Test Monster Trucks Championship, du potentiel mais beaucoup d’imperfections !

Il est temps de faire un tour dans l’Amérique profonde entre une petite danse country, un rodéo vous prendrez bien une course de Monster Truck ce sport qui n’est jamais aussi brillant qu’aux USA. Il faut dire ce qui est : chez nous les Monster Truck c’est plutôt Jojo et Gégé qui propose des grosses voitures aux roues énormes qui roulent sur des carcasses de voitures avec pour seuls spectateurs Micheline et ses petits-enfants de retour après une partie de chasse. Ce bon petit évènement que l’on regarde assis sur une botte de paille avec un hot dog composé d’une saucisse de Strasbourg au goût de plastique dans un pain surgelé avec un peu de moutarde Amora… Aux USA, c’est place au gigantisme avec des évènements qui se déroulent dans des stades de 60.000 places qui font couler des litrons de bières et des tonnes de chicken wings. Là-bas, place au Tom Meents et autre Dennis Anderson qui ont repoussé année après année les limites de ce que l’on pensait possible. Bon je vous dis tout ça genre je suis un fan mais pas du tout ! J’ai toujours perçu ce sport mécanique comme un sport de bourrin par rapport à la F1 genre comparer un catcheur à une danseuse étoile. Mais comme je suis avide de nouvelles expériences vidéoludiques je me suis dit pourquoi pas…

Je pensais pas ça possible !

De la tôle mal froissée

Je me suis donc lancé dans Monster Trucks Championship sans aucune attente particulière et je n’y suis pas non plus allé à reculons, j’avais peut être un sourire moqueur aux lèvres mais sans plus. Les premières minutes ont été une sacrée douche froide… Pas de cinématique d’intro (ne vous inquiétez pas le jeu n’en présente tout simplement pas…) et une présentation des menus très sommaire et pas forcément alléchante à l’œil ce qui laisse perplexe sur le reste du jeu. Un menu assez kitch centré sur le mode carrière puisque c’est le menu principal. Bon je finis quand même mon petit tour dans les menus et je ne trouverai qu’un mode « jeu rapide » qui consiste à se mesurer à l’IA sur une épreuve parmi les 5 proposés que je détaillerai plus tard et un mode online rien de dingue donc. Bref je me lance donc dans la carrière. Avant de me lancer dans la bataille je continue de faire ma fouine et je termine dans le garage où l’on peut personnaliser le seul et unique véhicule car oui il n’y a qu’un seul véhicule que l’on peut personnaliser au niveau de la mécanique et de l’esthétisme. La douche froide continue avec la présentation de notre véhicule qui est moyennement modélisé et avec des textures baveuses… Graphiquement ça ne sent pas bon et je comprends maintenant pourquoi il n’est pas possible « d’admirer » notre véhicule en plein écran (impossible d’enlever le menu de personnalisation) : c’est pas beau à voir tout simplement…

Il est pas beau mon monster truck ?
Et comme ça ?

Après je ne suis pas surpris car bizarrement, je sentais que le jeu allait être moyen graphiquement parlant. Non pas que Nacon nous est habitué à des étrons visuels mais comme il s’agit d’un premier essai dans le milieu des Monster Trucks, je me suis dit que les développeurs n’allaient pas se focaliser sur l’emballage de leur produit. La suite m’a donné malheureusement raison… La première course m’a piqué les yeux et la seconde m’a fait pleurer du sang. Je ne veux pas tirer à boulet rouge mais le jeu accuse une génération de retard au niveau graphismes. Le jeu sortirai sur 360 ou PS3 je ne serai pas choqué. On commence par un public horriblement modélisé puisque selon les angles on s’aperçoit que tout est plat… Les arènes ne donnent pas forcément envie avec des feux d’artifice kitch et qui laissent à désirer en qualité. Mais le pire est à venir et se trouve en course… Le jeu tourne bien tant que l’on est seul sur la piste mais dès qu’il y a des concurrents, le framerate chute et c’est atroce. Lorsque l’on est seul sur la piste, notre regard bloque sur le clipping situé à l’arrière des roues et qui ne cesse jamais… La gestion des dégâts est réaliste mais reste sommaire et que dire des effets de boue ou de poussière… Une nouvelle fois le jeu accuse énormément de retard mais excepté les ralentissements au départ des courses le reste n’est pas gênant pour jouer c’est juste moche… L’aspect son est légèrement mieux. On trouve quelques musiques qui se marient bien avec le concept et le seul et unique bruit de moteur tient la route (arf) en revanche le crissement des pneus ne correspond pas du tout à ce qui s’affiche à l’écran et c’est bien dommage… Vous l’aurez donc compris, au niveau de la forme on n’y est pas du tout et le jeu frôle même le zéro pointé.

C’est pas beau…
… et pourtant c’est vide !
Tout est triste dans ce screen
Regardez l’épaisseur des spectateurs !
Les ralentissements de début de course…

Parfait pour s’initier à la discipline !

