Test Chronos Before the Ashes, comme son aîné mais en moins riche…

Un peu plus d’un an après Remnant from the Ashes (et qui m’a fait m’arracher des cheveux !), le studio Gun Fire Games revient pour nous proposer un préquel du précité. Je ne vous cache pas ne pas avoir été très enthousiaste lorsque j’ai reçu la version test de Before the Ashes. Ce n’est pas que j’ai été déçu par Remnant mais la difficulté de celui-ci, à l’instar de Dark Soul dont il s’inspirait beaucoup, été un peu rebutante. C’est con mais quand tu finis un Dark Soul ou un Sekiro, tu es content mais tu n’en redemandes pas forcément, tu préfères te détendre sur un bon PEGI 3 que même un gosse de 6 ans fait les doigts dans le nez. Bon beh pour Remnant c’est pareil ! Le studio est cette fois-ci accompagné de THQ Nordic, on retrouve donc le duo qui était aux manettes dans Darksider 3 (que je n’ai toujours pas fait…). Après avoir tergiverser un temps, je me suis lancé dans ce nouvelle opus que je voyais comme une nouvelle séance de torture vidéoludique et bien mal m’en a pris…

Si vous voulez relire mon test de Remnant From The Ashes c’est ICI !

Même pas peur !

Du post apocalyptique au médiéval

Oubliez le monde post-apocalyptique de Remnant et bienvenu dans le monde médiéval-fantaisie de Before the Ashes qui se déroule donc avant et qui est censé nous expliquer comment on en est arrivé au bordel vécu dans Remnant. Je dis censé car on avance on avance et les réponses tardent à venir. On incarne un jeune homme (ou une jeune femme selon votre choix au début) qui va vouer sa vie à la lutte contre le mal… Franchement niveau scénario, le speech de base ne se foule pas ! A ce rythme, bientôt le scénario sera : vous incarnez quelqu’un qui va changer les choses… Pourquoi il fait ça, d’où il vient, oubliez ! Quitte à combler les trous scénaristiques de Remnant autant en créer dans celui-ci… Bon j’exagère mais il faut quand même reconnaître que l’on est balancé dans le game sans masse d’explication. Bref on débarque donc dans un environnement qui ressemble énormément au secteur 13 mais on n’y reste pas puisqu’après avoir trifouillé trois ordinateurs et ouvert une porte boum on active une première pierre-monde et nous voilà transporté dans un labyrinthe médiéval. On est rassuré parce que le design du héro colle plus à cette ambiance… On apprend alors que le mal que l’on combat est un dragon et que ce dragon est protégé par 3 gardiens. C’est bon vous avez l’ossature du jeu et n’en attendez pas plus.

La personnalisation du départ est sommaire
On voit du pays

Bon excepté ce scénario, de prime abord sommaire, le passage post apocalyptique au médiéval ne m’a pas forcément convaincu graphiquement parlant. Alors certes Remnant n’était pas un canon de beauté mais je dois admettre que Chronos m’a laissé sur ma faim. J’ai trouvé les environnements assez basiques, les décors peu détaillés et surtout, mais c’est une impression personnelle, enfantins. Si Remnant nous plongeait dans des décors qui participaient à donner au jeu une ambiance lourde, j’ai trouvé Chronos plus « mignon » et moins oppressant y compris lorsque l’on est dans les catacombes. Attention le jeu tient quand même la route, on a droit à certains « paysages » qui flattent la rétine et les animations, bien que basiques, sont satisfaisantes. L’aspect sonore n’est pas en reste avec des doublages dans de nombreuses langues dont le français mais les bruitages, une nouvelle fois, sont très sommaires et notre personnage émet les mêmes sons quelle que soit la situation… Dans l’ensemble c’est pas mal mais le réel problème de Chronos c’est la caméra qui n’en fait qu’à sa tête et qui prend des angles très gênants en plein combat ! C’est vraiment pénible et il faut les avoir bien accrochées pour les combats dans des endroits exigus. Plus problématiques, les bugs qui font disparaître de votre inventaire certains objets… Quand c’est un collectible, on s’en passe mais quand c’est un objet clé, beh vous êtes bon pour recommencer depuis le début en raison d’une sauvegarde automatique trop présente. Je sais de quoi je parle, ça m’est arrivé sur un second run, après 40 minutes de jeu on trouve un cube et j’ai zappé la description un petit peu trop rapidement car le jeu n’était plus dans le décor mais il n’était pas non plus dans mon inventaire : obligé de recommencer depuis le début car la sauvegarde automatique avait été faite et donc impossible de refaire l’action…

Les animations sont satisfaisantes
Graphiquement certains lieux en imposent !
Hop un soucis de caméra !

