Test Unto the End, la frustration et l’ennui au bout de la manette…

Les jeux édités par Big Sugar, c’est un peu comme une boite de chocolats on ne sait jamais sur quoi on va tomber… Le problème c’est que Big Sugar ne fait pas dans la demi-mesure, soit on a une perle style Valfaris soit on a droit à un véritable étron (oui je pèse mes mots) dont je tairai le nom par respect pour les développeurs et autres personnes qui ont bossé derrière. Donc les fêtes de Noël approchant, l’éditeur nous propose Unto the end, jeu annoncé il y a plus d’un an et demi et qui est disponible gratuitement via le Game Pass. Unto the end a de quoi séduire avec des visuels originaux type old school et une difficulté assumée. Le jeu commence d’ailleurs par un conseil : oublier tout ce que l’on a vu jusqu’à présent car Unto the end ne ressemble à aucun autre. Et bien après avoir passé plusieurs heures dessus, je suis en mesure de répondre à cette affirmation : heureusement !

Si vous voulez voir à quoi ressemble Valfaris, le test est ICI !

Un pénible voyage commence…

Le minimalisme à son paroxysme !

Si on parlait du scénario d’Unto the End, qui est une grande inconnue depuis l’annonce du jeu. On ne peut pas faire plus simple : le but est de rentrer chez soi… En gros vous êtes une sorte de guerrier viking qui décide de rentrer chez lui après la guerre et qui, sur le chemin, tombe dans un trou… Je dis en gros car le jeu ne nous explique rien ! Il nous balance dans le jeu sans une ligne d’explication même pas un mot, niet, nada, que dalle, que tchi ! La seule narration passe par de brèves scènes ou par le décor mais sans un mot puisqu’aucun personnage ne parle, ils se contentent tous d’émettre des grognements ou des borborygmes qui n’aident pas à la compréhension. C’est assez frustrant de ne pas savoir pourquoi on est là même si le devine dans les grandes largeurs. Ça n’aide également pas à l’immersion : ne rien connaître du héros ni de sa quête ne donne pas forcément envie de s’y intéresser surtout que le jeu est difficile d’entrée et même pour le gameplay, on n’a pas d’explications (j’y reviendrai plus tard) …

Dommage de ne pas avoir écrit les dialogues…
Où vais-je ?

Le minimalisme se retrouve également dans la réalisation graphique du soft (on a compris que l’aspect son est réduit à son strict minimum avec aucune voix et très peu de bruitages…). Les décors fait « à la main » ont leur charme c’est certain mais ce charme ne dure pas… Tout simplement car les environnements sont vides d’éléments ! On a droit à des montagnes ou des arbres esquissés de temps en temps mais rien de dingue et on est même en droit d’en demander bien plus. Les animations des personnages que de soit notre viking ou les créatures qu’il croise sont également minimaliste tout en foutant en l’air le gameplay (j’y reviendrai également) ! Que dire des grottes où il n’y a que du noir et je ne vous parle même pas du moment ou votre torche s’éteint… A ce sujet les effets de lumière, bien que peu réalistes sont assez bien fichus. C’est vraiment trop peu à ça s’ajoute au fait que l’on ait aucune info sur le speech de base du jeu. Au final, il faut vraiment les avoir accrochées pour persévérer dans le jeu, surtout que le gameplay n’offre que peu d’émotions positives…

