Test Death Stranding, voyage vers la perfection !

Ok j’ai beaucoup de retard, je dirai même que j’ai énormément de retard et vous pourriez me demander si j’ai vécu dans une grotte depuis novembre pour ne pas m’être penché plus tôt sur le dernier bébé d’Hideo Kojima (le papa de la saga Metal Gear) avec comme tête d’affiche Norman Reedus. Je vous répondrai que le jeu m’avait laissé perplexe et dubitatif lors de la PGW 2019 parce que franchement jouer au livreur FedEx ou UPS c’est pas trop pour moi et c’est la façon dont on m’a vendu le jeu… Puis la période estivale arrivant (et les promos hein…), on cherche des jeux à faire vu que les sorties sont elles aussi en vacances et on se dit « bah pourquoi pas, le soft est quand même développé par un grand nom du monde des jeux vidéo« . Après avoir passé de très (trop selon ma chère et tendre) nombreuses heures sur Death Stranding, ma première réflexion est « pourquoi j’ai attendu 8 mois avant d’essayer cet OVNI ? » Je vous livre mon avis sur la fin du monde vue par Hideo Kojima…

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Une claque… (et ça ne fait que commencer)

Réalisation Hollywoodienne et narration exceptionnelle !

Un jour il y eut une explosion. Un souffle qui créa le temps et l’espace. Un jour il y eut une explosion… Un souffle qui propulsa une planète dans cet espace. Un jour il y eut une explosion… Un souffle qui donna naissance à la vie que l’on connaît. Et puis arriva une autre explosion. Voilà sur quoi commence Death Stranding ! S’en suit une cinématique qui va vous en foutre plein les mirettes et qui va finir de vous plonger entièrement dans le jeu. Le monde a donc été détruit par le Death Stranding, un événement surnaturel qui a brisé la barrière entre le monde des vivants et celui des morts. Depuis, les Échoués rôdent dans le monde, sous une pluie battante qui fait vieillir toute vie, et tout humain vivant étant attrapé par eux meurt, provoquant une Néantisation, une onde de choc qui détruit tout aux alentours. Les survivants se sont réfugiés dans des bunkers souterrains dans des grandes Villes-relais, mais d’autres préfèrent vivre dans des refuges à l’écart et seuls. Seuls quelques humains peuvent survivre à une Néantisation, ressentant l’événement comme une expérience de mort imminente et ont développé le DOOMS, une condition qui leur permet d’entrer en contact avec les Échoués sans mourir.

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Y’a du boulot…

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Sur le territoire des anciens États-Unis d’Amérique, la société Bridges tente de « reconnecter » toutes les villes des USA via un réseau chiral par la livraison de matériel, de fournitures et de souvenirs du monde passé. C’est là que l’on entre en scène au travers de Sam Porter Bridges (Norman Reedus), un livreur de matériel dont la réputation n’est plus à faire. Il a l’avantage d’avoir le DOOMS et donc de voir venir les ennuis. Il se voit donc confier la lourde tâche de reconnecter l’entier pays car selon les grands pontes encore en vie, seuls nous n’avons aucune chance de survivre et c’est ensemble que l’on a une chance de retrouver le monde tel qu’il était avant. Il va donc falloir partir de la côte Est pour aller jusqu’à la côte Ouest (vous imaginez le périple ?) pour reconnecter tous les citoyens américains. Je ne vous en dirai pas plus car Death Stranding brille par une narration tout simplement exceptionnelle ! Chaque mission ou trajet que vous effectuerez sera récompensé par une information, une révélation qui attisera un peu plus votre curiosité et vous poussera à aller plus loin pour en savoir d’avantage ! J’ai très rarement connu des jeux qui arrivent à me tenir en haleine durant 40 heures (c’est à peu près le temps qu’il faut pour boucler les missions principales uniquement) du point de vue du scénario !

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On va de surprise surprise !

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Mais non c’était un plaisir !

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On apprend constamment de nouvelles choses sur l’histoire

Mais que serait un excellent scénario sans une excellente réalisation ? Ce serait comme du fromage sans pain. Et bien Death Stranding ne fait pas les choses à moitié en nous proposant une réalisation à couper le souffle et lorsque je parle de la réalisation je parle de l’aspect graphique et sonore ! Les décors sont majestueux et très régulièrement on pousse des « oooohhhh » lorsque l’on découvre des environnements et des paysages tout simplement impressionnants ! Pour une fois je dirai c’est beau de loin et aussi magnifique de près ! Je suis vraiment resté sur le cul par les décors proposés et je me suis souvent arrêté pour contempler des paysages simplement « wahou » ! C’est une Claque graphique ! Lorsque l’on dit qu’il faut plusieurs années aux développeurs pour exploiter pleinement une console, Death Stranding en est le parfait exemple ! Le niveau de détails est tout simplement impressionnant que ce soit les herbes, les pierres, les effets de l’eau, les véhicules, les structures tout est parfait !

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Tout simplement magnifique…

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Ou parfait !

Il ne faut pas oublier la modélisation des personnages qui est bluffante ! Norman Reedus est criant de réalisme particulièrement dans ses mimiques qu’il nous offre dans notre chambre de repos mais les autres personnages ne sont pas en reste et je pense notamment à Lea Seydoux, Mads Mikkelsen ou encore Guillermo Del Toro. Le jeu est très fluide et si je cherche la petite bête je dirai que j’ai rencontré quelque bug de collision lorsqu’il faut gravir certaines montagnes escarpées.

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Toujours sur le cul…

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Et que dire des personnages…

Le son n’est pas en reste. Impossible de passer à côté de la bande originale qui propose des musiques qui contribuent au sentiment de contemplation en intervenant quand on découvre un paysage grandiose ! Elles se révèlent très variées et surtout très nombreuses ! Les musiques sont des instrumentales géniales mais également proviennent de véritables morceaux de musique provenant d’artistes réels comme Major Lazer. Le doublage des personnages est également de grande qualité avec la version française qui comprend les voix officielles des acteurs même si j’ai un très grand faible pour la VO (désolé mais j’ai découvert Norman Reedus en anglais et il m’est impossible aujourd’hui de faire avec la voix française). Vous l’aurez compris, la réalisation relève, pour moi, du sans faute ! Mais là encore, notre ami Kojima (oui c’est devenu un proche) ne fait pas les choses à moitié avec un jeu qui propose une expérience inédite et que je n’ai pas réussi de retrouver dans aucun jeu auquel j’ai pu jouer (et Dieu sait qu’il y en eu en 30 ans de gaming, merde déjà 30 ans…).

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A chaque fois la musique arrive à point nommé !

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Gameplay riche et en perpétuelle évolution

Comment évoquer le gameplay de Death Stranding sans vous autant la surprise… Comment, en quelques lignes, vous résumer un gameplay que je n’ai jamais connu aussi riche ? Voilà deux questions inévitables lorsque l’on aborde cet aspect dans Death Stranding, et autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas la prétention de pouvoir apporter une réponse. Comme tout vieux con le dirait, il faut commencer par le commencement. Tout d’abord, je tiens à préciser que le gameplay de Death Stranding ne cesse de s’enrichir au fil du jeu et que ce n’est qu’après avoir fait un bon tiers du jeu que vous pourrez en appréhender la substantifique moelle ! Je n’exagère pas lorsque j’écris un tiers du jeu puisque ce n’est qu’après une bonne dizaine de jeu que certaines mécaniques, qui vont se révéler indispensables, apparaissent.

