Test Marsupilami Le secret du sarcophage, Houba Houba !!!

En cette fin d’année, Microids se lance à fond dans l’édition de jeux issus de l’univers de la bande dessinée. Après les Schtroumpfs Mission Malfeuille et en attendant Astérix et Obélix Baffez les Tous, voilà que se présente Marsupilami Le secret du sarcophage. On se détend et pour vous rassurer, je vous dirai que pour le moment on est bien au dessus de la qualité proposée par le remake de XIII (oui tout le monde se souvient de cette mauvaise expérience. Bref après avoir été agréablement surpris par l’opus des Schtroumpfs il est temps de prendre les commandes des enfants du marsupial le plus célèbre au monde. Le jeu s’intéressant avant tout aux plus jeunes d’entre nous, j’ai mis Mini Piwi au travail pour savoir si le jeu était réellement adapté aux bambins et je vous donne mon avis dans ce test rempli de Houba Houba !

Houba !

Une histoire un peu expéditive

Bon c’est pour moi un petit point noir du jeu, je vous explique… Si l’on ne se fit qu’au jeu sans lire à droite et à gauche le speech de base on reste un peu dans l’expectative. Le jeu démarre sur les trois marsupiaux, les fils du célèbre Marsupilami : Punch, Twister et Hope qui s’amusent gaiement sur la plage et tombent sur une sorte de masque ancien. A force de taper dessus, ils libèrent un esprit qui se barre et c’est parti pour l’aventure… ça fait un peu light au niveau de l’histoire sachant que le tout nous est raconté sur une cinématique qui dure moins de deux minutes et vous n’aurez rien de plus si ce n’est une cinématique de 30 secondes à la fin du jeu. C’est en relisant les communiqués de presse que l’on a droit à plus de détails. L’esprit a en fait jeté une malédiction sur tous les animaux de l’île de Palombie. Comme les marsupilamis sont immunisés, ils décident de poursuivre le fantôme afin de libérer la faune de la malédiction. Voilà voilà n’en demandez pas plus ! Les effets de la malédiction, le pourquoi de l’immunité, l’origine du masque et du fantôme, on ne nous dit rien et on ne verra même pas les parents des petits marsupiaux (quels parents indignes !).

Tu vas voir de quel bois je me chauffe

Je trouve ça dommage car si le jeu s’adresse avant tout aux plus jeunes, il faut savoir que si les enfants aiment jouer, ils aiment aussi savoir pourquoi et suivre une histoire (c’est ça qui leur plait, des histoires qui augmentent leur imaginaire). Même moi vieux con que je suis, je suis resté sur ma faim. Passé la cinématique d’intro, on est directement lancé dans le grand bain à parcourir des niveaux sans comprendre le pourquoi du comment. Je ne vais pas vous spoiler le jeu mais la pirouette finale qui permet d’éviter de donner des explications est un peu restée en travers de la gorge. C’est d’autant plus dommage que le reste est parfaitement adapté aux plus jeunes avec une violence totalement absente, un environnement très enfantin mais cela manque de background. A tel point que même les noms des trois marsupiaux n’apparaissent pas une seule fois dans tout le jeu.

On enchaîne les niveaux sans but

Un Houba Houba graphique !

Graphiquement le jeu est très propre et comme je l’ai dit plus haut l’univers plaira aux plus jeunes avec des couleurs très chatoyantes et des éléments de décor très enfantin, même les vilains montres que l’on croise sont mignons. Comme on se trouve sur une île, on a le droit de traverser la forêt, la plage et on termine sur un temple au cœur d’un volcan non sans passer par les cieux. C’est donc trois environnements qui composent les trois mondes que l’on aura à traverser. Je n’aurai pas dit non à un monde supplémentaire histoire d’ajouter un peu de contenu et de variété. En tout cas j’ai trouvé les environnements bien travaillés avec un level design qui arrive à évoluer en reprenant astucieusement les classiques du genre plateformer. Les éléments de décor sont bien modélisés et on retrouve la patte bande dessinée limite dessin animé. Je ne m’attendais pas spécialement à une aussi bonne qualité et je dois reconnaître avoir été agréablement surpris. Au niveau du bestiaire, je l’ai trouvé un peu trop limité à mon goût puisque, de mémoire, je dénombre 4 ennemis différents ça fait vraiment peu sur plus de 30 niveaux. Les développeurs ont utilisé l’astuce du swap color pour que l’on croit à un bestiaire plus étoffé ça fonctionne si vous avez moins de 8 ans.

Le fameux temple
On change de couleurs mais l’ennemi est le même
C’est quand même propre…
… Même haut dans les airs

Le jeu pêche un peu au niveau de la fluidité. Dès que l’on se met à enchaîner les roulades et les sauts et que l’on attaque les niveaux qui proposent beaucoup d’éléments à l’écran en même temps j’ai constaté des ralentissements qui peuvent parfois nous conduire au fond du trou (au sens propre). Ces ralentissements ne sont pas trop présents lorsque l’on parcourt les niveaux la première fois, en revanche en time trial, cela peut devenir problématique sur les niveaux du dernier monde avec beaucoup d’éléments de décor en mouvement et avec lesquels il faut interagir. C’est un peu pénible surtout que les derniers niveaux demandent parfois des exécutions au millimètres près ! Au niveau du son, je n’ai pas grand chose à dire, les musiques sont sympas sans prendre la tête et les bruitages sont corrects et correspondent bien à l’action à l’écran. Dommage que nos marsupiaux soient aussi muets, des petits houba houba n’auraient pas été de refus.

