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J’ai énormément de retard pour ce test de Life is Strange True Colors mais il faut dire que les sorties sont plutôt chargées en ce moment et le jeu ne faisait pas forcément parti de ma top liste. Entre le genre narratif avec lequel j’avais besoin de faire une pause et la déception du précédent opus, je n’étais pas impatient de m’y lancer. Comme j’aime faire ce à quoi je me suis engagé, je me suis fait un petit week-end à Haven Springs petite bourgade minière des Etats-Unis et j’ai fait la connaissance de gens vraiment sympas qui gagnent à être connus. Le voyage n’a pas été décevant bien au contraire mais il vaut mieux que je vous en parle en détail.

Y’a mieux pour commencer une relation

Un nouveau départ loin de tout

Life is Strange True Colors nous propose de suivre Alex Chen qui décide de prendre un nouveau départ en s’installant à Haven Springs là ou vit son frère Gabe. Le jeu démarre quand même sur une scène qui suggère une enfance par forcément facile et qui l’a séparé de son frère. C’est donc les grandes retrouvailles mais comme notre frère est génial, tout se passe bien. Après nous avoir offert son appart tout simplement énorme, il nous laisse pour commencer à faire la connaissance des gens qui composent la bourgade et qui ont chacun une personnalité différente bien que certains soient un peu « plat » comme Ryan. J’ai bien aimé Steph, la zicos/geek/animatrice de radio ou encore Duckie qui gère le bar dans lequel on bosse et qui nous loue l’appart. Bref pour un nouveau départ notre chère Alex ne pouvait pas rêver mieux oui mais il y a un mais…

Il ne faut pas se tromper avec Duckie
Tout est une affaire de choix

Le beau fils de Gabe s’est tiré pour aller visiter la mine d’à côté sauf qu’il va faire nuit et le petit chenapan n’est toujours par rentré. Gabe, le chevalier blanc et son fidèle ami Ryan se décide d’aller le chercher. Alex les accompagne et on part dans les montagnes. Survient un accident dans lequel Gabe perd la vie. J’ai eu du mal avec la façon dont cela arrive et produit mais passons. L’enquête peut donc commencer. Il faut savoir qu’Alex dispose d’un pouvoir surnaturel qui lui permet de voir les émotions des gens via une aura de couleur (tu as compris le titre maintenant petit padawan) bleu pour la peur, rouge pour la colère, jaune pour la joie… Ce pouvoir va nous permettre de lire dans l’âme des gens et ainsi découvrir ce qu’ils peuvent cacher. Si le but du jeu est l’enquête, manette en main, l’enquête n’est que le fil rouge bien en retrait par rapport aux relations entre les personnages.

La peur mais de quoi ?
Le monsieur n’est pas content !

Le pouvoir d’Alex amènent surtout des dialogues qui portent sur les gens et n’ont pas l’enquête ou alors indirectement. La narration est lente mais l’histoire est extrêmement prenante et au final on observe l’évolution d’Alex. Son regard par rapport au monde, ses amours fille ou garçon histoire de convenir à tout le monde, tout y passe et c’est très bien déroulé. L’interprétation des personnages y est pour beaucoup. Le doublage est vraiment remarquable et certaines scènes m’ont donné des frissons et je repense à une scène qui se trouve au début du jeu mais qui est extraordinaire lorsqu’Alex chante Creep de Radiohead avec une guitare acoustique. Le jeu propose d’ailleurs plusieurs moments de ce genre dit « zen » et qui constituent une pause musicale avec un paysage apaisant à contempler.

