Test WRC 9, une belle cure de jouvence !

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour KT Racing ! Tout pile un après, un WRC 8 que j’ai personnellement trouvé très orienté arcade, voilà la que la licence revient avec le cru 2020 sous le doux nom de WRC 9 (ah originalité quand tu nous tiens). Si on n’a pas compris que l’on est en face du jeu officiel du WRC moi je comprends plus rien… Bref il est difficile pour un jeu de voitures portant une licence officielle de se renouveler d’une année sur l’autre excepté au niveau du contenu officiel, on a eu récemment le cas avec F1 2020 (dont vous pouvez retrouver mon test ICI). Sauf qu’après avoir passé pas mal de temps sur le soft, je dois reconnaître qu’avant de rédiger ce test, je me suis pris dans le relecture du test de l’opus précédent. Pourquoi ? Et bien je vous dis tout dans ce test !

C’est qui le patron ???

Merci pour le lifting !

La première chose qui frappe lorsque l’on se met devant WRC9, c’est le lifting graphique auquel le jeu a eu droit. Bon attention ce n’est pas la panacée non plus et on est pas encore à un résultat parfait mais en tout cas bien meilleur que les précédents opus ! On retrouve cependant les mêmes défauts de la licence à savoir des décors pas forcément remplis et la modélisation de la végétation laisse toujours à désirer : pourquoi les arbres sont-ils toujours aussi plats, à croire que le personnel de Bethesda qui a bossé sur Fallout 76 (à mon éternel fil rouge !). Il n’en demeure pas moins que les textures ont toutes été retravaillées pour le plaisir des yeux et on voit vraiment la différence. J‘ai été bluffé par les paysages en arrière plan que nous offre WRC9 et on est parfois tenté de se garer sur le bas côté pour admirer la vue qui nous est offerte ! La pluie fait toujours son petit effet et reste criante de vérité ! Même les voitures sont bien mieux modélisées que dans l’opus précédent.

Les paysages sont bluffants
Les effets de lumière réussis

En revanche concernant les vues proposées dans le jeu, mon sentiment est différent. La vue cockpit est très immersive mais reste injouable en raison du peu de lisibilité qu’elle offre. Sauf que l’an dernier je pestais sur les vues extérieures qui cassaient l’impression de vitesse et qui ne permettaient pas de se rendre compte du relief de la piste. Je vous rassure (ou pas) les vues extérieures cassent toujours autant l’impression de vitesse mais en revanche, pour moi, elles se sont révélées indispensables pour réaliser des temps honorables ! Pour la simple et bonne raison que le soft est beaucoup plus orienté simulation que par le passé et la prise de virage nécessite de bien repérer la position de la voiture sur les pistes qui sont très étroites or la vue subjective ne le permet pas et toucher un bord est très punitif dans WRC 9 (j’y reviendrai). Ce qui est dommage c’est que l’aspect son en prend un coup dès qu’on change de vue. Si l’on entend et ressent la puissance du moteur en vue subjective, dès que l’on passe en vue extérieure, on a l’impression que l’on a une vulgaire tondeuse à gazon ! Je veux bien que cela ajoute du réalisme par rapport à la position que l’on a par rapport à la voiture, mais l’atténuation du bruit du moteur rend les courses un peu tristounettes et seul le copilote nous tiendra compagnie avec ces indications que seul un pilote pro peut comprendre…

Tout bonnement injouable !
Les végétaux restent moyens

Entre arcade et simulation !

L’an dernier j’avais loué WRC pour son côté arcade et force est de constater que cette année, toutes les cartes sont rebattues ! Le jeu est devenu une pure simulation pour ce qui est de la conduite ! La marge d’erreur que vous laisse le jeu n’existe plus : toucher le bord de la route ou rater un dérapage est synonyme de tête à queue ou d’accident qui vous relaie à la dernière place de la spéciale avec un retard trop conséquent pour espérer le rattraper dans les spéciales suivantes… C’est extrêmement frustrant surtout que l’IA n’est pas là pour la figuration ! Il faut vraiment les avoir bien accrochées surtout si vous choisissez l’option accident unique, en gros vous vous retournez c’est game over… Surtout que le jeu présente, selon moi, quelques bugs de collision et la physique de la voiture laisse parfois à désirer je m’explique… On est d’accord je ne suis pas un pro des simulation de course mais en revanche comme beaucoup de gosses je me suis amusé à tirer des freins à main étant plus petit, je vois donc à peu près comment se comporte une bagnole en dérapage. Le jeu est très axé simulation, la voiture répond donc plutôt bien mais j’ai trouvé certaines surfaces capricieuses et donnant un comportement totalement ératique à la voiture. Si je me suis régalé sur la neige avec la voiture qui répond au poil, sur gravier mon impression est tout autre avec une voiture qui parfois n’en fait qu’à sa tête et qui ne répond plus de rien ! Le même virage avec la même voiture à la même vitesse passera différemment ce qui peut être rageant !

