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Cette fin de printemps est une véritable fête pour les jeux indés et je ne compte plus le nombre de jeux que j’ai pu tester au mois de mai et ce début de mois de juin (je pourrai faire genre que j’ai compté mais en fait non…). J’ai un petit peu de retard je dois l’admettre. En effet Samurai Riot est déjà sorti en 2017 sur PC mais il est aujourd’hui réédité sur PC et Nintendo Switch. Je peux donc enfin m’y mettre. En plus, tu devrais le savoir j’aime promouvoir le savoir faire français et il est rare en matière de jeux vidéo. Bref Samurai Riot est développé par Wako Factory, studio basé à Nantes. Donc ils ont pris un thème bien breton (oui j’aime me faire des amis et balancer des sujets clivants comme ça…) et nous plongent dans l’ambiance… du Japon Médiéval et d’incarner des samouraïs… Je te le dis on n’a même pas une goutte de cidre dans toute l’aventure. Je m’égare et il est temps que je te donne mon avis sur ce beat’em up.

Baston !

Le Yin et le Yang

Même pas le temps de mettre une patate et se lancer dans le vif du sujet, que je dois faire un choix. De personnages ça peut paraître con mais ça a une importance. Il faut donc choisir entre Sukane et Tsurumaru. La première est assistée d’un renard et use de ses poings et pieds à la vitesse de l’éclair. Elle dispose également d’une roulade servant d’esquive. Le second est doté d’un katana ayant une belle allonge et peu jeter des grenades. Je reviendrai plus en détail sur le gameplay par la suite. Samurai Riot débute au début d’une révolte paysanne que notre maître nous demande de réprimer. Je vais donc me lancer dans cette quête afin de ne pas jeter le déshonneur sur ma famille et obéir de manière aveugle aux ordres de mon maître… Ou pas !

Pas si simple !

Le jeu nous propose régulièrement de faire des choix dits moraux. Les choix tournent autour des mêmes sujets : joindre la rébellion ou obéir à son maître. Cependant, ils ont le mérite de proposer huit fins différentes et ouvre une certaine jouabilité. Il n’y a bien sûr pas que ça mais c’est assez intéressant pour être souligné et c’est une mécanique que je n’ai pas l’habitude de voir dans un beat’em up. Comme Samurai Riot est développé par des français on a droit à un jeu intégralement en français et c’est vraiment cooool !!! Du coup on va voir du pays ou plutôt des environnements différents puisque le jeu se passe en intégralité au Japon. J’ai pu traverser des villages désertés, des forêts et grottes sans vie, des immeubles vides, des temples dans lesquels tout le monde dort… Tu l’as compris, Samurai Riot manque de vie dans ses décors. Pourtant j’aime bien la DA et la réalisation graphique du jeu façon dessiné à la main.

Samurai Riot
Samurai Riot
Samurai Riot
C’est propre mais tristounet
Samurai Riot

Les animations sont fluides vraiment c’est plutôt positif mais les développeurs ont peut être manqué un peu d’ambition pour garnir les lieux afin de les rendre plus vivants. Le bestiaire est également limité. On retrouve les mêmes chara design et pour les différencier dans leurs paterns, les développeurs ont joué sur la couleur. J’ai de suite repensé au swap color que l’on retrouvait sur les jeux Nes et Snes. Histoire d’étoffer les ennemis, Samurai Riot propose des parenthèse comme le niveau centré sur le renard de Sukane et qui met en scène les sanctuaires d’Inari. ça ajoute du surnaturel et des ennemis… bizarres ! J‘ai trouvé ce niveau un peu incohérent mais niveau incohérences, je note les grandes et les ennemis qui tirent au fusil à pompe… Pas très raccord pour un jeu se passant à l’époque des samouraïs. L’aspect sonore colle bien à l’histoire avec des musiques zen que j’entendrai bien dans un bon film de samouraïs. Les personnages ne sont pas doublés et les seuls bruitages sont les coups qui pleuvent.

