Histoire de diversifier les jeux testés sur le site, je vous propose cette fois UFC 6, la simulation de combat/MMA qui ne sort pas un opus tous les jours… Le dernier opus est sorti il y a trois ans et je dois avouer ne pas y avoir passer une seule minute dessus. Je ne suis pas un pro des jeux de combat, trop bourrin dit-on, et du coup je ne suis pas fan de me prendre des raclées mais de temps à temps j’aime bien sortir de ma zone de confort. Je reconnais également que je ne suis pas un fan invétéré du MMA ou de l’UFC. Je suis plutôt du genre à regarder des high lights ou des compilations Youtube quand l’occasion se présente. Je ne connais donc rien à la stratégie de combat… Me voilà lancé sur UFC 6 que je pressens comme une simulation de jeux de combat qui pourrait être exigeante…
Conditions de test : J’ai effectué le test de UFC 6 sur PS5 avec une version numérique Ultimate offerte par Kickpush Agency que je remercie pour la confiance (en particulier Yaniss et Clotilde) ! J’ai joué à UFC une vingtaine d’heures que ce soit en solo ou en VS local.
Histoire ou carrière même combat !
Après avoir lancé le jeu et créé mon personnage non sans mal, je découvre que le jeu propose un mode histoire scénarisée ! Moi qui adore les modes histoire ou carrière j’ai direct sauté le pas. Appelé Héritage, le mode nous propose de suivre les aventures de Carter, un rookie qui a un père célèbre dans le monde de la lutte et de l’UFC. Bon le monde est rapidement scénarisé et l’histoire est plus que classique et elle est vue et déjà vue dans moult films sur la boxe ou les sports de combat en général. On a une rivalité qui explose au grand jour, le combat en boite de nuit la veille de notre premier match UFC à l’issue duquel on se casse le poignet et donc on doit déclarer forfait. L’obligation de remonter la pente afin de devenir enfin le numéro 1… C’est du grand classique ! On a droit à quelques cut scènes mais rien de dingue. Petite originalité du mode qui propose de faire des combats en dehors de la cage. Dommage que ces combats soient minimalistes et manquent d’interaction avec le décor.




Pour le reste du mode, on est donc focaliser sur Carter que l’on fait progresser au fil des combats. Il faut d’abord accepter ou refuser le combat qui nous est proposé. Pour chaque combat on choisit le temps de préparation avec un maximum imposé (genre 6 semaines). Au cours de chaque semaine on aura des activités de promotions et des activités d’entrainement. Les premières font monter les abonnés, le cash et notre hype alors que les secondes donnent des points de compétences, améliorent nos mouvements et notre condition physique en vu du match. Je touche là le premier point noir. C’est ultra répétitif ! Chaque semaine on a 7 points (comme le nombre de jour) à distribuer. Promotions sur les réseaux sociaux : 1 point. Pronostiquer notre match : 2 points. S’entrainer sur le sac 3 points. S’entrainer avec un partenaire 3 points et du cash. On peut simuler les semaines sauf que… Simuler un entraînement permet d’engrenger des points de compétences mais nos mouvements ne progressent pas et notre forme physique prend la moitié des points. Il est donc préférable de faire les séances qui sont ultra répétitives et molles ! C’est chiant de frapper dans un sac pendant 3 minutes en faisant des mouvements spécifiques ! Le pire c’est qu’il faut reproduire l’exercice une bonne dizaine de fois entre chaque match ! J’aurai aimé qu’UFC 6 propose des activités plus variées.





La progression de notre personnage n’est pas à négliger car elle permet d’améliorer les attributs de notre personnage : frappe, grapping et santé. La première catégorie se focalise sur les coups, le déplacement et le block, la seconde concerne le jeu au sol et tout ce qui est accroche d’adversaire et la dernière permet d’améliorer la résistance, l’endurance et la récupération. Avec les points de compétences et du cash on peut acheter de nouveaux mouvements ou de nouveaux « flows » (j’y reviendrai plus tard). Vient ensuite le moment du combat ! UFC 6 propose plusieurs expériences de jeu différentes en fonction de notre niveau de compréhension du sport. Ensuite les boutons du pad gérent les pieds/poings, stick gauche déplacement, le droit le balancement du corps, les gâchettes gèrent garde et hauteur de frappe. Pour tout ce qui est accroche et sol, il faut user des sticks gauche et droit et les orienter dans la direction voulue pour faire l’action correspondante. Enfin on a un stade de flow dont la jauge monte en fonction de nos actions. Une fois la jauge pleine on l’active, le décor s’estompe et on devient une brute épaisse durant une fraction de secondes.



Le gameplay est assez intuitif et fonctionne plutôt bien même si j’ai eu un peu de mal sur les situations au sol, parfois j’ai eu l’impression que le personnage ne faisait pas ce que je lui demandais ou alors je tardais trop mais je me suis retrouvé dans des situations un peu risquées. On sent bien la brutalité des coups avec les sons qui vont avec. C’est jouissif de coucher l’adversaire sur un coup de poing retourné ou un high kick dévastateur. C’est assez plaisant mais l’histoire n’est qu’un prétexte et le mode de jeu me semblait répétitif et je me suis donc lancé dans le mode carrière et j’ai vite déchanté… Le mode carrière est un copié collé du mode histoire ! Le même fonctionnement, les mêmes activités, les mêmes contrats et sponsoring ! Rien ne change si ce n’est le skin de notre personnage puisque l’on peut prendre celui que l’on a créé. Je me suis senti un peu floué… J’ai donc repris tout à zéro !


