Preview Outriders, de quoi être impatient !

Suivant le jeu depuis son annonce, je ne pouvais passer à côté de la démo d’Outriders qui plus est gratuite et sans limitation de durée de quoi s’amuser comme un fou et tout tester en long en large et en travers (même si certaines mécaniques qui auront une place prépondérante ne sont pas présente et je pense au craft). Et puis comme j’ai reçu les bons petits M&Ms qui vont avec je ne pouvais pas passer à côté. Oui je préfère le dire tout de suite car je sens déjà les mauvaises langues dirent « vendu ! ». Alors si je suis d’accord pour dire que tout le monde a un prix (cette vision négative de la société mais si vraie), il ne faut pas déconner tu vas pas m’acheter avec des M&Ms et même un jeu ne suffit pas à la rigueur de quoi payer une maison, des vacances je me mettrai à réfléchir mais en dessous je ne m’assois pas à la table. Donc non je ne suis pas un vendu même si j’ai un avis divergent de ce que j’ai pu lire sur le jeu et je vais vous expliquer pourquoi !

Oui je suis un vendu ^^

Post apocalyptique et fantasy

Si certains ont trouvé qu’Outriders ne brillait pas par son scénario vu et déjà vu et donc sans originalité… Je ne sais pas si ce sont les lobbies qui ont décidé qu’Outriders ne méritait pas la hype d’une Cyberpunk (et j’ai envie de dire tant mieux lorsque l’on voit le crash du dernier) mais je vais vraiment finir par devenir paranoïaque ; C’est vrai, à croire que seule la communication commerciale décide de quel jeu est plus attendu qu’un autre ! Parce que les mecs qui chialent sur le scénario d’un Outriders sont ceux qui diront que le scénario du dernier Call Of est original ou que Cyberpunk va révolutionner le monde vidéoludique (au final, il a révolutionné le concept du jeu pas fini mais que l’on sort quand même pour gagner trois sous)… Alors que ce soit clair, vous pouvez prendre tous les jeux du monde dans 99% d’entre eux le concept est de prendre le gentil qui combattra des méchants pour faire quelque chose de bien : sauver l’humanité, le monde ou les les deux à la fois. Le reste n’est que de l’enrobage et après plus de 50 ans de jeux vidéo il faut admettre que l’on tombe sur les mêmes speach ! Donc arrêtez de me casser les **** pour dire « ouais ce n’est pas original, c’est cliché… » on s’en cogne ! Le but ce n’est pas de proposer quelque chose d’original mais quelque chose, un univers, une histoire, un héro et des personnages auquel vous allez accrocher pour vous sentir totalement immergé dans le jeu. Sur ce point, Outriders m’a totalement happé dans son histoire et les aventures qu’il nous propose !

Les petits plats dans les grands !
On ne va pas réfléchir !

Revenons-en à nos moutons après ce petit coup de gueule (qui n’est pas le dernier). Les gars de People Can Fly mettent les petits plats dans les grands en nous proposant une introduction digne des supers productions américaines à grands renforts de plans sur des vaisseaux énormes, des camions énormes, des héros bien badasses bref on y est quoi ! On apprend donc que la Terre est morte et que seuls deux vaisseaux ont réussi à la quitter avec quelques 500 millions de personnes. En chemin, un vaisseau est détruit et donc il ne reste plus qu’un seul vaisseau qui découvre la planète Enoch après un léger voyage de 83 ans, mieux vaut ne pas avoir le mal des transports. La planète a l’air parfaite et on envoie une expédition d’Outriders (qui sont des sortes de colons) pour examiner sur place. Si les premières données sont très favorables, apparaît une sorte de tempête électrique qui ravage tout sur son passage. Notre héro blessé demande au vilain d’annuler le débarquement général mais comme c’est un vilain il refuse… On finit cryogénisé pour éviter de succomber à nos blessures.

Jusqu’ici tout va bien…
Et là ça part en cacahuète !

Après cette intro qui fait office de tutoriel pour les commandes de base, on se réveille après 30 ans (pas mal Cendrillon !) et on découvre une planète ravagée par une guerre civile qui oppose les exilés « aux gentils » qui regroupe en gros les anciens de l’armée et les officiels. Sauf que les premiers à nous mettre la main, sont les exilés qui nous font traverser des lieux plus dérangeants les uns que les autres pour nous larguer dans un champ afin que l’on soit tué par l’Anomalie aka le nom de la tempête électrique. Bref en plein cœur de la tempête, on est mortellement touché et au lieu de mourir on acquiert une capacité (c’est là qu’intervient le choix de la classe). C’est parti pour retrouver nos amis encore en vie mais qui ont pris un sacré coup de vieux. Je ne vais pas vous spoiler le peu de scénario qui reste mais je ne vous cache pas que le scénario apporte beaucoup de questions : d’où vient cette tempête, pourquoi nous, pourquoi cette guerre, les gentils sont ils vraiment gentils et les méchants vraiment méchants. Il y a de quoi faire en espérant juste que le jeu final sache distiller les réponses au fil de notre progression. Car tout n’est pas rose dans Outriders bien au contraire. L’univers post apocalyptique est bien noir et les dialogues que l’on peut avoir avec certains PNJ peuvent nous faire douter sur l’évidence de la situation et les réelles intentions des uns et des autres.

