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Je rattrape mon retard de l’été (mais que ça fait du bien de prendre des vacances !) et je me suis lancé dans Rollerdrome, le dernier né de Roll7 qui nous avait offert dernièrement OlliOlli World. Après le skate on passe aux rollers mais avec une dimension bien violente ! On est donc dans un jeu au lore qui peut paraître décalé de prime abord mais qui finalement se rapproche de la réalité sur certains points (non de nos jours on n’a pas de sport qui demande de tuer ses adversaires pour gagner quoique…). Bref je me suis lancé dans le jeu alors que je n’avais entendu que du bien mais comme je suis particulier (tu peux le dire je suis un vieux con) j’avais besoin de me faire ma propre idée !

Si tu veux voir ce que je pense d’OlliOlli World, c’est ICI !

Rollerdrome

L’ère des sports modernes !

Rollerdrome se passe en 2030 ce qui est assez proche de nous. Le football n’est plus le sport roi, c’est devenu le Rollerdrome pour une société de plus en plus violente. Le rollerdrome était géré par la FIR, fédération internationale de rollerdrome, sauf qu’elle est racheté par Matterhorn, une multinationale qui souhaite rendre le sport encore plus violent… On pourrait croire ce rachat ubuesque mais quand tu vois que de nos jours la ligue 1 de Football a été rachetée par un fond d’investissement CVC, on se dit que l’on est pas loin de la réalité… Bref, le concept de rollerdrome est simple, un joueur s’élance dans l’arène et doit éliminer tous les joueurs Maison. S’il y parvient, il a le droit de passer au round suivant. Si il échoue, c’est simple il meurt dans l’arène… Le pire c’est qu’en plus de jouer sa vie, ce n’est pas gratuit ! Environ 350.000 dollars pour les frais d’inscription ce n’est pas donné mais ils sont couverts par un prêt lui même garanti par notre assurance vie en cas de décès : le monde est bien fait…

Rollerdrome
Ah quand même !!!

Tout ce que je raconte n’est pas raconté par le jeu, tu peux l’apprendre si tu prends le soin de visiter les vestiaires entre les missions. On dirige Kara Hassan une nouvelle arrivante qui entend se faire une place dans ce sport ultra violent. Le but est très simple, remporter les match éclairs et accomplir les objectifs qui nous sont donnés pour arriver jusqu’à la finale et remporter la saison 2030. Pour remporter les manches, il va falloir abuser de tricks mais surtout mitrailler tous les adversaires qui se présentent à nous !

Rollerdrome
Pour le scénario c’est par ici…
Rollerdrome
… où là !

Mes yeux !!!

Comme à mon habitude, je vais commencer par les choses qui fâchent ou du moins qui m’ont fâché. Je me suis lancé dans ma première partie et mes premiers mots ont été : « mon dieu mes yeux ! » Le jeu est réalisé à la mode cel shading. Ce style graphique revient énormément à la mode ces derniers temps et il a le mérite de bien vieillir mais encore faut-il que la réalisation tienne la route à la base. Rollerdrome propose différentes maps mais on retrouve souvent le même genre d’environnement avec la même charte graphique. J’ai trouvé les niveaux fades par les couleurs et surtout vides par le peu d’éléments qu’ils proposent.

Rollerdrome
C’est un peu vide…
Rollerdrome

C’est assez moyen dans l’ensemble et je dois admettre avoir été un peu déçu. Mais les problèmes de réalisation ne s’arrête pas là. J’ai trouvé les animations de Kara sont rigides ce qui n’aident pas lors de la réalisation des tricks et certains animations sont absentes. Par exemple en cas de chute, on ne voit pas notre personnage tomber, il se remet subitement sur ses pieds après un léger temps de latence… Mais le pire vient de la gestion de la caméra que j’ai trouvé personnellement atroce ! J’ai eu l’impression de retrouver celle de Mario 64 et dans une moindre mesure celle de Zelda OoT… Rollerdrome n’est pas difficile en soi mais la caméra va jouer son rôle pour parfois rendre le jeu impossible ! Lorsque l’on va vite et que l’on enchaîne les tricks dans tous les sens, la caméra n’arrive plus à suivre et il arrive régulièrement qu’au lieu d’être derrière le personnage elle se retrouve devant ce qui inverse les directions et m’a fait partir dans le mur. J’ai littéralement péter un plomb devant mon écran ! C’est rageant de ne plus savoir où l’on va ou d’avoir l’impression de plus diriger correctement son personnage !

Rollerdrome
Dur la visibilité
Rollerdrome
N’est ce pas…
Rollerdrome
Où suis-je ?

