Test Songbird Symphony, un mélange des genres surprenant et très réussi !

Décidément les jeux se suivent et ne se ressemblent pas ! Après être revenu d’entre les morts et survécu au monde post apocalyptique de Remnant From The Ashes (et vous pouvez retrouver mon test ICI), je déploie mes ailes (arf) dans SongBird Symphony le dernier né de PQube développé par Josteak Studios. Sous ses airs à ne pas y toucher, SongBird Symphony propose un concept plus qu’original puisqu’il veut mélanger un métroidvania avec un jeu de rythme ! Voyons si le pari osé de Josteak Studios est réussi.

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C’est parti pour la grande aventure !

L’histoire du vilain petit canard

Metroidvania et plus généralement jeu d’aventure oblige, SongBird Symphony nous propose un scénario. Ce scénario est très simple mais s’appuie énormément sur le conte de Hans Christian Andersen qui nous a offert le vilain petit canard. Vous incarnez un « paon » qui vit donc avec les paons mais qui ne leur ressemble pas du tout et qui subit toutes les moqueries de ses congénères. Il décide de découvrir qui sont ses vrais parents et va voir Maître Hibou qui lui indique ne pas avoir la réponse mais un artefact pourrait bien l’aider (ouf on est sauvé). Pour cela il faut recueillir les notes uniques de certains oiseaux. Une fois toutes les notes retrouvées, l’artefact pourra jouer touts les chants d’oiseaux et ainsi retrouver vos parents ! Vous voilà parti à l’aventure !

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Euhhhhh… Non !

A l’instar du conte précité, SongBird Symphony vous amènera à rencontrer d’autres types de volatiles qui à chaque fois ce moqueront de vous de part votre apparence. Vous pourrez donc vous frottez aux poulets, aux pies, à un pie vert… Chaque groupe ou individu a son caractère et ses chants permettant de donner des environnements et des sons différents d’un monde à l’autre. Car une fois la note récupérée vous vous envolez vers d’autres lieux une nouvelle fois un parallèle avec le conte d’Andersen peut être fait. En tout cas le jeu prend vraiment l’air d’un conte à la « Walt Disney » comprendre tout est beau tout est mignon même les méchants ne le sont pas vraiment et conserve un côté qui plairait à tous les enfants ! Depuis que je suis jeune papa, j’avoue accorder plus d’attention à ce côté des jeux et j’y suis peut être plus sensible mais le jeu est vraiment bien fait de ce côté là et on peut mettre sans risque la manette entre les mains d’un bambin. Je dirai même que le jeu porte d’excellentes valeurs ou philosophies : persevérer face à l’échec, être bienveillant avec l’autre même si il est différent… Je me rends compte qu’en fait on devrait mettre le jeu dans les mains de beaucoup de personnes par les temps qui courent…

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Parfait pour les enfants !
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On a même Bambi !

Quand Parapapa rencontre Samus…

Oui bon normalement le titre sous entend que l’on va parler gameplay mais je me rends compte que j’ai peut être perdu les plus jeunes avec de telles références. Je ne vais pas revenir sur Samus, héroïne de la licence Metroid. Parapapa the rapper est donc un rappeur qui a déboulé sur PS One et qui a bouleversé le jeu de rythme qui était alors très peu présents sur consoles. Les trentenaires se souviendront de la pub TV : « croix croix carré rond rond et triangle CARRE rond rond rond... » Donc SongBird va vous demander d’explorer les mondes qui se terminent tous par ce que l’on appellera commodément un boss qui vous demande d’accomplir une épreuve de rythme qui consiste à accomplir une série de note avec le bon rythme. Au départ simple, plus vous progressez plus vous allez trouver des notes et donc des touches supplémentaires qui vont s’ajouter aux séries. En plus de cela, la présentation des séries changent. Il ne s’agit pas d’un simple défilement de notes à la verticale ou à l’horizontale comme on a l’habitude le voir. A chaque fois elles suivent une animation spécifique qui risque pour certaines d’énormément vous troubler. Elles rebondissent sur les murs, passent par des tuyaux ou viennent dans des cases. Je ne vous cache pas que celles qui sont tirées par des canons pour retomber par la suite est horrible car dans les grosses séries vous n’y voyez plus rien et faire un 100% relève du parcoeurisme plus que du rythme !

