Test Dirt 5, de l’adrénaline dans les veines !

On y est ! Après des tonnes d’annonces, d’images, de trailers, d’informations le bébé de Codemasters 100% arcade est enfin disponible. A côté de la licence Dirt Rallye très axée simulation, les gars de Codemasters ont pris le temps de bichonner le nouveau venu et de prendre un virage à 180 degrés et proposer un titre funky et surtout fun tout court ! On ne peut que saluer cette prise de risque vu que de nos joueurs les simulations « au plus proche de la réalité » ont le vent en poupe. L’heure est donc venue de savoir si le résultat final est à la hauteur de l’attente et de la hype créée surtout que Dirt 5 sera également l’un des premiers jeux de bagnoles à sortir sur next-gen !

Non je n’ai pas fait exploser la voiture sur le podium !

Une ambiance groovy est décomplexée

S’il y a bien une chose qui frappe dès les premières secondes en main, c’est l’ambiance générale donnée au soft. C’est groovy, flashy, pêchu bref on est bien loin de l’austérité à laquelle Codemasters nous a habitué dans ses épisodes de rallye précédents ! La réalisation nous fait comprendre, bien avant la première course, que l’on est face à un jeu d’arcade totalement assumé et je ne vous cache pas être totalement conquis ! Vous commencez à le savoir, même si je progresse, je reste une bonne tanche pour les simulations de courses automobiles en revanche dès que l’on passe en mode arcade, je dois dire, en toute modestie, que je touche ma bille ! Revenons à nos moutons et donc à la réalisation. On aime ou on n’aime pas mais le code couleur adopté par le jeu est très… « fluo » ! Que ce soit dans la présentation des menus, du mode carrière ou encore des courses ça claque à la rétine ! L’ensemble est très bien fait et les couleurs bien équilibrées. Mais il n’y a pas que les menus qui sont bien foutus…

C’est fun…
… décomplexé…
… et ça met dans l’ambiance !

La réalisation du jeu est dans l’ensemble de très bonne facture même si l’on pourra toujours pester pour certains détails. Dirt 5 nous propose de parcourir le monde : Brésil, USA, Norvège en passant par le Maroc on voit du pays et des environnements radicalement différents. La météo dynamique arrive à sublimer les lieux surtout lorsque l’on doit faire face au milieu d’une course à une tempête de neige ou de sable ! Les reflets de l’eau ou de la glace sont assez bluffant de réalisme mais car il y a un mais le jeu pêche dans les détails. Les environnements sont assez riches mais on aura quelques problèmes de modélisation tant pour les voitures que pour les circuits. Les voitures ne sont pas faites dans les détails et s’il y a une gestion des dégâts esthétiques, cette gestion n’est pas forcément très réaliste : vous pouvez taper dans les voitures comme un gros cochon, il en faudra pour vous séparer de votre capot. Idem lorsque vous allez percuter un bord, effectuer deux tonneaux et la voiture est quasi intacte… Les circuits sont bien modélisés même si l’on n’est pas sur un AAA à gros budget mais il j’ai toutefois eu du mal avec l’effet des roues sur la terre. J’avoue avoir choisi au départ l’option qualité d’image à celle de la fluidité mais les différences ne sont pas flagrantes et on reste sur notre faim. Enfin concernant la météo dynamique, c’est sympa l’évolution en pleine course de la météo mais j’ai trouvé les changements un peu brutaux comprendre que l’on passe du jour à la nuit sans passer par un crépuscule.

La présentation des circuites est réussie
Oopohhh la lune !
Et un zoli éclair !

Un autre aspect qui donne la pêche à Dirt 5 c’est indéniablement la bande son qui est vraiment très réussie ! On a droit à des mélanges pop / rock à chaque fois très rythmé et qui colle parfaitement à l’esprit que les développeurs ont voulu donner à leur bébé ! C’est un véritable plaisir pour les oreilles même en course ou les musiques disparaissent pour laisser place au son des moteurs gorgés de chevaux ! Sur ce point, le bruit de chaque catégorie de véhicules et assez réaliste et c’est bien l’une des seules choses qui se rapproche de la réalité pour Dirt 5 et pour mon plus grand plaisir !

C’est très propre
Et vraiment immersif !

De la tôle froissée et des écarts de conduite

Bon niveau gameplay comme je le répète depuis le début, Dirt 5 est résolument tourné vers l’arcade et je vous invite fortement à oublier tout ce que vous avez appris des précédents opus et de Dirt Rallye ! On va commencer par la base, le frein ne sert que très modérément on va préférer relâcher l’accélérateur et effectuer un drift pour négocier un virage en épingle et c’est jouissif de voir que ça passe les doigts dans le nez. De toute façon, on comprend très vite que le jeu nous pousse à adopter une conduite nerveuse et agressive, les concurrents ne se gênant pas pour nous rentrer littéralement dedans ! Il y aura donc de la tôle froissée en bon jeu d’arcade qui se respecte, les dégâts ne sont qu’esthétiques et votre bolide roulera toujours nickel malgré une multiplication de choc en tout genre et de tonneaux ! Et mon dieu que cela fait du bien de pouvoir conduire sans se prendre la tête dans une multitude de réglages ou sans avoir à connaître le circuit absolument par cœur !

Il va falloir jouer du muscles !
Réaliste ??

Mais Dirt 5 n’est pas non plus un jeu totalement bourrin ! Le jeu propose des épreuves qui demanderont un peu plus de doigté. Je pense bien sûr aux circuits sur glace qui vous demander une sacrée maîtrise du drift et qui ne laissent passer aucune erreur. On a également les épreuves de land rush dans lesquelles on prend les commandes d’un buggy survitaminé pour gravir un des pentes abrutes qui demandent de la technique et une bonne gestion des sauts. Enfin on a droit aux épreuves gymkhana qui se situent dans des arènes et qui consistent à passer des obstacles tout en effectuant des figures et autres sauts pour gagner des points. Alors tout n’est pas rose dans Dirt 5 et si le jeu se veut très arcade, je me serai volontiers passé des problèmes de physique et surtout de collisions. Il m’est régulièrement arrivé de perdre le contrôle du véhicule ou de le voir rebondir à plus de deux mètres de hauteur alors que j’ai simplement effleuré un poteau… Si l’on peut heurter les murs en plein virage sans perdre beaucoup de vitesse, il peut en être tout autrement avec un petit rocher situé en bord de route… C’est assez frustrant surtout lorsque cela se produit à moins de 100 mètres de l’arrivée… Je ne parle pas des épreuves qui nous mettent au volant de mini véhicules avec d’énormes ailerons et trop de chevaux pour leur gabarit… J’ai vécu ces courses comme une torture et même après des dizaines d’heures de jeu, les diriger reste pour moi une énigme, heureusement qu’il n’est pas nécessaire de faire toutes les épreuves pour terminer le mode carrière !

Aller plus haut !!!
Le gymkhana
Ces courses sont une torture !

Du contenu mais un manque de variété

Dirt 5 propose un sacré contenu avec un gros mode carrière. Je reste quand même dubitatif sur ce mode carrière. Les premières heures de jeu m’ont entièrement conquis mais passé la surprise, je suis un peu retombé comme un soufflet. Il y a beaucoup d’épreuves mais on les enchaine très vite et sans rencontrer de grandes difficultés et un sentiment de répétitivité fait vite son apparition. Pourtant il y a de quoi faire avec beaucoup de catégories de véhicules différentes et des épreuves offrant des expériences opposées même si on trouve beaucoup de courses sur circuit avec trois tours. Les circuits sont eux aussi en grand nombre mais je ne sais pas il manque un truc… Peut être du relief à un jeu qui n’en manque pourtant pas dans son ensemble. Au final j’ai trouvé le mode carrière assez plat et sommaire bien que présentant un sacré contenu. Les sponsors en sont un bel exemple, on a le choix d’un sponsor qui va nous payer ce qui nous permet d’acquérir de nouveaux véhicules et qui va nous donner des objectifs de carrières qui une fois remplis nous débloque des éléments cosmétiques ou des livrées mais rien de bien folichon. A côté du mode carrière, on a le mode arcade qui est en fait un mode course libre et un mode playground qui est l’éditeur de circuit avec lequel on pourra construire de toutes pièces les épreuves de gymkhana, gate crasher (atteindre des check points le plus vite possible) ou smash attack (détruire des objets pour faire un max de point).

Le mode arcade est bien construit
L’éditeur de circuit est asse complet
On a beau être sur la glace, c’est chaud !

En plus de pouvoir créer les circuits que l’on veut, on peut bien évidemment customiser ses livrées ainsi que son profil avec des plaques et titres plus badasses les uns que les autres. Là encore je reste un peu sur ma faim et je n’ai pas forcément trouvé beaucoup de choix notamment dans la modification esthétique des véhicules. Le problème est que pour débloquer de nouveaux éléments il faut les payer via les dollars empochés dans les épreuves, les mêmes qui vous permettent d’acquérir de nouveaux véhicules plus performants. On va donc privilégier les nouveaux véhicules aux éléments cosmétiques et il faudra donc jouer longtemps pour modifier son bébé comme on le souhaite. Une nouvelle fois, c’est dommage surtout pour un jeu qui met quand même en avant le « kéké tunning »…

Une voiture « girly »
Ou du n’importe quoi
ça reste moche quelle que soit la couleur !
Des plaques badasses

Conclusion

L’Arcade avec un grand A est de retour avec Dirt 5 et j’ai envi de crier : enfin ! Surtout que le jeu bénéficie d’une réalisation très propre que ce soit les graphismes ou la bande son qui est d’une très grande qualité. Si le jeu se veut nerveux et pêchu, il est vraiment dommage que le mode carrière manque de rebondissements ou de reliefs. Il s’agit du mode principal de jeu et passé quelques heures un gros sentiments de répétitivité fait son apparition comme si cela manquait de caractère. Je ne saurai comment l’expliquer car en course, les tracés sont variés et les adversaires retords mais justement on a l’impression que chaque course se déroule de la même manière et sans difficulté, peut être en raison de l’aspect arcade. En tout cas le jeu reste une valeur sûre et fera plaisir à tout ceux qui, comme moi, veulent faire une pause avec les simulations et faire chauffer un moteur sans passer une vie à le régler !

Positif

  • Une pêche et un feu de tous les diables !
  • Da l’arcade comme on l’aime !
  • Gros contenu en mode carrière
  • Graphiquement vraiment très propre

Négatif 

  • Quelques problèmes de collision
  • Quelques épreuves horribles
  • Répétitif

Satisfaction du Piwi 87 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni Codemasters !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 6 novembre 2020
  • Editeur : Codemasters
  • Développeur : Codemasters
  • Catégorie : Course
  • Prix : 69,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Koch Media (Merci Thomas !).



Catégories :Tests

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