Test World War Z, les zombies à l’épreuve de la Switch !

Il n’est jamais trop tard pour rattraper son retard même lorsqu’il prend des proportions énormes. Moi qui suis fan de zombies je ne me suis jamais penché réellement sur cet opus développé par Saber Interactive et sorti il y a plus de deux ans : World War Z. Il faut dire que les zombies depuis quelques années, on y a droit à toutes les sauces ! World War Z mise avant tout sur la coopération à l’instar du très bon Back 4 Blood sorti il y a peu et qui est le digne successeur de la licence L4D. Sauf que World War Z est issu d’une licence et il doit donc en reprendre un minimum les codes pour coller au contenu officiel que l’éditeur a banqué ! On va éviter de comparer un jeu tout neuf d’une adaptation d’un autre sur Switch sinon cela va faire trop mal mais quand même la tentation est trop grande…

Je vais te nettoyer tout ça moi tu vas voir !

Des zombies qui ont pris un coup !

World War Z tire sa source dans un roman signé Max Brooks et qui a été adapté au cinéma en 2013 par Marc Forster. L’adaptation cinématographique fait le taf et misait surtout sur la présence de notre cher Brad Pitt et sur des scènes de hordes de zombies ou infectés vraiment impressionnantes. Le jeu se détache du scénario principal en se posant après les évènements du film (non on ne croise pas Brad désolé). D’ailleurs le seul lieu commun au film que l’on va parcourir est Jérusalem. Pour le reste, ce sont des destinations inédites : New-York, Tokyo et Moscou. Ces villes ont le mérite de proposer des environnements différents. Bref le jeu propose un mode campagne scindé en 4 actes (un dans chaque lieu) et met en scène à chaque fois 4 survivants différents. Il n’y a donc pas de suivi dans l’histoire principale ni avec les personnages ce qui est dommage car au final on a du mal à s’attacher au background du jeu, on a plus l’impression d’enchaîner les missions sans fil rouge alors que même un B4B propose plus de liant. Les missions ont la même base, on part d’un point A pour aller à un point B qui nous permet de nous enfuir tout en accomplissant, sur notre chemin, diverses missions pouvant aider à la survie d’une communauté.

Je dois admettre que cela m’a fait bizarre d’avoir un jeu résolument adulte sur la console de Nintendo. En revanche ce qui m’inquiétait avant de lancer le jeu, ce sont les capacités de la Switch à afficher tous les éléments que demande le jeu et à proposer une qualité graphique acceptable. Mes craintes se sont confirmées dès les premières minutes de jeu. Franchement c’est pas jojo… Les textures sont baveuses, les éléments de décors manquent cruellement de finitions et on a droit à des délimitations floues. La console galère également à afficher tous les éléments en même temps, il n’est pas rare qu’un zombie pop à moins de deux mètres de nous. World War Z c’est avant tout des pyramides de zombies comprendre les zombies s’entassent se montent dessus et finissent à franchir des murs de plusieurs mètres. Le jeu en propose beaucoup, sauf que sur Switch cela devient vite une masse informe de laquelle on ne distingue que très peu de choses. Les impacts de balle restent réalistes avec des parties qui explosent au bon impact mais c’est bien la seule chose qui reste. J’ai été très déçu par la qualité graphique du jeu mais une nouvelle fois, doit-on le reprocher aux développeurs lorsqu’ils sont face à une machine aussi limitée ?

C’est quand même impressionnant !
On en parle de la qualité ?
Une belle bouillie… de pixels !

Les problèmes de graphisme nuisent, selon moi, beaucoup au gameplay et à l’action in game. J’ai vraiment eu du mal avec les problèmes d’affichage. En mode portable c’est un véritable enfer à cause de la taille de l’écran. Déjà que sur télé on a du mal, avec l’écran switch (non OLED) c’est une véritable bouillie ! Le truc c’est que la qualité graphique n’est pas au rendez vous même dans les menus avec des skins de personnages et d’armes pas très net, vous me direz ça annonce la couleur ! Niveau son c’est un peu mieux même si le jeu est exclusivement en anglais et non sous titré (ou alors le bœuf que je suis n’a pas trouvé le réglage…). Ce qui est dommage c’est que cela braille en continue et dans tous les sens, que la voix off est très souvent une voix radio à la qualité limite pour plus de réalisme et, cerise sur le mcdo, quand ça parle on est attaqué par des zombies qui ne savent pas la fermer… Du coup certains passages peuvent être inaudibles et il faut attendre les instructions à l’écran pour savoir quoi faire…

c’est pas très propre
Il est en moi… littéralement !!!

Un manque de caractère flagrant !

World War Z est un jeu coopératif. Comme il ne fait pas dans l’originalité, on est un groupe de 4 qui doit aller d’un point A à un point B en accomplissant quelques objectifs qui se ressemblent énormément d’une mission à l’autre et même d’un acte à l’autre. Bien sûr, les lieux sont envahis d’infectés avec des moments où il faudra faire face à une horde. Oui l’esprit de L4D n’est vraiment pas loin. Tout ce qui manque sont les safes zones avec la porte blindée que l’on ferme mais rassurez vous ces points sont bien présents et permettent de se ravitailler en armes, munitions et équipements. Il est évident, s’agissant d’un jeu coopératif, qu’il est plus marrant de le faire avec des potes qu’avec l’IA surtout que le jeu est bien difficile et que l’IA de vos personnages est complètement aux fraises avec des PNJ qui ne se soignent pas voir même qui ne tirent pas ce qui est plus embêtant. Même au niveau de difficulté minimum, il faut les avoir bien accrochées pour faire le jeu en solo notamment sur les combats de fin de mission et qu’une mort nous oblige à refaire la mission depuis le début ! Oui il n’y a pas de checkpoints et les missions sont bien longues donc perdre à la fin a quelque chose de très frustrant !