Jeune homme deviendra vieux…

Chronos before the Ashes est un J-RPG type Dark Soul mais bien plus éloigné et sommaire que son aîné et son cousin… Si Remnant était rebutant par sa difficulté, Chronos est au contraire, facile, répétitif, à la limite de l’ennui ! Les combats se ressemblent tous en raison d’un bestiaire qui peine énormément à se renouveler. Notre personnage dispose d’un coup faible, un coup fort, une parade, un blocage et une esquive et pis c’est tout ! Il y a un aspect magie avec les pierres que vous allez trouver (feu, vent foudre, soleil). Le problème c’est que pour en profiter pleinement, il faudra mourir souvent (j’explique ça plus tard) et ce n’est pas trop mon style… On comprend très vite qu’en fonction du type d’ennemi, il suffit de le bloquer contre un mur et de spammer l’attaque adéquate pour s’en débarrasser sans grand mal… C’est triste et l’ennui fait très vite son apparition car les ennemis sont des sacs à PV et les combats tirent en longueur sans proposer un quelconque challenge. Les boss ne relèvent pas la barre avec des paterns limités et facile à anticiper et donc à parer via l’esquive… La seule différence est l’énorme barre de vie dont ils disposent. On est donc bien loin d’un Dark Soul. J’ai vraiment été déçu et j’aurai aimé que les développeurs trouvent un juste milieu entre Remnant et Chronos. L’exploration ne vous sortira pas de votre torpeur… Le jeu donne peu d’indications et il faut être très observateur pour parfois trouver la suite des évènements et je ne vous parle pas des énigmes dont la réponse est cachée dans le décor auquel on ne fait pas attention. Excepté cette difficulté, on se retrouve à parcourir des salles vides et qui ne présentent aucun intérêt alors que notre personnage se traine comme ce n’est pas permis… Surtout que si le jeu donne une apparence de labyrinthe qui obligerait à beaucoup de back tracking, on s’aperçoit vite qu’il n’en est rien et qu’il ne s’agit que d’une longue et ennuyeuse ligne droite…

Impressionnant
Mais pas difficile…
… car facile à vivre
Les énigmes sont parfois corsées !

En fait Chronos simplifie toutes les mécaniques de son aîné à croire que les développeurs ont un peu bâclé leur jeu… En témoigne l’amélioration de notre personnage et de son équipement. Le personnage gagne de l’expérience au fil des combats et à chaque montée de niveau on a deux points de compétence à répartir entre la force, l’agilité et la santé… Oui la liste s’arrête là ! Le traitement de l’équipement est encore plus simpliste puisque seules les armes peuvent être améliorées sur une seule stat, les dégâts, et via des éclats de dragon. Bon, le jeu apporte une certaine originalité du point de vue de la mort. A chaque fois que vous allez mourir, votre personnage vieillit d’un an. Toutes les dizaines, vous allez débloquer un trait (une aptitude qui vous facilite la vie). Au fil de l’âge vous allez également gagner en magie mais le revers de la médaille et que vous perdrez en force ou en agilité. La mort peut donc vous aider selon votre style de jeu. Il n’empêche que si vous avez fait Remnant, vous risquez fort de rester sur votre faim avec Chronos qui réduit trop d’éléments de gameplay. A force de réduire trop de choses, les développeurs ont retiré aussi de l’intérêt et de la durée de vie à leur jeu qui se termine en un plus de 4 heures ce qui n’est vraiment rien comparé à Remnant.

La foudre est pas mal
Peu de choix au niveau de l’évolution
ça sent la fin ?

Conclusion

J’avais peur avant de me lancer dans le jeu et ce ne sont pas les craintes attendues qui ont été confirmées ! C’est même tout l’inverse. Je m’attendais à un jeu difficile mais suffisamment riche pour me tenir devant mon écran et finalement j’ai eu un jeu simple et qui m’a ennuyé par son manque de contenu… J’ai l’impression que Gun Fire Games a sorti le jeu trop tôt afin de rester présent sur le marché à peine un an après Remnant. Cet empressement se ressent avec la présence de bugs et la gestion d’une caméra pas vraiment optimale. Au final, si vous cherchez un jeu type Dark Soul, je vous conseille de passer votre chemin, en revanche si vous voulez un J-RPG simple d’accès vous pouvez foncer bien que le prix soit un peu élevé pour le contenu proposé…

Positif

  • Graphiquement pas mal
  • Un J-RPG classique…

Négatif 

  • … mais trop sommaire
  • des bugs et une caméra parfois intenable
  • Répétitif et court

Satisfaction du Piwi 52 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez  Sony ni Microsoft ni THQ Nordic !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 1 décembre 2020
  • Editeur : THQ Nordic
  • Développeur : Gunfire Games & THQ Nordic
  • Catégorie : Action / RPG
  • Prix : 29,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par DeadGood Media (Merci Sophie !).



Catégories :Tests

Tags:, , , , , , , , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :