Test F1 2021, entre évolution et révolution ?

Pour une fois voilà un millésime que j’attends avec impatience et dont j’attends beaucoup tout court ! Pourquoi me direz vous ? Tout simplement car j’ai pu tester F1 2019, F1 2020 et j’ai toujours été séduit par ce que proposait la licence dont les titres sont développés par Codemasters. Sauf qu’en 2021, Codemasters change de dimension et je dirai entre dans la cour des grands non pas grâce à la COVID mais via son rachat par Electronic Art. D’ailleurs la communication autour de ce nouvel opus a été un peu plus agressive avec la promesse d’un tout nouveau mode carrière : Braking Point pour lequel on nous a promis un reflet de la vie reélle et bien plus d’options que par le passé. Enfin, changement d’éditeur, nouveau mode histoire qui est le gros morceau du jeu et passage à une nouvelle génération de consoles, n’est ce pas trop pour un seul jeu ? Je vous donne ma réponse après avoir mis Hamilton loin dans mes rétros !

On se prépare !

La F1 c’est branché !

Il y a quelque chose qui n’aura échapper à personne : depuis maintenant 2 ans, la F1 c’est devenu le sport branché, le sport qui bat les records d’audience, le sport qui a su faire peau neuve et attirer un nouveau public alors que cela faisait plusieurs années que cela ronronnait dans les paddock et devant nos écrans de télé. Comment expliquer ce changement ? C’est très simple et les communicants de la F1 ont bien senti le coup avec la série documentaire de Netflix : Drive to survive ! Cette série a donné un coup de sang neuf à un sport qui semblait tomber en désuétude, tout d’un coup la F1 est devenu quelque chose d’intéressant, de branché quelque chose qui a un background et qui est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Pourquoi je fais cette longue tirade ? Tout simplement car je ne pouvais pas commencer ce test autrement que par le nouveau mode : Braking Point. Déjà le titre (Point de rupture) en français laisse augurer un scénario et une présentation à la Netflix et dès les premières minutes l’impression est confirmée ! On a une scénarisation et une mise en scène dignes d’un film ! On va donc suivre au départ, Aiden Jackson qui passe de la F2 à la F1 en intégrant l’écurie Williams. Aiden devra s’accommoder de son équipier : Casper Akkermann qui est un vétéran de la F1 proche de la retraite et de son éternel rival : Devon Butler oui ce nom n’est pas inconnu car il était déjà présent dans les précédents opus.

Le mode est super bien scénarisé !
On s’y croirait !

Je dis au départ, car le mode est divisé en plusieurs chapitre et s’étale sur plusieurs saisons ce qui fait que l’on va également prendre le contrôle de notre coéquipier sur une saison. Cela permet de présenter un autre visage aux personnages, par exemple, Casper m’a semblé être un vieux con qui ne jure que par son passé pour justifier de ses avantages et finalement lorsqu’on le prend en main, on voit l’envers du décor ou plutôt de sa vie. Ce mode est surtout intéressant pour ses cutscenes qui dévoilent l’intimité de la F1 avec les relations entre pilotes qu’ils soient adversaires ou coéquipiers. Le mode se démarque également par ce qu’il demande aux joueurs. Chaque chapitre correspond à un grand prix mais premièrement on ne les fait pas tous, et deuxièmement on ne les fait pas en intégralité (comprendre séance de qualif, GP…) d’ailleurs il n’est pas rare que l’on commence le chapitre à mi course. Pour chaque épisode, on a un objectif clair à remplir : finir dans les 10 premiers, dépasser Devon, tenir tête à notre coéquipier, finir la course avec une avarie mécanique sur la voiture…Ces objectifs m’ont rappelé le mode histoire de légende de Moto GP qui proposait de revivre des grands moments de l’histoire du sport en remplissant les objectifs déterminés. J’ai trouvé Braking Point très prenant justement en raison de sa scénarisation à outrance qui évite d’avoir le sentiment de répétitivité en enchainant bêtement les GP. En revanche, il est dommage que les développeurs n’ait pas fait quelque chose de consistant puisqu’il faut à peine 7 heures pour le boucler et il faut dire que le mode est tellement bien fichu et prenant que j’en aurai demandé bien plus !

On sent la mise en scène !

Rien de neuf dans les paddocks ?

