Test Maid of Sker, le silence est d’or !

C’est la saison des survival horror et après Resident Evil Village qui est un bon action horror (vous saisissez la nuance) on a droit à Maid of Sker de Wales Interactive. Bon Ok, le jeu est sorti l’an dernier mais il a droit maintenant à une sortie sur consoles nouvelles génération et c’est l’occasion rêvée de rattraper mon retard ! Le studio est plutôt spécialisé dans les films intéractifs ou les jeux vidéo narratifs comprendre les jeux dans lesquels on est plus spectateur qu’acteur. Bref, Maid of Sker avait su s’attirer la bienveillance de la critique en se présentant comme un jeu sans prétention mais qui avait le mérité de proposer une expérience intéressante aux joueurs et il est temps que je vous donne mon avis mais chut… on nous cherche…

Je ne mettrai pas une bonne note sur Trip Advisor !

Une belle famille pas commode !

Maid of Sker s’inspire du folklore gallois enfin ça c’est ce qui est précisé dans les communiqués de presse de l’éditeur. Désolé de vous décevoir mais j’aime apprendre beaucoup de chose mais le folklore gallois (dont j’ai appris l’existence avec ce jeu) je ne connais pas du tout ! Et franchement, le folklore gallois ça ne fait pas vendre un jeu mais bon il faut bien vendre de la hype et tout est bon dans le cochon comme disent nos vieux… Bon j’ai quand même fait quelques recherches en fait le thème du folklore gallois tourne essentiellement autour d’un bouquin éponyme écrit par Blackmore en 1872. Le livre raconte l’histoire d’Elisabeth Evans qui devait épouser Thomas un beau zicos pas apprécié par la belle famille. Le père la promit à une autre homme et elle resta enfermée dans à Sker House où elle est morte peu de temps après pour revenir hanter les lieux… Bien évidemment les lieux existent réellement (si si!) et il paraîtrait qu’ils sont toujours hanté par notre chère Elisabeth… Pas mal comme trame et le jeu s’en inspire librement puisqu’on incarne le fameux Thomas qui est appelé par sa belle qui s’est enfermée dans l’hôtel et qui ne demande qu’à être délivrée alors que l’hôtel est en proie à des présences pas forcément très amicales… Comme il n’y a pas assez de filles en ce bas monde sans problème et sans famille de dégénérés notre cher Thomas part à sa rescousse et débute alors son calvaire.

Et le ménage bordel ?

L’histoire se suit assez bien et j’ai particulièrement apprécié le système de téléphones internes qui permettent à Thomas de communiquer avec sa belle alors que celle-ci s’est enfermée dans le grenier. Cette façon permet de ne pas laisser le personnage entièrement seul et constitue un fil conducteur qui explique ce qui se passe et donne les objectifs à atteindre. Techniquement le jeu est bien réussi et j’ai même été surpris de la qualité au regard du studio de développement et des moyens alloués. Le jeu prend place à l’époque victorienne et les développeurs ont légèrement abusé des lumières pour mettre en avant les décors et donner une ambiance d’antan à leur jeu : on aime où on aime pas. Pour ma part cela ne m’a pas dérangé excepté à de rares moments ou la lumière apparaît comme trop artificielle. Le son brille (transition facile !) surtout par son aspect sonore puisque le gaemplay repose quasi intégralement sur la notion de bruit ou plutôt la nécessité de ne pas en faire. Il faut être à l’affut du moindre son et sur ce point, la spatialisation est réussie, je recommande d’ailleurs de jouer avec un casque pour profiter pleinement de l’expérience.

Le système de téléphones est intelligent
ça manque de naturel
La lumière est parfois trop poussée

Une progression à pas de velours…

Maid of Sker est un survival horror dans la plus pure tradition qui n’hésite pas à emprunter quelques éléments de gameplay à Resident Evil ou d’autres survival moins connus. Concrètement et très rapide après notre arrivée, on va découvrir des êtres qui ne veulent qu’une chose nous buter violemment ! Le problème est que nous n’avons rien pour nous défendre ou plutôt pour annihiler ces êtres il va falloir miser sur l’esquive et le contournement ! Le tableau n’est pas tout noir puisque ces monstres n’ont pas de vue mais ils ont une très bonne ouïe ! D’où le gameplay qui repose sur les bruits et croyez moi tout est propice pour faire du bruit : un meuble dans le couloir, la fumée d’un feu qui vous fait tousser ou plus simplement la poussière oui Thomas semble souffrir d’asthme et d’allergie aux acariens… Pour nous aider, on peut user de clochettes à lancer dans une direction opposée pour envoyer les monstres sur une fausse piste. L’IA fonctionne plutôt bien dans l’ensemble même si comme dans tout jeu d’infiltration, on a des ratés. En effet parfois les ennemis nous repèrent à l’autre bout du manoir alors que l’on n’a rien fait et d’autres fois on peut péter sous leur nez sans qu’ils nous repèrent…

Un plan à la Resident Evil…
… un document à la Resident Evil
Oups…

Les problèmes restent anecdotiques à l’exception d’Abraham, le papa d’Elisabeth qui est une véritable plaie ! Franchement le Tyran et le Némésis c’est de la gnognotte à côté ! Notre cher beau père va commencer à errer dans les zones et dès qu’il va vous repérer ça en est fini pour vous il ne vous lâche plus et il est impossible de le semer, il faut alors courir et traverser les zones en cherchant les bons objets à la vitesse de l’éclair ! Sympathique au départ, il devient un peu trop présent à mon goût et le jeu ne fait plus peur mais devient stressant uniquement par la nécessité d’aller vite ce qui, pour moi, a cassé l’ambiance pourtant bien instaurée du jeu. Après la progression est relativement simple et j’ai parfois eu l’impression d’être dans une succession de zones qui se ressemblent énormément dans leur gameplay : on découvre une zone, on évite les ennemis, on ramasse un objet et on résout l’énigme pour passer à la zone suivante et ainsi de suite jusqu’à la fin du jeu… Maid of Sker se montre assez simple et je vous recommande de vous laisser en mode difficile si vous voulez un minimum de challenge ! Le mode facile enlève tous les ennemis (et donc tout l’intérêt du jeu sauf si vous aimez les balades pédestres) et le mode normal donne des ennemis un peu mous et pas forcément alertes. De toute façon le jeu ne vous résistera pas longtemps et comptez moins de 6 heures pour en voir la fin.

Pas un bruit…
Ce côté Resident Evil bien présent !
Qui a laissé trainer ses affaires ?
Le système de retenir sa respiration est bien fichu

Conclusion

Maid Of Sker offre une expérience de jeu originale et suffisamment bien réalisée pour nous tenir en haleine avec notre manette. Le système de bruit tient la route même si sur certains passages, on va pester sur la maniabilité un tantinet rigide et imprécise de Thomas Evans. Le jeu se parcourt bien volontier bien que je trouve que l’on manque de liberté avec un jeu qui se présente finalement en ligne droite avec une exploration en retrait. Les amateurs de survival horror trouveront quand même leur compte avec un retour aux classiques dans lequel le joueur ne peut rien face aux forces qui se dressent devant lui excepté les éviter !

Positif

  • Le système de son
  • L’ambiance pesante du jeu
  • Une réalisation graphique de qualité

Négatif 

  • Maniabilité un peu imprécise
  • Abraham !!!!

Satisfaction du Piwi 65%

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 26 mai 2021
  • Editeur : Wales Interactive
  • Développeur : Wales Interactive
  • Catégorie : Action et aventure
  • Prix : 24,99 €
  • Classification : PEGI 18

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Haven Media (Merci Nicole !).



Catégories :Tests

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