Test Inertial Drift, du drift mais pas que…

On se lance, avec un peu de retard, dans Inertial Drift, le jeu arcade de drift développé par Level91 et édité par PQube qui nous offre habituellement de très bons jeux indé. N’ayant pas eu droit à une promotion exceptionnelle, Inertial Drift promet d’être un jeu d’arcade retro, accessible à tous et donnant une bouffée d’air frais aux joueurs. De belles promesses en perspective donc. Il faut cependant se méfier car Inertial Drift n’a jusqu’à présent rien montré de transcendant. Il est temps de vérifier si les gars de Level91 ne sont pas partis en dérapage incontrôlé dans ce test express.

ça va glisser !

Une réalisation minimaliste

Si on a pu voir quelque chose d’Inertial Drift, ce sont ses visuels (arf). Je dois admettre avoir été assez charmé par l’aspect graphique du soft. L’utilisation du cel-shading pour les voitures donne une patte graphique originale et au demeurant réussie. Les voitures ont de la gueule et ressortent bien des décors. Avec 16 voitures différentes réparties en 4 catégories et aux aspects radicalement différents, la majorité des joueurs sera comblée (même si pour débloquer certaines il faudra suer sang et eau…). Bon passé cette originalité, on ne peut que constater que les développeurs ont donné le minimum syndical dans la réalisation du jeu. On a droit à une bonne quarantaine de circuits mais le problème c’est que beaucoup ne sont que des variantes et reprennent donc les mêmes portions. Ensuite il n’y a que 5 environnements qui se ressemblent également pas mal entre eux… On a droit à des circuits autour d’un lac, en centre-ville, à la montagne, à la mer et sur le mont Kino qui mélange ambiance asiatique, montagne, autoroute et bord de mer (oui on a l’impression d’être dans la collection d’albums Martine).

Peu d’environnements
L’aspect rétro est bien présent !

Les environnements sont eux aussi minimalistes, les développeurs ont repris les mêmes éléments pour les implanter plusieurs fois sur le circuit. Après, il faut reconnaître que l’aspect rétro est bien présent particulièrement sur les circuits se déroulant en centre-ville. Le côté minimaliste se retrouve également dans les animations : lorsque vous dérapez, vous avez un simulacre de fumée et puis c’est tout ! Les collisions sont également minimalistes avec la même animation quel que soit l’angle d’impact. Au sujet des collisions, le jeu présente quelques bugs qui fait que la voiture se téléporte en avant ou se remet dans le sens de la route mais dans le cadre d’un choc frontal… En revanche il n’y a pas de problème de collision avec les autres adverses puisqu’il est impossible de rentrer dans vos adversaires qui sont des fantômes… L’aspect sonore du jeu est la plus belle illustration de ce minimalisme. Les bruits de moteurs sont sensiblement les mêmes alors que les bruits de dérapage ou de collision sont toujours identiques… Les musiques sont présentes mais on s’attend plus à les retrouver dans un ascenseur que dans un jeu de drift pourtant on est en droit d’attendre des musiques pêchues on est dans un jeu de drift merde !

Peu de vie…
Les effets de lumière ne sont pas proportionnés…

Beaucoup de contenu mais répétitif

Au niveau du contenu, le jeu se montre assez fourni. On a droit à un mode histoire qui est en fait une simple mise en bouche. On incarne un rookie qui veut devenir le patron mondial du drift. La carrière est divisée en 5 chapitres (correspondant aux 5 environnements) chacun proposant entre 3 et 5 épreuves. Au début on a le choix entre 3 voitures correspondant à 3 niveaux de difficulté (un quatrième niveau se débloque une fois l’histoire terminée une première fois). Je parle de mise en bouche car ce mode permet surtout de se familiariser aux différentes épreuves que peut proposer Inertial Drift mais aussi car votre réussite permet de débloquer des défis dans le mode qui porte le même nom et ces défis permettent de débloquer de nouvelles caisses. On va donc réussir les épreuves pour progresser et terminer le mode histoire en à peine une heure… On va donc enchaîner les time attack, les fantômes (même chose que le time attack mais bon…) les courses face à un adversaire, les épreuves de style dans lesquelles vous devez faire péter le score en driftant. En fait on a que trois épreuves différentes et on se rend compte que pour certaines le drift n’est pas au centre du gameplay… En effet, pour avoir les meilleurs temps ou battre son adversaire, il faut savoir drifter avec parcimonie au risque de perdre trop de vitesse. Pire, certains virage se prennent en tapant dans le décor car la perte est moindre qu’en driftant… Cet aspect m’a laissé un peu perplexe… Pourtant le système de drift est bien pensé avec le stick gauche qui sert à tourner alors que le stick droit à donner l’angle de drift ! Au final, il n’y a que l’épreuve de style qui s’apparente le plus à du drift avec pour objectif faire le max de point en dérapant.

Les épreuves s’enchaînent…
… et se ressemblent…

Pour le reste on retrouve donc le mode défi, qui permet de débloquer de nouveaux véhicules et qui propose un challenge relevé pour certaines épreuves. Il nous oblige surtout à prendre les commandes de bolides au comportement différent et surtout difficile à maîtriser ! Le mode Grand Prix est bizarrement fait. Je m’attendais à une succession de courses avec des adversaires mais pas du tout ! En fonction du véhicule choisi, vous avez 5 épreuves à réussir pour terminer le GP… On dirait donc le pendant du mode histoire, la seule différence est que les épreuves ne se déroulent pas dans le même environnement ce qui oblige le joueur à avoir une bonne connaissance des circuits (car oui le parcoeurisme est mis à l’honneur dans Inertial Drift). Du coup on a l’impression que ce mode a été ajouté pour donner artificiellement plus d’épaisseur au jeu. Le problème est que l’on a beau changé de modes, on a l’impression de toujours faire la même chose en raison d’un manque cruel d’épreuves différentes. Alors Ok un jeu de voitures est répétitif mais entre le manque d’environnements différents, le manque d’épreuves et surtout une certaine mollesse en course avec l’impossibilité de percuter l’adversaire lorsqu’il y en a un et pas âme qui vive aux alentours, on a l’impression d’être seul au monde et de ne faire qu’avaler les kilomètres jusqu’au bout de la route…

Pas mal de voitures
Certaines sont un calvaire à piloter
Le GP des plus bizarres…

Conclusion

Au final, Inertial Drift est un bon petit jeu mais il lui manque pas mal de chose pour en faire un « vrai » bon jeu. Si il y a du contenu de prime abord, on s’aperçoit assez rapidement que l’on fait toujours la même chose dans les mêmes environnements. Le système de twin stick est bien pensé mais pas assez développé et le drift n’est pas si essentiel que ça sur beaucoup d’épreuves. La réalisation relève du minimum syndical et je me demande pourquoi les développeurs n’ont pas essayé de proposer plus que le cel shading des voitures. Inertial Drift est pas mal mais je trouve son prix un peu excessif pour ce qui est proposé.

Positif

  • Le cel shading des voitures
  • Le système de twin stick
  • Un concept original et tourné vers l’arcade

Négatif 

  • Réalisation minimaliste
  • Répétitif
  • Le drift pas totalement au centre du gameplay

Satisfaction du Piwi 70 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni PQube !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 30 septembre 2020
  • Editeur : PQube Limited
  • Développeur : Level 91
  • Catégorie : Course / Voiture
  • Prix : 19,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par PQube (Merci Richard !).



Catégories :Tests

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