Test F.I.S.T. mieux que Roger Rabbit

J’ai pas mal de retard pour ce jeu mais je dois dire que je n’étais pas forcément tenté pour le faire. Cette absence de motivation n’est pas due à des screens, vidéos ou infos qui m’ont déplu, elle vient seulement d’une sensation globale. Entre l’acronyme du jeu qui n’est pas franchement une invitation au voyage (sérieusement F.I.S.T. quoi !) et le fait de suivre l’épopée d’un lapin tuteur muni d’un bras bionique dans un monde cyberpunk je me suis dis que ce n’était vraiment pas fait pour moi. Puis je n’aime pas céder aux sirènes de la mode or les jeux issus de studios chinois commencent à affluer et puis mine de rien la qualité est au rendez-vous. Je me suis donc lancé dans Forged In Shadow Torch et je me suis rendu compte que sur ce coup là mon intuition a été à la ramasse.

Ché mignon…

Qui veut la peau de Rayton ?

F.I.S.T. prend place dans une société néo futuriste cyberpunk qui est en proie à une dictature menée par la Legion elle même dirigée par Cicero. On retrouve à alors Rayton un lapin blanc assez bandasse avec son regard à la David Caruso (les experts Miami pour ceux qui ne connaissent pas) et son imper en cuir. Notre petit lapin passe son temps à descendre du jus de carotte au bar du coin avec son pote Urso et essaie d’oublier sa gloire passée. On comprend vite que quelque chose s’est passé il y a 6 ans alors que Rayton et Cicero combattait côté à côte au sein de la résistance. Aujourd’hui la résistance n’est plus et Cicero est devenu le patron de ce qu’il combattait… Tout part en cacahuète lorsque Rayton découvre que son pote Urso a été capturé par la Legion et est enfermé dans la prison de Torch. Le sang du lapin ne fait qu’un tour et celui-ci décide de renfiler son armure équipée d’un bras mécanique du plus bel effet pour aller sauver son pote. Ce fait n’est qu’un prétexte pour démarrer l’aventure et lancer le héro vers son destin. L’histoire est remarquablement bien narrée même si elle ne fait pas dans l’originalité. En tout cas les développeurs nous propose un environnement et une histoire cohérents qui m’ont totalement happé ! On sent bien que Torch et sa population souffrent de l’oppression, beaucoup de personnages (qui sont tous des animaux) ont un background assez étoffé avec, malgré le contexte et l’ambiance « pesants », une touche d’humour bien sentie.

On va lever le voile
C’est beau !

La DA est vraiment bien travaillée que ce soit pour les personnages ou les environnements. Torch est une ville très vaste composée de différents quartiers qui nous font voir des décors variés. On passera par la vielle ville, les bidonvilles, les égouts, la prison, le barrage sans oublier le QG de la Légion. Chaque tableau est très bien détaillé et c’est vraiment bien fait. Franchement cela fait plusieurs jeux issus de studios chinois que je fais et je reste à chaque fois sur le cul au niveau de la qualité graphique du jeu ! C’est très soigné au niveau des décors et des effets de lumières. Les arrières plans sont de très grandes qualité et j’ai parfois eu l’impression qu’ils étaient faits à la main sur des plans magnifiques. Les combats sont bien animés mais j’aurai aimé un bestiaire un peu plus étoffé ou en tout cas plus varié au niveau des sprites, j’ai passé mon temps à affronter les hordes de la Légion qui sont des chevaliers en armure du futur. Le jeu ne souffre pas de ralentissements sauf lors de changements de zone qui implique un léger temps de chargement et un léger ralentissement sur l’animation d’ouverture de porte (j’ai fait le jeu sur PS4 Pro). Les personnages auraient peut être mérités un meilleur travail lors des cinématiques et des cutscenes. Certaines animations sont vraiment moyennes sur les visages et les poils de nos animaux sont vraiment rigides et manquent de fluidité.

C’est fluide
Certains personnages sont sympas
C’est qui le lapin le plus badasse !
La DA est bien sentie

Le son est assez bien fichu avec de bons morceaux dans le bon style cyberpunk. En tout cas ils sont variés et ont pour fil rouge le thème de la destruction et de la désolation avec des musiques assez lentes et tirant sur des notes tristes particulièrement lors de l’exploration de la vielle ville de Torch qui comporte la majeure partie des PNJ avec leur histoire. Les bruitages en combats sont corrects, ils sont surtout présent lors des combats de boss qui sont plus animés. Le doublage des personnages fonctionnent avec des voies anglaises ou chinoises et des textes uniquement en anglais (gggrrrr !!!). Je suis fatigué de voir des jeux uniquement traduit en anglais et que l’on ne me sorte pas l’excuse du petit studio chinois car je viens de faire Eastward qui a des dialogues intégralement traduits en français. Bref à part cet écueil c’est du tout bon pour la réalisation et la DA du jeu !

Faut pas être devant quand ça tire

Samus n’a qu’à bien se tenir !

F.I.S.T. est un pur métroivania et c’est même un hommage à Super Metroid sorti sur Snes. C’est simple il en reprend tous les codes ! Rayton a un bras bionique qui a trois transformations que vous allez débloquer au fil de votre progression. Ces améliorations permettent également d’ouvrir des portes spécifiques ce qui signifie pas mal de back tracking pour explorer ce que vous n’avez pu faire par manque d’améliorations. Je dois vraiment faire le parallèle avec Metroid et Samus Aran qui dispose de missiles, super missiles et mines qui se débloquent au fil de l’aventure et qui permettent aussi d’ouvrir des portes de couleurs (bleues, vertes et orange de mémoire ?). Bref notre lapin a donc un bras qui peut saisir, une transformation qui donne une perceuse et une amélioration qui donne un fouet électrique. Ce sont ces mêmes armes qui nous permettent de combattre les ennemis que l’on croise. Comme je l’ai dit précédemment, les combats sont fluides et on switche d’une arme à l’autre assez facilement pour enchainer les combos sachant que certaines armes sont plus efficaces contre certains ennemis. J’ai quand même trouvé les combats un peu mous et répétitifs, la faute à un manque de renouvellement des ennemis. Heureusement que les boss relèvent le niveau avec des combats d’envergure et hauts en couleurs à l’instar d’un Super Metroid.

Les combats de boss relèvent le niveau

Il n’y a pas que des combats, F.I.S.T. propose bien évidemment de l’exploration avec des phases de plateformes et d’infiltration assez bien pensées et dont certains passages peuvent se révéler retords. Rayton se déplace bien avec son dash, son saut et double saut, puis le double dash, le fouet électrique qui sert de grappin (oui les similitudes sont grandes avec Samus), cela a permis aux développeurs de penser un bon level design. On a également droit au passage secret dans lesquels on trouvera des réserves d’énergie vitale ou de super qui permettent d’augmenter les jauges idoines. Car en plus de son bras bionique, Rayton dispose d’un équipement, une fiole de jus de carotte qui redonne de la vie et de l’équipement qui permet de combattre et de se défendre comme un bouclier pour renvoyer les projectiles ou un lance roquettes qui brise les boucliers ennemis. Bien sur cet équipement consomme votre jauge spéciale qui se recharge en enchaînant les coups. Si au départ les combats sont simples, lorsque l’on progresse et que l’on mixe les ennemis il faut vite dégager une stratégie en ayant l’œil partout pour essayer de s’en sortir. Cerise sur le gâteau, on a droit à un arbre de compétences assez étoffé qui permet d’acquérir de nouveaux combos ou coups spéciaux. L’ensemble se montre très consistant et il faut une bonne quinzaine d’heures pour voir la fin et que dire pour trouver tous les secrets et collectibles (je n’y suis pas arrivé…).

Les phases d’infiltration sont cools !
Faut pas se bruler les poils
Y’a de quoi explorer !
Les marchands sont aussi présents

Conclusion

F.I.S.T. fait partie des très belles surprises de la rentrée : un excellent metroidvania rétro comme je l’aime ! On y trouve tous les codes qui ont fait le succès du genre un héros qui évolue avec de nouvelles compétences qui oblige à un bon backtracking si l’on veut tout récupérer. En plus de cela le jeu est très bien réalisé et intéressant à parcourir avec un scénario classique mais qui fonctionne. Tout n’est pas parfait mais ça reste un jeu indé avec moins de moyens qu’un AAA et pourtant il arrive à tirer son épingle du jeu et je ne peux que vous le conseiller !

Positif

  • Un pur métroidvania réussi
  • Le système de progression avec du backtracking à l’ancienne
  • La DA et l’univers du jeu
  • Une excellente réalisation sonore !
  • Une durée de vie impressionnantes

Négatif 

  • Pas de traduction française
  • Des combats répétitifs

Satisfaction du Piwi 88 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni bilibili !) ICI PS4/PS5.

  • Date de sortie : 7 septembre 2021
  • Editeur : bilibili
  • Développeur : TiGames
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 7

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Warning Up (Merci Nicolas !).



Catégories :Tests

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1 réponse

Rétroliens

  1. Le 3 octobre, F.I.S.T. débarque sur PC ! – Piwigaming

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