Test The Cruel King and the Great Hero, le J-RPG pour les enfants !

Temps de lecture : 9 minutes

Nis America et Nippon Ichi Software nous proposent The Cruel King and the Great Hero, un J-RPG qui semble destiné particulièrement aux plus jeunes. Entre un aspect graphique crayonné et très enfantin, une histoire sortie d’un livre de contes pour enfants et un gameplay qui se veut très simple, il est certain que le jeu ne vise pas forcément un public mature. Après le gameplay aux allures old school a attiré mon œil de vieux briscard et après avoir aidé mes amis les monstres et vaincu l’affreux roi, je suis en mesure de vous donner mon avis sur The Cruel King and the Great Hero !

Je vous présente : Yuu !

Il était une fois…

… un héros courageux qui affronta et sortit victorieux de son combat avec un terrifiant dragon appelé Cruel King. Cependant, au lieu de lui donner le coup de grâce, il décida de couper l’une de ses cornes, déclarant ainsi : « Il te faudra expier tes péchés ! ». Les jours suivants cet événement, le héros resta au chevet du dragon pendant sa convalescence, et rapidement ils devinrent des amis proches. Un jour, bien des années plus tard, le héros succomba à une blessure fatale, laissant pour orpheline son unique fille, Yuu. Sur son lit de mort, il demanda ainsi à son bon ami d’élever sa fille pour qu’elle devienne à son tour une grande héroïne. Depuis ce jour, Cruel King veille sur Yuu dans ses nombreuses aventures afin qu’elle devienne une grande héroïne. Cependant, ces moments idylliques ne dureront pas éternellement, car la vérité sur le passé de Cruel King refait peu à peu surface, ce qui va emmener notre duo à faire face à de nouvelles épreuves…

Un dragon pour protecteur trop facile

C’est à ce moment là que l’on prend les commandes de Yuu pour de magnifiques et tendres aventures ! Car oui tout est miiiiiignon dans The Cruel King and the Great Hero : scénario, environnements, PNJ même les méchants ont l’air de gentils !!! Sur ce point, il est évident que le jeu s’adresse aux plus jeunes et peut même constituer une première expérience en matière de J-RPG. Mais il y a un gros mais ! Je suis un fervent défenseur de la langue de Molière vous commencez à le savoir. Oui la dream team de Koch Media n’a pas arrêté de le préciser dans ses CP : attention le jeu est uniquement sous titré en anglais mais ça ne m’empêche pas de râler et de crier au scandale ! Oui je suis un vilain qui se plaint alors qu’il était prévenu mais que je vous explique…

Je ne vois pas l’intérêt de proposer un titre simplifié au max pour ensuite le mettre en japonais sous titré en anglais ?!? Comment les jeunes bambins vont pouvoir suivre ? Surtout qu’à l’instar de tout J-RPG, vous allez vous enfiler des tartines et des tartines de boites de dialogues ! Même les missions secondaires proposent un background assez fourni ! C’est comme dire à un enfant : pas de bras pas de chocolat (oui je vais loin dans mes métaphores…). Cela a peut être un coût de traduire un jeu mais quand on connait l’importance de l’histoire dans un J-RPG, on ne peut pas passer outre !

Il y a de quoi lire !

Le monde merveilleux de l’île aux enfants

Graphiquement, le jeu vise une nouvelle fois les plus jeunes. J’ai bien aimé la patte graphique de The Cruel King and the Great Hero façon dessins au crayon à la main. Je me répète mais ça donne un style très mignon qui ne choquera personne. C’est très propre et plaisant à l’œil mais l’ensemble ne peut échapper à une mini critique. Si les environnements sont variés et bien faits ils restent très simples et vides de tout élément. On traverse des tableaux en 2D qui ont tendance à énormément se ressembler d’un tableau sur l’autre dans un même monde. Les ennemis ne sont pas présents puisque les combats se déclenchent au hasard façon Final Fantasy premiers du nom sauf que les développeurs ont remplacé le fondu en noir par des pages qui se tournent. Du coup excepté un coffre ou deux, on ne voit rien dans les lieux que l’on traverse et c’est bien dommage.

C’est mignon !

Autre problème, les PNJ qui ont des sprites copié collé d’un écran à l’autre. Les développeurs auraient pu laisser libre court à leur imagination surtout que l’on est dans le monde imaginaire des monstres. Niveau créa on ne peut pas donner un cadre plus large ! Le sentiment général que j’ai vis à vis de la réalisation graphique de The Cruel King and the Great Hero c’est bien mais ça manque de richesse, de profondeur ou de contenu. C’est parfait pour les plus jeunes qui ne verront pas leur attention monopolisée par des fioritures mais pour les vieux cons comme moi, il manque des trucs…

c’est vide…
… souvent !

Une petite bafouille sur l’aspect son du jeu. Les musiques sont sympathiques sans pour autant être mémorables ou envahissantes. Je dirai qu’elles accompagnent bien l’action à l’écran. On est encore dans le tout mignon et je cherche encore une musique qui m’a mis en alerte ou du moins un peu sous pression… Ne vous inquiétez pas le jeu c’est tranquillou bilou (expression plus utilisée depuis 1992…). Par contre la voix de la narratrice m’a un peu vrillé les tympans, on est sur une voix de petite fille jap un peu trop aigue à mon goût. On va finir par croire que je suis raciste avec les japonais mais j’ai juste du mal à les entendre monter dans les aigus pour rien !

Gameplay old school et minimaliste !

The Cruel King and the Great Hero s’intéresse avant tout aux plus jeunes ou en tout cas à ceux qui veulent avoir une première expérience en matière de J-RPG en raison de la simplicité de son gameplay qui m’a rappelé les premiers Final Fantasy. On explore les lieux et de manière aléatoires se déclenchent des combats avec un changement de visuel pour passer sur la fenêtre combat. Le mécanisme rappelle donc celui des premiers RPG mais également la présentation avec les ennemis à droite et vos personnages à gauche (il est impossible de se faire prendre à revers ou d’être entouré ce qui simplifie les choses). Les combats se font au tour par tour étant précisé que la stat de vitesse joue sur qui frappe en premier. Simple, efficace mais malheureusement répétitif surtout lorsque l’on revient en arrière pour une missions secondaire et que l’on se tape les combats avec les mêmes ennemis qui sont clairement plus faibles que nous… Heureusement qu’un système de téléportation fait vite son apparition pour nous éviter de se taper à pied l’intégralité des niveaux déjà traversés !

Le système est très simple !

Surtout que les combats sont sommaires avec des possibilités bien limitées : attaque de base, attaque spécial qui use de la stamina, défense, utilisation d’un item ou fuite. Il faudra faire avec ça d’autant que nos personnages n’ont qu’une attaque de base et pour les spéciales il faut les débloquer en montant de niveau. On a donc droit aux mêmes animations encore et encore ce qui accentue le sentiment de répétitivité. Mais les plus jeunes y trouveront leur compte et ne se perdront pas dans les options. Autre élément simplifié à chaque gain de niveau, les stats montent automatiquement sans que l’on ait le choix de les modifier. Si il est inutile de farmer (sauf aux deux tiers du jeu je vous recommande de faire une petite pause farm histoire de gagner 3/4 niveaux), je reproche l’absence d’indication sur notre montée en niveau, j’ai eu beau cherché je n’ai pas trouvé de jauge ou de stat indiquant ou j’en étais dans mon niveau.

ça va brûler !

Les autres éléments sont également très simples notamment pour l’équipement : une arme, une armure et deux amulettes c’est tout ce que l’on à faire pour bien s’équiper. Oui The Cruel King and The Great Hero est pour les enfants. D’ailleurs la progression est très linéaire et on a toujours un marqueur d’objectif qui nous indique la direction. Si le dernier niveau se montre un peu plus labyrinthique, il reste largement faisable. Je dirai que les quêtes secondaires permettent de revenir sur nos pas et parfois d’accéder à des lieux impossibles lors de notre premier passage. C’est quêtes sont utiles surtout pour gagner du pognon et des pièces d’équipements. Là encore c’est très basique et il ne vous faudra pas plus de 10 heures pour boucler trame principale ainsi que toutes les quêtes secondaires.

Conclusion

The Cruel King and The Great Hero est parfait pour qui veut se lancer pour la première fois dans un J-RPG ! Il plaira également à ceux qui ont envi de suivre une histoire mignonne sans se prendre la tête sur un gameplay tortueux. Si j’ai apprécié la balade, je dois dire que je l’ai quand même trouvé trop basique ou simple sur de bien nombreux aspects : graphique, gameplay. Je pense que c »est pour éviter de perturber les plus jeunes et du coup c’est réussi même si je reste pour ma part sur ma faim. ça reste quand même une bonne expérience au vu du prix proposé.

Pour
  • Parfait pour une première expérience
  • Gameplay à l’ancienne
  • La patte graphique
  • Un conte pour enfant
Contre
  • Pas de traduction FR
  • Trop simple
  • En dehors des combats, le vide…

Satisfaction du Piwi 65 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Nintendo ni Nis America !) ICI PS5 / PS4 ou ICI SWITCH.

  • Date de sortie : 11 mars 2022
  • Editeur : Nis America
  • Développeur : Nippon Ichi Software
  • Catégorie : RPG
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 7

Le test a été réalisé avec une version presse PS4 offerte par Koch Media (Merci la dream team !).



Catégories :Tests

Tags:, , , , , , , ,

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :