Test SNK VS. CAPCOM: The Match of the Millennium, le portage dans le plus simple appareil…

Quand on a trouvé le bon filon c’est con de creuser à côté et SNK l’a bien compris en nous proposant à tour de bras et sur tous les supports possibles, les opus sortis il y a plus de 20 ans ! Après avoir édité The King of Fighters 2002 Unlimited Match sur PS4 il y a moins de 15 jours, SNK revient cette fois avec SNK VS. CAPCOM: The Match of the Millennium sorti en 1999 sur Neo-Geo Pocket Color ce qui ne nous rajeunit pas du tout ! Sur le papier, il s’agit d’un pur portage qui ne coute rien à l’éditeur. On trouve les 26 personnages du soft original et a priori les mêmes minis jeux. Après avoir distribué des tatanes à M. Bison et Geese Howard, je vous donne mon verdict !

Fight !

Le Neo-Geo Pocket Color : ça pique !

Je n’y vais pas avec des pincettes et j’affirme cash pistache que SNK ne s’est pas foulé en nous proposant ce portage qui est un simple copié collé de l’opus original ! On a donc droit aux graphismes et aux sons d’époque sans oublier malheureusement la fluidité d’antan… Alors à l’époque on était bien content d’avoir des jeux de baston de la trempe de Street of Fighters ou King of Fighters sur consoles portables et on évitait de rechigner sur les graphismes et surtout la fluidité du jeu. Le problème c’est que les jeux sur consoles portables font pâle figure face aux consoles de salon et quand je vois que SNK VS. CAPCOM: The Match of the Millennium est sorti en 1999 soit 6 ans après SF2 et 4 après le lancement de la série des Street Fighters Alpha, je me dis que quand on était gosse on était pas difficile… Alors attention la Neo-Geo tient quand même la route avec un processeur 16bits parfaitement honorable mais la taille de l’écran nui énormément à l’expérience de jeu. Ce portage fait l’écueil d’une présentation graphique qui a ce défaut ! C’est bien gentil de nous mettre à l’écran une Neo-Geo virtuelle le problème c’est que cela bouffe plus des deux tiers de l’écran et que l’on se retrouve à jouer dans un minuscule carré même le zoom ne change pas la donne… Alors OK, ça donne un côté rétro mais ça nuit surtout à la qualité visuelle du jeu et mes petits yeux ont énormément souffert.

Pourquoi une telle présentation ?
Même le zoom ne change pas la donne
On peut personnaliser la couleur de la Neo-Geo

Graphiquement, le jeu a plutôt mal vieilli et les gars de SNK n’ont pas chercher à lisser un minimum les personnages. Ensuite, mais il s’agit là d’une appréciation plus personnelle, j’ai toujours eu du mal avec le charac design sur consoles portables. J’ai toujours trouvé les personnages disproportionnés au niveau de la tête et j’ai eu la même sensation plus de 20 ans après : merci la version super deformed… Je trouve que Guile ressemble à un petit enfant et que Bison relève du cartoon. Les décors tiennent la route pour du 16 bits mais je vous déconseille de jouer en mode portable car l’écran fait ressortir encore plus les pixels… Niveau son, il y a moyen de saigner des oreilles ! Et pour cause le processeur de la Neo-Geo d’époque au niveau son est cadencé à 8 bits, on a donc droit à une bouillie de sons stridents et on s’aperçoit que les jeux vidéo ont sacrément évolué en 20 ans !

On a quand même de jolis effets d’époque
Certains niveaux sont bien fichus
Bison est ridicule

Rien de neuf que du vieux…

Pour le contenu, ce qui ont fait l’opus original en 1999 ne seront pas dépaysés et pour cause ! Le jeu est exactement le même ! On retrouve donc nos 26 combattants dont 8 sont déblocables au fil de vos résultats : comprendre qu’il vous faudra finir le jeu pas mal de fois pour tous les débloquer. On retrouve les personnages emblématiques de chacune des licences : Ryu, Ken, Chun-Li ou encore Zangief côté Capcom et Terry Bogard, Haohmaru ou Kyo Kusanagi côté SNK. Le jeu propose trois styles de combat différents selon vos envies. Le mode Average repose sur une jauge à 2 niveaux qui se remplit lorsque vous attaquez ou lorsque vous bloquez les attaques adverses et une fois la jauge remplie on peut utiliser notre furie. Le mode Counter dans lequel on doit se concentrer pour remplir notre jauge, une fois celle-ci pleine on lance notre furie de niveau 1 ou 2 et enfin le mode rush, notre jauge augmente lorsque l’on frappe notre adversaire, mais elle se remplit plus vite lorsqu’on réalise des combos. A chaque fois le gameplay et l’appréhension des combats changent radicalement. Le jeu repose ensuite sur deux modes de jeu : le tournoi classique et le mode Olympic sorte d’Olympiades virtuelles. Le mode tournoi peut se faire en 1v1 2v2 ou 3v3. A la fin on affronte un boss qui est fonction de la licence que l’on a choisie et une fois cela fait on débloque un personnage : du grand classique !

Le véritable apport à l’époque est le mode Olympic qui regroupe pas moins de 8 épreuves différentes et qui changent un peu du classique mode tournoi. Bon ça tourne quand même autour de la baston, faut pas déconner non plus ! Le mode survival qui propose de battre 100 adversaires d’affilée avec une seule vie. Time Attack où il faut battre 5 adversaires le plus vite possible, first blast : le premier qui touche gagne. Les modes suivants sont beaucoup plus originaux avec Target 9 : inspiré de Metal Slug, on contrôle Marco qui doit empêcher une invasion, Blade Arts dans lequel on dirige Jubei et on doit trancher un maximum de mannequins de paille avec ses sabres ; Ghost Trick, inspiré de l’univers de Ghosts’n Goblins, avec Arthur qui doit ramasser des trésors en évitant Firebrand et enfin Cat Walk, un jeu de rythme dans lequel on fait faire danser Felicia. C’est pas mal et je ne comprends pas pourquoi les gars de SNK n’ont pas fait l’infime effort d’inclure un petit mode inédit surtout que la mode est au revival et au classique : la source d’inspiration ne risquait pas de se tarir !

The End !

Conclusion

Je suis quand même déçu de l’absence totale d’apports ou de modifications du jeu de base et j’ai du mal du coup à cerner le public visé. Le jeu a beau être pas cher (moins de 10 balles) je ne vois pas trop l’intérêt pour les joueurs qui n’ont pas connu l’original de l’acquérir. SNK VS. CAPCOM: The Match of the Millennium a mal vieilli et la rigidité du gameplay et le manque de fluidité va rebuter plus d’un joueur. Si le but est de raviver la flamme des plus anciens, là encore je ne comprends pas vu que la Neo-Geo, si elle était bien puissante pour une console portable, n’a pas su à l’époque trouver son public et donc peu de joueurs se souviendront de cet opus. Pour ce qui n’ont pas connu l’original, la découverte est dispensable…

Positif

  • Pour les fans de la licence
  • Le côté rétro
  • Les mini jeux qui étaient déjà excellents à l’époque

Négatif 

  • ça a mal vieilli
  • Aucun apport

Satisfaction du Piwi 51 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Nintendo ni SNK !) ICI SWITCH.

  • Date de sortie : 117 février 2021
  • Editeur : SNK
  • Développeur : SNK
  • Catégorie : Combat
  • Prix : 7,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse Switch offerte par Reset PR (Merci Audrey !).



Catégories :Tests

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