Test TOHU, voyage dans un univers époustouflant !

Une nouvelle fois j’ai un peu de retard pour proposer ce test de TOHU puisque le jeu est sorti il y a près d’un mois Je vous avoue qu’avec les nombreux jeux sortis en ce début d’année, TOHU ne faisait pas partie de mes priorités, vu que le genre point’n click n’est pas mon style préféré. Et puis comme je n’aime pas laisser les choses de côté et que je tiens toujours mes engagements, je me suis lancé dans l’aventure originale et décalée de Fireart Games. Autant vous le dire tout de suite : je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt !

C’est parti pour un long et beau voyage !

Une aventure rocambolesque à la DA géniale !

TOHU nous propose de suivre les péripéties d’une fillette capable de se transformer en « Cubus », un robot doté d’une grande force, comme elle l’entend. Elle vit sur une des planètes poissons et tout est paisible lorsqu’une sorte de mage noir débarque et casse l’élément central du monde : le moteur sacré, uniquement parce que c’est un méchant et qu’il en a envie. Le problème est que le moteur sacré permet à toutes les planètes poissons de fonctionner et c’est donc tout l’équilibre de cet univers imaginaire qui est menacé. Ni une ni deux, notre fillette se met en quête de réparer le moteur et ainsi de sauver son monde. On va donc voir du pays puisqu’il va falloir se déplacer de planète en planète pour récolter tous les éléments nécessaires à notre mission. TOHU s’appuie sur une direction artistique que je qualifie d’exceptionnelle. Si l’histoire est celle d’un conte pour enfant, la DA m’a rappelé l’originalité de celle des films de Tim Burton qui reprennent les contes de Roald Dahl (Charlie et la Chocolaterie) ou Lewis Caroll (Alice aux pays des merveilles), la noirceur en moins. Tous les personnages que l’on va croiser sont barrés de Juncle en passant par un commercial vivant dans sa baignoire à l’illusionniste sombre. A chaque fois la scène proposée est originale et si l’histoire peut paraître enfantine, les visuels donnent un côté bien plus mature à TOHU.

Tous les personnages sont barrés…
… mais charismatiques
Complètement loufoque

L’histoire nous promène dans des environnements totalement décalés et nous fait rencontrer des personnages totalement loufoques ! TOHU ne s’intéresse pas au background de notre héroïne et met en avant les rapports qu’elle a avec les différents PNJ avec des dialogues succincts mais complètement barrés. Les environnements regorgent de détails et sont différents les uns des autres, il n’empêche que l’ensemble donne vie à un univers totalement cohérent. J’ai été bluffé et totalement transporté par le jeu ! Les tableaux sont haut en couleurs et le degré de détail est assez impressionnant ce qui donne au soft une réalisation graphique particulière et de qualité. J’insiste sur les superlatifs mais l’aspect graphique de TOHU est charmant, beau, varié, fin, rempli de détails et m’a totalement conquis. Les graphismes n’ont en plus rien d’inutile car ils participent énormément à la narration du jeu. TOHU propose en effet quelques cut scènes et de très courts dialogues mais les tableaux que l’on traverse apportent beaucoup d’indices sur l’univers que l’on parcourt.

Tout part de là
C’est à chaque fois haut en couleurs

L’aspect sonore n’est pas en reste ! Les personnages ne sont pas doublés et s’expriment par des onomatopées et le jeu propose peu de bruitages mais c’est pour mieux profiter des musiques du jeu. Différentes pour chaque niveau, elles ont été composées par Christopher Larkin à qui l’on doit la BO d’Hollow Knight et s’accordent avec le visuel pour donner encore plus de caractère à une ambiance déjà bien originale ! Les thèmes sont longs et évitent de nous taper sur le système surtout lorsque l’on bloque sur un tableau ou un puzzle. Vous l’aurez compris, pour moi la réalisation du jeu frôle la perfection et permet aux gars de Fireart Games de donner une identité unique à TOHU.

