Test The Suicide Of Rachel Foster, laissez vous prendre la main…

Après l’avalanche de AAA à laquelle nous avons eu droit à cette fin d’été et rentrée on revient aux jeux indépendants avec Daedalic et le studio de développement One-O-One Games. Les développeurs s’essaie maintenant aux jeux d’aventure à tendance horrifique. Avec un début de scénario assez dérangeant et de jolis visuels proposés, The Suicide Of Rachel Foster a tout pour plaire ! Après avoir séjourné 9 jours passé dans le Timberline Hotel, je suis en mesure de vous dire ce que j’ai pensé de cette très courte aventure…

Une histoire tragique se profile

Une histoire intéressante mais lente dans le déroulé

The Suicide Of Rachel Foster propose un scénario assez dérangeant et le jeu ne se prive pas, à son lancement, d’un bel avertissement sur les violences sexuelles et le suicide en invitant le joueur qui pourrait en être victime d’avertir son entourage ainsi que les autorités : ça vous met dans le bain ! Le jeu nous raconte donc qu’il y a dix ans, alors qu’elle était adolescente, Nicole et sa mère ont quitté l’hôtel familial après avoir découvert la liaison que son père entretenait avec Rachel, une jeune fille de 16 ans, qui est tombée enceinte de lui et s’est suicidée. Le jeu commence après le décès des parents de Nicole qui doit revenir au Timberline Hotel, dans lequel a vécu son père après son départ, pour l’évaluer sur ordre de son avocat afin de le vendre au plus offrant comme lui a demandé sa mère. Sauf que, bien évidemment, au moment où vous débarquez à l’hôtel perdu au fond des montagnes une énorme tempête de neige s’abat dans la région et alors que vous n’aviez prévu de ne passer que quelques minutes dans les lieux vous allez devoir squatter plus de temps que prévu. Autre bizarrerie alors que vous étiez persuadé d’avoir laissé vos clés dans la voiture, voici qu’elles n’y sont plus, re-merde ! Pour vous tenir compagnie via un téléphone, heureusement, il y a Irving un agent de la mairie qui s’occupe des personnes coincées par la tempête et qui ne va s’occuper que de vous…

Home sweet home

Bref, il va donc falloir occuper votre temps, et après avoir fait le tour du propriétaire, vous allez découvrir des indices relatifs au drame qui a conduit votre mère et vous à partir. Nicole se décide donc de mener l’enquête pour découvrir la vérité dans toute cette affaire. Le jeu est en fait un huis-clos mettant en scène Nicole, Irving et le Timberline Hotel. Le jeu est entrecoupé de dialogues entre Nicole et Irving, les deus nouant une véritable relation au fil du jeu et l’hôtel apporte des réponses petit à petit aux questions que se pose Nicole et auxquelles Irving ne peut répondre. Le problème c’est qu’une part le soft est extrêmement scripté, comprendre qu’il vous est impossible de prendre des raccourcis dans l’exploration et, d’autre part, beaucoup de dialogues sont inutiles ou alors trop longs pour le peu qu’ils apportent et il est impossible de les zapper. Le scénario tient la route mais je dirai qu’il tire en longueur pour nous offrir un final un peu précipité avec des twists arrivant trop tard. Je ne vais pas vous spoiler l’histoire car elle est l’intérêt principal du jeu mais, par exemple, j’ai l’impression que le jeu se détourne de son propos principal avec la question des violences sexuelles qui reste entière.

