Test Ghosts ‘n Goblins Resurrection, la souffrance est toujours au rendez vous

On y est 35 ans après la sortie de Ghosts’n Goblins, voilà le remake ! Le jeu est précédemment sorti sur Switch et je n’avais pas eu l’occasion de le faire. Pour ma part j’ai eu ‘occasion de jouer à l’original sur nes sorti en 85 et son aîné Super Ghouls ‘n Ghosts sorti sur Snes en 91 deux jeux que je possède d’ailleurs encore tellement ils sont incontournables (je n’ai d’ailleurs fini le premier que sur PC et je remercie la fonction save state !). Sérieusement le jeu était horriblement difficile et je savais au moment de me lancer dans le remake que ce dernier ne dérogeait pas à la règle. Comme j’aime pleurer du sang par tous les trous je me suis quand même plongé dans la quête du roi Arthur et je peux vous dire que mes mannettes s’en souviendront longtemps !

Il va y avoir du sport !

Quand Arthur fait de la chirurgie esthétique

Nous sommes donc Arthur qui se la coule douce avec Guenièvre et voilà qu’un démon débarque et l’enlève. Il n’en faut pas plus pour que notre preux chevalier enfile son caleçon à fraise (oui je le précise car on a le temps de le voir sous toutes les coutures tant le jeu se veut hardcore) et parte à la recherche de sa dulcinée. Il va donc falloir parcourir plusieurs niveaux tous plus difficiles les uns que les autres pour parvenir à vaincre le démon et couler des jours heureux. La qualité graphique est franchement au rendez vous. Après plus de 35 ans, Arthur n’a pas pris une ride bien au contraire il a eu droit à une cure de jouvence ou des opérations de chirurgies auprès des mains d’or de chez Capcom. Le jeu tourne très bien et est de toute beauté. ça part dans tous les sens et malgré des décors liftés et d’actualité le jeu garde ce côté rétro qui lui va si bien. Déjà les sprites d’Arthur, des ennemis et mêmes des boss sont bien modélisés et détaillés mais ils ont un côté fixe qui rappelle son aîné. Pareil pour l’animation d’Arthur lorsqu’il se déplace ou lorsqu’il saute, on a droit à deux sprites différents mais ça fonctionne diablement bien. Enfin moi qui suis fan de rétro j’étais aux anges !

Mon caleçon vite !
On a un côté rétro
A chaque fois on a le choix

Les niveaux sont très bien construits avec un level design qui ne cesse d’évoluer (souvent en temps réel d’ailleurs comprendre lorsque vous passez dessus la plateforme a tendance à s’effondrer…). Les développeurs ont d’ailleurs profité du surplus de puissance des consoles actuelles en retravaillant l’intégralité du jeu pour donner plus de dynamisme aux décors et des scrollings automatiques plus impressionnants. Les décors sont toujours en mode 2D avec un fond fixe mais de qualité et des décors de premiers plans très détaillés. Le bestiaire est assez conséquent avec toujours un aspect rétro qui donne des animations réduites mais des sprites plein d’originalité et surtout très bien finis. Les boss sont toujours aussi impressionnants et font dans le gigantisme. Toujours cet aspect rétro qui respecte parfaitement l’identité du jeu. L’esprit est également respecté avec une bande sonore et des thèmes qui m’ont renvoyé 25 ans en arrière pour mon plus grand plaisir. On retrouve les thèmes médiévaux qui certes tournent vite en boucle mais qui ont un panache dingue ! C’est dingue mais j’ai eu l’impression de retrouver la licence comme elle était sur Nes et Snes mais avec une réalisation d’actualité et qui ne dénaturait en rien le jeu.

Le level design bouge constamment !
C’est propre
Rétro mais classe

Toujours aussi hardcore !

Ce qui caractérise la licence, c’est sa difficulté extrême. Comme je le disais, à l’époque, je n’avais pas réussi à terminer le jeu ce qui ne m’a pas empêché de persévérer jusqu’à progresser et le terminer grâce aux nouvelles technologies… Pour ce qui sont friands de challenge ils en auront pour leur argent ! J’aurai pu croire que le jeu soit plus accessible vu que de nos jours, les jeux sont de plus en plus faciles et nous prennent de plus en plus par la main mais que néni ! Le jeu propose au moins plusieurs niveaux de difficulté : laquais, chevalier, paladin et un quatrième qui m’échappe. L’avantage du mode laquais est que vous avez des vies infinies, des checkpoints plus présents, une armure d’or plus régulièrement bref le jeu est beaucoup plus facile sauf que vous n’aurez pas accès à tous le contenu : des niveaux ne seront pas accessibles tout comme certaines compétences n’espérez donc pas voir la vraie fin ! Il faut donc se lancer au moins en mode chevalier et comme son illustre aîné, si vous voulez voir la vraie fin, il ne faut pas finir le jeu une, mais deux fois ! Il va donc falloir vous accrocher et un conseil prenez un Lexomil et accrochez votre manette au poignet avec une dragonne car un lancer intempestif est vite arrivé…

Il y en a de partout
Ce passage est galère
A dos de dragon !