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Au départ simple…
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Ici aussi…
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Mais là…

Le gameplay musical n’est pas seulement présent lors de ces phases de boss mais également dans tous les niveaux que vous allez parcourir. Ainsi pour faire monter ou descendre des plateformes, il vous faudra faire des séries de notes pour les activer. J’ai bien écrit plateformes car SongBird va également proposer des phases de plateformes. Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard (pouet !) mais elles ont le mérite d’exister. Et ce n’est pas tout ! SongBird présente également des énigmes et autres quêtes secondaires qui vous permettent de retrouver les notes du niveau et ainsi compléter la musique du niveau ! Ces quêtes donnent un aspect Metroidvania puisqu’il n’est pas rare de faire du back-tracking une fois la plume d’un volatile trouvée ou pour ramener les oisillons à leur mère ou tout simplement pour vous présenter à un passage jusqu’alors fermé car vous n’aviez pas encore appris la note adéquate. Petit point noir : l’absence de carte pour se repérer, il faut connaître les lieux sur le bout des doigts et faire appel à votre mémoire pour retrouver votre chemin ! Les faire n’est pas obligatoire sauf si vous voulez réussir le 100% mais cela permet de donner une bonne durée de vie au soft qui est déjà de l’ordre de 5 heures pour boucler l’aventure principale dont le dénouement est très… touchant !

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Les fameuses plumes à trouver
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Les plateformes sont du plus bel effet
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Et peuvent se montrer casse gueule !

Une réalisation sans fausse note…

Ne me jetez pas la pierre mais entre les oiseaux et la musique, il y a de quoi faire des jeux de mots bien pourris ! Plus sérieusement, le jeu est sacrément bien foutu en mode pixel art. J’ai eu très peur en voyant la mini (voir micro) cinématique du début du jeu mais une fois in game j’ai été ravi ! Les environnements sont variés, de la forêt sombre en passant par le palais des poulets, la maison de Maître Hibou, les graphismes sont vraiment sympa même si le décor de fond relève du strict minimum. Les effets de lumière sont bien gérés même si, comme je l’ai écrit plus haut, ils sont un peu trop présent lors des phases de boss et nuisent à la lisibilité. Les personnages rencontrés sont eux aussi très bien dessinés et bénéficient de bonnes animations qui en tout cas retranscrives parfaitement leurs sentiments et caractères.

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Le swing de Maître Hibou
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Les méchantes pies…
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Les grenouilles amoureuses

On ne peut évidemment pas clôturer ce test sans évoquer l’aspect son du soft qui est quand même en grande partie un jeu musical ! Eh bien je reste perplexe… Les musiques des niveaux ont besoin d’être complétée en retrouvant les notes cachées pour avoir la symphonie complète. Du coup on passe pas mal de temps avec des musiques simplistes. Idem pour les phases de boss, les notes reproduites sont relativement simples ce qui donne une musique également simple. C’est dommage et j’aurai préféré des mélodies un peu plus recherchées et développées. En tout cas ce qui nous est proposé est très propre et toutes les musiques sont bien équilibrées. Je suis beaucoup moins fan des « voix » attribuées aux protagonistes. Ok ce sont des oiseaux et il est normal qu’ils chantent comme des oiseaux mais le problème est qu’ils ne font qu’une seule note quelle que soit l’émotion communiquée. Ca fait un peu moyen et on peut avoir une tendance à décrocher aux dialogues.

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On valide quand même le jeu

Conclusion

Josteak Studios réussi un sacré tour de force en nous proposant un jeu qui mélange des genres diamétralement opposés de prime abord. SongBird Symphony plaira aux grands comme aux petits avec son petit conte mignon et ses rythmes simples. La réalisation est réussie mais les développeurs ont pêché dans l’excès en proposant trop d’animation par moment. L’exploration pourtant pas aisée à cause de l’absence de carte se montre prenante par son aspect metroidvania. SongBird Symphony reste un jeu indé bien frais et original !

Positif

  • C’est tout mignon !
  • Un mélange de genre original et qui fonctionne
  • Artistiquement très réussi
  • Challenges relevés pour le 100%

Négatif 

  • Certaines étapes musicales pas lisibles
  • L’absence de map pour se répérer

Satisfaction du Piwi 85 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni PQube !) ICI.

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  • Date de sortie : 25 juillet 2019
  • Editeur : PQube
  • Développeur :Josteak Studios
  • Catégorie : Action / Aventure / Jeu musical
  • Prix : 14,99 €
  • Classification : PEGI 3

 

 

Le test a été réalisé par une version numérique offerte par PQube.

 

 

 

 

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