Un Hall of Legends et des combats entre potes !
Sorti des modes carrière et histoire, UFC 6 propose bien évidemment une mode versus en ligne ou en local et un mode Hall of Legend qui propose de revivre les moments historiques de 3 champions de l’UFC. On se balade dans une sorte de musée à la gloire d’un champion. Dans ce musée, on a alors une masse d’informations sous forme de lecture de vidéo ou d’interview mais également la possibilité de faire des matchs phares. Il faut alors rejouer des combats précis en remplissant un certain nombre de condition pour enfin gagner le match. Le mode est fun avec un match qui commence sur une vidéo et qui nous plonge au coeur du combat avec une excellente transition. C’est l’occasion de constater que les personnages sont bien modélisés et criant de réalisme et de ressemblance. Le mode propose de belles séquences vidéos tirées des archives. Les missions réussies permettent de débloquer des skins de personnage. L’expérience est différente et vaut le coup d’être jouée pour voir les séquences vidéos des matchs mais également les interviews des combattants.






Les combats versus sont également fun à jouer entre potes et vu qu’UFC 6 propose un gameplay adapté en fonction du niveau des joueurs, tout le monde y trouve son compte ! J’ai pu constater que les matchs sont exigeants et on peut tout perdre en moins d’une seconde sur un coup mal anticipé et alors que l’on dominait le match. J’ai eu une légère impression d’avantage pour les combattants qui frappent. Déjà j’ai eu du mal avec le gameplay au sol mais il est surtout difficile d’approcher le combattant sans prendre un coup et on a tendance à vite tomber sur un seul direct. Cela peut être frustrant quand on joue contre un adversaire qui a les commandes simplifiées et pour lequel l’IA adapte le type de coup et de block de manière parfaite.




Une réalisation en dents de scie
Au niveau de la réalisation UFC 6 m’a tantôt surpris tantôt déçu. J’ai bien aimé la présentation du menu général mais j’ai été déçu par l’ergonomie des menus des modes carrière et histoire qui sont bourrés de mini temps de chargement qui se cumulent vite vu que les activités sont courtes. L’arrivée dans l’arène manque de variété. Quelque soit la salle, on a droit aux mêmes angles de caméra. Le public est peu détaillé et une fois en combat le décor en fond s’assombrit et on en voit plus que les deux premières rangées de spectateurs. Dans l’arène, les combattants sont bien modélisés et le coups sont réalistes et fluides. J’ai cependant trouvé que les impacts manquaient de précision. On le voit surtout lors des ralentis, un uppercuts qui ne touche pas visuellement mais le bruit est présent et le jeu considère que l’adversaire est touché… C’est assez bizarre. Les marques au visage ne sont pas forcément précises, un direct au menton qui crée un entaille à l’arcade j’ai du mal…





Au niveau son c’est une Master classe j’insiste ! Entre la voix officielle de Warren Buffet et surtout une bande son exceptionnelle c’est un pur plaisir ! Les musiques sont variées avec une dominante urbaine rap US et rock. On retrouve ainsi du DMX, Eminem, Nirvana Red hot. C’est un pur régal pour les oreilles et ça permet d’avaler la pilule des trops fréquents mini temps de chargement au cours desquels la musique ne se coupe pas (ouf !). En match, UFC 6 se focalise sur les bruits dans la cage ce qui donne plus de réalisme aux coups.
UFC 6

Date de sortie : 19 juin 2026
Editeur : Electronic Arts
Développeur : EA SPORTS
Catégorie : Combat / Sport
Prix : 79,99 €
Plateformes : PS5 / Xbox
Des modes solos à développer !
C’est avec un regard de novice que je me suis lancé dans UFC 6 et j’ai pris un certain plaisir à y jouer. Les combats sont vraiment réalistes et les différentes expériences de gameplay en fonction du niveau permettent d’échapper à l’aspect simulation pur et dur. Dommage que les modes solos manquent de variété avec une ossature similaire qui n’évolue pas au fil des matchs et des heures de jeu. Je pense que l’aspect fitness aurait du être un peu plus automatisé pour éviter le sentiment de répétitivité. UFC 6 propose une réalisation d’excellente facture en revanche le jeu est truffé de mini / micro temps de chargement. Si en mode versus, on ne relève pas le problème cela devient épuisant sur les modes solo. Vraiment dommage car l’expérience de combat reste excellente avec la notion de flow qui ajoute du piment. Il y a plus qu’à travailler le mode solo quitte à piquer des idées dans les simulations des autres sports. En tout cas si vous êtes fan du sport, vous pouvez foncer les yeux fermés et puis de toute façon, il n’y a pas de concurrence !
- Le mode Hall of fame
- Les combats réalistes
- Le gameplay adaptatif
- La bande son !
- Des modes solo répétitifs
- La location des coups
- Les mini temps de chargement