Test Fire : Ungh’s Quest, la préhistoire sans dessus dessous !

Le mois de mai est assez chargé au niveau des jeux indés et aujourd’hui on se retrouve avec un éditeur/développeur indé de poids dans le milieu : Daedalic. Fire Ungh’s Quest n’est pas un nouveau jeu en soi puisqu’il est déjà sorti, en 2015, sur Steam mais également Wii U. Sauf que tout le monde n’a pas eu l’occasion de l’essayer et il ressort à prix réduit à savoir moins de 15 balles. Ce point’n click vaut il quand même cette modique somme ? Je vous donne mon avis de Cro-Magnon.

Le boulet de l’âge de pierre !

On incarne donc Ungh qui est un homme de Neandertal qui ne doit pas avoir plus de deux neurones dans la caboche. Le type est censé surveiller le feu sauf que qu’il ne pense qu’à dormir et à bouffer, un homme de Cro-Magnon quoi et au réveil, le feu s’est éteint ! Après s’être fait lynché par le chef de la tribu, vous êtes en charge de retrouver le feu sauf que cela passe par la collecte de 10 lucioles disséminées dans le monde. Vaste programme ou plutôt début de quête qui va vous pousser à traverser 10 niveaux ou plutôt tableaux sans aucun lien les uns avec les autres. On va ainsi traverser une jungle luxuriante, un désert avec un monstre malade, une banquise remplit de pingouin, des grottes retenant prisonniers d’autres hommes préhistorique mais également la lune (oui oui la lune) pour sauver la planète d’une attaque digne de « Space Invaders » !

Le boulet…
Le trip part loin !

Si il est assez plaisant de traverser ces zones remplies de touches d’humour surtout avec les interactions de Ungh avec le décor, je reste sur ma faim au niveau du scénario et du background du jeu. Excepté la scénette d’intro que je viens de développer et la scène de fin, il n’y a rien qui explique le scénario ou qui lie un tableau à l’autre. C’est vraiment dommage car la matière était là ! Finalement j’ai eu l’impression de faire une succession de tableaux qui n’avaient pas de cohérence entre eux pour enfin arriver au feu : je reste quand même sur le cul du téléphone portable qui se transforme en fusée pour nous envoyer sur la lune sans que l’on ait un quelconque indice auparavant. En fait la seule chose qui lie les tableaux, c’est la map principale sur laquelle on peut choisir le niveau à faire…

Les scénettes sont bien fichues
On a marché sur la lune !

Un Ungh haut en couleurs et en chansons !

Ce manque de background est d’autant plus dommage au regard de la réalisation qui est vraiment de qualité. On est certes sur un point’n click donc avec des tableaux fixes et proposant relativement peu d’animations mais chaque niveau propose des décors variés et de qualité. L’ensemble propose un jeu assez flashy mais de bon goût. Le fait de ne pas avoir de scénario détaillé permet de proposer des environnements différents et les développeurs ne s’en sont pas privés. Chaque tableau sait faire preuve d’humour même si ça reste toujours primaire, on est à l’époque de Néandertal je tiens à le rappeler. Les quelques animations que le jeu propose fonctionnent plutôt bien. De toute façon, on ne demande pas forcément à un point’n click une réalisation minutieuse et de toute beauté, on veut surtout des tableaux lisibles, logiques et sur ce point, Fire Ungh’s Quest fait le taf.

Dans la gueule du monstre…
Il va falloir boucher ça…
Google translate serait le bienvenu !

Il n’y a pas que l’aspect graphique qui est de qualité et le son, particulièrement la BO ne sont pas en reste ! Le jeu ne propose pas de voix, les personnages parlent peu et lorsqu’ils le font, ils s’expriment par onomatopées et bulles de dialogues façon BD. Les musiques sont vraiment bien travaillées et correspondent parfaitement à la quête, à l’univers et à la personnalité de Ungh. Elles sont originales bien présentes mais pas de quoi nous rendre dingue lorsque l’on se creuse les méninges pour progresser. Le summum est le niveau en forêt dans lequel on regroupe quatre petites bêtes que l’on doit régler pour leur faire jouer de la musique ; on a a alors droit à un morceau disco des plus funky avec en prime une choré des personnages au top ! Vraiment la réalisation graphique et sonore du jeu lui donne un caractère qui lui est propre ; original et totalement loufoque !