Des efforts à faire pour la réalisation

Bon j’ai fait la démo sur Xbox One X et donc pas la dernière génération mais tout de même je ne sais pas trop quoi penser de la réalisation. On est sur une démo et j’ai pu avoir droit à pas mal de ralentissement en combat où lors de changements de zones. J’ai également trouvé que le menu mettait un peu trop de temps à s’afficher avec, une nouvelle fois, pas mal de ralentissements. D’une manière générale, la navigation dans le menu est lente et j’espère qu’elle sera optimisée. Niveau environnements, la démo propose pas mal de variétés. Malgré une guerre qui ravage cette planète paisible et verdoyante, on a droit à des environnements préservés de la main de l’homme, verdoyants et accueillants. Ces zones tranchent avec le reste apocalyptique que ce soit en intérieure ou en extérieur. Les textures sont relativement propres mais il y a quand même de quoi chipoter au niveau des détails des personnages ou des éléments de décors un peu grossièrement modélisés. En combats le jeu rend bien avec nos capacités qui disposent de très beaux effets. Le bestiaire croisé est assez varié avec des soldats, des créatures modifiés et des animaux à l’état sauvage.

De jolis effets
Salut bête sauvage
Salut… monstre sauvage !

L’ensemble tient la route mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que cela aurait pu être mieux, un je ne sais quoi qui nous fait dire « wahou ». J’y reviens mais les personnages ne m’ont pas semblé convaincant au niveau des regards un peu perdus dans le vide, des PNJ qui ont une routine et qui font comme si l’on n’existait pas, des environnements jolis mais parfois vide en arrière-plan (bon ok il faut prendre le temps de regarder l’arrière-plan). Et certes il ne s’agit que d’une démo qui nous coltine dans la même zone proche de notre base, mais j’aurai aimé voir des environnements un peu différents ou voir d’autres zones afin de voir si l’univers post apocalyptique, planète vierge et fantasy est cohérent. Sur ce point donc le mystère demeure et c’est pour cela que je ne sais quoi trop pensé de la réalisation d’Outriders, je trouve que ça sent bon, mais que pour le moment ça manque d’assaisonnement et il va falloir attendre un peu pour gouter le plat final et donner mon verdict (cette métaphore type juré de Top Chef, non je ne regarde pas en rédigeant le test).

Et bon appétit bien sur !
Papa a dit brûle !
C’est un peu vide parfois

J’ai bien aimé l’aspect son in game avec un bruit d’arme assez différent en fonction des classes et certains particuliers si vous avez la chance de looter de l’équipement légendaire. Les musiques sont assez pêchues en combat et donnent envie d’y retourner. Le mélange rock-grunge colle bien à la dimension post apocalyptique du jeu. C’est vraiment prenant. Bon après ce qui coince ce sont les cinématiques et autre cut scènes. On a droit à un doublage en français intégral mais il est presque catastrophique. Le décalage labial sur certaines scènes dépasse la bonne seconde c’est tout simplement horrible et les voix sont un peu clichées après on est dans le film hollywoodien mode Michael Bay : tout est badasse même quand il s’agit de couler un bronze… On aime où on aime, j’ai pu voir que certains se plaignaient de ce cliché et que cela enlevait du sérieux au jeu mais je pense qu’il s’agit du parti pris des développeurs. Quand tu vas voir du Michael Bay tu ne t’attends pas à réfléchir, tu veux du spectacle, des explosions de partout et de l’action non-stop et c’est un peu ce qu’offre Outriders quitte à verser dans le cliché.

ça craint!
L’arrière plan est vide !
Un peu sombre

Du Gears, The Division, Destiny et peut être Diablo ?

Niveau gameplay, Outriders est un shooter / RPG avec vu à la troisième personne et emprunte beaucoup à d’illustres ainés et pour ma part : j’aime bien ! Tout d’abord The Division, Outriders tourne autour d’un gros Hub central qui regroupe PNJ et marchands et à partir duquel on va partir en expédition dans divers lieux. Celui proposé n’est pas complet démo, oblige mais on peut s’attendre à un peu plus de marchands et d’activités. On a un équipement à gérer avec tête, veste, pantalon, gants et botte avec deux armes principales et une secondaire. L’équipement peut s’acheter auprès des marchands mais doit surtout se looter dans les coffres que vous trouverez dans vos expéditions ou en tant que récompense de mission. Ne cherchez pas l’originalité, si vous avez joué à The Division et bien dites vous que c’est tout pareil : chaque pièce est classée en fonction de sa rareté et donne des buffs plus ou moins importants en fonction de leur niveau. Si vous voulez chopper du matériel, vous n’aurez pas le choix : il faudra farmer et je pense en niveau de difficulté max.

