Test Crash Bandicoot 4 : It’s About Time, esprit es-tu là ?

Ok, j’ai pas mal de retard vu que le jeu est déjà sorti sur Xbox One et PS4 depuis maintenant 6 mois mais, il vient de sortie sur les consoles next-gen ainsi que sur Nintendo Switch, c’est donc l’occasion rêvée de refaire son retard surtout qu’il est impossible de passer à côté du grand retour d’une icône vidéo ludique des années 90-2000 ! Pour ceux qui l’ignorent (s’ils existent encore) Crash Bandicoot a été une licence phare de la Playstation et a d’ailleurs contribué aux succès de cette dernière. Développé par les gars de Naughty Dog, la licence a donné une cure de jouvence au genre « plateformer » en proposant un héros déjanté, un poil plus mature et surtout un rythme totalement effréné à leur jeu associé à une difficulté extrême. Après avoir fait le succès du studio durant trois ans, la licence a été cédée et notre Bandicoot international a fini, tout comme grand nombre des licences d’époque, aux oubliettes. Il faudra attendre 19 ans pour que la série soit reprise par Activision qui va confier le développement à Vicarious Visions qui va proposer l’excellent remake des trois premiers opus (les seuls et vrais opus de la série) : Crash Bandicoot: N. Sane Trilogy. Cette fois, Crash revient sous la forme d’un épisode inédit avec aux commandes Toys for Bob ! Il est temps de voir si le retour à l’état de grâce se confirme pour le marsupial virtuel le plus déjanté de la planète !

Ils sont de retour !

Crash is back !

La licence Crash Bandicoot a eu droit à de très nombreux opus mais comme je l’ai indiqué en intro, pour les fans de la première heure, seuls les trois premiers méritent d’être retenus, les autres étant des jeux insipides et sans saveur pour ne pas dire ratés. Cela tombe bien car Crash Bandicoot 4, It’s About Time est la suite directe du numéro 3 ! On retrouve donc Crash et Coco qui se repose tranquillement sur îles Sanity après avoir déjoué une nouvelle fois les plans de l’horrible Docteur Cortex. Ce dernier avec son acolyte N Tropy ne s’avouent pas vaincu et arrivent à se libérer de leur exil en créant une faille spatio-temporelle. Le problème est que cela fout le bordel dans le monde entier au point de risquer de le détruire. Crash et Coco reprennent du service pour collecter 4 masques aux pouvoirs particuliers qui peuvent rétablir l’équilibre et stopper Cortex et N Tropy. Le scénario ne casse pas trop pattes à un canard mais permet surtout d’insérer de nouvelles mécaniques de gameplay bienvenues qui donnent un côté neuf à la licence sans en retirer son esprit (j’y reviendrai). Surtout, la narration de ce nouvel opus reprend le côté déjanté de la série et toutes les cut-scènes ou cinématiques que propose le jeu regorgent d’humour gras et potache mais qui correspondent tellement à nos héros !

La mise en scène est de qualité

Crash est donc bien de retour et c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé le côté décalé de notre héros. Ce retour s’accompagne d’une réalisation d’excellente facture ! J’ai effectué le test sur Nintendo Switch et il est évident que la console n’a pas la technologie qui lui permette de se hisser au niveau d’une Xbox One ou d’une PS4 Pro que dire d’une next gen. Cependant et bien que ce ne soit pas la panacée j’ai été très agréablement surpris par le niveau graphique du jeu ! Je sors d’un Bowser’s Fury dans lequel j’ai vu que la console peinait énormément à afficher les éléments dans des environnements ouverts et riches et Crash Bandicoot 4 It’s about time propose une réalisation bien supérieure. Les cinématiques sont particulièrement bien travaillées et permettent de profiter pleinement de la narration du jeu et de l’humour qu’elle comporte. Le remake, N sane Trilogy, avait déjà montré de bien belles qualités et les gars de Toys for boy ont suivi la voie et ont choisi de récupérer la présentation qui a fait le succès de la série avec un chemin étroit qui alterne scrolling horizontal et vertical. Dans l’un comme dans l’autre les graphismes sont vraiment bien réalisés bien que l’on ait droit à quelques textures baveuses en raison des limites du support.