Ce niveau est exceptionnel !
Chaque niveau est bien fait

Des énigmes mais pas que…

Fire Ungh’s Quest est un point’n click aux apparences très classiques mais qui arrive à se renouveler de tableau en tableau. On va donc naviguer dans un tableau généralement composé de trois écrans (parfois plus mais dans ce cas, il y a des écrans qui ne servent à quasiment rien). Le but est de collecter un objet et d’interagir avec à un autre endroit pour en acquérir un autre ou débloquer un passage et ainsi débloquer la luciole du niveau. Les énigmes peuvent paraître totalement farfelues, mais il faut savoir que chaque tableau propose un sens ou une logique qui lui est propre. Le jeu via son décor nous demande de faire des actions qui ne sont pas forcément évidentes pour peu que l’on ait pas compris la logique du niveau. Surtout que plus l’on progresse plus les niveaux paraissent plus longs avec des interactions toujours plus nombreuses pour parvenir au résultat final. Une nouvelle fois toutes les énigmes sont logiques et Fire Ungh’s Quest ne se montre pas très original dans sa progression reprenant tous les standards du genre. Pas de quoi s’affoler, le jeu reste accessible malgré certaines énigmes un peu retord, il faut compter entre 10 et 20 minutes par niveau et donc environ trois petites heures pour venir au bout du jeu. Pour les complétistes, sachez que l’on peut récolter dans les niveaux des pièces en or, au nombre de 30, qui permettent de débloquer des artworks qui donnent une idée sur l’évolution de la pensée des développeurs dans la réalisation du jeu.

Les énigmes sont variées
L’Iphone est là
Les artworks sont intéressants

Le jeu n’est pas difficile d’autant que la version Switch permet via une simple pression d’afficher les objets avec lesquels on peut interagir ce qui nous évite de spammer le pad sur tout le tableau. Sur ce point l’usage du pad permet une meilleur prise en main même si j’ai trouvé une certaine imprécision au niveau du tactile : j’avais parfois l’impression qu’il fallait appuyer plusieurs fois sur les objets réduits pour pouvoir interagir avec eux. Cela peut paraître frustrant surtout lorsque cela nous fait passer à côté de quelque chose que l’on avait pourtant vu ! Surtout que, comme je l’ai précisé les niveaux évoluent petit à petit impliquant de nouvelles mécaniques de gameplay comme le craft qui reste sommaire mais surtout le soft insère des mini jeux que l’on a pas forcément l’habitude de voir dans un point’n click. Je pense notamment au niveau dans l’espace qui nous propose successivement de progresser d’un écran à l’autre en nous orientant via nos pets pour éviter les trous noirs qui nous aspirent puis de vaincre une invasion extra terrestre en usant de canons à la sauce space invaders ! Ce niveau proposé aux deux tiers du jeu constitue comme une bouffée d’oxygène au milieu de toutes ces énigmes et permet de casser le rythme du jeu au bénéfice du joueur. Ces mécaniques insérées petit à petit et ces phases d’arcades rompent la monotonie d’un point’n click classique et rendent le jeu moins fatiguant à parcourir.

Des phases originales
On avance en pétant…
On trouve de tout

Conclusion

Fire Ungh’s Quest est un jeu sans prétention qui se parcourt volontiers pour tout amateur de point’n click ou même pour un béotien du genre. On peut lui reprocher une absence totale de scénario au cours du jeu alors que généralement les point’n click usent de dialogues qui permettent de pose la situation. Sur de point on a rien. La réalisation graphique et sonore vient combler ce manque tout en faisant regretter cette absence de background alors que toute la matière était là. Le jeu ne brille pas par son originalité au niveau de la construction de la progression dans les tableaux, on retrouve tous les codes. Cependant Fire Ungh’s Quest inclut certaines phases qui cassent la monotonie et rendent la balade plus plaisante. Pour les possesseurs de Switch c’est un jeu à essayer surtout que le support est bien exploité malgré quelques imprécisions.

Positif

  • Une réalisation graphique et sonore de qualité
  • L’ambiance loufoque et originale
  • Un gameplay qui arrive à se renouveler

Négatif 

  • Des imprécisions sur le tactile
  • Un peu court
  • Des logiques parfois… illogiques !

Satisfaction du Piwi 65 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Nintendo ni Daedalic !) ICI SWITCH.

  • Date de sortie : 12 mai 2021
  • Editeur : Daedalic Entertainment‬
  • Développeur : Daedalic Entertainment‬
  • Catégorie : Simulation
  • Prix : 14,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse Switch offerte par Warning Up (Merci Nicolas !).



Catégories :Tests

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Rétroliens

  1. Test Willy Morgan and the Curse of Bone Town, un point’n click classique mais solide ! – Piwigaming

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