Test ScourgeBringer, le roguelike en mode die and retry !

On se retrouve ce week-end avec un petit jeu indé qui était passé totalement sous mes radars au moment de sa sortie sur Switch et surtout sur le GamePass il y a quelques mois à peine. Je ne sais pas comment j’ai pu passer à côté de ScourgeBringer d’autant que le jeu est développé par Flying Oak Games, studio français (cocorico !!!) et vous connaissez ma volonté de mettre nos chers talents nationaux en avant ! Cet oubli est encore moins pardonnable pour moi quand je vois que le jeu est en mode pixel art et sent bon le retro. Il est donc temps de se mettre au boulot et de relever le défi ô combien corsé que proposé ScourgeBringer !

Retour vers le passé !

Les plus vieux se souviendront des fameux livrets papier qui accompagnait les jeux d’antan (vous savez ceux qui sortaient finis et qui n’avaient pas besoin d’un patch day one ou d’une mise à jour ultérieure pour le rendre jouable, toute ressemblance avec un jeu sorti récemment n’est que pure coïncidence…). Ces livrets nous donnaient quelques informations sur le contenu du jeu, les items voir même quelques astuces utiles. Ils permettaient surtout de poser les bases très succinctes d’un scénario sur une page en format A7. On n’avait pas grand chose mais on s’en foutait, le reste on l’apprenait via quelques PNJ et documents trouvés au cours de notre aventure. Bon et bien ScourgeBringer fonctionne à peu près pareil. On incarne Khyra qui doit sauver l’humanité d’une sorte de portail géant qui veut tout détruire… On doit donc entrer dans ce portail et se défaire des 5 juges qui sont à l’intérieur pour sauver tout le monde. N’en demandez pas plus, vous ne saurez rien et même après avoir terminé le jeu, beaucoup de questions ne sont pas résolues car ScourgeBringer ne mise pas sur son scénario.

Le hub central du jeu

On a bien quelques documents que l’on va trouver lors de nos aventures mais les informations sont vraiment minimes. Les PNJ (au nombre de 4) sont avant tout des marchands et on comprend vite qu’ils se connaissent tous, pourtant et même s’ils ne se gênent pas pour balancer quelques répliques, je suis resté sur ma faim quant aux liens qu’ils ont entre eux. Les autres informations peuvent être obtenues via la lecture de stèles mystiques, le problème est que l’héroïne n’arrive pas à lire la langue sauf après avoir fini deux fois le jeu (et finir le jeu ne serait-ce qu’une fois est un sacré exploit !). Le fait de devoir finir le jeu à deux reprises pour débloquer la compétence permettant de déchiffrer les stèles et ainsi avoir plus d’informations sur l’histoire en dit long sur l’intérêt que ScourgeBringer porte à son scénario. Ce scénario très allégé ne m’a pourtant pas dérangé car on a les bases et c’est amplement suffisant pour partir à l’aventure et multiplier les essais pour parvenir au bout.

Pas très compréhensible effectivement
Les marchands sont peu bavards

L’art du pixel

ScourgeBringer est en mode pixel art mais pas le pixel baveux qui vous fait pleurer au bout de 20 minutes de jeu. Le jeu est franchement joli ! Les décors sont assez simplistes mais variés, on traverse 6 mondes et on les distingues clairement. Chaque monde propose son bestiaire et les ennemis ne sont pas qu’une accumulation d’une dizaine de pixels carrés. Les ennemis sont bien liftés avec des couleurs flashy. Les sprites sont bien travaillés et on a l’impression de se retrouver avec des graphismes à mi-chemin entre la NES et la Snes. J’ai été totalement charmé par la patte graphique et que dire des boss qui sont assez impressionnants (un peu comme à l’époque) et qui proposent des effets visuels qui flattent la rétine. Le jeu est surtout incroyablement fluide malgré un gameplay ultra nerveux qui vous pousse à être agressif en virevoltant d’un côté à l’autre de l’écran. Khyra a un carac-design assez badasse et taillade les ennemis avec style tout en lâchant quelques bastos bien senties !

C’est propre et fluide
Les boss sont cools !
L’environnement change d’un niveau à l’autre

Le rythme est accentué par une bande son assez pêchue avec des musiques type métal dès que l’on engage le combat. Si les graphismes sont de plus en plus recherchés au fil de notre progression dans les niveaux, j’ai trouvé par contre que les musiques se calmaient excepté pour le boss de fin qui est vraiment épique. C’est assez bizarre car si l’action à l’écran s’intensifie l’ambiance sonore s’apaise. Au niveau des bruitages, c’est du classique avec des sons assez bruts de décoffrage et la prédominance du bruit de votre lame qui taillade à tout va.

ça envoie du pâté !!!
L’ambiance met la pêche !
C’est chaud !

De l’action de l’action et encore de l’action !