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Beaucoup de paramètres entrent en jeu

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Les fameux Echoués

Vous êtes avant tout un livreur et donc à l’inverse d’un livreur UPS ou Chronopost, il va falloir livrer beaucoup de colis dans les temps et en bon état ! La marchandise, il va falloir la porter sur le dos même si par la suite les véhicules seront de la partie et vous ouvriront le champ des possibles. Il faut aussi que vous connectez les différents installations parsemées dans les USA au réseau chiral pour partager les données mais surtout reformer une société solidaire qui pour le moment n’est composée que d’individu solitaires reclus dans leur bunker. Autant lier l’utile à l’agréable et donc prendre commande auprès des différents points relais afin de rapporter la marchandise à de nouveaux isolés et leur donner envie de se connecter au réseau. Je sais l’explication est floue mais je vous ai prévenu, difficile de vous en dire plus sans vous spoiler la narration. Lorsque vous honorez une commande, d’une part vous faites monter votre réputation de livreur et d’autre part vous débloquez du nouveau matériel ou de nouvelles capacités qui vous permettent de porter plus de poids ou de tenir plus longtemps l’équilibre (oui vous avez bien lu et j’y reviendrai plus tard). Il va donc falloir bien agencer vos commandes à porter mais aussi bien prévoir votre équipement. Plus vous progressez dans le jeu, plus les commandes vont se multiplier et notamment les commandes secondaires. L’intérêt c’est que vous ne saurez jamais quelle sera votre récompense, du simple hologramme purement esthétique à une nouvelle arme qui fera également le café, la surprise est à chaque fois au rendez-vous. La multiplicité de ces commandes mais également leur variété qui évite le sentiment de répétitivité augmente la durée de vie du jeu que je ne saurai estimer si vous voulez tout accomplir…

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Pour le moment ça va…

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Chaque livraison est notée

Car le monde de Death Stranding est particulièrement hostile ! Vous aurez à faire aux Echoués qui ne veulent que vous emmener dans le monde des morts et donc provoquer une néantisation du monde alentour et aux Mules qui sont des sortes de terroristes du monde d’après qui ne veulent que vous voler votre cargaison. Au départ vous n’aurez rien ou pas grand chose pour vous défendre mais par la suite les armes non létales puis les véritables armes entreront en jeu et vous donneront la possibilité de combattre même s’il convient de privilégier l’infiltration ou la fuite. Pour les Echoués, vous pourrez compter sur votre scan mais surtout sur BB, une sorte de foetus en capsule qui s’active en présence des Echoués, une nouvelle fois je vous laisse le soin de découvrir par vous même le système ultra bien foutu et réaliste (même si l’IA des mules est parfois aux fraises). Au delà des mauvaise rencontres que vous pourrez faire, il ne faut pas négliger votre équipement de survie. Il faut penser aux bottes qui s’usent au fil du temps, aux ancres qui permettent de fixer une corde indispensable pour descendre une falaise, aux échelles qui permettent de traverser un fleuve sans risque, aux CPU, sorte de mini ordinateur qui permet de fabriquer une structure partagée qui sera utile aux autres joueurs, aux exosquelettes qui boostent vos capacités physiques… Bref comme écrit plus haut le jeu est très riche et au fil de notre progrssion on a l’impression que c’est sans fin ! 

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Parfois le combat est inévitable

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Mais il vaut mieux la jouer fine

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Ou fuir !

Chaque expédition doit être minutieusement préparée et la carte qui nous est offerte nous permet de planifier notre trajet au mètre près en usant et abusant des points de repère que l’on peut fixer sans limite. Mais là ou le jeu devient génial c’est que, dans le monde de Death Stranding, vous êtes seul sans vraiment l’être. Vous ne croiserez jamais un autre joueur en revanche vous allez croiser toutes les structures, échelles, panneaux de signalisation mis en place par les autres joueurs qui sont passés avant vous ! Le système est bluffant et innovant et offre une expérience que vous ne trouverez dans aucun autre jeu ! Tout repose sur un système de like que vous attribuez aux joueurs lorsque leurs installations vous sont d’une aide précieuse et du coup on se prend vite au jeu en pensant, nous aussi, aux autres joueurs qui vont passer après nous et qui auraient besoin d’une aide que nous n’aurions pas eu lors de notre passage. On participe ainsi très vite à cette solidarité entre joueurs qui est également au cœur du scénario du jeu : la boucle est bouclée et Hidéo Kojima devient alors un génie !  Cette satisfaction et cette fierté deviennent plus fortes lorsque l’on bâtit une route utilisable par tout plutôt que lorsque l’on bât un boss.

