Test Moons of Madness, un tour sur la planète Mars ?

Le style Lovecraft étant très en vogue en ce moment, c’est au tour de Funcom et Rock Pocket Game de nous proposer leur jeu sci-fi horrifique en vue à la première personne. Initialement prévu pour fin 2019, le jeu a vu sa sortie décalée afin de permettre aux développeurs d’optimiser leur jeu. Au final, il aura fallu attendre 3 mois de plus pour se transformer en Matt Damon en herbe et explorer Mars en présence d’une entité nouvelle et hostile… Voyons si le voyage en vaut la chandelle… 

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Bienvenue dans l’enfer de Mars…

Seul sur Mars ou presque…

Moons Of Madness nous met aux commandes de Shane Newehart, ingénieur en chef (à l’accréditation cependant très limitée…) de la base Invictus qui est un centre de recherche sur Mars. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas le centre de recherche dans lequel on cherche à trouver de l’eau sur Mars ou un nouvel habitat pour l’humanité, non ! On fait des recherches bien bizarres et bien interdites qui ont des conséquences que vous allez devoir réparer ! Comme d’habitude, c’est bibi qui s’y colle ! Plus sérieusement, au départ, le jeu nous propose de suivre le quotidien d’un ingénieur sur Mars en compagnie de 4 collègues que vous ne rencontrerez jamais sauf pour les voir mourir ou déjà mort… Oui l’aventure ne va pas être des plus joyeuse. Si cela ne commence que par des rêves, vos hallucinations deviennent vite réelle et vous vous retrouvez poursuivi par des créatures qui ne vous veulent pas que du bien et contre lesquelles vous ne pouvez rien !

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Alors ce petit déjeuner ?

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Là c’est moi le petit déjeuner !

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La Samara de Moons of Madness

Je ne vais pas vous spoiler le scénario car, comme pour beaucoup de jeux indépendants, il y tient une place prédominante mais celui de Moons Of Madness est assez bien foutu. Même si j’ai eu du mal sur la direction qu’il prend sur la fin en partant dans le fantastique total bien que l’on ait des prémisses dans le deuxième tiers du jeu. L’essentiel de l’histoire passe par des dialogues en anglais uniquement mais sous titrés et par les documents que vous trouverez tout au long du jeu. Je vous préviens, vous allez avoir de la lecture ! On trouve des documents partout sans parler des ordinateurs qui comportent moult messages ! C’est un peu lourd dans la mesure où beaucoup de documents sont inutiles car ne comportant que des données scientifiques incompréhensibles. Du coup c’est un peu rébarbatif car on ne veut pas passer à côté d’un élément et au final on a l’impression de perdre son temps. Je vous rassure même sans lire les documents, vous comprendrez très facilement le scénario.

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J’aime lire…

On n’est pas dans le futur !

Techniquement le jeu tient la route même si on est loin d’un résultat AAA. En tout cas les développeurs n’ont pas à rougir du résultat final. Les extérieurs sont vraiment propres et reflètent bien la vision générale que l’on se fait de Mars : une planète rouge, dévastée, hostile, aux plaines désertes et aux falaises escarpées. Moons of Madness reprend tout ces codes à la perfection ! Les visuels proposés et les plans larges attirent vraiment le regard. Les effets de lumières sont peu présents mais restent convenables. J’ai apprécié le passage dans la grotte qui alterne pièce d’air et couloirs étroits.

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Mission to Mars

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Voilà mon Uber

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Il ne faut pas avoir peur du vide…

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Propre et asphyxiant !

Pour ce qui est des lieux intérieurs je serai un poil plus mitigé en raison des textures un peu baveuses particulièrement en présence des grosses tentacules qui envahissent votre station. En parlant de la station, celle-ci est grande et bien modélisée et offre des pièces variées et bien remplies en terme d’éléments. J’ai particulièrement apprécié la serre (une fois qu’elle est dégagée). L’intérêt des intérieurs, est qu’ils évoluent au fil de votre progression selon si vous êtes dans un rêve voir même la réalité lorsque l’entité à laquelle vous êtes opposée s’étend dans toute la station ! En tout cas les développeurs ont particulièrement réussi leur coup pour proposer des environnements qui inspirent une pression oppressante et constante. Le jeu est un jeu d’horreur mais il mise très peu sur les jump scare. Il y en a mais on les voit venir car dès que vous êtes en présence du danger votre vision a tendance à s’obscurcir ce qui réduit votre champ de vison et augmente votre stress. Et si en extérieur vous avez plus d’espace, le fait d’inclure une jauge d’oxygène (qui se vide certes lentement) vous ajoute une petite pression et je ne vous raconte même pas lorsque vous êtes poursuivi en extérieur ou lorsque vous devez sortir sans casque…

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On est loin de la station sur Mars !

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Vraiment !

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La serre…

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Oppressant…

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Et cela peut devenir pire !

Dans l’espace tout est plus compliqué

Moons of Madness n’offre pas de l’action à profusion loin de là ! Le jeu s’articule essentiellement à la résolution d’énigmes et de puzzle qui vous permettent de progresser. Le jeu vous demande d’aller récupérer du matériel ou un passe qui débloquera une porte plus loin. A côté, il faudra résoudre des énigmes qui arrivent à se renouveler au fil de l’aventure. On retrouve des classiques du genre avec des orbes à activer pour libérer un passage, des puzzles de circuits électroniques mais il est également possible de pirater des caméras ou encore des serrures électroniques pour prendre les commandes du matériel via votre mini pad personnel qui fait également office d’inventaire, de journal de quête et de carte. Les énigmes ont toute une solution logique mais qui peut être parfois très difficile à trouver car il faut se fader des pages de lecture pour trouver le bon code ou le bon indice… Si les énigmes du premier chapitre sont simples comme bonjour, à partir de la deuxième moitié du deuxième chapitre elles sont bien plus ardues. La difficulté croissante des énigmes permet de donner un peu plus de durée de vie à un jeu un peu trop court à mon goût et n’offrant aucune rejouabilité. Tous les succès sont faisables au premier run (sauf le dernier qui vous oblige à faire la dernière séquence une deuxième fois, séquence qui dure 5 minutes…) et le jeu se termine en un peu moins de 5 heures. C’est vraiment peu même pour un jeu à 30 balles.

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Les circuits électroniques sont de retour

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Pour résoudre celle là il faudra lire…

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Cette partie est relativement simple

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L’ordinateur de bord qui fait office de couteau suisse

A côté de ces phases, il y a de l’exploration pas mal d’exploration qui n’est pas facilité par l’inertie du personnage et la rigidité de la maniabilité. Je comprends que l’on soit sur Mars mais votre personnage se déplace aussi vite d’un paresseux… Les inputs sont parfois pris en compte avec un délai et je pense notamment au fin de s’accroupir et se relever. La maniabilité des objets n’est pas forcément aisé avec la nécessité d’orienter son regard après s’être saisi d’un objet ou d’un document pour le retourner ou s’intéresser à un point particulier. C’est très réaliste mais un peu lourd à la longue. Le jeu se veut d’ailleurs assez proche de la réalité notamment avec les phases de sorties et le rituel du SAS qui consiste à faire la plein d’oxygène dépressuriser le SAS, l’ouvrir et le refermer et rebelote pour rentrer. Enfin on a bien droit à quelques moments d’action mais qui reste intégralement scriptés. C’est simple vous n’avez aucun moyen de défense, vous ne pouvez que fuir face aux dangers. Du coup à chaque fois que vous êtes face à un monstre, la seule chose à faire est de courir via le seul chemin qui s’offre à vous. Il n’y a aucune place à l’infiltration ou un éventuel jeu de cache cache car il n’y a rien pour vous cacher et lorsque vous êtes bloqué, le jeu offre une QTE assez bizarre qui à l’instar des documents et objets vous demande de bien orienter le regard pour appuyer aux bons moments. Ces phases sont très simples et ne sont présentes que pour monter la pression à son paroxysme durant un court instant de jeu.

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Encore toi !

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C3PO méchant…

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Ah quand même la grande patrone !

Conclusion

Moons Of Madness propose une histoire bien ficelée bien que convenue. L’histoire est de surcroit soutenue par une très bonne réalisaton graphique et sonore qui participe énormément à donner au jeu une ambiance pesante et immersive, puisque on se prend très vite au jeu du petit astronaute en herbe qui se retrouve dans un bordel sans nom. Si la maniabilité est un poil trop rigide et freine l’exploration, les énigmes se renouvellent au fil du jeu et gagne en difficulté petit à petit donnant au joueur un réel sentiment de progression. C’est dommage que le jeu ne propose pas plus de contenu et donc une durée de vie plus conséquente. 

Positif

  • Des énigmes originales et variée
  • Graphiquement au point
  • Une bonne ambiance pesante

Négatif 

  • La durée de vie
  • Le scénario qui part en cacahuètes (avis personnel)
  • Maniabilité rigide

Satisfaction du Piwi 65 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni Funcom !) ICI ou ICI.

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  • Date de sortie : 24 mars 2020
  • Editeur : Funcom
  • Développeur : Rock Pocket Games
  • Catégorie : Action / Aventure
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 16

 

 

Le test a été réalisé avec une version presse offerte par Warning Up (Merci Audrey !).



Catégories :Tests

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