Test Hades, le rogue lite venu des enfers !

Sorti depuis 2018 en accès anticipé, en 2020 sur Steam et Nintendo Switch, voilà qu’Hades sort (enfin !) sur les consoles de salon que sont PS4/5 et Xbox One / Series S/X. Je précise « enfin! » car le jeu n’a reçu que des éloges au fil de ses sorties. Visuellement exceptionnel, un rogue lite exigeant et nerveux, une dimension RPG conséquente, le jeu cumule les qualités pour aboutir à des notes qui atteignent des sommets. Comme j’aime bien juger des choses par moi même je ne pouvais pas passer à côté de cette nouvelle sortie. Je vais être clair parcourir les enfers n’a jamais été aussi pénible et jouissif…

J’ai pas pris de petite laine…

Une crise d’adolescence difficile

On incarne Zagreus, fils d’Hades et de vous le découvrirez par la suite car c’est dans le scénario (mais que vous connaissez nécessairement si vous vous intéressez un minimum à la mythologie grecque), qui décide de prendre son indépendance et de quitter les enfers, de remonter à la surface pour aller vivre sur le Mont Olympe. Sauf que son cher et tendre paternel ne l’entend pas de cette oreille et va parsemer notre chemin d’embuches, comprendre des hordes de monstres qui sont plus puissants et rapides les uns que les autres. Il faudra donc traverser le Tartare, l’Asphodèle, l’Élysée et le Temple du Styx pour avoir le droit de gagner sa liberté. A chaque mort ce sera retour à la case départ à savoir la maison familiale aux tréfonds des enfers. On ne sera pas seul dans notre quête puisque l’intégralité des dieux de l’Olympe viendront à tour de rôle nous prêter main forte de manière occasionnelle histoire de rendre notre périple plus accessible, le tout dans le dos de notre paternel. Il n’y a pas que les dieux extérieurs qui nous viennent en aide puisque même le personnel de maison d’Hades nous file un petit coup de main, de Nyx en passant par la mannequin de combat.

La padre pas commode !

Mais contrairement à beaucoup de rogue lite ou rogue like, Hades propose un scénario très riche qui s’étoffe au fil de notre progression et les relations avec les différents PNJ ne sont pas en reste. On en apprend plus sur les motivations de Zagreus et ce qui prenait la forme d’une crise d’adolescence et plus une quête d’identité et Zagreus cherche désespérément sa mère pour avoir des réponses à ses questions. Ce qui est fort c’est que le jeu offre un scénario original tout en respectant les bases de la mythologie grecque avec la position et les relations qu’ont les dieux entre eux. C’est une régal de regarder leur jalousie entre eux s’exprimer et chacun d’eux reste haut en couleurs que ce soit dans leur présentation visuelle ou dans leurs dialogues. La narration d’Hades est un plaisir à suivre malgré la difficulté du jeu qui rend la progression lente et donc la narration aussi. Après une dizaine de tentatives infructueuses, on peut perdre le fil de la trame principale et ainsi être surpris par une cut scene qui nous en dit plus sur l’histoire.

Oui ils ont la classe !

Aphrodite n’a qu’à bien se tenir !

Si Hades surprend par sa narration remarquable, il surprend aussi par sa réalisation tout simplement magnifique ! Cette réalisation vous claque au visage dès l’écran titre que soit sur le plan visuel et sonore ! Un artwork sobre mais parfait et une bande son qui laisse augurer du meilleur. Tout se confirme avec l’écran suivant qui fait apparaître Zagreus chez son padre : les lieux sont majestueux, grandioses, imposants bref les superlatifs me manquent ! J’ai été totalement charmé par la direction artistique que je qualifierai simplement de parfaite ! Les lieux sont bien travaillés, bien détaillés avec une vue en 3D isométrique qui sublime les environnements ! Traverser Tartare, l’Asphodèle, l’Élysée et le Temple du Styx nous demande souvent de nous arrêter pour contempler le décor qui nous entoure. Les dieux sont bien mis en valeur lors des dialogues ou lors des quelques rares cut scenes avec des art works du plus bel effet avec un côté que j’ai trouvé assez rock n’roll.

C’est juste magnifique !
La DA est classe !
Même le chaos en jette !

Mais il n’y a pas que l’aspect graphique qui est exceptionnel, la bande son du jeu composée par Darren Korb est génialissime et n’a rien à envier à beaucoup de AAA ! Une nouvelle fois chaque musique est extrêmement travaillée et on a droit à des morceaux longs qui collent parfaitement à l’action. On a de tout même si une nouvelle fois, le côté rock prédomine mais quoi de mieux pour un jeu d’action ultra nerveux et qui donnent des combats qui vont à 100 à l’heure ? Je vous ai choisi deux morceaux que j’ai bien aimé et que l’on peut retrouver sur la chaine de SuperGiant Games (preuve que les bougres connaissent la qualité de leur travail) : God of the dead et Rage of the Myrmidons (et l’album intégral tant qu’à faire après). Le doublage en anglais des personnages est très bien fait et les voix graves collent bien aux personnages masculins tout comme les voix des déesses avec un côté mystique.

Mais quel enfer !