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Tout est utile !

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Quelle fierté de bâtir une route pour tous !

Je terminerai en invoquant la maniabilité du jeu qui utilise des mécaniques, une nouvelle fois, jamais vues dans un autre jeu. Si notre Sam Porter est parfaitement maniable et répond au doigt et à l’œil, il ne faut pas oublier que le jeu a tout prévu ! Il faut tout d’abord maintenir l’équilibre du personnage face au poids qu’il porte et au terrain accidenté qu’il doit parcourir et chaque pierre peut vous faire tomber à la renverse si vous n’y faites pas attention. L’équilibre se gère via les gâchettes qui permettent à Sam de saisir les bretelles de sa cargaison et pencher d’un côté ou de l’autre : le système fonctionne à merveille ! Je vous ai parlé de BB, ce fœtus en capsule qui est d’une aide vitale, mais je ne vous ai pas dit qu’il vous gérer son stress et parfois le calmer en le berçant via le balancement de votre manette ! Je vous l’ai dit ce jeu est dingue ! Il ne faut pas oublier les passages dans votre chambre privée qui vous permettent de vous laver, de boire de la Monster, de faire pipi (vous pouvez aussi le faire en plein air) ou même popo ! Je ne déconne pas et je rajouterai même, ne négligez pas ces aspects puisqu’ils ont une finalité non négligeable que je vous laisse découvrir.

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Une moto ? Cool !

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Il va aussi jouer à la nounou

Je me rends compte que j’arrive à la fin de ce long test et que je n’ai évoqué qu’une infime partie du jeu… Je vous rassure c’est volontaire mais c’est également du au fait que si on voulais décrire avec beaucoup de précision Death Stranding et tous ses aspects, un simple test ne suffit pas, il faudrait des pages et des pages pour tout vous faire découvrir mais cela ne se ferait pas sans vous dévoiler le scénario du jeu et sa narration or dans le cas de Death Stranding, il vaut mieux le découvrir par soi-même tant l’expérience se montre inédite et jouissive !

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La carte indispensable !

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L’évolution de votre personnage est bien fichue

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J’ai de la gueule non ?

Conclusion

Que dire en conclusion de ce test ? En premier lieu, si vous ne l’avez pas encore essayé, foncez les yeux fermés, vous ne pourrez pas être déçu ! Si je devais développer un peu plus alors je vais vous dire que Death Stranding est grandiose ! Il bénéficie d’une réalisation tout simplement parfaite que ce soit graphique ou sonore, un scénario et une narration digne des grands films hollywoodiens. Le jeu propose une expérience inédite, riche et intense qui se renouvelle tout au long de votre aventure et qui comprend une dimension coopérative des plus intelligentes ! Death Stranding est devenu, pour moi, LA référence des jeux d’aventure. Je n’ai rien d’autre à ajouter ou à retrancher si ce n’est : merci Monsieur Hidéo Kojima ! 

Positif

  • Une réalisation parfaite
  • Une expérience exceptionnelle et inédite
  • Une énorme durée de vie
  • LA nouvelle référence des jeux d’aventure

Négatif 

  • … voila voila…

Satisfaction du Piwi 99 %

Une petite précision sur la note donnée car je veux anticiper sur les débiles qui vont crier « combien tu as été payé pour mettre une telle note » ou autre remarque du même acabit. Vous pourrez constater que personne ne m’a offert le jeu que je me suis donc payé avec mes petits sous. Un test est par essence objectif et Death Stranding, au delà de sa réalisation exceptionnelle qui mettra tout le monde d’accord, est un véritable coup de coeur et j’ai rarement eu la chance de jouer à un tel bijou. Maintenant si certains ne sont pas assez intelligents pour le comprendre, je ne peux rien pour eux… 

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Kojima Productions !) ICI.

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  • Date de sortie : 8 novembre 2019
  • Editeur : Sony Interactive Entertainment
  • Développeur : Kojima Productions
  • Catégorie : Action / Aventure
  • Prix : 69,99 €
  • Classification : PEGI 18

 

 



Catégories :Tests

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