A l’occasion des divers évènements en amont de l’été, Onimusha : Way of the Sword a fait le plein d’informations ! On connait maintenant la date de sortie : 25 septembre 2026. On a eu droit à de nouvelles vidéos de présentation, l’ouverture des précommandes parce que business is business ! Cerise sur le gâteau : une démo qui plus est gratuite sur Xbox et PS5 ! De quoi se faire son avis et je vous propose modestement le mien après avoir fait en intégralité la démo sur PS5.
Une mise en bouche sèche !
Pour ceux qui ne le savent pas, la licence Onimusha est une série de jeux d’action-aventure développée par Capcom, lancée en 2001 sur PlayStation 2 ce qui ne nous rajeunit pas. Elle mélange le Japon féodal, des personnages historiques et des éléments surnaturels inspirés du folklore japonais. Le héros manie un « gant Oni » lui permettant d’absorber les âmes des démons appelés Genma. Le truc c’est que cette licence a marqué une génération de joueurs lors de la sortie des deux premiers opus sur PS2 sauf qu’après un épisode 3 en demi teinte (c’est mon avis personnel) on n’a rien eu depuis quasiment 20 ans ! Donc quand tu lances la démo d’un jeu qui est la « suite » d’une grande licence, cela peut être sympa d’avoir un peu de contexte. Excepté quelques lignes en début de partie, on progresse un peu à l’aveugle au niveau du scénario. Onimusha: Way of the Sword propose de suivre le parcours de Musashi Miyamoto, un samouraï armé d’un gantelet mystique, le Gantelet Oni, dans son combat contre les démons qui envahissent Kyoto à l’époque d’Edo. La démo nous plonge directement dans le grand bain en prenant les commandes du héros qui débarquent dans une sorte de village / banlieue abandonné ou plutôt pris d’assaut par des démons.

L’atmosphère du jeu est très sombre et on nous explique très rapidement que les lieux sont plongés dans la souffrance et la tristesse en raison d’évènements dramatiques qui s’y sont produits par le passé et qu’il nous appartient de purger via notre gant magique (et qui parle). La démo d’Onimusha : Way of the Sword est assez courte puisqu’il m’a fallu 27 minutes pour la faire une première fois en prenant bien soin d’explorer les lieux à la recherche de tout ce que la démo pouvait offrir. C’est assez suffisant pour se faire une idée du gameplay et de la DA choisie pour le jeu.

Une action avec un côté à l’ancienne
La démo d’Onimusha : Way of the Sword donne un bon aperçu au niveau des combats. On croise de mémoire 5 types d’ennemis différents et la démo se clôture sur un boss : un personnage assez dérangeant et qui possède lui aussi un gantelet. Notre héros dispose de son sabre pour attaquer à une main ou à demain (plus lent), peut esquiver, bloquer les coups et les projectiles (qu’il peut même renvoyer), contre attaquer. Le tout repose sur une bonne observation des postures ennemies. Chaque ennemi qui meurt laisse échapper des orbes que l’on peut aspirer en maintenant la gâchette. Certains donnent de la vie, d’autres remplissent la jauge qui permet d’utiliser les lames onies. C’est un point qui m’a un peu frustré. Pour aspirer notre personnage est statique et donc vulnérable et le temps de finir un combat, il n’est pas rare que les orbes disparaissent entre temps.



J’ai trouvé le jeu un peu facile. De mémoire je pensais les combats plus exigeants. Dans Onimusha : Way of the Sword malgré la présence d’une jauge d’endurance, les combats se gèrent assez facilement y compris en présence de plusieurs ennemis. L’esquive est plutôt efficace sans parler du blocage au bon moment qui permet de réaliser une contre attaque qui donne de l’air. En plus de cela on peut utiliser des objets de soins ou encore qui donnent des buffs durant quelques minutes. Le combat contre le boss de fin de démo obéit aux principes de paterns à connaître et à maîtriser pour anticiper les attaques et effectuer l’action adéquate. L’ensemble reste facile avec des combats nerveux mais sans dimension stratégique. Dommage que d’autres mécaniques de gameplay ne soient pas disponibles. Ok on est sur une démo gratuite et c’est déjà pas mal mais j’en veux plus ! Au niveau de l’exploration, Onimusha : Way of the Sword reste avare. On bloque sur des portes une pression sur les gâchettes fait apparaître une sorte de fil et il faut se diriger jusqu’à son origine pour détruire un monstre qui libère alors l’accès. J’espère que le jeu final proposera d’avantage car la démo est très linéaire et l’exploration quasi inexistante.


Une réalisation qui en jette
Graphiquement, Onimusha : Way of the Sword est ultra propre ! Le jeu est fluide dans les combats et c’est un régal. Il y a pas mal d »animations différentes en combat même si les finish moove peuvent donner un côté répétitif avec l’enchainement des combats sur le même type d’ennemis. Comme je le le disais au début, l’atmosphère est assez pesante avec une DA sombre mais parfaitement cohérente. Les décors sont bien détaillés même si finalement on n’a que très peu d’interaction avec excepté certains éléments destructibles qui n’apportent rien. Le jeu est en forme de couloir et bien que cela se passe en extérieur, on se sent à l’étroi. Vu qu’il s’agit d’une démo, il manque la mise en scène et l’introduction et du coup cela fait naître une envie pour le jeu final. La démo est proposée avec un doublage en français assez convaincant. Concernant les musiques, elles sont assez discrètes pour le coup.



Conclusion
J’ai vécu la sortie du premier jeu Onimusha. A l’époque j’avais apprécié le jeu mais je n’en faisais pas tout un fromage. Le retour de la licence avec ce Onimusha : Way of the Sword éveille ma curiosité mais ne fait pas naître non plus une attente irresistible. La démo est intéressante et montre une bonne DA avec des combats dynamiques. J’ai trouvé cependant le jeu facile et les combats répétitifs avec des finish moove longs alors que la démo dure moins de 30 minutes. Je suis également perplexe sur l’aspect exploration du jeu. La licence n’a jamais brillé par ce côté mais pour le coup, avec des combats faciles et donc un aspect survival diminué j’espère que le jeu ne sera pas qu’un long couloir rectiligne. J’ai donc un sentiment mitigé et je reste curieux d’en voir plus.