Test Two Point Hospital, un hôpital ou une maison de fous ?

Plus de 20 ans après Theme hospital, nous avons enfin droit à la suite qui est développé par des survivants du studio Bullfrog… Bullfrog illustre studio auquel on doit pas mal de grands jeux de gestion et je vous avoue que pour moi c’est avant tout Dungeon Keeper. Bref le studio nous a pondu des jeux de gestion mais toujours avec un côté décalé à savoir de l’humour sans oublier une certaine exigence. Il faut quand même être sacrément couillu pour proposer la suite d’un jeu qui a comblé plusieurs générations. Alors j’admets avoir du retard puisque le jeu a plus de trois ans sur PC et est sorti il y a un peu plus d’un mois sur consoles mais bon avec toutes les sorties auxquelles nous avons eu droit, il m’a été difficile de me plonger dans la région de Two Point County afin d’y améliorer la qualité des soins. Après avoir ouvert et géré plus d’une quinzaine d’hopitaux je peux vous dire si nous sommes face au successeur de son illustre ainé !

Un hôpital très… spécial !

Hippocrate ou hypocrite ?

Two point hospital vous place aux commandes d’une organisation qui gère plusieurs hopitaux dans la région et qui voudrait bien s’accroitre afin d’avoir le monopole de l’administration des soins. Il faudra donc à chaque fois prendre les commandes d’un hôpital afin de le développer, d’en améliorer le prestige et surtout d’en augmenter les bénéfiques. La campagne va donc nous proposer une quinzaine d’établissements, hors DLC, qui ont chacun des objectifs et des fonctionnements différents histoire de nous faire travailler toutes les mécaniques de gameplay et je vous dis qu’il y en a beaucoup ! Il est évident qu’un hôpital de montagne n’a pas les mêmes besoins qu’un hôpital universitaire ou de celui proche d’une centrale nucléaire (quelle idée de le foutre si proche aussi !). Si le jeu est un jeu de gestion qui est plus est de gestion hospitalière, oubliez l’austérité qui peut être attachée au genre. Vous le comprendrez très vite mais dans Two Point Hospital on est aussi là pour se marrer ! Les gars de Bullfrog, il y a 20 ans, avaient apportée une attention toute particulière à cette caractéristique et l’esprit est le même dans cette suite. Oubliez la grippe ou la COVID 19 et bienvenue à la maladie de la tête d’ampoule ou du clown qui nécessitent la mise en place d’une clinique du rire…

Une bonne clinique du rire !

Vous le devinerez : le bien être du patient n’est pas au cœur de vos préoccupations à moins que celui-ci vous permettent d’augmenter vos bénéfices. En bon patron, la seule chose qui importe est que vos recettes dépassent largement vos dépenses. Vous pourrez ainsi mettre en place des distributeurs de nourriture de luxe, des boutiques de souvenirs bref tout pour se faire un max de pognon. Il va falloir composer avec le personnel qui cumule plus les défauts que les qualités : vous voulez un docteur qui manque d’hygiène ou une hôtesse d’accueil qui est désagréable et pas souriante ? Vous serez servi ! Le côté loufoque est également présent avec la patte graphique du soft. Je trouve un certain côté cartoon ou peut être plus Wallace et Gromit ou Chicken Run avec un aspect pate à modeler. Ce choix donne un côté très second degré au jeu au delà de l’aspect des patients qui ont des casseroles sur la tête, des ampoules ou encore des clowns pas drôle… C’est en tout cas très réussi même si on pourra toujours reprocher un certains côté basique pour les animations.

La boutique de souvenirs pour plus d’argent
Son problème c’est la casserole

En tout cas, j’ai pu faire le test sur switch et le jeu tourne bien même en présence de beaucoup d’éléments en circulation surtout en mode bac à sable ou vous pouvez construire un hôpital sans limite et qui peut accueillir un nombre impressionnant de patients ! C’est donc fluide via un aspect graphique et des animations réduites mais qui ne dénature pas du tout le jeu et son esprit. En revanche, au niveau des sons c’est l’anarchie totale ! On a droit à des musiques d’attente type d’ascenseur qui vont parfaitement avec la gestion hospitalière mais in game c’est impossible de suivre quoique ce soit avec les sons. Entre celui du mail, celui du personnage principal, les machines de soins, le haut parleur de l’hôpital, on s’y perd totalement et je ne vous parle pas des temps de crise type séisme ou explosion nucléaire qui vous vrillent les tympans avec tous les sons d’alerte. C’est assez fouillis et mis à part nous déranger dans notre partie, cela n’apporte rien…

C’est très propre dans l’ensemble
Même avec pas mal d’éléments

Un contenu monstrueux pour une gestion des plus pointues !

Je l’ai écrit un peu plus tôt, Two point hospital est un jeu de gestion qui propose un mode campagne qui comprend 15 missions ou plutôt 15 hopitaux à gérer. Ce mode campagne permet de s’essayer à toutes les mécaniques du jeu petit à petit pour dans les derniers niveaux s’arracher les cheveux au regard du nombre monstrueux de paramètres à gérer. Au début c’est très simple, on pose une réception, on embauche un assistant administratif puis on ouvre une salle de généraliste, on embauche un médecin, une pharmacie on embauche un infirmier. C’est la base de chaque niveau et par la suite il faut construire les salles qui permettent la prise en charge de toutes les maladies que vous allez rencontrer (quasiment 200 maladies tout de même !) : diagnostic général, salle commune des fractures, cardiologue, psychiatrie, salle luminux (pour les têtes d’ampoules). Au fur et à mesure que l’on agrandit son hôpital on embauche plus de personnel dont des agents de maintenance pour réparer et nettoyer les machines. C’est bien vous pouvez soigner les patients mais ce n’est pas l’objectif premier d’un directeur d’hôpital…