Après avoir surmonté le choc de la forme, il est temps de s’intéresser au fond (oui je suis quelqu’un qui aime persévérer). Le jeu propose donc avant tout un mode carrière qui est minimaliste par rapport à ce que l’on peut trouver ailleurs mais qui fait le taf. On trouve donc un aspect gestion qui se limite à gérer son équipe et choisir un sponsor. Pour l’équipe, comme on le trouve dans toute simulation de sports mécaniques, on peut se créer son staff mais le contenu est limité. On peut ajouter jusqu’à 5 membres comme un spécialiste moteur, un logisticien ou un manager. En fonction de leur niveau, ils vous donnent un buff plus ou moins important sur certaines stats de votre véhicule : un couple moteur plus puissant ou une meilleure adhérence des pneus ; le tout moyennant finances bien sûr. Ça reste quand même minimaliste tout comme le choix de votre sponsor. Le sponsor est valable un ou deux évènements et vous impose des objectifs qui une fois remplir vous fait gagner de l’argent et surtout débloque de nouvelles pièces pour votre véhicule. Sauf que le nombre de contrat différent est une nouvelle fois limité et la saison suivante on retrouve les mêmes… Le même constat peut être fait pour les pièces que vous débloquez, il y en a peu et n’espérez pas des combinaisons différentes en fonction de votre style chaque nouvelle pièce gagnée doit être achetée et installée car meilleure que la précédente… On repassera donc pour la variété.

ça a le mérite d’être là
Peu de sponsors
4 types de pneus différents…
Même les options esthétiques sont réduites

Bon le cœur de la carrière reste bien foutu quoique bizarrement construit. Tout d’abord il faut choisir son niveau de difficulté et j’ai envie de vous dire n’hésitez pas à vous voir plus beau que vous ne l’êtes ! Le jeu est facile vous allez vite vous en apercevoir et le problème c’est que vous ne pourrez pas modifier la difficulté une fois la carrière lancée il faudra en refaire une nouvelle. Donc je vous invite à vous mettre au moins en difficile car les bêtes bien qu’impressionnantes, se domptent facilement. Une fois la difficulté choisie vous démarrez la ligue nationale d’abord et ses dix évènements à l’issue desquels il y a une finale qu’il faut impérativement gagner pour passer en ligue professionnelle et enfin majeure. Chaque évènement vous fait gagner de la thune mais aussi de nouvelles pièces. Une nouvelle fois c’est basique mais ça fonctionne. Vous n’êtes bien sûr pas obligé de faire tous les évènements de la ligue pour vous essayer à la finale et vous avez le choix entre plusieurs évènements différents histoire de progresser plus rapidement et facilement. Comme je l’ai dit, le jeu est simple et il vous faudra seulement une quinzaine d’heures pour venir à bout à 100% du mode carrière et donc du jeu ce qui peut sembler court pour une simulation sportive qui normalement peut offrir des centaines d’heures de jeu. Le problème de Monster Trucks est le manque de contenu : moins de 10 circuits différents et un seul véhicule très peu customisable, on a vite fait le tour…

Certains circuits sont techniques
Mais ça reste quand même facile
4ème mondial, propre ?

Le tour mais de quoi car au final je n’ai pas parlé de ce que propose le jeu et des sensations qu’il offre. Le mode carrière propose donc des évènements qui sont une succession d’épreuves. On a 5 types différents. Tout d’abord le mode freestyle, celui avec lequel j’ai eu le plus de mal et qui consiste à faire un max de points en enchainant les figures dans une arène comportant ce que j’appellerai un skate parc pour Monster Trucks. J’ai eu beaucoup de mal car le véhicule se met vite sur le dos ce qui entraîne la fin prématurée de l’épreuve. Un fois le coup compris, on enchaine vite les wheeling, donuts, drift, salto (arrière et avant si si !) ou encore un backflip mural et les sensations sont plutôt bonnes ! On a ensuite le mode destruction qui est la même chose que le mode précédent sauf qu’en plus on a des éléments destructibles type caravanes, voitures ou toilettes de chantier, et qui donnent un bonus de temps. On a également les drag race, épreuve que j’ai trouvé très intéressante. On affronte un adversaire sur un circuit symétrique, court mais technique, le but étant de franchir la ligne le premier pour passer au tour suivant jusqu’à la finale. J’ai énormément apprécié cette épreuve assez dynamique et qui peut être cruelle lorsque vous signez le deuxième meilleur temps mais vous êtes éliminé car vous avez joué contre le premier… Plus classiques, les modes courses qui nous oppose à 7 autres concurrents et contre la montre. Ces modes sont classiques mais surtout faciles ! En course, il faut moins d’un tour pour mettre 10 secondes aux adversaires et les contre la montre proposent des temps qui se battent les doigts dans le nez. Je me répète mais n’ayez pas peur de monter le niveau de difficulté.

Ok ça finit mal mais voilà le combo !
La classe à Dallas !
En course on affronte des débiles !
Je pose ça là…

Conclusion

Monster Trucks Championship est le premier jeu d’un sport assez méconnu en France (et heureusement ?!?) et porte assez bien le flambeau. C’est vraiment dommage que le jeu souffre d’une réalisation aussi catastrophique et rassemblant des graphismes datés, du clipping et des ralentissements. La carrière se parcourt plutôt bien avec des épreuves variées et demandant des compétences et un style différents, j’aurai aimé une adversité digne de ce nom au lieu de pilotes con comme des moules… Les fans seront quand même ravis du jeu et les curieux, comme moi, passeront un bon moment, le jeu offrant de bonnes sensation facile à appréhender. Le moment pourrait être plus long si les développeurs voulaient bien ajouter un peu plus de contenu (appel du pied…).

Positif

  • De bonnes sensations de conduite
  • Accessible à tous
  • Seul sur le marché

Négatif 

  • Graphiquement moche !
  • Manque de contenu

Satisfaction du Piwi 60 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni Nacon !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 15 octobre 2020
  • Editeur : Nacon
  • Développeur : Teyon
  • Catégorie : Course / Simulation
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse offerte par Mercure Digital (Merci Remy et Amélie !).



Catégories :Tests

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