Ambiance…
Voilà un arrière plan plus riche que la moyenne…

Mou, difficile et incompréhensible…

Bon une fois que vous êtes jeté dans le grand bain, vous pouvez commencer l’aventure. Là encore vous n’aurez que très peu d’indications… Il faudra attendre 10 minutes de jeu pour avoir droit au tutoriel des combats alors que le jeu se dit être un jeu d’action en sauce Dark Soul mais en 2D. Oui ça fait beaucoup d’objectifs de visés et je vous le dis tout de suite : aucun n’est atteint… Tout d’abord pourquoi tout le monde veut s’imprégner de Dark Soul pour au final, neuf fois sur dix, se planter dans les grandes largeurs ? On dirait que les mecs essaient à chaque fois de copier le travail de FromSoftware sans en avoir compris l’essence ! La seule chose qui vous rappellera Dark Soul, ce sont les feux de camps qui vous permettent de sauvegarder et de vous soigner et la difficulté omniprésente et monstrueuse du jeu en revanche on est très loin de la maniabilité et du dynamisme du support original… Notre héros peut marcher courir sauter dégainer son épée et… se gauffrer comme une merde et faire tomber son épée, sa torche on se demande même s’il n’y a pas sa dignité dans le lot… Car il faut que vous sachiez que lorsque vous heurter un élément du décor en faisant une roulade ou en courant comme un con sur un mur (faut dire ce qui est mais à ma décharge le décor n’est pas très lisible) votre personnage tombe et fait tomber ce qu’il a en main vous obligeant à le ramasser… C’est d’une lourdeur et d’une rigidité rebutante. La maniabilité et le gameplay sont extrêmement rigides, le fait de devoir dégainer son épée via le stick droit avant de pouvoir s’en servir en est un bel exemple ! Même problème pour l’allumage de la torche !

Ne fais pas tomber ta torche…

Ces inconvénients ne poussent pas forcément à explorer les lieux surtout que les décors ne sont pas très lisibles et vous pouvez passer à côté d’une ouverture sans la voir alors qu’elle est énorme la faute à un level design opaque. Cette opacité est également présente dans la recherche d’objets : rien à l’écran n’indique la présence d’un objet au sol et pourtant il y en a partout ! On se retrouve donc à spammer le bouton « ramasser un objet » au cas où… C’est frustrant surtout qu’il faut faire attention à chaque pas puisque les pièges sont omniprésents et une nouvelle fois peu lisible dans leur mécanique, j’ai par exemple passé 20 minutes sur le premier véritable piège dont je ne comprenais pas le fonctionnement… Vous me direz qu’il y a bien des combats qui rattrapent l’ensemble sauf que, c’est, selon moi, le pire aspect du jeu ! Comme pour les déplacements, on a droit à une maniabilité aussi rigide qu’un dolmen ! Le personnage peut attaquer en haut ou en bas (série de trois coups maximum) parer les coups adverses en haut ou en bas (oui ça part de là…) et esquiver via une roulade… On dirait du Dark Soul mais en fait pas du tout. Le concept est d’attendre le mouvement de l’ennemi pour parer au bon moment et au bon endroit et ensuite contre attaquer, on a de fait très peu d’initiative et une nouvelle fois la frustration est au rendez-vous ! Les combats sont surtout assez mous et vous voyez le moment de malaise où vous attendez que l’ennemi attaque sauf qu’il ne se passe rien ? C’est un véritable calvaire et le jeu ne laisse que très peu de marge d’erreur avec un aléatoire bien présent ! Je ne sais pas mais il faudra m’expliquer comment est calculé votre santé ou vos points de vie. Vous affrontez un ennemi qui vous tue en trois coups et 5 minutes plus tard le même ennemi vous tue en 1 coup : what ?!?! Soit j’ai manqué un truc soit il y a un soucis de codage comme beaucoup d’autres…

les combats sont un calvaires !
en tout lieu !

Conclusion

Unto the End se veut uniquement et après l’avoir parcouru, j’ai envie de dire heureusement pour moi ! J’ai vécu l’aventure comme un calvaire en tous points de vue ! L’exploration, les combats, tout le gameplay est rigide au possible nous obligeant à des manipulations qui sont automatiques dans tous les autres jeux ! Au départ les décors faits à la main m’ont charmé mais ils se renouvellent très peu et on a une impression de tourner en rond. La réalisation relève du minimum syndical et même si le jeu n’est proposé qu’à 9,99 euros, j’en trouve d’autres bien meilleurs au même prix. Au final Unto the End ne m’a procuré que très peu de sensations positives et c’est dommage car le jeu avait de quoi séduire…

Positif

  • Hardcore

Négatif 

  • Manque d’explications
  • Gameplay trop rigide
  • Une réalisation sommaire

Satisfaction du Piwi 30 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Microsoft ni Big Sugar Games !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 9 décembre 2020
  • Editeur : Big Sugar Games
  • Développeur : 2 Ton Studios / Stage Clear Studios
  • Catégorie : Action et aventure
  • Prix : 9,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Big Sugar Games (Merci Mike !).



Catégories :Tests

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