Exoprimal est la nouvelle licence de Capcom ! Capcom nous parle de dinosaures et de grosses pétoires tout le monde a pensé au retour de la licence de Dino Crisis mais c’est mal connaître la firme nippone qui aime prendre le contre pied des joueurs quitte à laisser une bonne partie sur le côté de la route, on en parle du remake de Resident Evil 4 alors que Code Veronica est plus ancien et mériterait bien plus un remake ? Donc nous voilà avec une nouvelle licence mais pour laquelle Capcom sort de ses sentiers battus en proposant un Gaas ou « jeu service ». Pour les couillons au fond de la salle dont je fais partie et qui ne savent pas ce qu’est un Gaas, c’est un jeu qui va proposer un abonnement avec de l’ajout régulier de contenu histoire de fidéliser le joueur. Le pionnier est l’exemple c’est World of Warcarft mais après on retrouve ce système chez tous les free to play qui proposent des transactions. Bizarre mais Exoprimal est disponible dans le Gamepass ce qui en fait de facto un free to play… Doit-on y voir un signe négatif ? Je vous donne mon avis après un gros paquet d’heures sur le jeu !

Une progression donnant une impression de manque de contenu !
Je le précise d’emblée : à l’heure ou j’écris ces lignes, j’en suis à plus de 20 heures de jeu cumulées sur PS4 et Xbox Séries X. Oui j’ai testé le jeu sur deux plateformes différentes ce qui est rare. De plus, j’ai pu, grâce à Capcom et Warning Up (non ce n’est pas du léchage de fesses, il faut juste être un minimum reconnaissant et transparent), avoir la version deluxe qui inclut donc le pass de survie de la saison 1 et l’accès anticipé à trois exosquelettes histoire de profiter de tout le contenu du jeu. Bref tout ça pour vous dire que j’ai pas mal joué au jeu et que je pense que le temps passé suffi à me forger un avis qui pourrait être affiné par la suite car je ne compte pas lâcher le jeu comme ça.


Tout cela pour vous dire que j’ai passé du temps sur Exoprimal et que mes impressions ont changé au fil du temps ou plutôt au fil de longues heures de jeu ! Le jeu ne propose qu’un seul mode : Survie Jurassique. Deux équipes de 5 exosquelettes s’affrontent et doivent accomplir une série de missions le plus vite possible. cela fait, on accède à la mission finale que l’on doit également accomplir le plus vite possible pour gagner la partie. Cela fait progresser l’histoire dont la narration est ultra chaotique et monter en niveau notre personnage mais aussi les exosquelettes utilisés au cours de la partie. Le problème, c’est qu’au cours des 5 premières heures de jeu, j’ai eu l’impression de faire strictement les mêmes missions sur la même map ! La seule variante c’était l’exo que je choisissait ! Je me suis vraiment posé des questions sur le contenu proposé !

A chaque fois, je tombais sur la même map et le but était de tuer un nombre de dinosaures donné dans une zone spécifique, de faire ça 5 fois jusqu’à la mission finale qui consistait… à refaire la même chose !!! Je me suis vraiment posé des questions ! Tout ça pour débloquer des dialogues et parfois une petite cut scène qui développe un peu l’histoire. C’est vraiment maigre et puis tout d’un coup la lumière ! Toujours les 5 mêmes missions puis pour la mission finale une sorte de partie de domination avec trois zones à contrôles. Je suis très agréablement surpris et je n’ai pas le temps de me remettre de ma surprise que hop nouvelle mission finale différente : cette fois on a un marteau à charger en tuant du dino et une fois le marteau chargé il faut détruire un pylône d’énergie et passer au suivant.


Et il n’y a pas que pour les missions qu’il y a du changement : on a enfin droit à de nouveaux dinosaures qui se montrent bien plus coriaces ! Alors j’ai pas retenu les noms parce que les dinosaures, ça me passe totalement au dessus. Mais disons que pendant 5 heures c’est raptors, pigeon préhistorique et tricératops en guise de boss à toutes les parties ! Là on a des dinos sniper (si si le jeu dit bien sniper), ceux qui ont un crâne énorme et qui foncent comme des taureaux et bien évidemment le T-Rex avec un autre qui fait office de petit frère mais qui est tout aussi violent et dangereux ! En fait pour profiter pleinement d’Exoprimal, il faut se taper un didacticiel d’une demie heure que j’ai trouvé bien long puis 5 heures de parties ultra répétitives ! ça mériterait de revoir cela très vite car de ce que j’ai vu sur les réseaux, pas mal de joueurs ont lâché l’affaire et c’est bien con car ensuite, les parties sont variées et funs !


