient mérité plus d’éléments de level design utilisables pour donner des combats moins bruts. J’aurai également avoir un poil plus de variétés dans les classes. Il n’en demeure pas moins que Chilvary 2 est fun à jouer et constitue un bon défouloir !

Positif

  • Les combats complexes
  • La réalisation graphique
  • Un véritable exutoire !

Négatif 

  • Le manque de modes de jeu
  • Répétitif dans l’ensemble
  • Le doublage des voix

Satisfaction du Piwi 70 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Tripwire Interactive !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 8 juin 2021
  • Editeur : Tripwire Interactive LLC
  • Développeur : Torn Banner Studios
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 18

Le test a été réalisé avec une version presse PS4 offerte par Koch Media (Merci Thomas !).

3 thoughts on “Test Chivalry 2, la chevalerie c’est violent !

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