Un peu de Swap color ?
Et voilà
Mais what the fuck ???
Samurai Riot
Ou qu’il est moche !
Samurai Riot
c’est vide mais fluide !

Tu tapes tout ce qui bouge !

J’en reviens à mon choix de personnages. On a donc le choix entre Sukane et Tsurumaru. Les deux ont un gameplay radicalement différent. Sukane mise sur la rapidité et l’agilité elle peut faire sa roulade de partout mais ne peut se protéger et sa portée est limitée. Tsurumaru a une belle allonge et peut se protéger à l’infini contre 95% des coups. Or les adversaires deviennent vite des sacs à PV et se pointent rarement seuls. Il est donc préférable de pouvoir se protéger J’ai trouvé le jeu avec Sukane bien plus difficile déjà que de base il n’est pas simple… Une fois le personnage choisit, il faut choisir son école. Le choix modifie les stats de base de personnages comme la force, la santé, la défense ou encore nos coups spéciaux. Mais le choix de l’école apporte également une variation au niveau des combos. Il n’est donc pas anodin.

Sukane est une arnaque !

Une fois les deux choix faits, on peut enfin distribuer les mandales ! On a deux boutons qui servent aux coups de base, un pour le saut et un pour la super. Les gâchettes servent à se protéger ou esquiver et à lancer des grenades ou son renard à l’assaut. Là encore Sukane est désavantagée. La grenade fait beaucoup de dégâts et de zone alors que le renard immobilise un ennemi à peine deux secondes ce qui ne sert à rien ! Les supers sont utiles surtout contre les boss et dépendent de l’école choisie. En chemin certains éléments sont destructibles histoire de glaner de la santé, des grenades ou une vie. Vie que l’on peut cumuler jusqu’à huit et si tu as les malheurs de toutes les perdre tu repars à zéro, comme à l’ancienne ! Le jeu peut se montrer difficile face à certains ennemis en raison d’une maniabilité rigide, à l’ancienne encore une fois ! Les boss peuvent se montrer rébarbatif avec Tsurumaru et impossibles avec Sukane. Avec le premier on se protège durant de longues minutes pour avoir une fenêtre qui permet de donner deux coups. Avec la seconde, c’est juste impossible point barre.

Grenade !
On passe son temps à bloquer
La super fait mal !

Je te cache pas avoir trouvé cela un peu pénible et assez répétitif. Les derniers niveaux sont à la limite de la purge, j’ai passé mon temps à me protéger pour avoir des micros ouvertures. Les combats tirent en longueur et il faut les avoir bien accrochées. Heureusement que le système de choix pousse à y retourner car ils modifient vraiment notre cheminement au delà d’avoir des fins différentes. Il faudra quand même du courage pour voir toutes les fins qui se résument à « seulement » un texte…

Je me protège !
Un fusil ok…
Oui je sais…

Conclusion

Samurai Riot propose un gameplay simple mais solide. La mécanique de choix rajoute une envie d’y retourner malgré une difficulté bien présente qui se contourne via la patience. J’ai eu l’impression que le jeu manquait de peps dans le rythme des combats. Les développeurs ont de bonnes idées mais il manque un petit truc. Jai également ressenti ce manque dans la réalisation du titre. La DA est bonne tout comme les graphismes mais ils manquent de vie et de remplissage. Comme je l’ai dit, j’ai l’impression que les gars ne sont pas allés au bout du concept. Malgré ce, Samurai Riot propose une bonne expérience de jeu à un tout petit prix !

Pour
  • La DA
  • Un beat’em up à l’ancienne
  • Le système de choix et ses conséquences
Contre
  • Maniabilité rigide
  • Un manque de vie dans les décors
  • Le gameplay de Sukane ou être une victime

Satisfaction du Piwi 69 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Nintendo ni Hound Picked Games !) ICI SWITCH.

Le test a été réalisé avec une version presse digitale Nintendo Switch offerte par PR Hound (Merci Derek !).

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