Sur neige facile !
Là c’est plus compliqué même en ligne droite…

Surtout que le système de réglage de la voiture est particulier : il vous est impossible de tester votre voiture avant de vous lancer sur une spéciale ! Le jeu propose un mode libre dans lequel vous pouvez rouler et modifier vos réglages en fonction mais dès que vous passez en mode carrière ou en mode online, il faut que vous connaissiez les réglages à faire puisque vous n’avez pas de possibilité de test à l’instar des essais avant un GP de F1. J’ai trouvé ce système totalement con puisque IRL il est évident que les constructeurs font des essais sur piste or dans la monde carrière vous avez bien des journées d’entrainement mais c’est fait pour vous entraîner pas pour régler votre caisse… Autre problème les collisions sur le bord de route ! Il faut savoir que parfois quand vous avez un ravin, il y a un mur invisible qui vous empêche de tomber et parfois non… Ensuite que vous heurtez, une maison, une barrière en bois ou une herbe sur le bas côté, 90% des cas vous avez l’impression d’heurter un coin qui vous fait faire un tête à queue, niveau réalisme on y est pas du tout… Autre problème de réalisme qui rend compte d’une difficulté exagérée : les dégâts ! Vous prenez un choc, votre voiture est bonne pour la casse et il va vous être difficile de terminer la spéciale voir le rallye si vous avez encore une épreuve derrière…J’ai trouvé cela un poil exagéré et je ne vous parle pas de l’usure des pneus, on a l’impression d’être sur une route cloutée…

Aucun problème…
les réglages sont simplistes

La licence s’oriente donc bien plus du côté simulation avec une difficulté accrue, même au plus bas niveau vous pouvez finir dernier à plus d’une minute c’est dire la violence du soft ! Après, il faut dire que le côté simulation ne se ressent que dans la conduite, pour le reste, le jeu est très simplifié je pense notamment aux réglages qui sont assez réduits et qui décevront une bonne partie des puristes. D’un autre côté les débutants pourront pester par rapport aux aides à la conduite proposées qui sont moins nombreuses que dans d’autres simulations de voitures. Du coup cet opus se situe à cheval et je ne suis pas sûr qu’il puisse satisfaire pleinement un des deux publics. Il faudra que pour les opus suivants, KT Racing affirme un peu plus ses choix.

Pourquoi si étroit ?

Un contenu identique… ou presque !

Parlons de ce qui fâche… le contenu ! Si WRC 8 avait pris deux ans de développement, WRC 9 se contente d’un an et il est toujours difficile pour une simulation officielle de justifier d’un nouveau contenu d’une année sur l’autre. WRC 9 ne déroge donc pas à la règle ou presque. On retrouve le contenu officiel mis à jour avec l’ajout donc des trois nouvaux rallyes à savoir Kenya, Nouvelle Zélande et Japon. Pour ce qui est des modes de jeu, le mode carrière est strictement le même que celui de l’an passé sans ajout majeur ce qui peut laisser les joueurs sur leur faim. On retrouve la même gestion du calendrier, les mêmes épreuves (historique, extrême ou entraînement) entre les rallyes, le même arbre de compétences, la même gestion d’équipe bref c’est un peu limite…

Un air de déjà vu…
…comme les épreuves…

La grosse nouveauté de cet opus est incontestablement le mode Clubs qui permet de créer son propre championnat avec les spéciales que l’on souhaite et de le mettre en ligne. Ainsi les joueurs s’y inscrivent online et il leur appartient de faire les épreuves dans les créneaux horaires qui sont impartis. Très intéressant sur le papier, manette en main le mode se montre un peu brut de décoffrage. OK cela nous permet de nous mesurer à d’autres joueurs sur un peu plus qu’une seule spéciale mais ça ne casse pas trois pattes à un canard et pour un joueur comme moi plus adepte du solo, vous comprendrez qu’un tel ajout ne me fait ni chaud ni froid… Vous aurez donc compris qu’en l’état, je reste perplexe sur le contenu 2020 après les développeurs annoncent l’arrivée de nouveaux rallyes comme le Portugal ou la Finlande ainsi qu’un mode copilote qui peut valoir son pesant de cacahuètes et apporter de bonnes tranches de rires avec un pote.

Conclusion

KT Racing propose avec WRC 9, une mise à jour de la licence plutôt qu’un nouvel opus. Le seul ajout du mode Club ne permet pas de considérer que la licence propose un contenu inédit. Ce n’est que mon humble avis et je pense qu’il vaut mieux attendre les mise à jour annoncées si vous possédez déjà WRC 8. Il n’en demeure pas moins que les développeurs ont fait un sacré travail au niveau des graphismes qui sont bien plus agréables à l’œil même si certains défauts perdurent. La conduite a également été repensée avec un côté simulation plus accentué au niveau de la conduite offrant une expérience différente par rapport à l’année précédente. J’ai au final l’impression que les gars de KT Racing ont fonctionné comme les développeurs de chez EA lorsqu’ils nous pondent un nouveau FIFA qui apporte quelques modifications au niveau du gameplay, les fans seront donc ravis.

Positif

  • Des graphismes bien retravaillés
  • Un mode carrière qui fait toujours le taf
  • Un côté simulation plus prononcé

Négatif 

  • Des bugs de collision
  • Peu de nouveautés
  • Un mode Clubs à développer

Satisfaction du Piwi 70 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni Nacon !) ICI ou ICI.

  • Date de sortie : 30 août 2020
  • Editeur : Nacon
  • Développeur : KT Racing
  • Catégorie : Simulation Course
  • Prix : 59,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Mercure Digital (Merci Remy !).



Catégories :Tests

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