Une construction floue
Exoprimal ne propose donc qu’un seul mode de jeu et surtout pas de mode solo ! La survie jurassique peut être jouée en PvE ou PvP ou au hasard. Alors pour le hasard je vous avoue ne pas avoir saisi le concept, j’ai juste compris que cela donnait un bonus XP en X1,2 du coup j’ai fait que ça…. Au cours de chaque partie on ramasse des fichiers de données qui débloquent des dialogues nous apprenant plus sur l’histoire. Tout est agencé dans une matrice circulaire qui n’est aucunement lisible ! Alors ça donne un côté esthétique voir même mystérieux mais pour la lisibilité il faudra repasser ! De toute façon on s’en fout car j’ai l’impression que les fichiers se débloquaient au fil des parties peu importe si je gagnais ou perdais.

Je vous avoue également avoir eu du mal à accrocher à l’histoire qui passe par des dialogues parfois totalement inutiles. C’est vraiment dommage car Exoprimal propose une matière qui mériterait d’être développée. Le jeu se passe dans le futur, dans lequel des dinosaures apparaissent via des failles spatio temporelles dans le but de bouffer tout le monde et tout détruire. Une multinationale, Aibius Corporation, développe une IA, Léviathan. Cette IA assiste les combattants munis d’exo squelettes qui luttent efficacement contre les dinosaures. Tout est beau donc sauf qu’en fait non ! Léviathan a gagné en autonomie et réalise des expériences pour améliorer les exo. Vous faites partie des combattants capturés par Léviathan et vous êtes obligés d’accomplir la mission contre une équipe adverse sinon vous mourrez.

Ok le scénario a l’air capillotracté mais il justifie tout le gameplay il y avait de quoi développer quelque chose de bien, beaucoup de films l’ont fait. Ne serait-ce que l’IA qui devient incontrôlable c’est un bon angle d’attaque. Le pourquoi de l’invasion des dinosaures est également intéressant à connaître. Oui Exoprimal va aborder ces sujets mais la narrations est juste horrible et empêche de se mettre dedans ou du mois de suivre l’ensemble. Capcom m’a habitué a bien mieux en terme de narration. Je comprends que l’on soit dans un jeu service mais si tu commences à mettre une histoire, il faut l’assumer jusqu’au bout et pas la relayer au 10ème plans !


Gagner trois dialogues entre chaque partie qui ont du mal à se lancer et qui pour la plupart, ne servent à rien, c’est trop peu ! C’est con parce que notre personnage n’est pas seul, il y a un équipage et chacun à une personnalité originale et qui gagne à être connue mais là encore le rythme n’est pas bon ! Au lieu de mettre en avant l’histoire, Exoprimal préfèrent se présenter sous la forme d’un jeu strict avec des gimmick ultra répétitifs et dessués : voir Léviathan nous expliquer le pourquoi des parties avant chaque partie je n’en peux plus !!! La scène dure 30 secondes et à chaque fois il dit la même chose et on s’en bat les **** ! Faites toirs parties d’affilé et vous comprendrez mon énervement…

Un gameplay qui manque de profondeur
Exoprimal est très classique. Les exo sont répartis en trois classes : assaut, tank et soutien. Dans les assauts on aura de la distance, du Cac ou encore du dégât de zone, les soutiens soignent ou donnent des buff de dégâts, les tanks vont servir de barrière. Chaque exo a trois pouvoirs spécifique à lui, un outil qui peut être un canon ou encore un objet de soin, une super qui se charge au fil des dégâts donnés. Capcom n’a donc pas inventé le fil à couper le beurre mais ça fonctionne. Il est possible de changer d’exo en cours de partie si le besoin ou la situation le fait sentir. Comme pour chaque jeu du genre certains exo sont plus efficaces que d’autres et il faudra être vigilant sur les ajouts de contenus qui ne doivent pas perturber l’équilibre global du jeu.

Cependant, Exoprimal se montre, pour le moment, très limité au niveau de son gameplay. Si le jeu propose 10 exosquelettes, c’est en fait l’arbre qui cache la forêt. Au niveau des modes de jeu, même si passé les premières heures de jeu, on a droit à un peu de variétés, on passe 80% du temps à dézinguer du raptor le plus vite possible histoire de gagner la partie. Le problème c’est que si on prend du retard sur les missions de base, il devient quasiment impossible de renverser la tendance sur l’épreuve finale à moins de tomber contre des manches. C’est toujours le même scénario et une fois qu’on l’a compris c’est victoire assurée !