On se lance donc dans le premier niveau et là c’est le drame ! Mon dieu que c’est dur !!! A peine 30 secondes de jeu et me voilà obligé de recommencer ! Arthur est extrêmement faible malgré la possibilité de s’équiper d’une armure qui tanke les premiers coups on passe le plus clair de notre temps en caleçon ! Les ennemis apparaissent de partout et de manière continue nous obligeant à progresser en sautant, avançant et tirant avec des réflexes de titan ! Il faut avoir l’œil partout et chaque niveau n’offre aucun instant de répit ! Il n’y a pas que la difficulté qui est rétro, il y a également la maniabilité, Arthur saute mais avec un certain délai qu’il faudra apprivoiser. Arthur tire mais seulement d’avant en arrière et vers le haut. Impossible de tirer en dessous ou avec un angle de 45° alors que vos ennemis le peuvent… Tout est fait pour que vous mourrez et recommencez ! Le jeu oblige à un certains parcoeurisme surtout lors des phases de scrolling automatiques et je pense au moment à dos de dragons et lorsque l’on progresse dans une sorte de grotte avec une bouche remplies de dents acérées qui borde tout le tour de l’écran ! Il est impossible de passer certains endroits sans être mort avant, car il est impossible de prévoir une évolution du décor ou l’apparition d’un ennemi hors champ.

Ce passage est atroce !
Celui là aussi !

Que dire des boss qui ont des paterns fixes que l’on comprend vite mais qui sont tellement monstrueux qu’ils nous obligent parfois à des sauts pixel perfect pour éviter d’être toucher. Les mêmes boss qui sont des sacs à PV rendant les combats encore plus difficiles ! Pour rendre le jeu plus facile, on peut ramasser des armes sauf que là encore il y a une sorte de bonus malus. Il y a des armes qui sont rédibitoires et qu’il faut absolument éviter rendant parfois impossible un combat. Je pense à la hache que j’ai ramassé par erreur avant le combat contre le frelon que l’on ne peut approcher : pas le choix obliger de recommencer ! L’eau bénite fait bien le travail car elle a un effet de zone, les shurikens vont être utiles pour les ennemis aériens grâce à leur cadence. Vous l’aurez compris, il n’y a pas d’arme parfaite, il faut, une nouvelle fois, bien connaître le jeu pour savoir quelle arme il va nous falloir pour la suite. Heureusement que l’on peut porter deux armes sur soi ce qui n’était pas possible dans l’original.

Intouchable…
Ce boss est remarquable !
On reconnait les têtes !
Avec des shurikens c’est mieux !

Petite nouveauté, l’apparition d’un arme de Brocéliande qui est en fait un arbre de compétences. Cet arbre permet d’améliorer les magies d’Arthur mais également de nous donner quelques buffs passifs du style une résurrection aléatoire et qui n’arrive jamais quand on veut. Les magies sont très utiles in game pour passer des phases qui nous submergent d’ennemis. On peut en équiper deux que l’on alterne via les gâchettes. Chaque utilisation nécessite qu’elles se rechargent mais le temps n’est pas excessif et dire que dans l’original on avait un coup spécial qui mettait une plombe à se charger et qui dépendait de l’arme que l’on avait (certains étaient totalement inutiles !). Pour débloquer ces compétences, il faut ramasser les lucioles disséminées dans les niveaux. Cette petite nouveauté apporte un peu plus de contenu pour les amateurs de 100% même si l’utilité est relative, pour terminer le jeu il faudra plus compter sur votre talent que sur les compétences. En tout cas et malgré le nombre réduit de niveaux, terminer le jeu prendra du temps, beaucoup de temps, d’entraînement et de persévérance ce qui risque de ne pas plaire à tout le monde…

L’arbre est utile
La magie qui fait le café !
Comment toucher les corbeaux…

Conclusion

Arthur est de retour et c’est pour moi un coup de maître que réalise Capcom ! Faire renaître un jeu connu pour sa difficulté extrême garder la même difficulté, la même maniabilité, les mêmes sprites, la même BO tout en retravaillant les niveaux leur level design, en dépoussiérant les graphismes et réussir le tout sans dénaturer l’esprit du jeu relève du génie ! Alors le jeu ne conviendra pas à tout le monde justement à cause de cette difficulté totalement ubuesque par moments mais il serait dommage de passer à côté de Ghosts ‘n Goblins Resurrection car le jeu est une véritable pépite. Je reste encore sur le cul de la réalisation générale du jeu qui marie à la perfection le retro et la génération actuelle !

Positif

  • Graphiquement magnifique
  • L’aspect rétro du soft conservé pour la maniabilité
  • La difficulté des jeux d’antan…
  • La bande son

Négatif 

  • … qui peut en décourager certains…

Satisfaction du Piwi 90%

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni Capcom !) ICI PS4 ou ICI SWITCH ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 1 juin 2021
  • Editeur : Capcom
  • Développeur : Capcom
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Warning Up et Capcom (Merci Audrey et Cyril !).



Catégories :Tests

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