Tout passe par les dialogues
Et la récolte d’indices

Bonne réalisation et casque indispensable

Techniquement le jeu tient bien la route. Les intérieurs proposés collent plutôt bien et les deux trois effets que nous propose le soft sont sympa (notamment l’orage). En revanche, il ne vaut mieux pas regarder à l’extérieur via une fenêtre, on s’aperçoit alors que les développeurs n’en avaient rien à carrer de l’environnement autour de l’hôtel. Le jeu est en revanche très sombre et j’ai adoré l’exploration de l’hôtel via le flash d’un polaroid (vous savez vous n’y voyez que dalle et vous prenez des photos pour activer le flash à l’intervalle de 3 secondes : flippant ! La lampe de poche que vous trouverez ne vous éclairera pas mieux pour nous donner une sensation d’oppression. L’isolement et le côté angoissant de l’hôtel sont parfaitement retranscrits.

Y’a quelqu’un ?
Oh putain !

Niveau son, le doublage de Nicole et Irving est vraiment bien tenu et on sent une relation qui s’instaure petit à petit entre les deux personnages. Le côté détaché et un peu « connasse » de Nicole fonctionne très bien durant la première partie du jeu et laisse place à l’interrogation et à la peur laissant transparaître une évolution du personnage. Après je tiens à prévenir, l’usage du casque est absolument nécessaire et le jeu nous y invite fortement au départ. Sans le casque, j’ai eu l’impression que les bruits étaient mal géolocalisés. J’ai galéré à trouver un téléphone dans une pièce car la sonnerie ne venait pas de la bonne direction. Assez chiant et surtout ça casse un peu l’ambiance…

Ce sous sol est angoissant…

Vous n’aurez pas ma liberté… ah beh si !

Le gros point noir du jeu, et pour cause, c’est son gameplay, voir même l’intérêt qu’il peut y avoir à y jouer… Le jeu se dit un « action aventure » mais j’ai plus l’impression d’être face à un jeu narratif dans lequel on est plus spectateur que joueur…Vous devez lever le voile sur les évènements du passé sauf que pour cela, il suffit de lire les dialogues et de vous rendre là ou le jeu vous demande d’aller et d’interagir avec un objet et c’est tout ! Il n’y a pas d’énigmes, pas de combinaison à faire, pas de saut, il n’y a rien excepté lire les dialogues et faire deux trois actions pour progresser et profiter de l’histoire. C’est donc un véritable jeu narratif et pas un jeu d’action.

L’angoisse de ce couloir !

Pour se faire vous avez un passe qui ouvre toutes les portes et le plan des lieux qui est suffisant pour bien se repérer. Si le plan laisse augurer de vastes lieux à explorer, on retombe très vite en constatant que plus des trois quarts nous sont inaccessibles et pour le reste, cela s’ouvre et se ferme au gré de votre progression. On est donc très limité et excepté avoir quelques choix à faire au cours des dialogues, choix qui n’influent en rien sur le dialogue ou sur la suite du jeu, on se contente de seulement suivre le scénario… C’est très peu surtout pour un jeu qui est proposé à 20 euros alors je ne vous dirai pas qu’il se finit en moins de deux heures (ah beh si je vous l’ai dit…).

Quelques options de dialogues…
Le plan est suffisant
De grand lieux pour pas grand chose…

Conclusion

The Suicide Of Rachel Foster part d’un très bon speech de base, sombre et original. Le problème c’est que l’on s’aperçoit très vite qu’excepté son scénario, le jeu ne propose pas grand-chose. Véritable jeu narratif, on se retrouve à 90% du temps spectateur. Alors oui le scénario est intéressant à suivre et les lieux sont agréables à regarder mais à 20 euros on en attend bien plus surtout que The Suicide Of Rachel Foster se montre en plus très court et ne justifie donc pas un tel prix…

Positif

  • Un bon scénario
  • Mise en scène réfléchie

Négatif 

  • Jeu essentiellement narratif
  • Court
  • Un peu cher…

Satisfaction du Piwi 49 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni Daedalic !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 8 septembre 2020
  • Editeur : Daedalic Entertainment
  • Développeur : ONE-O-ONE GAMES
  • Catégorie : Action / Aventure
  • Prix : 19,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse PS4 offerte par Reset PR (Merci Audrey !).



Catégories :Tests

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