Une fois que l’on a fait le mode Braking Point, on se tourne vers le reste du contenu et sur ce point je vous rassure (ou pas), il n’y a rien de nouveau à l’horizon, normal me direz vous, on ne change pas une méthode qui gagne. La présentation des menus parle d’elle même. On retrouve donc le mode carrière, pour lequel on peut convier un ami pour faire une carrière à deux (bon faudra bien caler vos plannings pour en voir la fin) et surtout, on retrouve le mode My Team qui était une nouveauté de la cuvée 2020. Ce mode est en fait un mode carrière amélioré puisqu’en plus de gérer le pilote avec ses courses et ses interviews, il faut également gérer l’écurie et donc le département RD, les contrats… Comme pour l’an dernier, je reste sur ma faim quant à ce mode et je regrette que les développeurs ne l’aient pas laissé tombé (lui ou le mode carrière car pour moi les deux sont redondants) et s’investir totalement dans le mode Braking Point. Cela reste mon point de vue personnel et il est évident que si vous n’accrochez pas au mode précité vous ne voudrez absolument pas abandonner la carrière et le mode My Team. Le mode online propose le même contenu mais a fait, en quelque sorte, peau neuve en gagnant en lisibilité.

Pas de doute on est bien sur un F1

Au niveau du gameplay, j’ai eu l’impression que le jeu était bien plus simple que son aîné. L’an dernier j’avais trouvé que l’IA était bien relevée même en bas niveau de difficulté. Malgré les très nombreuses options et aides que l’on peut personnaliser, je trouvais que le jeu perdait en accessibilité justement à cause de la difficulté trop relevée. Avec F1 2021, j’ai eu l’impression inverse ! Dès les premières courses, j’ai eu l’impression que le jeu était beaucoup plus simple, limite un côté arcade en mode facile ! Comme j’enchainais les pôles et les premières places j’ai passé l’échelon superieur et après quelques courses d’entraînement les résultats sont là ! C’est vraiment jouissif de constater clairement sa progression en enlevant petit à petit les aides à la conduites (même si certains circuits sont vraiment casse gueule, j’ai eu du mal avec le GP d’Australie et son enchaînement de virages rapides sans freiner !). Même si le jeu est plus accessible, les sensations de conduite sont bien présentes et parfaitement réalistes pour preuve le passage de F2 à F1 m’a fait prendre conscience de la différence de puissance entre les deux catégories : c’est le jour et la nuit !

Le flashback est de la partie
La stratégie peut être simplifiée

Pour le reste on est sur du grand classique avec les mêmes modes solos et online, une nouvelle fois, rien de nouveau donc une nouvelle fois. Le jeu détient la licence officielle on a donc tout le contenu officiel sauf que… Les nouveaux circuits ne sont pas présents et seront ajoutés ultérieurement et, pas de panique, gratuitement ! Techniquement, j’ai réalisé le test sur une PS4 Pro et je ne peux donc vous dire si le jeu met une claque visuelle sur next gen. En tout cas sur PS4 ça tient la route, j’ai trouvé quelques améliorations visuelles mais ensuite c’est toujours aussi mort sur les circuits, bon on est en période COVID donc on va dire que c’est raccord (humour noir quand tu nous tiens). Les sons sont plutôt réalistes, RAS. Par contre la réalisation a toujours un problème au niveau des cinématiques. Je me plaignais déjà l’an dernier avant les mini scènes lors des interviews qui avait un problème de décalage labial avec le son. J’ai eu l’impression qu’avec cet opus, le problème a empiré ! La faute au mode Braking Point qui multiplie les cinématiques qui nous empêchent de passer outre ce problème qui est omniprésent ! C’est dommage de voir le personnage continuer à bouger les lèvres alors que sa phrase est finie…

La tension est bien présente
Il y a des plans bof bof…

Conclusion

C’est un sacrée année charnière pour la licence : nouvel éditeur, nouvelle génération et force est de constater que les gars de Codemasters ont réussi l’ensemble avec les honneurs grâce à un nouveau mode qui donne un coup de boost à une licence qui avait tendance à se reposer sur ses lauriers. Après, passée la nouveauté, je dois dire que le jeu reprend le même contenu que l’an dernier. J’ai quand même eu l’impression que le jeu était plus accessible au niveau de son gameplay que l’on peut régler jusqu’à avoir un jeu limite arcade. L’IA est plus permissive ce qui laisse la place aux amateurs de F1 comme moi mais qui ne vont pas passer des heures à paramétrer leur véhicule et analyse le moindre virage de chaque circuit pour réaliser une performance. Au final je suis bien plus emballé par cet opus que par son ainé donc je ne peux que vous recommander de vous y essayer !

Positif

  • Le mode Braking Point
  • La conduite et l’IA plus accessible
  • Un sacré contenu tout de même

Négatif 

  • Les cinématiques à la ramasse
  • Peu d’évolution graphique

Satisfaction du Piwi 75%

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni EA !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 16 juillet 2021
  • Editeur : Electronic Arts
  • Développeur : Codemasters
  • Catégorie : Simulation / Course
  • Prix : 69,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse digitale Xbox One offerte par Reset PR (Merci Elodie !).



Catégories :Tests

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