Sur les 5 premières missions, il n’y a pas de contact avec l’équipe adverse. Il faut privilégier les exo à fort DPS et avec dégât de zone avec un tank. Pour la mission finale, on peut être en contact sur la fin fin dans ce cas, un healer (classe très sous estimé dans exoprimal) fait toute la différence. Lorsque l’on est en retard, le jeu nous donne une invocation. C’est un énorme dinosaure type T-Rex que l’on va diriger pour perturber l’équipe adverse sur sa mission. Pour peu que l’on dirige bien, c’est vraiment très efficace. Sauf que si on l’utilise, l’équipe adverse en aura un aussi et pourra donc refaire son avance… Voilà j’ai résumé 90% des parties !

Je vous assure que je n’exagère rien ! Si on veut de la variété, il faut monter son exo et croiser les doigts pour tomber avec des joueurs qui ont des exo évolués. Car au fil des parties on gagne de l’expérience. Cette expérience fait monter en niveau notre exo qui peut alors utiliser de nouveaux modules qui modifient ses attributs. Là pour le coup, il y a de quoi faire et parfois les modules sont spécifiques à certains exo. Il y a de quoi en faire de vraies machines de guerre comme pour Barrage qui peut voir le rayon de ses grenades quasiment doublé ! C’est uniquement lorsque l’on débloque ces modules sur nos exo que les parties peuvent être renversées.


L’un des problèmes d’Exoprimal c’est les sensations qu’il procure. Tu peux tout faire péter de partout si tu as l’impression que ton arme envoie des boules de papier ça fonctionne pas ! La sensation des armes laissent clairement à désirer quel que soit le personnage choisi. Dead Eye a un fusil d’assaut qui donnent moins de sensations qu’un Nerf, Barrage lance des claques doigts… Mêmes les supers ont de très jolis et massifs effets spéciaux mais il manque l’impression de puissance. Ce manque est également présent lorsque l’on incarne un dinosaure ! On prend les commandes d’un machin qui pèsent 10 tonnes et qui est capable de déchiqueter un corps d’un claquement de mâchoire et finalement ça fait plouf… On frappel es exo adverses mais on n’a pas l’impression de leur faire mal…


Pas la claque graphique attendue !
Capcom nous ressort son moteur graphique, RE Engine, de la tombe pour Exoprimal. Le moteur commençait déjà à toussoter sur le remake de RE3 mais là on est vraiment en fin de vie et il serait temps que la firme nippone sorte le nouveau ! Alors Exoprimal n’est pas moche loin de là mais ce n’est pas la qualité attendue pour AAA et surtout pour une nouvelle licence. Les cinématiques sont moyennes et in game ça pète de partout là n’est pas le problème mais j’ai trouvé que certains effets étaient grossiers. Le jeu est fluide surtout lorsque l’on est attaqué par des vagues de raptors. L’effet vague est vraiment bien fichus et on a l’impression qu’ils sont des milliers alors que pas du tout !


En revanche la modélisation des dino est pas top et laisse à désirer par rapport à celle des exo. D’ailleurs ces derniers sont bien mis en valeur et ont tous un côté bien badasse ! On a compris que ce sont eux les héros façon blockbusters américains. Capcom est assurément la plus américaine des firmes nippones. Le problème c’est que l’on a le côté badasse au niveau esthétique mais il ne se ressent pas in game. L’aspect son est moyen particulièrement pour le doublage qui est assez caricatural et avec un décalage labial asse prononcé. Les bruits de dino sont variés mais pas forcément réalistes.



Exoprimal, un premier essai pour Capcom

Editeur : Capcom
Développeur : Capcom
Catégorie : Action aventure
Prix : 69,99 €
Classification : PEGI 16
Tuer des dinosaures en boucle
Capcom a déjà fait dans le jeu service notamment avec Monster Hunter mais c’est une première dans un jeu multi avec une dimension 100% online et coop. Il y a une bonne base mais il faut que les développeurs ajoutent du contenu au niveau des maps et des objectifs de jeu. Il faut surtout qu’il y ait plus de variété afin que l’on n’ait pas l’impression de jouer toujours la même partie avec le même scénario… En revanche je ne vois pas comment on va pouvoir corriger le problème des sensations in game qui sont décevantes pour moi. C’est un jeu à surveiller pour voir les ajouts. Aujourd’hui, pour les possesseurs du Gamepass je dis pourquoi pas mais pour ceux qui doivent passer à la caisse, je ne penses pas que cela vaille de débourser 60 balles. Exoprimal a tout d’un free to play avec des achats possibles pour débloquer le contenu plus vite.
Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Capcom !) ICI PS5 / PS4 ou ICI XBOX SERIES X / XBOX ONE.
Le test a été réalisé avec une version presse digitale Xbox offerte par Warning Up et Capcom (Merci Nicolas et Cyril !).
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