Test New Super Lucky’s Tale, un vent de fraîcheur aux multiples influences !

Super Lucky’s Tale est, à l’origine, une licence conçue pour la réalité virtuelle Oculus Rift en 2016. Puis le jeu a été repensé pour en faire un plateformer 3D qui a accompagné la sortie de la Xbox One X en 2017 ce qui est assez vieux. Il faut le dire le jeu n’a pas forcément été bien reçu, la faute à de multiples défauts qui nuisaient à l’expérience de jeu à savoir des déplacements rigides et une caméra quasi fixe. Ensuite les gars de Playful ont bossé le jeu pour en sortir une variante sur Switch en 2019 affublée de la mention « New ». Le jeu ajoutait deux niveaux supplémentaires et surtout voyait une grosse refonte de sa maniabilité et là ô miracle, la réussite fut au rendez-vous ! C’est donc cette version, enfin adaptée sur PS4 et Xbox One qui nous intéresse aujourd’hui. Voyons si l’attente en valait la peine !

Un monde merveilleux nous attend !

Bienvenue dans le monde merveilleux de Lucky !

L’histoire est du vu et revu ! On incarne donc Lucky, gentil petit renard espiègle, qui voit sa sœur enlevée par Jinx, un vilain matou (tient encore la faute des chats comme par hasard…). Le même méchant tente de dérober le livre des âges. Lors du vol du grimoire, se dernier s’active et absorbe tout le monde dans le monde enchanté. Il va donc falloir pour Lucky collecter toutes les pages dans les 6 mondes qui s’offrent à lui. A chaque fois, il devra faire face à un sbire de Jinx, aka les mistigris, qui font office de boss de niveau. L’histoire convient parfaitement aux plus jeunes ce qui explique la classification (tout comme le gameplay) et sachez que tout est merveilleux mignon et gentil du début à la fin. Les sbires que vous affrontez sont des chenilles, des abeilles, des oiseaux de gentils fantômes bref on se croirait dans un Disney où même les méchants ne le sont pas tant que ça. Cependant NSLT offre une double lecture à l’instar des films d’animations Pixar avec de l’humour au second degré ou des caractères de personnages qui feront sourire le joueur plus vieux. Certains habitants m’ont d’ailleurs rappelé les lapins crétins dans leur design et dans leur comportement. L’ensemble est très frais et je dois avouer que cela fait du bien de jouer dans un jeu où il n’y a pas de sous-entendu ou d’ambiance pesante ici tout est dans la bonne humeur !

Voilà l’humour…
Il est pas mignon !
Et on rassemble les poules !

Ce monde merveilleux est appuyé par une bonne réalisation même si elle date un petit peu. Le jeu est une adaptation de la Xbox One X pour les quatre premiers niveaux même si des éléments ont été ajoutés depuis et l’adaptation de la Switch pour le niveau de la plage et le dernier niveau (après le boss de fin… comprendre qui pourra !). Les graphismes ne sont donc pas de première jeunesse. Certaines textures sont un peu baveuses et il a quelques soucis d’affichage et de clipping qui ne sont pas acceptables aujourd’hui. L’animation de Lucky fait peur surtout à la fin du niveau, franchement il pourrait remplacer Ça dans le livre éponyme ! Les décors sont cependant variés entre les différents mondes. On retrouve évidemment les classiques de tout plateformer dont Mario avec des niveaux dans une jungle, un désert, au-dessus de l’eau, dans des forteresses au-dessus de la lave, des manoirs hantés (dont le design rappelle celui de Mario une nouvelle fois). Les musiques accompagnent bien les niveaux bien qu’elles soient un peu courtes à mon goût mais pas de quoi vous vriller les tympans. Les personnages ne s’expriment pas avec des mots classiques mais sont des séries de bruitages très enfantins pour plaire aux plus jeunes.

C’est propre !
Même en extérieur
Quelques problèmes d’affichage

Une maniabilité au poil (de renard)

Un plateformer brille par son level design et par la maniabilité du personnage. Lucky se prend parfaitement en main et il ne vous faudra pas plus de 5 minutes pour piger tous les rouages du petit renard. Lucky peut sauter, double sauter, donner un coup de queue, plonger dans la terre pour y progresser et pis c’est tout ! Mais cela suffit à donner un jeu intéressant dans son gameplay. Ces compétences doivent être combinées pour progresser dans les niveaux et vaincre les ennemis sans dommage. Les niveaux sont d’ailleurs construits pour vous obliger à progresser en utilisant les capacités de Lucky et parviennent de se renouveler au fil des mondes. Une nouvelle fois NSLT ne révolutionne rien et emprunte les éléments qui ont fait le succès de ses aînés : plateformes mouvantes, pics, rouleaux compresseurs, interrupteurs pour activer des ponts et j’en passe ! Ces éléments se combine plutôt bien et les variations proposées empêchent d’avoir l’impression de faire la même chose d’un niveau à l’autre.

Le petit renard est agile !
On creuse on saute
Un classique : les plateformes qui bougent
Les niveaux 2D ont un côté très 90’s

Ces variations sont d’autant plus intéressantes que le jeu propose divers types de niveaux. On a ainsi droit à des niveaux en 3D qui offrent de la liberté au niveau de la progression et plusieurs chemins possibles et des niveaux en 2D beaucoup plus classiques et qui rappellent ceux d’un Super Mario. On a également des niveaux hybrides qui mélangent 3D et passages en 2D qui eux aussi sont très réussis. Plus rares sont les niveaux en side scrolling horizontal dans lesquels Lucky ne s’arrête pas de courir, à vous de sauter et de creuser au bon moment. Enfin chaque fin de monde est ponctuée par un boss. Les boss se règlent comme dans tout bon plateformer qui se respecte. Il faut passer des séquences à l’issue desquelles vous avez une fenêtre de tir pour toucher le boss. Vous reproduisez la séquence trois fois (séquence qui se complique petit à petit) et c’est gagné. C’est donc du très grand classique mais il n’en demeure pas moins que c’est réussi !