Un point’n click classique mais solide

Au niveau du gameplay, TOHU innove peu mais repose sur des bases qui ont fait leurs preuves. On déplace donc notre curseur via le stick gauche, on est d’accord ce n’est pas mieux qu’une souris mais le jeu propose un réglage du curseur qui permettra à chacun de trouver son bonheur. Des raccourcis sont prévus pour accéder à son inventaire ainsi qu’à son écran de tâches. Ca fonctionne plutôt bien et le hit box sont suffisamment permissives pour éviter que l’on s’arrache les cheveux sur un point de détail. La progression se fait bien avec une difficulté croissante. Le concept est de récolter des objets pour les réutiliser plus tard. Si parfois il suffit de se baisser pour ramasser l’objet très souvent il faudra résoudre des énigmes ou des puzzles. Les énigmes sont assez chiadées puisqu’elles reposent sur la lecture du tableau que vous avez et je vous dis qu’il faut être sacrément observateur car parfois la solution se trouve dans un détail ! Je dois reconnaître que parfois la logique des développeurs m’a un peu échappé… Heureusement que le jeu propose un système d’indices que l’on peut activer à tout moment. Attention le système n’est pas gratuit, il faudra pour cela déverrouiller le mécanisme en appuyant sur les touches spécifiées au bon moment. Dis comme ça c’est simple mais en fait, il faut savoir que pour chaque mécanisme, il y a un décalage entre votre input et l’effet à l’écran qu’il faut à chaque fois gérer. Le système d’indices ne vous donne pas non plus la solution toute crue ! C’est une série de dessins qu’ils vous appartient d’interpréter et de resituer sur les différents tableaux.

Ah bon ?
Il faut être très observateur
Le système d’indices n’est pas gratuit
Et la solution n’est pas toute faite…

Les puzzles sont très classiques et on retrouve de tout mais tout est du « déjà vu ». On aura droit à des labyrinthes, des circuits électriques à reconstituer, des miroirs à reconstituer (un puzzle quoi !). Rien de neuf à l’horizon mais au moins on s’en sort sans mal. La difficulté réside principalement dans la résolution des énigmes des tableaux et la progression entre chacun d’eux, le puzzle n’étant que le final que l’on est ravi de faire les doigts dans le nez. La progression est scindée par planète. A chaque fois vous prenez votre vaisseau pour visiter une planète sur laquelle vous allez trouver un objet s’effectue en alternant entre la fillette et le Cubus qui permet de soulever les objets lourds pour tantôt se faire un chemin tantôt débloquer un appareil. Je pensais que les développeurs auraient jouer un peu plus sur cette alternance mais pas du tout. Au final, le jeu peut se relever corsé surtout si vous n’abusez pas du système d’indices et se termine en un peu plus de 6 heures de jeu ce qui est assez conséquent pour un jeu à ce prix.

Du classique
Il faut parfois s’accrocher
Quelle satisfaction lorsque l’on débloque le niveau !

Conclusion

TOHU offre avant tout un conte enfantin qui prend naissance dans un univers charmant et original constitué par une direction artistique de premier choix. Cette excellente direction artistique s’appuie sur une réalisation graphique et sonore de qualité et bien au-dessus de ce qui se fait en matière de jeu indé ! Si les puzzles sont classiques, la résolution des tableaux est soumise à une logique qui échappera à certains joueurs, le système d’indices permet cependant de se retrouver. Si le jeu offre une bonne durée de vie, j’en aurai bien repris un petit supplément surtout au niveau des puzzles car j’ai vraiment été conquis par l’univers et l’ambiance de TOHU qui constituent une paisible parenthèse que je ne peux que vous conseiller !

Positif

  • Une direction artistique géniale
  • Des puzzles classiques mais efficaces
  • Une bonne durée de vie

Négatif 

  • Des tableaux à la logique particulière
  • Loufoque et rocambolesque donc particulier

Satisfaction du Piwi 90 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Nintendo ni Sony ni Microsoft ni The Irregular Corporation !) ICI SWITCH ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 28 janvier 2021
  • Editeur : The Irregular Corporation
  • Développeur : Fireart Games
  • Catégorie : Action et aventure
  • Prix : 12,99 €
  • Classification : PEGI 3

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Cosmocover (Merci Fernando ^^ !).



Catégories :Tests

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