Sony a surpris tout le monde à l’occasion du State of Play du 12 février 2026 en annonçant non pas le développement mais la sortie le jour même de God of War Sons of Sparta ! Pour le coup Santa Monica s’est associé à Mega Cat Studios pour nous proposer un jeu qui va à l’opposé de tout ce que la licence nous a offert jusqu’à présent (je vous rassure la violence est toujours bien présente) à savoir un Metroidvania en 2D et pixel art rien que ça ! Histoire de casser les codes jusqu’au bout, cet épisode se situe au tout début de la time line de la série avec un Kratos encore adolescent et dépourvu de tout pouvoir divin ! On parle quand même d’un shadow drop à 30 euros (40 euros si vous voulez l’édition deluxe) alors que d’habitude ces sorties sont faites pour les jeux free to play afin d’attirer un max de public. En bon fan de la licence, je me suis jeté sur le PSN Store et j’ai passé ma semaine à explorer l’Agogée et les confins de la Laconie afin de vous faire part de mon avis !
Conditions de test : J’ai effectué le test sur PS5 avec une version numérique acheté par mes soins ! J’ai joué à God of War Sons of Sparta une vingtaine d’heures environ. Le temps m’a permis de finir le jeu mais pas à 100% loin de là. Le jeu regorge de secrets et autres missions annexes qui demandent beaucoup d’exploration et surtout d’allers-retours comme tout bon Metroidvania qui se respecte !
Kratos adolescent !
Oubliez le Kratos que vous avez pu connaître dans les précédents épisodes à savoir un dieu ultra puissant et badasse. Cette fois God of War Sons of Sparta nous propose de diriger Kratos alors qu’il n’est encore qu’un jeune ado au service de l’Agogée et qui tente d’intégrer la première garde spartiate. Afin de faire le lien avec le reste des jeux, il faut savoir que l’histoire nous est contée par Kratos lui même plus vieux qui se remémore une aventure pour la raconter à sa fille. On le retrouve donc à Sparte aux côtés de son frère Deimos. De retour de mission, à savoir après avoir tué un cyclope, ils reviennent à la ville et apprennent qu’un de leur compagnon, Vasilis, a disparu. Comme personne ne le cherche, ils décident de mettre à la tâche car, à Sparte, on n’abandonne pas un ami ! C’est donc l’occasion pour les deux frères de parcourir la Laconie qui est la région qui entoure Sparte et son Agogée. Au fil de leurs pérégrinations, ils vont bien évidemment rencontrer des créatures mythologiques et servir les dieux (ils ne sont jamais bien loin avec Kratos).


Dans God of War Sons of Sparta, j’ai pu découvrir un Kratos bien différent ! Plus poli, plus respectueux envers les dieux, son seul but est de s’entraîner et servir Sparte pour intégrer sa garde avec honneur. Ce qui est mis en avant dans God of War Sons of Sparta c’est la relation que peut avoir Kratos avec son frère mais également avec ses semblables en général. Attention car pour beaucoup d’interactions, il faudra les chercher notamment à certains feux de camps pour lesquels on pourra engager une conversation avec notre frère ou un PNJ de l’Agogée. Si on avance « trop vite », il est possible de zapper ces intéractions et pour le coup God of War Sons of Sparta vous semblera assez vide au niveau de son histoire et de son background. C’est dommage et c’est un point qui aurait mérité une reprise.

Comme Kratos n’est encore qu’un adolescent spartiate, God of War Sons of Sparta perd la dimension épique que la série propose dans ses cinématiques ou ses combats. Tout d’abord, oubliez les cinématiques, le jeu assume son côté rétro et en est donc dépourvu. Pour les combats, on va croiser des créatures mythologiques mais j’ai du attendre le dernier quart du jeu et le montée en puissance de Kratos avec l’acquisition de nouvelles capacités et techniques d’armes pour avoir des combats hauts en couleurs. J’ai trouvé que l’histoire peinait à avancer et à nous en mettre plein les yeux jusqu’au vignoble de Dionysos, il faut donc attendre au moins 8 heures pour que le jeu s’emballe réellement tant du point de vue de l’histoire que du gameplay.



Un Metroidvania pur jus !
God of War Sons of Sparta se veut être un metroidvania et je dois dire qu’il ne fait pas les choses à moitié ! Un metroidvania propose de prendre les commandes d’un personnage qui va, au fil de la progression, monter en puissance via l’acquisition de compétences, d’équipements et, dans une moindre mesure, de statistiques. Cette montée en puissance permet d’accéder à de nouvelles parties du monde à explorer en plus de devoir revenir sur nos pas pour explorer des secrets devenus accessibles. Un spartiate se bat avec une lance et un bouclier (allez voir le film 300 pour vous faire une idée) et c’est l’équipement de base de Kratos. Il est possible d’améliorer la lance sur trois parties : la pointe, le manche et la base en équipant de nouveaux éléments donnant des buffs comme dégâts du feu, glace, poison, portée étendue… Il est également possible d’améliorer les pièces pour débloquer de nouvelles techniques.