Les niveaux 2D m’ont réellement plus !
Les boss sont tous imposants…
… et suivent les mêmes mécaniques
Les niveaux jump and run

Une aventure « libre » mais courte !


Je parle d’aventure « libre » entre guillemets car vous avez une certaine liberté dans chaque monde et vous n’êtes pas obligé de tout faire pour progresser. Le système rappelle celui de Mario 64 ou de Diddy Kong Racing. Chaque monde propose un hub dans lequel vous avez le choix du niveau (entre 4 et 6 pour chaque monde). La porte du boss est verrouillée et pour la débloquer, il faut collecter un nombre suffisant de page (entre 8 et 12). Ces mêmes hubs proposent des minis jeux comme des casse têtes ou des labyrinthes qui vous octroient une page si vous les résolvez ; ces minis jeux font office de pose entre les niveaux. Dans chaque niveau, il est possible de collecter 4 pages, la première en ramassant 300 pièces dans le niveau (il y en a entre 400 et 600 et dans chaque niveau inutile donc de tout ramasser), la seconde en récoltant les lettres qui compose le nom Lucky (ce qui nous renvoie à la licence Donkey Kong et ses fameuses lettres Kong), la troisième est (mal) cachée dans le niveau et la dernière en terminant le niveau. Vous n’avez donc pas à faire tous les niveaux d’un monde pour déverrouiller le boss et ainsi progresser. On a donc un léger sentiment de liberté dans la progression donc les mécaniques ont été reprises des blockbuster Nintendo.

Le hub central est bien construit
La collecte des lettres reste trop simple
Les casses têtes sont simples aussi
et je ne parle pas des labyrinthes…
Qui a dit Mario ?

Vous avez donc pas mal de chose à faire dans NSLT mais le problème est que le jeu est trop facile et n’offre que très peu de challenge. La difficulté survient pour les 5 derniers niveaux qui sont après le boss de fin… Déjà de base, Lucky a trois cœurs, si vous perdez les trois vous repartez au dernier checkpoint du niveau et vous perdez une vie. Ce n’est que si vous perdez toute vos vies que vous recommencez le niveau. On commence le jeu avec 5 vies, arrivé au deuxième monde j’en avais trente… ça vous donne une difficulté du soft… Les checkpoints sont très proches les uns des autres de telle sorte que la mort n’est pas punitive. Je continue ? OK ! Les lettres Lucky, vous vous souvenez de la difficulté dans Donkey Kong de rassembler 4 pauvres lettres et bien là c’est différent ! Par exemple vous avez raté le U pas grave il suffit de recommencer le niveau et de ne récolter que cette lettre pour réussir le défi. La tâche perd toute sa difficulté ! Les pages cachées s’obtiennent très souvent en ramassant des pièces dans un temps escompté à l’instar des pièces rouges dans Mario sauf que dans NSLT, le délai est très long et vous avez droit à une bonne marge d’erreur ! Donc le jeu propose un sacré contenu mais le 100% ne vous demandera pas plus de 8 heures de jeu et comptez 4 heures si vous le faites en ligne droite ! C’est dommage que le jeu ne propose pas plus de difficulté certainement pour séduire les plus jeunes et seuls les derniers niveaux apportent un réel défi. Pourquoi ne pas avoir inclus dans les mondes précédents un niveau plus difficiles puisque il n’est pas nécessaire de faire tous les niveaux pour débloquer les boss, les plus jeunes n’auraient donc pas été pénalisés dans leur progression et les plus entraînés auraient eu droit à un challenge !

Trop de checkpoints
Le 100% est facile
Oui j’y serai avant toi !

Conclusion

New Super Lucky Tales n’invente rien et ne révolutionne pas le genre plateformer. Il se contente d’emprunter à ses aînés les meilleurs mécaniques qui ont fait leur succès. Les développeurs ont tout de même bien réussis à combiner ces mécaniques pour proposer un jeu intéressant et rafraîchissant ! Le jeu propose un bon contenu varié et qui se renouvelle au fil de votre progression, il est juste dommage que cette progression ne soit pas semée d’embûches rendant le jeu un poil plus difficile. Ce remaster aurait également pu bénéficier d’un petit coup de jeune au niveau de la réalisation car on ne peut nier l’évidence, la Xbox One X ou la PS4 en ont plus sous le capot qu’une Switch. En tout cas si vous cherchez un bon plateformer qui apporte avec lui un vent de fraicheur (qui fait du bien en ce moment) ne cherchez plus New Super Lucky Tales est fait pour vous !

Positif

  • Très bonne maniabilité
  • Un level design en perpétuel renouvellement
  • Des activités variées

Négatif 

  • Des graphismes un peu datés
  • Court même en 100%

Satisfaction du Piwi 75 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Microsoft ni PQube !) ICI XBOX ONE ou ICI PS4.

  • Date de sortie : 21 août 2020
  • Editeur : PQube
  • Développeur : Playful Corp.
  • Catégorie : Plateformer
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par PQube (Merci Anne-Lou !).



Catégories :Tests

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Rétroliens

  1. New Super Lucky’s Tale est disponible sur PS4 et Xbox One ! – Piwigaming

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