Les décors que l’on traverse sont variés et nous amènent à voir du pays : jungle, montagne, neige, désert, village asiatique, néo punk tout y passe et c’est tant mieux ! Chaque environnement dispose d’un bestiaire propre bien qu’ayant les mêmes paterns : seul le design change. Une nouvelle fois, que ce soit en scrolling vertical ou horizontal, le jeu est fluide et l’affichage ne souffre pas trop ou en tout cas moins que je ne l’aurais cru ! Mention spéciale au mode « cassette flashback » qui nous permettent de jouer dans des niveaux versions originales avec la présentation qui va avec à savoir l’impression d’être sur une télé cathodique qui fatigue pour rafraichir l’écran. La dimension sonore n’est pas en reste. In game, on retrouve les bruitages propres à la série et les musiques sont plutôt sympathiques quoiqu’un peu trop discrètes par moment. Le doublage dans les cinématiques est de qualité que ce soit en VF ou en VO ce qui est à souligner !

C’est plutôt détaillé
ça reste fluide même avec pas mal d’éléments pour une Switch
Le soucis du détail

Quoi de neuf là dedans ?

Oui Crash est définitivement de retour lorsque l’on voit le choix prix par les développeurs. On aurait pu croire qu’ils cèdent aux sirènes de l’open world ou qu’ils tentent d’innover en proposant un gameplay un peu plus en 3D comme l’on fait malencontreusement les épisodes post numéro 3 mais que nenni ! Avec Crash Bandicoot 4 It’s about time reste sur les bases qui ont fait le succès de la série ! On a donc toujours cette progression en mode scrolling horizontal ou vertical via un chemin très étroit et quasiment tout le temps en ligne droite. Notre Crash n’a rien perdu de sa superbe et il peut tourbillonner, double sauter, dasher vers l’avant. On retrouve les mêmes caisses de pommes, de TNT et de nitro (foutues saletés !). Le concept n’a pas changé et on parcourt les niveaux sur un rythme que le jeu veut effréné quitte à nous pousser à l’erreur. On a toujours 6 gemmes à récupérer par niveau, en fonction de votre taux de complétion, de votre nombre de morts et de vos découvertes. Chaque monde se conclut par un combat de boss qui peut tantôt être une courte poursuite en mode scrolling vertical tantôt un niveau un peu « plateforme » qui demande d’effectuer un certain nombre d’action pour découvrir le point faible de l’ennemi pour le frapper : classique mais efficace.

Les boss se renouvellent
C’est parti pour courir !

On peut penser au final que les développeurs ne se sont pas foulés mais c’est sans compter sur les masques quantiques qui apportent des nouveautés dans le gamplay tout en permettant aux gars de Toys for bob de travailler un level design qui se renouvelle à merveille. Au cours de votre aventure vous allez acquérir 4 masques qui vous donnent des capacités pour jouer sur les dimensions. Le premier vous permet de faire passer des objets, caisses ou plateformes d’une dimension à l’autre pour progresser. Le second permet de tourbillonner sans se soucier de l’apesanteur, le troisième de ralentir le temps et le dernier d’inverser la gravité. Bien entendu, le level design va nous permettre d’user de ces capacités à bon escient. On peut reprocher cependant le manque de liberté pour l’usage de ces masques qui n’est possible que sur certains passages. Comprenez par là que vous ne pourrez pas inverser la gravité quand bon vous semble mais uniquement dans les niveaux et plus précisément pour certains passages du niveau. C’est vraiment dommage car une nouvelle fois les développeurs ont bien travaillé le level design pour user au mieux de ces nouvelles capacités et j’aurai aimé en avoir plus même si le jeu n’est pas avare en termes de contenu bien au contraire ! Les développeurs ont également ajouté des séquences sur des rails assez travaillées et qui demandent d’avoir des réflexes de malade si l’on veut récupérer toutes les caisses du niveau !