Hades est un pur rogue lite donc à la différence d’un rogue like, il dispose d’une fin. Il est donc possible de terminer le jeu pour débloquer un nouveau mode qui rend le jeu plus difficile (comme si cela ne suffisait pas dès le départ !). Le concept est de faire un nombre incalculable de tentatives avant de pouvoir enfin terminer le jeu d’une seule run. A chaque mort vous repartez à la maison et vous devez refaire le chemin en intégralité sachant que les niveaux sont à chaque fois générés de manière aléatoire ce qui évite d’avoir un sentiment de répétitivité bien que l’on retrouve régulièrement les mêmes salles. Comme tout bon rogue lite, Hades est difficile, très difficile ! Heureusement que le jeu propose pas mal d’améliorations passives ou actives définitives ou temporaires. Les temporaires que l’on peut acquérir auprès de Charon, le marchand du jeu que l’on trouve au détour d’une pièce, les autres sont les bienfaits accordés par les dieux lors de notre progression. Les améliorations définitives se trouvent dans nos quartiers, il s’agit du miroir qui améliore certains de nos attributs pour nous rendre plus fort et la salle des armes dans laquelle on peut choisir notre arme ainsi que le souvenir qui nous accordera un buff durant notre run.

Les bienfaits ne sont pas à négliger
Salut Charon !

ça n’a pas l’air mais le contenu est énorme et pour tout débloquer il faudra finir le jeu plusieurs fois ! Chaque amélioration demande une ressource différente et certaines comme le sang de titan sont rares et en nombre très limité ! Les bienfaits sont très nombreux étant précisé que chaque dieu en propose des différents ! Il est possible de se faire un super build sur une run avec un coup de chance et se faire ratatiner comme une crêpe sur la suivante à cause d’un excès de confiance. J’allais oublier la présence de l’architecte qui permet d’apporter des modifications dans les enfers : présence de sources pour regagner de la vie ou de coffre pour des bienfaits supplémentaires. L’architecte permet également d’acquérir des éléments cosmétiques histoire de rendre plus belles nos pénates. Les complétistes en auront pour leur temps et leur argent ! Toutes ses améliorations sont les bienvenues tant le jeu se montre difficile et d’emblée on a l’impression d’être face à un mur (oui j’ai eu mal sur les premières runs !).

« L’architecte »
Pas droit à l’erreur !
Même pas peur !

Hades est difficile pourtant comme tout bon rogue lite, il dispose d’un gameplay simplissime mais diablement efficace ! Un coup léger, un coup fort, un lancer et un dash qui sert d’esquive pas plus pas moins et c’est parfait. La vue en 3D isométrique permet d’avoir une lisibilité à chaque instant du combat. On a au final des combats fluides, extrêmement dynamiques et qui ne laissent que très peu de marge d’erreur. Si au départ les ennemis sont gérables, on peut vite se sentir submergé par le nombre d’ennemis et les projectiles qui nous balancent à la gueule. Vu que les niveaux sont générés à chaque fois de manière aléatoire, impossible d’apprendre par cœur le cheminement en revanche il est préférable de bien observer les ennemis pour connaître leur patern et les anticiper. C’est la raison pour laquelle il faudra beaucoup de runs avant de pouvoir espérer toucher du doigt la fin du jeu. Les boss ne sont pas en reste en se montrant sans pitié et avec des paterns fixes qu’il est possible d’anticiper. Tout de même chaque coup que l’on prend nous enlève une énorme partie de notre vie alors que l’on en a déjà pas beaucoup ! Le choix de l’arme devient primordial et si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, je vous recommande de commencer avec le bouclier qui est la seule arme permettant de parer les coups en continue et ainsi se donner des moments de répit !

c’est chaud !

J’ai eu l’impression de revivre ce que m’offrait Rogue Legacy (c’est dire le niveau de ce Hades). C’est selon moi le « problème » de ce Hades : la difficulté !!! Je me suis rendu compte que j’ai bien vieilli et mes réflexes tout comme mon temps de jeu ne sont pas ceux d’antan or ce type de jeu demande un certain investissement si l’on veut en voir le bout. J’adore le genre mais je dois avouer avoir eu quelques moments de découragement tant le jeu propose un challenge relevé. Surtout que chaque mort nous fait repartir du point de départ avec tout à se refader ! On a l’impression parfois de faire et refaire le premier niveau en boucle car le jeu se voulant nerveux, on a tendance à prendre un peu trop vite la confiance ce qui conduit généralement à une mort précipitée ! J’aurai aimé, à l’instar d’un Rogue Legacy, un système qui rende le jeu un poil plus facile quitte à nous donner un malus, je pense à l’architecte qui permettait de figer le château en échange de 50% des pièces d’or que l’on récolte, OK ça a un coût mais on a une chance de progresser. Hades ne s’adresse donc pas selon moi, à tous les joueurs en raison de ce cap de difficulté qui oblige à faire le jeu d’une traine pour en voir la fin…

Un peu cerné…

Conclusion

Excepté une difficulté élevée et impossible à diminuer, Hades est, pour moi, une pure merveille, un bijou videoludique à ne pas manquer ! Tout est parfaitement fait à tous les niveaux : une direction artistique originale et bien pensée appuyée par une réalisation graphique et sonore proche d’un AAA. Contrairement à beaucoup de rogue lite, Hades propose une narration riche et soutenue. Mention spéciale pour le gameplay, simple mais efficace et qui rend le jeu très nerveux sans pour autant que les combats en deviennent imprécis ce qui assez remarquable pour être souligné ! Je vais être on ne peut plus clair : Hades est un immanquable et même si vous ne connaissez pas le genre ou si vous n’aimez pas, si il y a un jeu à faire, c’est bien celui-ci !

Positif

  • Une DA exceptionnelle
  • Une bande son parfaite
  • Le meilleur rogue lite depuis Rogue Legacy !
  • Une pure merveille !
  • Tu as toujours pas compris que le jeu est quasi parfait ?!?!

Négatif 

  • Bon on va dire la difficulté…

Satisfaction du Piwi 95 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Private Division !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 1 juin 2021
  • Editeur : Supergiant Game
  • Développeur : Supergiant Games
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 24,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Warning Up (Merci Sacha !).



Catégories :Tests

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