ScourgeBringer est avant tout un rogue like. On va explorer l’autre monde qui à chaque fois se génère de manière aléatoire. Le concept est assez simple, il faut nettoyer une salle pour pouvoir passer à la suivante. Chaque niveau comporte son lot de marchands, d’autel de sang et de sous boss. Une fois le sous boss vaincu, cela débloque la porte du boss du niveau que l’on peut battre pour passer au niveau suivant. Les niveaux sont à chaque fois assez restreint et c’est tant mieux car le jeu est assez relevé et cela permet d’avoir des tentatives relativement brèves (surtout au début). A chaque mort, on est renvoyé en dehors du portail en gardant avec nous le sang de juge que l’on a pu récolter. Ce sang de juge se récupère sur les boss et sous boss et permet de débloquer des compétences qui nous permettent d’augmenter (mais de manière très faible) nos chances de réussite. ScourgeBringer propose un sacré challenge et propose une difficulté dite adaptative. En gros le jeu nous avertit que la difficulté est modulée en fonction de notre style de jeu et de nos échecs : comprendre par là que si vous êtes une grosse tanche le jeu devient plus facile. Bon autant être honnête, je me suis fait rouler dessus des dizaines de fois et je n’ai pas trouvé le jeu plus facile pour autant. Au mieux un PNJ vous attend au début pour vous donner des items et des bonus mais rien de transcendant.

Utile à upgrader
Même les sous boss deviennent hardcores
Les derniers niveaux sont épiques !
ça n’a pas l’air comme ça et pourtant !

Cette difficulté exacerbée place ScourgeBringer dans la catégorie des die and retry. En effet bon nombre de vos parties vont se finir en moins de 10 minutes. Pourtant notre héro dispose de pas mal de compétences pour parvenir au bout de sa quête. Khyria a un double saut, peut marcher sur les murs, taillade de manière continue, a un smash qui étourdit les ennemis, un dash vers l’avant et une arme à feu type blaster. Une fois que vous aurez progresser dans l’arbre de compétences, vous débloquerez la furie compétence spéciale qui se charge au fil des kills et qui crée des dégâts de zone monstrueux très utiles pour les boss. Le gameplay se veut incroyablement nerveux en nous poussant à être agressif sur les mobs. A chaque fois qu’un mob s’apprête à attaquer, un point d’exclamation apparaît au dessus de lui et il faut alors faire un smash pour l’interrompre. Facile sur le papier mais compliqué lorsqu’il y a plus d’une dizaine d’ennemis à l’écran aux attaques dévastatrices ! Je ne vous parle pas des derniers niveaux qui multiplient les mobs aux attaques larges et qui vous font même des dégâts en crevant !

Le dash est utile !
Il faut être vif !

Le problème est que votre personnage a très peu de points de vie et qu’à l’instar d’un Rogue Legacy, il est difficile de retrouver ses PV ! En racheter auprès des marchands coute énormément de gouttes de sang et on privilégiera les buffs d’attaque ou de défense sur les autels de sang plutôt que récupérer des PV. Il faut donc les avoir sacrément accrochées pour survivre et les boss sont la cerise sur la gâteau. A l’inverse de l’exploration, les boss demandent plus d’observation et des actions plus calmes. Il faut analyser les paterns, éviter de s’en prendre plein la gueule pour ensuite bourrer le boss dans la courte fenêtre de tir qui s’offre à nous. Bien sûr pour voir la fin, il faut faire le jeu d’une traite. Comptez une bonne heure pour terminer le jeu sur une run, sauf que pour parvenir à cette run, vous allez devoir monter vos compétences et donc multiplier les runs. En gros après huit heures de jeu, vous pourrez vous lancer dans une run gagnante.

Après moulte épreuves…
… et boss monstrueux …
voilà voilà !

Conclusion

ScourgeBringer est une incroyable surprise. Le jeu propose un sacré challenge que je qualifierai de « à l’ancienne » ! Il est en tout cas très addictif avec un gameplay nerveux et dynamique accentué par une BO au top. Bien que ne proposant que 6 mondes le level design sait évoluer pour rendre le jeu plus difficile sans pour tant user des ficelles classiques qui permettent d’augmenter artificiellement la difficulté et donc la durée de vie. Si le pixel art ne plait pas à tout le monde, les gars de Flying Oak Games ont bien travaillé la modélisation des ennemis, des boss et de notre héros pour proposer un résultat de qualité. Je ne peux que vous conseiller cette petite pépite surtout que l’on peut trouver le jeu sur le gamepass et « à ce prix là » c’est con de passer à côté !

Positif

  • Graphiquement très réussi
  • Gameplay nerveux et précis
  • Un sacré challenge !
  • La BO

Négatif 

  • Manque de variété au niveau des armes proposées
  • La difficulté adaptative ???

Satisfaction du Piwi 90 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Dear Villagers !) ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 22 avril 2021
  • Editeur : Dear Villagers
  • Développeur : Flying Oak Games & e-Studio
  • Catégorie : Action-aventure
  • Prix : 16,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse PS4 offerte par Dear Villagers (Merci Charlène !).



Catégories :Tests

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