Mais tout n’est pas à jeter dans la réalisation de Rollerdrome. Les ennemis sont plutôt bien modélisés et présentent un cara design différent même si on peut râler sur un bestiaire un peu restreint. Les effets d’explosion sont sympas et m’ont rappelé ceux dans le jeu XIII. Alors oui Rollerdrome a une DA originale qui lui donne sa propre identité mais j’aurai aimé un peu plus de travail sur la réalisation des arènes et les éléments extérieurs comme par exemple une modélisation du public ? Mention spéciale pour la BO du jeu qui reprend des musiques bien pêchue et qui mettent bien dans l’ambiance.

La zolie explosion

Quand Max Payne rencontre Tony Hawk

Le gameplay de Rollerdrome est on ne peut plus original ! Je me demande bien comment l’idée de mixer roller et arme à feu a pu germer dans l’esprit des développeurs. Le but est d’éliminer tous les ennemis via les armes à notre disposition : pistolets, pompes, lance grenade et le laser. On va donc vider les chargeurs sur tout ce qui bouge et abuser d’une sorte de bullet time qui ralentit le temps nous permettant d’ajuster les adversaires en plein saut la tête en bas. On va aussi abuser de l’esquive histoire de se laisser une chance de survie. Le problème est que nos chargeurs se vident très vite et que pour se réapprovisionner il faut faire des tricks : salto, grab, grind, wall ride… Il est possible de combiner les tricks entre eux pour faire plus de points et ainsi amasser plus de munitions.

It’s bullet time !
Esquive !

Il va falloir faire tout ça vitesse V ! Car pour le coup si les premiers niveaux sont monotones, les suivants commencent à accumuler le nombre d’ennemis et surtout des ennemis aux aptitudes différentes : le sniper, l’artificier, le garde anti émeute… Ajoutes les boss et certains niveaux ne sont pas piqués des vers… Comme je l’ai dit, le jeu n’est pas difficile en soi, le plus dur venant de la caméra qui n’en fait qu’à sa tête. Quand tu dois enchaîner tricks, tirs, bullet time, esquive, retir, retrick c’est trop pour la caméra ! C’est dommage car le gameplay se veut nerveux avec le système de combos et de multiplicateur qu’il ne faut pas arrêter pour taper le high score mais dès que l’on va trop vite, la lisibilité en prend un coup !

La classe à Dallas !

Je radote mais c’est réellement le très mauvais point du jeu qui est allé jusqu’à me gâcher l’expérience de jeu sur certains niveaux. Pour le reste le gameplay est bien pensé et bien équilibré. La progression de Rollerdrome est également particulière mais avec un aspect très gratifiant. Il ne suffit pas de terminer un niveau pour passer au suivant. Il faut accomplir des objectifs (10 par niveaux) sachant que l’on n’est pas obligé de tous les faire sur une seule session. On peut se concentrer sur trois objectifs sur une session relancer le niveau et en faire trois autres. Même si l’on meurt, la réussite de l’objectif est conservée. Le jeu est très accessible surtout que si aucune difficulté n’est paramétrable, les assistances proposées permettent à tous de s’amuser (bien que devenir invincible casse l’intérêts du jeu). Je trouve juste dommage que les niveaux se suivent et se ressemblent. J’aurai aimé un bestiaire plus étoffé, un level design qui évolue mais tout au long du jeu on reste sur la même ligne. En ça j’ai trouvé la progression un peu monotone…

Les aides sont abusées !

Conclusion

J’étais joie au moment de lancer le jeu et si j’ai apprécié l’expérience originale proposée par Rollerdrome, j’ai gardé un goût d’inachevé. Finalement le jeu ne propose qu’une campagne qui peine à se renouveler que ce soit dans les objectifs, les niveaux ou les ennemis. Si tu n’accroches pas au système de score et de ranking, tu risques de trouver le temps long… Surtout que le jeu, s’il propose peu de niveaux reste quand même long puisqu’il faut entre 5 et 8 heures selon ton niveau pour tout boucler. Le jeu est vraiment prenant et le mariage roller / gun fight est réussi j’aimerai juste une petite maj pour la gestion de la caméra qui nuit clairement à l’expérience de jeu.

Pour
  • Le concept
  • Le système de ranking
  • Le mélange de gameplay
Contre
  • la gestion de la caméra
  • la réalisation graphique
  • un contenu limite

Satisfaction du Piwi 60 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni Private Division !) ICI PS5 / PS4.

  • Date de sortie : 16 août 2022
  • Editeur : Private Division
  • Développeur : Roll7
  • Catégorie : Jeu de tir
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Warning Up (Merci Sacha !).

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