Test Horizon Forbidden West, Aloy je t’aime !

Test Horizon Forbidden West, Aloy je t’aime !

Temps de lecture : 13 minutes

Après une fin d’année en demi-teinte, Sony commence fort 2022 en nous proposant sa première exclusivité : Horizon Forbidden West ! Je le confesse, je n’ai pas fait le premier opus (à un moment donné, je ne peux pas faire tous les jeux qui sortent non plus !) et je ne connais donc pas les pérégrinations d’Aloy dans Horizon Zero Dawn. Comme je ne suis pas un méga influenceur (et que je n’aspire pas à le devenir plus que cela, mon blog étant avant tout un plaisir et un passe temps) je n’ai pas reçu le jeu une semaine avant et j’ai donc du attendre la sortie pour mettre mes sales paluches dessus. Sans être un fanboy Sony, je dois dire que je suis toujours conquis par la qualité des productions. Je ne citerai que celles que j’ai pu faire mais : God of War, Ghost Of Tsushima, Spiderman, The Last of Us m’ont tous mis une belle claque dans la figure, sans parler de Death Stranding qui est pour moi le meilleur jeu des 15 dernières années auquel j’ai pu jouer (je n’exagère pas moins qui n’était pas attiré du tout par le jeu, je dois avouer que dès les premières minutes et jusqu’à la fin quelque chose s’est fait). Je m’égare, je m’égare et il est temps de vous dire ce que j’ai pensé d’Horizon Forbidden West !

ça sent bon !

La suite directe de Zero Dawn

Mon expérience a mal commencé avec Horizon Forbidden West car, comme je l’ai précisé en intro, je n’ai pas fait le premier opus. Du coup gros moment de malaise, lorsque je constate que cet opus et la suite directe de son aîné (ou quasiment). Le jeu commence 6 mois après les évènements du premier : et merde ! J’ai pas encore joué que l’on me parle : Noras, Paria, Oseram, Focus, Hadès, Eclipse, Meridian, Flêche… J’avais envie de crier Kamoulox puis ensuite j’ai balisé en me disant qu’il faudrait faire le premier avant d’attaquer cet opus et comprendre quelque chose et du coup je me suis dit que je n’étais pas dans la merde ! Heureusement, le jeu propose un petit résumé façon série « dans les épisodes précédents » qui m’a permis de me remettre dans le bon sens et comprendre la destinée d’Aloy.

L’histoire se suit bien

Globalement et parce que je n’ai pas envie de spoiler le scénario du jeu, Aloy doit sauver la Terre (encore) d’un mal qui ronge la terre et qui va décimer ce qui reste de l’humanité. Alors qu’elle croyait avoir mis un terme à Hades, une IA qui a pour but de mettre faire un « reset » des humains, il s’avère que non et qu’en plus de tout ça il faut retrouver une copie de Gaïa, une autre IA, qui est censée remettre de l’ordre sur Terre. Pour mener à bien sa quête, il va falloir qu’elle parte dans l’Ouest interdit. Pour ceux qui ne bitent rien à l’anglais ça donne Forbidden West et là hop on comprend le titre ! Bien sûr tout n’est pas aussi manichéen et les méchants ne sont pas ceux que l’on croit et on a droit à plusieurs twists et révélations qui changent la vision de l’histoire.

Notre vision change…

J’ai bien aimé la narration d’Horizon Forbidden West qui met en avant pas mal de personnages secondaires. Bon j’ai eu du mal à choper la profondeur du lien qui unit Aloy et certains PNJ car je n’ai pas fait le premier opus mais cela ne m’a pas gêné outre mesure. Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les dialogues qui sentent le « vrai », comprendre les personnages parlent comme nous. J’avoue qu’Aloy parle beaucoup et souvent pour ne rien dire (mode misogyne activé : n’est ce pas le propre d’une femme ?) mais j’ai adoré certaines de ces répliques, ma préférée étant : « comme tu peux le voir je ne suis pas la pour enfiler les perles« . Ces répliques donne à Aloy un côté assez badasse et je dois dire que j’aime ça ! Si dans sa façon de se mouvoir, Aloy ressemble énormément à la Lara Croft du reboot, elle se distingue par sa solidité et l’assurance qu’elle dégage. Avec ça, les gars de chez Guerrilla ont donné un côté unique à leur héroïne.

Les sorciers de Guerrilla Games !

J‘ai effectué le test sur PS4 Pro et dès les premières minutes, je me suis demandé comment Gerrilla Games est parvenu à un résultat graphique aussi incroyable ! J’ai été sur le cul de bout en bout et je dirai même que plus je progressais plus j’étais étonné par la qualité d’Horizon Forbidden West ! Je mesure totalement mes mots mais le résultat est tout simplement exceptionnel ! Si je compare avec Halo Infinite que j’ai fait sur Xbox Series X (je sais, je ne devrai pas mais la tentation est trop forte), j’ai envie de dire qu’il n’y a pas photo et pourtant on parle de jeux sortis sur des consoles de générations différentes. J’ai qu’une envie c’est de tester le jeu sur une PS5 (lorsque j’arriverai à en choper une, parce que même avec les alertes via Chocobonplan ou Deadlabs qui font un boulot extraordinaire au passage, j’ai du mal !).