ça commence souple…
… et ça devient vicieux
ça glisse !!!

Un contenu et une difficulté à rendre fou !

On ne va pas se mentir, une des caractéristiques de la licence Crash, c’est la difficulté qu’elle propose. Rassurez-vous, on retrouve ainsi la difficulté du jeu, car si le terminer en ligne droite ne prendra que quelques heures, le faire à 100% est une tout autre paire de manche. La faute à une maniabilité un peu rigide bien qu’assouplie par rapport à l’époque, à un manque de lisibilité pour appréhender la distance des sauts et surtout donc à une difficulté monstrueuse ! Le jeu nous offre le choix entre mode moderne ou classique. Le mode moderne permet d’avoir un nombre infini de vie alors que le classique nous fait repartir à zéro une fois nos vies épuisées. Je vous avoue avoir opté au départ pour le mode moderne et heureusement !!! Dans le dernier tiers du jeu j’ai mis parfois plus de 20 vies pour finir le niveau ?!? Certains niveaux sont un calvaire avec la nécessité de switcher avec le masque quantique en plein saut pour éviter une mort ou des ennemis à profusion qui vous ôtes la vie au moindre contact !

Il y a de quoi faire
Et il faut s’accrocher pour tout avoir !

Je me suis alors rendu à l’évidence : mon dieu que j’ai vieilli ! Entre la dextérité qui en prend un coup et ma patience qui fond comme neige au soleil, je ne vous cache pas avoir été à deux doigts de la crise de nerfs lorsque je me suis tenté au 100% sur certains niveaux ! Car Crash Bandicoot 4 propose un contenu assez phénoménal pour ceux qui aime la complétion. On a quand même 10 mondes avec trois niveaux chacun, les mondes flashback d’une difficulté supérieure et aussi les niveaux spéciaux dans lesquels il est possible de commander les « compagnons » de Crash : Tawna, Cortex et Dingodile. Ces personnages amènent une alternative au gameplay puisque ces derniers n’ont pas la toupie de Crash mais disposent d’une capacité propre : grappin, fusil propulseur ou aspirateur. On ne peut les utiliser que dans les niveaux alternatifs ce qui ajoute, une nouvelle fois, du contenu. A côté du mode histoire assez conséquent, on a les niveaux N’versé qui amène encore un level design différent et enfin le fameux time trial pour les fans de speedruns (et de masochisme, il faut le dire hein). De quoi donc passer de très longues heures devant son écran !

De la variété dans le gameplay
Les niveaux flashback sont un calvaire !

Conclusion

Crash Bandicoot revient enfin en force et avec classe. L’opus reprend tout ce qui a fait le succès de la série sur PsOne et les développeurs ont ajouté des mécaniques de gameplay qui ne dénaturent en rien l’esprit de la licence. Au final on retrouve tout ce qui nous a fait aimer et détester Crash Bandicoot. C’est quand même un plaisir de parcourir le jeu surtout que la réalisation est de très grande qualité pour un jeu Switch. On est loin de la réalisation d’un jeu Xbox One ou PS4 mais Crash Bandicoot 4 It’s about time est quasiment le plus beau jeu que j’ai eu l’occasion de voir. Les nouveaux comme les fans de la première heure y trouveront leur compte et je ne peux que vous recommander de vous lancer dans cette folle aventure qui, attention, présente une grosse difficulté !

Positif

  • Un gameplay et un level design au top !
  • Réalisation graphique et sonore de grande qualité
  • Un contenu conséquent
  • Crash est de retour !

Négatif 

  • L’appréhension des sauts
  • La difficulté assez relevée

Satisfaction du Piwi : 90%

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Nintendo ni Sony ni Microsoft ni Activision !) ICI XBOX ONE ou ICI PS4 ou ICI Switch.

  • Date de sortie : 1 octobre 2020
  • Editeur : Activision
  • Développeur : Toys for Bob
  • Catégorie : Jeu de plateforme
  • Prix : 69,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé grâce à une version presse Nintendo Switch fournie par l’agence Cartel (Merci Youssef !).



Catégories :Tests

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