Les classiques du genre
Faut s’accrocher parfois

Pour les plus jeunes mais non sans challenge

Le jeu s’adresse donc avant tout aux plus jeunes, il est donc normal qu’il soit accessible au plus grand nombre et les gars de chez Ocellus ont bien réussi leur coup avec un mode facile qui vous donne des cœurs infinis et donc la possibilité de vous faire toucher sans fin excepté pour les derniers niveaux qui présentent des pièges mortels type boule de feu énorme qui veut vous rouler dessus. L’accessibilité passe également par le gameplay qui dans le cas du Marsupilami est classique mais fonctionne diablement bien. On peut sauter, donner un coup de queue, faire une roulade, wall jump, un coup de cul et user de sa queue pour s’accrocher à toute sorte d’élément (je parle de la queue du Marsupilami bande de petits pervers !). Le tout fonctionne bien, la maniabilité est suffisamment précise même si j’ai parfois eu du mal avec l’animation du personnage qu’il faut prendre en compte lorsque l’on se met à sprinter comme un dératé ! La courbe de difficulté évolue en douceur avec des niveaux qui vont demander, petit à petit, de combiner les différentes capacités pour parvenir à progresser. Les plus jeunes pourront progresser sans grand mal. En revanche, je n’ai pas compris les trois derniers niveaux du jeu (le niveau alternatif, le dernier niveau et le boss) qui sont monstrueusement difficiles pour peu que l’on veuille récupérer les 5 plumes du niveau et trouver la grotte cachée pour accéder au niveau bonus. Excepté cet écueil, les plus petits prendront du plaisir à progresser.

Le jeu devient un peu plus sportif
Les fameuses « grottes cachées »

Pour les joueurs classiques, le jeu présente très peu de difficultés et il vous faudra un peu moins de deux heures pour en voir le fin. En revanche les plus jeunes y trouveront leur compte. Marsupilami arrive à se renouveler dans le level design en proposant de nouvelles mécaniques régulièrement ce qui permet de ne pas avoir de sentiment de répétitivité. Mention spéciale pour les niveaux de boss qui cassent la routine en proposant une sorte de side scrolling horizontal qui donne un avant goût du time trial. Mais le jeu n’est pas sans challenge. Comme tout bon plateformer qui se respecte, il faudra ramasser pas mal de collectibles pour faire le 100% et ça là ou la difficulté point le bout de son nez ! Je vous l’ai dit les deux derniers niveaux sont une torture mais certains niveaux sont assez retords pour des passages qui demandent un peu de réflexion et surtout une exécution parfaite. Pour rassembler les 5 plumes et la grotte de chaque niveau, il faudra également trouver les endroits cachés du jeu et certains sont vraiment bien planqués ! Les plumes vous permettent d’accéder à des niveaux alternatifs à la difficulté un peu plus relevés alors que les grottes sont des niveaux qui vous demandent de collecter des anneaux dans une temps imparti et gagner un ticket à utiliser pour accéder à un niveau bonus synonyme de gain d’une dizaine de vie. Il y a donc de quoi faire même pour les plus vieux et le mode difficile qui ne donne que deux cœurs permet de se mettre du challenge et d’apprécier le jeu en adulte.

Miam les bonus
ces niveaux peuvent se montrer complexes

Conclusion

Au final c’est avec plaisir que j’ai parcouru Marsupilami Le Secret du Sarcophage malgré le fait que le jeu s’adresse avant tout aux plus jeunes. Les gars d’Ocellus ont réussi de rendre leur jeu intéressant pour tout le monde avec une difficulté adaptable. Pour le reste on est sur un plateformer classique avec pour trame l’univers du Marsupilami. Le gameplay est basique mais solide et la maniabilité suffisamment précise pour ne pas s’énerver. Le jeu est assez bien réalisé malgré quelques soucis de fluidité. Si vous aimez les plateformers et que vous avez des enfants qui jouent un peu, vous pouvez faire l’acquisition du jeu qui sera rentabilisé avec toute la famille. Plus simplement vous pouvez vous jeter dessus les yeux fermés si c’est pour votre chérubin et que vous rechigniez aux jeux qui peuvent présenter de la violence. En revanche si c’est pour vous, gamer accompli, vous risquez de trouver que le jeu manque de challenge.

Positif

  • Graphiquement propre
  • Adapté aux plus jeunes…
  • Un bon gameplay
  • L’ambiance bon enfant

Négatif 

  • … sauf pour les deux derniers niveaux et les time trials
  • un peu court
  • manque de background

Satisfaction du Piwi 73 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Nintendo ni Microids !) ICI SWITCH ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 16 novembre 2021
  • Editeur : Microids
  • Développeur : Ocellus
  • Catégorie : Famille Enfant
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 7

Le test a été réalisé avec une version presse Nintendo Switch offerte par Microids (Merci Maxime !).



Catégories :Tests

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