Les mots me manquent…
… vraiment !

Horizon Forbidden West propose une multitude de paysages magnifiques qui poussent à la contemplation. Le niveau de détails est assez effarant que ce soient les décors, les personnages ou les ennemis. Sérieusement je me perds dans les superlatifs et les compliments mais il faut reconnaître la qualité du travail des développeurs qui ont apporté un soin particulier à la réalisation à chaque instant. On a un monde qui est en mouvement constant, trop selon certains mais on ne peut pas plaire à tout le monde. C’est un vériable plaisir de s’y balader surtout qu’Aloy se déplace de manière très aisée. Les combats sont ultra fluides et jamais Aloy ne ralentit. Les effets de ralenti dans les phases de concentration sont bien gérés et ajoutent une dynamisme bien senti aux combats. Histoire de parachever le tableau, les effets de lumière et d’exposition m’ont souvent fait échapper un wahou !

Voilà voilà…
Le temps s’arrête…

Alors je vais quand même être franc et ajouter que tout n’est pas parfait et comment cela pourrait-il être autrement ? Je ne sui pas resté béat et benêt tout au long du jeu (obligé sinon je vais me faire traiter de pro Sony ou de fanboy…). Donc il y a des choses qui ne vont pas mais attention je vais chipoter grave ! Par moment, on voit que les développeurs ont copié collé des PNJ dans une même pièce ce qui la fout un peu mal. Je comprends qu’ils soient confrontés aux limitations techniques mais à cloner les PNJ autant les placer dans des lieux différents et éloignés plutôt que les regrouper. Du coup à certains moments le jeu perd en réalisme. Autre problème, les passages jour / nuit qui se font de manière un peu brutale à certains endroits. Là encore ça casse un peu l’immersion. Dernier problème, mais je pense qu’il est plus présent sur PS4 que sur PS5, l’affichage de certains éléments de décor à l’horizon et les textures qui apparaissent avec un léger décalage.

Même avec le brouillard c’est beau !

Je vais faire une petite bafouille sur l’aspect son du jeu. Le jeu est entièrement doublé en plusieurs langues dont le français et j’ai trouvé le doublage de très bonne facture. J’ai quand même constaté des divergences de traduction entre l’écrit et l’oral rien de bien méchant où en tout cas rien qui ne change le sens du dialogue. Les bruitages sont pas mal que ce soit en mode exploration ou en mode combat. J’ai fait le test uniquement avec un casque et la spatialité du son m’a convaincu. On arrive à bien se repérer uniquement au bruit. C’est tellement bien fichu que j’ai galéré lorsque j’ai mis le casque que sur une oreille, oui c’est con de faire ça mais parfois faut surveiller mini Piwi et donc garder une oreille sur le monde extérieur…

Je connais autre chose d’humide (Ok je sors !)

Aloy et à vapeur !

Ok je commence avec un jeu de mot totalement pourri et j’avoue avoir du mal à l’assumer… Sérieusement sauver la terre et l’humanité n’est pas une mince affaire dans Horizon Forbidden West ! Aloy ne s’arrête pas et je ne savais pas ou donner de la tête. Comme c’est un sujet épineux du moment, je précise qu’à l’heure ou j’écris ces lignes, je n’ai pas terminé le jeu mais je pense en être aux deux tiers voire aux trois quarts. Après je fais partie des joueurs qui aiment bien tout faire dans une zone avant de progresser dans la quête principale et il y a beaucoup à faire dans Horizon Forbidden West ! Le jeu est un vaste open world qui se dévoile petit à petit avec notre progression dans la trame principale, on peut toujours se risquer d’explorer des zones en avance mais il arrive parfois que l’on se retrouve face à un « mur » qui ne disparaît qu’avec la quête principale.

Le focus est utile pour l’exploration !

Au risque de dire une grosse connerie mais ça reste mon impression, j’ai trouvé qu’Horizon Forbidden West empruntait énormément à la série Tomb Raider dans son récent reboot. On explore, on crapahute et on défonce ce qui se présente devant nous et qui ne sont pas décidés à nous laisser passer. J’ai bien accroché et surtout j’ai bien aimé la liberté que le jeu nous laisse dans l’exploration. Comme je l’ai dit plus haut, Aloy se déplace plutôt bien y compris lorsqu’il s’agit de faire un peu de grimpette. Les gars de Guerrilla nous laissent le choix de disposer de plusieurs aides. On peut choisir de ne rien avoir et donc tout passe par l’observation mais c’est assez galère car parfois certains éléments qui paraissent évident pour grimper ne sont en fait pas accessible et l’inverse est vrai… J’ai choisi d’activer les aides visuelles histoire de ne pas perdre mon temps à chercher un bout de rocher sur lequel m’appuyer pour progresser.

Même pas peur !

L’exploration et les activités restent assez classiques par rapport à ce que j’ai pu voir ou faire dans d’autre jeux. Si l’open world est assez vaste, on dispose de la fonction voyage rapide via les différents feux de campements. Les quêtes annexes sont bien travaillées mais assez redondantes tout comme les services à rendre : généralement il faut se rendre à un endroit précis pour collecter quelque chose ou sauver quelqu’un. Après elles sont très nombreuses et offrent un sacré contenu pour les complétistes dont je fais partie. Elles sont surtout synonymes de récompenses intéressantes que ce soit au niveau de l’expérience, des points de compétences ou de collectibles nécessaires à l’amélioration de nos armes ou tenues. Si ces activités manquent d’originalité, elles ont le mérite d’emprunter les bonnes idées d’autres jeux : l’exploration des ruines antiques m’a rappelé les temples de Tomb Raider (encore).

Il y a tellement de chose à faire et à relater sur le gameplay d’Horizon Forbidden West que je dois dire que je m’y perd un peu de peur d’oublier des choses pourtant essentiel. Cela montre bien le contenu incroyable du jeu. J’aurai envie de détailler la nécessité de collecter toutes les ressources ce que l’on trouve dans la nature pour ensuite les échanger auprès des marchands ou s’en servir pour crafter des munitions ou des soins. Ou encore de parler des arbres de compétences assez détaillés et scindés en plusieurs catégories ce qui permet de ne pas se perdre en fonction de notre style de jeu. J’oublierai aussi de parler de l’usage du Focus, sorte de mini oreillette qui permet de voir ce qui est invisible à l’œil nu et qui est très utile pour mener l’enquête et collecter des données. Je passerai également à côté de l’usage du grappin ou de la voile ou encore les montures qui donnent un sens différent à l’exploration. Bref il y a beaucoup trop de choses à énumérer et le test deviendrait vite trop long à lire (si ce n’est pas déjà le cas).

Je vole ! Au passage c’est (encore) magnifique !
Je cours…
… et je nage !

Je ne peux quand même finir ce test sans parler des combats ! Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je fais partie des joueurs un peu bourrins… Je suis plus du genre à foncer dans le tas et advienne que pourra plutôt que penser une approche stratégique (oui un jeu comme Elden Ring n’est pas fait pour moi raison pour laquelle je passerai totalement à côté). Avec Horizon Forbidden West j’ai été un peu plus flexible. Au départ j’ai forcé l’arbre de compétence du combat pour donner des coups de lance à tout va et puis j’ai appris l’utilisation de l’arc et des armes de jet qui sont monstrueuses pour peu que l’on s’équipe bien. Après avoir scanné un ennemi, on repère ses points faibles et les parties qui peuvent être détachées et si l’on se focalise bien sur ces points, on écourte et on simplifie énormément les combats. Pour ceux qui n’ont pas le compas dans l’œil ou qui ont les réflexes d’une huitre (perso je cumule les deux…), on peut abuser de la concentration qui permet de ralentir le temps.

Le focus est utile !
Combats épiques…
…. et ennemis impressionnants !

Après il suffit de garder ses distances avec les ennemis pour passer les combats sans accroche. Le jeu n’est pas simple pour autant. Certains ennemis sont particulièrement coriaces mais c’est surtout leur nombre qui peut poser problème. L’usage de l’esquive est plus que recommandé tout comme la pose de pièges. A ce sujet j’ai bien aimé certaines missions de convois qui nécessitent une analyse minutieuse du terrain et l’utilisation de pièges qui permet de canaliser les forces ennemis et se rendre la tâche bien plus facile. En cas d’échec ou de mort, la punition n’est pas insurmontable avec la présence de sauvegardes automatiques régulières ce qui permet de reprendre non loin de notre défaite. Les différents niveaux de difficulté et aides rendent le jeu accessible à tous et surtout permettent au plus grand nombre de profiter du jeu même lorsque l’on a pas un temps de jeu énorme (je m’adresse aux parents qui connaissent la situation).

Trop proche !
C’est qui la plus badasse ?

Conclusion

Si vous ne l’avez pas compris en lisant ce test (et là sérieux je ne peux rien faire pour vous), j’ai surkiffé Horizon Forbidden West et je ne peux que vous le recommander ! Une nouvelle fois, Sony frappe très fort avec une exclusivité et arrive à se démarquer. Si tous les jeux pouvaient présenter un tel niveau de réalisation et un gameplay aussi profond je serai aux anges ! C’est tout simplement dingue et je dois reconnaître l’expérience de la firme nippone pour sentir les très bons coups et soutenir les projets d’excellence. Je le répète je n’ai pas fini le jeu au moment ou je rédige cet avis mais après 30 heures de jeu, j’en redemande encore et mon aventure avec Aloy et loin d’être finie preuve que j’adore ce jeu ! Oui je pourrais toujours râler sur d’infimes détails mais Guerrillla Games m’a mis une sacrée claque dans la figure ! Mon seul regret est de ne pas faire le jeu sur PS5… pour le moment !

Satisfaction du Piwi 95 %

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Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Sony (Merci Julien !).

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