Les moments zen portent bien leur nom
Cette scène…

Si l’aspect sonore est vraiment top dommage que le visuel ne suive pas… Attention tout n’est pas à jeter bien au contraire. Haven Spring est un petit village attachant et qui pourrait convenir au scénario d’un téléfilm d’après midi de TF1 ou M6. C’est assez bien modélisé et l’architecture pousse à l’exploration (ce qui tombe bien vu que c’est un des aspects du jeu). Les effets de lumière sont vraiment bien géré surtout les couchers de soleil. Non ce qui m’a particulièrement gêné c’est la modélisation des personnages qui peine parfois à traduire les émotions. C’est frustrant d’avoir des dialogues poignants et profonds et des personnages avec une animation labiale à faire peur ! C’est vraiment dommage d’avoir une phrase révélation et le personnage qui ne bouge pas lèvres…

On s’y croirait !
Des paysages sont bluffants

Une enquête en ligne droite et quelques choix

Bon si vous ne savez pas ce qu’est un « Life is Strange » c’est un jeu d’exploration avec des dialogues à branches et des moments de réflexion sur des phases spécifiques. Concrètement dans True Color, tout repose sur le pouvoir d’empathie d’Alex. Elle est capable de voir les émotions des gens et de les manipuler pour comprendre ce qui les tourmente (dans 99% des cas). Certains personnages auront une aura plus puissante qui demandera à Alex d’intervenir. Tout se transforme autour d’Alex qui peut alors comprendre le traumatisme pour le réparer ou du moins réconforter (ou pas!) la personne. Les dialogues sont assez nombreux et les choix multiples mais ils n’impactent que trop peu la suite de l’aventure. En fait, les fins alternatives dépendent de 5 choix importants, tout le reste n’est qu’illusion et ne modifient quasiment pas le scénario seulement la suite du dialogue. A la fin de chaque chapitre le jeu nous récapitule nos choix et les compare même à ceux de nos amis qui ont fait le jeu ou de l’ensemble des joueurs.

Les choix sont souvent sans impact
On peut intervenir…
… et les évidences apparaîssent
Le récapitulatif de nos choix

Vous avez remarqué que je parle des dialogues, du pouvoir d’Alex mais pas de l’enquête ? Et pour cause comme je l’ai dit elle est très en retrait ce qui est un peu normal lorsque le personnage principal est très torturé et que pour seul pouvoir, il ressent les émotions des gens ce qui est plus utile pour les relations humaines que pour résoudre une enquête. D’une manière générale, j’ai trouvé que les développeurs ont extrêmement simplifié le concept au point de me donner la désagréable sensation d’être dans un couloir. Il y a très peu d’exploration et au passage je l’ai trouvé un poil laborieuse avec les hit box de certains objets que j’avais du mal à choper. L’exploration n’apporte pas grand chose d’annexe et au fil du jeu vous risquez de filer vers l’essentiel car entre une exploration laborieuse et une narration un peu lente il y a des risques de s’endormir… La narration tient finalement une place très prépondérante et surtout elle est déjà couchée sur le papier à 90% ce qui laisse que trop peu de place au joueur.

Il y a des activités annexes

Conclusion

Life is Strange True Colors reprend la formule de ses aînés en la simplifiant un peu trop à mon goût avec des choix dont on peine à voir les conséquences à quelques exceptions près. La narration tient une place prépondérante et est appuyée par un doublage des personnages tout simplement au top ! Dommage que la réalisation technique ne suive pas dans ses phases de dialogues qui sont pourtant un point central dans le système du jeu. Il n’en demeure pas moins que l’histoire reste très prenante et Life is Strange True Colors est une parenthèse de calme et de zenitude bienvenue !

Positif

  • L’aspect sonore : doublage et musique
  • L’histoire d’Alex Chen
  • Un concept qui fonctionne…

Négatif 

  • … mais trop simplifié
  • le manque d’impact de nos choix

Satisfaction du Piwi 72%

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni Square Enix!) ICI PS5 / PS4 ou ICI SWITCH ou ICI XBOX SERIES X / XBOX ONE.

  • Date de sortie : 9 septembre 2021
  • Editeur : Square Enix
  • Développeur : Deck Nine Games
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 59,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Lu61 (Merci Audrey !).

3 thoughts on “Test Life is Strange True Colors, une histoire poignante

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