La base
Petit à petit l’oiseau fait son nid

Car au delà de soigner, il faut avoir un hôpital prestigieux pour faire encore plus de fric ! Le but de chaque mission est de faire gagner trois étoiles à votre hôpital façon hôtel en réussissant des objectifs donnés au delà de missions secondaires. Il faut donc penser au bien être des patients et à la rentabilité. On va donc gérer l’attente des patients en plaçant des supports de magazines, des distributeurs de confiseries, des spectacles de marionnettes (oui vous avez bien lu dans un hôpital…), des boutiques de souvenirs. Il faut également des plantes et des bancs pour que les patients attendent de manière confortable, des radiateurs pour ne pas avoir froid bref une masse d’éléments à installer. Mais il faut aussi penser à son personnel qui doit avoir une bonne salle de repos ainsi que de bonnes salles de travail que l’on améliore en ajoutant des éléments type poubelles, photos, peintures. Et surtout avec tout ça n’oubliez pas d’ajouter des toilettes régulièrement ! Il faut aussi penser à gérer l’humeur de votre personnel en les formant, en les augmentant ou en répondant à leur désire rata… Malgré tout ça, il faudra également faire face aux évènements imprévus type fantôme de patient décédé, séisme, invasion d’ET… Ce n’est plus un hôpital mais c’est une véritable maison de fous que vous dirigez !

Joyeux bordel !
Les urgences secondaires
Mieux que le Carlton !

On a donc un sacré contenu de proposé surtout qu’il faut vraiment les avoir accroché pour terminer tous les niveaux avec les trois étoiles. Le jeu n’est pas difficile en soi et le game over est très rare. Il va intervenir notamment en raison d’un manque d’argent parce que vous n’avez pas fait gaffe à la rentabilité mais il est toujours possible de revenir en arrière pour corriger les erreurs faites. Le véritable problème est la répétitivité du jeu. Pour chaque mission, il faut reprendre l’hôpital à zéro en recréant chaque salle ce qui est assez chiant en raison d’un détail sur lequel je vais revenir juste après… L’autre problème est qu’il y a bien trop de paramètres à gérer au fil de notre progression et les derniers niveaux perdent même leur côté humour parce que l’on est trop occupé à analyser tous les graphiques qui nous sont proposés pour rattraper la situation. On s’aperçoit alors que les développeurs ont poussé jusqu’au bout leur jeu qui est donc tout sauf superficiel !

La gestion des employés est assez lourde
Le nombre de maladie à gérer est impressionnant !
C’est indigeste au possible non ?

Un manque d’adaptation au support

Vous commencez à le savoir, le principal reproche que je fais au jeu de gestion qui sortent sur consoles, c’est la maniabilité ! Exit les raccourcis clavier et exit le pointeur à la sourie qui est plus précis que le stick d’une manette aussi perfectionnée soit elle. Lorsque j’ai débuté le test du jeu, je me suis dit avec le pad tactile de la Switch, ça va être un vrai bonheur de naviguer sur l’écran avec le doigt et de jongler entre les différents menus via une simple pression papillaire (oui quand je fais un test je ne me spoile rien et donc je ne lis rien avant de faire le jeu). Dès les premières minutes je suis tombé de haut ! Le jeu n’utilise aucunement l’écran tactile qui aurait pourtant rendue la maniabilité moins laborieuse ! Il faut donc tout faire au stick et c’est là que le jeu devient très chiant notamment pour la création des salles qui imposent la mise en place de chaque élément au stick et avec une navigation lente au possible ! Imaginez que chaque salle comprend sa construction, la porte, un ou deux éléments nécessaires puis des éléments facultatifs mais ô combien importants pour l’efficacité de la salle et le bien être du personnel : poubelle, plante, classeur, photo, radiateur. A chaque fois il faut choisir en naviguant dans la longue liste d’éléments, puis le choisir le mettre à la place que l’on souhaite en composant avec l’imprécision du stick, revenir dans le menu choisir l’élément suivant et ainsi de suite. C’est lourd surtout qu’à chaque début de niveau il faut tout refaire ! Sérieux l’écran tactile aurait résolu tous les problèmes et aurait rendu le jeu moins chiant dans la maniabilité.

1690 mots

Le zoom et dezoom est assez laborieux
Le pointeur manque de précision

Conclusion

Plus de 20 ans que l’on attendait la suite de Theme Hospital et il faut admettre que l’on a, avec Two Point Hospital, le digne successeur. Le jeu reprend tous les codes qui ont fait le succès de son ainé : humour, patte graphique et une gestion des plus pointilleuse. Les fans des jeux de gestion peuvent foncer les yeux fermés sur le soft qui n’échappe pas aux critiques habituelles que l’on peut faire aux jeux du genre sur consoles surtout que pour avoir fait le jeu sur Switch, je ne comprends pas que les développeurs n’aient pas pris en compte les spécificités de la console pour résoudre les problèmes de maniabilité. Sur ce point, je suis très déçu car si l’écran tactile avait été utilisé, cela aurait rendu l’ergonomie quasi parfaite et l’expérience de jeu n’aurait été que meilleure !

Positif

  • L’aspect graphique
  • Gros contenu très détaillé
  • Le retour en force de la gestion hospitalière loufoque

Négatif 

  • La maniabilités imprécise et inadaptée
  • La gestion trop poussée sur les derniers niveaux
  • Répétitif

Satisfaction du Piwi 75 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni SEGA !) ICI PS4 ICI SWITCH ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 5 mars 2021
  • Editeur : SEGA
  • Développeur : Sports Interactive
  • Catégorie : Simulation
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse Switch offerte par Cosmocover (Merci Fernando ^^ !).



Catégories :Tests

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