La safe room
ça finit souvent comme ça…

Au niveau du gameplay, World War Z se distingue avant tout par une vue à la troisième personne. Original mais je trouve du coup que l’action perd en intensité et les contrôles sont moins nerveux, on fait un demi tour un peu plus lentement. Le système de visée en prend aussi un coup même si le jeu est très mou sur ce point. Les armes n’ont aucun recul et il est difficile de distinguer la différence entre un pistolet mitrailleur et un fusil d’assaut excepté par l’esthétique. La mollesse des armes tout comme les explosions de nos équipements font que le jeu manque de caractère. Même les infectés manquent de patate ! Lorsque l’on se fait attraper, on ressent peu les effets sauf à voir les bords de l’écran se teinter en rouge… On a aussi droit à des infectés spéciaux qui ressemblent énormément à ceux de L4D le charisme en moins. Le hunter est devenu un rodeur, la witch un hurleur… Le problème est que ces spéciaux sont quasi similaires aux infectés classiques et donc on est pas surpris par leur arrivée.

Piégé !
L’équivalent du boomer
La visée n’est pas géniale avec une grosse pétoire

On enchaîne donc les missions qui se ressemblent toutes énormément et on sent que les développeurs ont manqué d’idées pour renouveler les objectifs. A chaque fois il faut ouvrir une porte et donc chercher une clé sur des cadavres, activer plusieurs ordinateurs dans un temps donné, faire exploser une barricade, c’est toujours la même chose et entre il faudra tenir le coup face aux hordes. Même les phases de résistance manquent d’originalité avec un level design en berne et des moyens de défense réduits : on pose des tourelles automatiques, des fils barbelés et ensuite on serre les dents et les fesses. Mention spéciale aux grosses hordes de zombies qui vous roulent littéralement dessus si vous êtes en travers leur chemin et qui donne des pyramides de zombies comme on peut les voir dans le film et qui sont vraiment impressionnantes et puis le fait de tirer dans la base pour les voir s’effondre comme un château de cartes est assez jouissif !

Vous ne monterez pas !!!
On a annoncé des Séries X et des PS5 en soldes ?

En tout cas avec toutes les missions à faire, leur longueur et leur difficulté, World War Z propose un sacré contenu pour peu que vous vous accrochez à la manette et que vous êtes en manque de zombies ! Le jeu propose une grosse dimension J-RPG. Avant chaque partie on peut choisir sa classe parmi notamment Fantassin, Artificier, Infirmier, Agent d’Appui, Surineur et Exterminateur. Chaque partie nous fait engranger des points pour passer les niveaux et ainsi débloquer des capacités qui font la différence sur le terrain. Les armes aussi peuvent être améliorées moyennant des pièces virtuelles pour avoir des accessoires supplémentaires et les rendre plus puissantes. C’est bien pensé mais j’ai trouvé la progression un peu lente limite laborieuse. Dès le départ, il faut faire plusieurs parties ne serait-ce que pour monter d’un niveau étant précisé que chaque classe peut être montée au niveau 30 et les armes au niveau 10 ce qui donne une idée de la tâche herculéenne à accomplir ! Je dis oui pour cette dimension J-RPG qui donne un peu de profondeur au jeu le problème est que les missions sont très répétitives et que les faire en boucle n’a rien de réjouissant !

Conclusion

Après Dying Light, c’est donc au tour de World War Z d’envahir la Switch. Je reconnais que ça fait du bien de voir des jeux d’adulte débarquer sur la console du plombier rouge mais je serai aux anges si la qualité pouvait suivre or ce n’est pas le cas. La Switch est définitivement trop limitée selon moi pour ce genre de jeu qui est trop gourmand en terme de ressources. A croire que seuls les développeurs de chez Nintendo arrivent à exploiter au mieux la console pour nous proposer de véritables bijoux, pour les développeurs tiers j’ai l’impression que c’est le cassage de dents assuré ! On va dire qu’il y a deux groupes de joueurs : ceux qui ne possèdent que la Switch et donc qui sont en manquent de zombies, l’achat du jeu semble s’imposer. Pour les autres qui ont une deuxième console de salon, je les invite à privilégier une autre version.

Positif

  • Les pyramides de zombies !
  • Un gros contenu même sans les DLC
  • Enfin des zombies sur Switch !

Négatif 

  • Graphiquement à la ramasse
  • Très répétitif
  • Progression RPG un peu lente

Satisfaction du Piwi 51 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Nintendo ni Saber Interactive !) ICI SWITCH

  • Date de sortie : 2 novembre 2021
  • Editeur : Saber Interactive
  • Développeur : Saber Interactive
  • Catégorie : Action / Tir
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 18

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Focus Entertainment (Merci Pierre !).



Catégories :Tests

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