On a également les « cadeaux des dieux de l’Olympe ». Très vite, notre maître nous donne le buste de Lycurgue qui va être l’outil pour chercher Vasilis. Ce buste va acquérir de nouvelles capacités débloquant des passages. D’autres objets seront débloqués au fil de notre progression en débloquant les temples des dieux. On pourra ainsi acquérir la fronde solaire, la flamme éternelle, les sandales du triomphe ou encore la lame lunaire d’Artémis. Bien sûr chaque cadeau offre une nouvelle mécanique de gameplay et débloque de nouveaux passages. La flamme éternelle allume des torche, les sandales permettent de courir vite puis de faire un double saut, la lame lunaire permet de bouger des blocs bleus spécifiques… Beaucoup de ces éléments sont des classiques du metroidvania. C’est très bien fait même si pour le coup cela reste classique.

En plus de l’équipement et des objets, God of War Sons of Sparta permet de faire évoluer les stats de notre personnage bien que les effets sont moins perceptibles. La ceinture de Tyché permet d’équiper Kratos de relique qui augmentent certaines statistiques qui sont : la santé, l’esprit et la magie. Toujours dans l’augmentation des stats de Kratos, une fois les temples débloqués, il est possible d’honorer les dieux en glanant des olives sacrées propres à chaque dieu outre certaines offrandes particulières. Ces éléments peuvent être récupérés une fois les compétences idoines apprises et en effectuant beaucoup de backtracking et de recherches. Oui God of War Sons of Sparta regorgent de secret et autres missions secondaires ! Si le jeu se finit en 15 heures environ, vous pouvez doubler le temps si vous souhaitez tout trouver à l’instar d’un Metroid. A l’heure où j’écris ces lignes je suis à peine à 50% du contenu secondaire et pourtant ce qui me lisent savent que je prends mon temps à bien explorer chaque pixel d’un jeu.




Le monde proposé par God of War Sons of Sparta est assez conséquent. Divisé en 21 zones, ce qui donne déjà un aperçu de la tâche, le monde est assez tortueux à parcourir bien que plus on monte en niveau plus certaines zones deviennent faciles à traverser. L’acquisition du double saut, qui se fait assez tardivement donne une nouvelle dimension au jeu avec des déplacements plus rapides et surtout mieux rythmés. Comme God of War Sons of Sparta emprunte beaucoup aux classiques du genre on retrouve les feux de camps qui permettent de sauvegarder, d’améliorer son équipement ou d’apprendre de nouvelles compétences. Tiens j’ai oublié d’en parler mais Kratos dispose de plusieurs arbres de compétences que l’on débloque via des orbes de sang, monnaie du jeu que l’on trouve sur les ennemis et les coffres. Les temples permettent des déplacements rapides entre les différentes zones.



La tâche est conséquente et il y a de quoi devenir fou. Heureusement que les développeurs ont intégré une mécanique de gameplay intelligente qui permet de prendre une capture d’écran qui s’ajoute à notre carte ce qui évite un aller retour inutile lorsque l’on pense avoir la bonne compétence ! D’une manière générale, God of War Sons of Sparta propose beaucoup d’options pour personnaliser son expérience de jeu et pour rendre le jeu accessible à tous. De base le challenge est bien présent (ne croyez pas ceux qui disent l’inverse alors qu’ils n’ont joué que deux heures pour pondre un test…) et il est possible d’activer des options comme des indices, la visée automatique, le ramassage automatique d’objets… Tout est fait pour que n’importe quel joueur y trouve son compte !

Des combats dans l’esprit de God of War
Impossible de parler de God of War Sons of Sparta sans évoquer l’aspect des combats qui sont le sel de la licence. Le passage en 2D se fait plutôt bien ! Les combats reposent sur un système de parade et d’esquive capables de ralentir le temps voir de le stopper pour ensuite contre attaquer. Kratos acquiert au fil de la progression de nouvelles attaques spéciales qui consomment de la magie ou de l’esprit (équivalent de la jauge d’endurance). Les techniques permettent de baisser la jauge d’endurance des ennemis qui, une fois à zéro, nous donne la possibilité d’exécuter un finish move pour écourter le combat. Les cadeaux des dieux sont également utiles car ils font office d’arme de jet. J’ai quand même un peu râlé sur la maniabilité du jeu que j’ai trouvé un peu rigide que ce soit pour les combats ou les phases de plateformes. On est sur une maniabilité rétro, un peu comme l’aspect du jeu ce qui fait que l’on ne saisit pas automatiquement les échelles ou encore lorsqu’un ennemi est au bord d’une plateforme



