Test 6souls un plateformer rétro et simple !

Temps de lecture : 7 minutes

C’est de la folie en cette fin d’année et les jeux ne cessent de sortir que ce soit dans le milieu indé, des AAA ou même des AA. On dira que ça rattrape les quelques trous que l’on a eu dans l’année. Cette fois c’est au tour de 6Souls de passer entre mes sales paluches. Le jeu est édité par Ratalaika Games et développé par BUG-Studio. Jeu indé sans prétention et à petit prix, 6Souls nous propose de repartir en arrière avec un environnement résolument rétro et un gameplay qui évolue au fil du jeu. Il est temps de vérifier si le jeu vaut sa poignée de cacahuètes.

Je vous le dis ça va être sport !

Jack et Butch cherchent un trésor…

On va donc prendre les commandes de Jack et son fidèle compagnon Butch qui ressemble à un bouledogue anglais (il y a mieux comme chien pour explorer et chercher des trésors). Jack est donc un chercheur de trésor et après avoir traversé une forêt en petite foulée il se retrouve en face d’un château style Comte Dracula, il est vrai que de loin, le château fait penser à Castelvania (les opus sorti sur Nes pas les derniers on est d’accord). Le bougre se dit qu’il y a moyen de s’en mettre plein les poches et décide donc d’aller y jeter un œil. Malheureusement, au moment de traverser le pont, celui-ci s’écroule et on finit dans les égouts du château. Il en faut plus pour décourager Jack (Butch lui préfèrerait revenir en arrière mais bon) qui décide de remonter tout le manoir jusqu’à la salle au trésor. Ce serait trop simple si le jeu s’arrêtait là puisqu’en chemin on délivre l’âme du majordome qui nous apprend que toute les âmes des membres de la famille Clifford (les riches proprios) ont été emprisonnées par un vil mage. Comme Jack n’est pas qu’un pillard, il se propose de délivrer tout le monde, nous voilà donc partis pour traverser les 11 mondes qui composent le jeu…

La délivrance des âmes passe par un boss

Techniquement le jeu tient la route avec un aspect rétro tout en pixel art. 6Souls renvoie à l’âge d’or de la Nes et de la Game Boy (oui je dis LA Game Boy me faites pas ch***). Les environnements traversés sont assez variés même s’ils n’ont rien d’original. On passe des cachots, à la bibliothèque, le grand hall, les toits et bien sûr la salle du trône. Le jeu reste très minimaliste à l’instar de ce qui se faisait à l’époque : la palette de couleurs est limitée, le bestiaire également avec l’usage du color swaping pour proposer de « nouveaux » ennemis. Oui les gars de chez BUG-Studio ont repris toutes les anciennes techniques pour proposer un jeu qui veut se montrer plus riche qu’il ne l’est. Je ne dis pas ça en mal, c’est juste que les jeux d’époque fonctionnait comme cela, les développeurs redoublaient d’astuce pour contourner les limites techniques des consoles. 6Souls veut être un jeu dans ce style et réussit parfaitement bien. L’aspect sonore prend le même chemin avec des boucles très courtes et des bruitages très limités mais le charme opèrera pour les plus anciens !

C’est très… rétro !!!
Oh la vilaine !

Une difficulté assez prononcée

6Souls est avant tout un plateformer. Jack peut sauter, glisser sur les murs pour faire des wall jumps et il pourra dasher dès qu’il aura libérer une âme ! Dans le jeu vous allez libérer 6 âmes ce qui va permettre de faire 6 dash d’affilé. Le nombre se réinitialise dès que Jack remet le pied par terre. C’est là où la difficulté pointe le bout de son nez. Si les deux premiers niveaux sont totalement anecdotiques, dès que vous allez avoir deux dash à votre disposition, la difficulté devient exponentielle ! Il va falloir enchaîner les dash avec une précision diabolique et limite pixel perfect et surtout il va falloir faire avec une maniabilité que j’ai trouvé assez imprécise. La mort n’est pas punitive puisque cela vous fait repartir au début du niveau mais les niveaux restent assez courts. Le problème est que les difficultés s’enchaînent et mourir sur un dernier saut alors que l’on vient de réussir une traversée de malade est assez désespérant… Rien d’infaisable mais il faut les avoir bien accrochées dès que l’on arrive au monde 5 ! Le jeu propose une grosse durée de vie car avec 11 mondes chacun composés d’une bonne dizaine de niveau, il y a de quoi faire même si on retrouve des séquences de sauts similaires d’un monde à l’autre, seul le décor de fond change. Le level design arrive quand même à se renouveler régulièrement et c’est lorsque l’on croit que le jeu ne peut pas être plus difficile qu’il ne l’est qu’une nouvelle mécanique de gameplay apparaît.

C’est parti pour « voler »
Accrochez vous sur certaines passages !

6Souls propose également un aspect combat mais celui-ci est totalement anecdotique. Jack peut donner un coup d’épée et parer les attaques. Si rater les sauts et finir dans des pics vous tue immédiatement, pour les combats vous avez trois cœurs de santé ce qui rend le jeu plus facile. Les ennemis sont prévisibles et leurs paterns facilement lisibles et esquivables. Le même constat peut être fait pour les boss. A chaque fin de niveau, on a droit à un boss qui se fait les doigts dans le nez, certains ne demandent qu’à mâcher le bouton d’attaque pour leur vider leur barre de vie avant la notre. Par moments, il faudra prendre les commandes de Butch qui peut passer dans des passages étroits pour nous ramener la clé permettant d’ouvrir la porte de fin de niveau. Butch ne peut pas dasher ni faire de wall jump mais il peut faire des doubles sauts. J’ai trouvé que les passages avec Butch manquaient d’originalité à croire que les développeurs se sont surtout penchés sur le fait de dasher à outrance. Butch ne peut pas frapper non plus, tout passe par l’esquive. Ces moments avec le chien ont le mérite de casser la routine mais ils cassent également le rythme la faute à l’absence de dash, à un déplacement de Butch un peu lent et surtout à un double saut qui parfois défi la gravité, on se croirait sur la lune !

Va chercher !
Flying to the moon !
Un exemple de boss facile

Conclusion

6Souls est un plateformer qui fait la part belle au rétro sur la forme et dans le fond. En reprenant tout les codes et l’essence des jeux rétro il en prend malheureusement les défauts avec un bestiaire limité et une difficulté sur certains passages qui pourra en décourager plus d’un ! Je ne vais quand même pas bouder mon plaisir car dans l’ensemble le jeu est bien fait et il est proposé à petit prix ! Si vous aimez les jeux au style rétro ou les plateformers exigeant, vous trouverez votre bonheur même si bordel, une maniabilité plus précise aurait rendu l’expérience bien plus plaisante !

Positif

  • L’aspect rétro réussi
  • Un plateformer très exigeant…
  • Bon contenu avec une durée de vie conséquente

Négatif 

  • … peut être trop exigeant !
  • La maniabilité imprécise pour certains passages
  • L’aspect combat anecdotique

Satisfaction du Piwi 60 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni Ratalaika !) ICI PS4 ou ICI SWITCH ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 3 décembre 2021
  • Editeur : Ratalaika Games
  • Développeur : BUG-Studio
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 7,99 €
  • Classification : PEGI 7

Le test a été réalisé avec une version presse digitale Xbox One offerte par PR Hound (Merci Derek !).



Catégories :Tests

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