Si au départ, le jeu est simple, le bestiaire ne tarde pas à s’étoffer avec des ennemis qui ont des coups imparables, des boucliers et d’autres qui donnent des buffs à leurs collègues. Genre la harpie qui soigne immédiatement tout dégât que l’on peut faire à un ennemi a été un véritable enfer pour moi ! Les boss sont bien présents en nombre et en force. On retrouve les classiques du genre avec des paterns à connaître et à éviter pour ensuite débloquer le fenêtre de tir qui permet de faire des dégâts. Certains boss optionnels sont plus coriaces que les boss principaux de l’aventure ! J’y reviens mais le challenge est bien présent et la mort peut vite arriver et elle peut être très punitive vu que l’on réapparaît au dernier feu de camp et que ces derniers ne sont pas légions, puisqu’il y en a un par zone en gros ce qui fait que la mort au boss de la zone peut vite vous faire vriller… Après tout n’est pas parfait et il faut reconnaître que parfois l’IA est aux fraises avec des ennemis qui ne bougent pas et qui se laissent tuer sans résistance (ça permet de souffler).


Une réalisation digne de la série !
La série des God of War c’est de l’épique à outrance et cette dimension peut vite disparaître lorsque l’on passe en 2D et que l’on oublie les cinématiques. Heureusement que Mega Cat Studios a fait ses preuves en matière de rétro. J’ai bien aimé la DA du jeu avec des graphismes variés et de qualité. Le monde proposé est composé de nombreux biodômes qui ont leurs éléments de décors propres, leurs bestiaires mais également leur bande son. Le niveau de détail est poussé et chaque environnement est bien différent des autres. C’est simple on a jamais l’impression d’avoir deux fois le même endroit. Les monstres sont de qualité et ils gagnent en envergure et en détail au fil de la progression. En revanche, j’ai rencontré quelques soucis techniques avec des difficultés d’affichage sur les passages de tableaux et c’est allé jusqu’au crash du jeu (une fois…). Heureusement le crash était annoncé avec une bande son qui commençait à bugger et j’ai eu la présence d’esprit de faire un détour à un camp pour sauvegarder…








Au niveau de la bande son, c’est une master class ! Les musiques sont très travaillées et participent beaucoup à instaurer une ambiance générale au jeu ! Sérieusement rares sont les jeux rétro ou en pixel art qui proposent une bande son aussi étoffée et riche ! Encore une fois chaque environnement dispose de sa musique. Il ne faut pas oublier le doublage avec le retour des voix officielles des premiers opus de la saga ! Histoire que notre bonheur soit complet, on a même droit à un doublage VF complet et c’est un pur régal d’entendre la voix de Kratos que ce soit en VF ou en VO le jeu d’acteur est bien présent ! Vraiment Santa Monica / Mega Cat Studios ne se sont pas foutus de nous et ils ont mis les petits plats dans les grands !
God of War Sons of Sparta

Date de sortie : 13 février 2026
Editeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Santa Monica / Mega Cat Studios
Catégorie : Metroidvania
Prix : 29,99 €
Plateformes : PS5
Un Metroidvania à l’ancienne et conséquent !
God of War Sons of Sparta sort de nulle part et c’est la très bonne surprise de ce début d’année ! Moi qui suis fan de la licence et du genre je suis comblé ! Santa Monica et Mega Cat Studios sortent des sentiers battus de la série pour nous proposer un jeu 2D pixel art du plus bel effet. Si le jeu ne réinvente pas la roue, tout ce qu’il fait, il le fait très bien ! Le contenu est énorme pour un jeu à 30 balles ! Dommage qu’aucune version physique n’est prévue comme pour Blasphemous car j’aurai foncé sans aucune hésitation ! Si vous aimez le genre vous pouvez faire l’achat sans vous poser de questions. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les metroidvania n’ayez crainte, tout est fait pour que vous puissiez personnaliser votre expérience de jeu comme vous l’entendez ! C’est donc un immense oui pour moi et je ne peux que vous recommandez ce jeu en cette période creuse et en attendant la vague de AAA qui arrive d’ici la fin du mois ! J’en profite pour faire une précision en conclusion : il n’y a pas de mode coop contrairement à ce qu’indique la fiche du jeu ! Au moment ou j’écris ces lignes j’ai fini le jeu et j’ai essayé de connecter une deuxième manette mais impossible de jouer à deux…
- Un pur Metroidvania
- Un contenu assez énorme
- Une bande son exceptionnelle
- Une belle DA variée
- Quelques soucis techniques
- Maniabilité parfois rigide
- Pas de mode coop