Le loot tient une place importante…
… et demande de la chance !
Le hub central est un peu triste
Les PNJ comme si l’on existe pas

La difficulté se gère en fonction du « niveau monde » qui augmente en même temps que vous. Si vous trouvez le jeu trop difficile (je vous rassure il est simple à prendre en main) vous descendez le niveau monde mais dans ce cas les récompenses sont de moins bonne qualité. Tout comme The Division, vous choisissez votre mission et vous partez ensuite en terre hostile pour l’accomplir. Sur ce point, je reste un peu perplexe avec des zones de missions très réduites et surtout tout en couloir en ligne droite avec un level design qui ne se renouvelle pas et qui manque cruellement d’originalité. On enchaine les zones carrées avec des murets placés à égale distance et on avance de l’un à l’autre jusqu’aux ennemis. On a quelques phases avec des ennemis en hauteur mais ça ne casse pas trois pattes à un canard et je reste sur ma faim. J’espère vraiment que les zones que l’on aura à explorer seront un poil plus vaste et designées autrement.

Sauvent des salles réduites
Et peu d’éléments dans le level design
Ou des couloirs…

Ensuite Gears car les combats reposent, a priori, sur le système de couverture. Vous avancez à couvert à vous penchez pour tirer. Je dis a priori car si vous faites cela, c’est simple vous êtes mort ! Le système est un petit peu défaillant et on a tendance à prendre beaucoup de dégâts, même bien caché, ce qui est frustrant. De toute façon le système de couverture n’est pas utile car la moitié des ennemis vous foncent dessus pour du CaC et les boss et mini boss ont des capacités qui vous défoncent protection ou pas ! Car à l’instar de Destiny, vous avez des capacités puisque, souvenez-vous, vous êtes un altéré, il faut bien que cela serve à quelque chose. Vous pouvez équiper jusqu’à trois capacités qui sont fonction de la classe que vous avez choisi au départ. Il faut faire attention au choix car si la démo permet de les essayer toute, dans le jeu final, le choix sera définitif et il faudra repartir à zéro si vous n’y arrivez pas.

Les capacités font toutes la différence !
Ces sacs à PVs…

On a le choix entre 4 classes : 2 qui sont au corps à corps, une à moyenne portée et une à longue portée. J’ai commencé par le Pyromage parce que le feu c’est trop cool et c’est la classe à moyenne portée donc bon compromis. Le personnage dispose de deux attaques qui enflamment les ennemis les mettant dans des états spéciaux qui vous redonnent de la vie lorsqu’ils meurent et une attaque plus forte qui draine les PV d’un adversaire. Car oui les compétences servent essentiellement à se soigner, il faut donc les alterner et les utiliser au bon moment car toutes ont un cool down plus ou moins long. Une fois que l’on a pigé le truc, le gameplay se révèle vraiment nerveux même si j’ai trouvé que notre personnage manquait de vie et donc nous obligeait à temporiser surtout contre les boss qui ont eux aussi des capacités que l’on peut interrompre. Ces boss sont de véritables sacs à PV et le Pyromage galère un peu en solo. En revanche en coop c’est un excellent personnage de soutien qui bloque les ennemis pendant qu’un illusionniste tue les ennemis au corps à corps.

Choix crucial !
Le Pyromage est le compromis
Des capacités à longue…
… et à courte portée !

J’embraye sur le second personnage que j’ai essayé et qui change radicalement le gameplay en le rendant dix fois plus nerveux : l’illusionniste ! Il s’agit d’un personnage au corps à corps qui manipule l’espace-temps pour se téléporter derrière les ennemis et les finir d’un coup ou créer une bulle qui arrête le temps dans une zone autour de vous : jouissif ! Surtout que l’ensemble est accompagné d’effets de ralenti très classe durant lesquels on se plait à regarder les balles au ralenti. J’ai trouvé le jeu beaucoup plus simple que ce soit solo ou en coopération. En effet, à chaque fois que vous tuez un ennemi au corps à corps vous gagnez de la vie et du bouclier, j’ai eu l’impression d’être invincible surtout face à des hordes d’ennemis. J’ai adoré bourriner les adversaires en créant un effet de surprise chose impossible avec le Pyromage ou le technomage qui est la classe à longue portée qui rend le jeu affreusement lent ! Cette possibilité de se déplacer avec vitesse tranche singulièrement et dès que l’on y a gouté, on ne peut plus s’en passer ! Pour ceux qui sont encore plus bourrins, ils seront ravis de découvrir le telluriste qui est un tank au corps à corps créant des séismes pour arrêter les ennemis ou se mettre en boule et tout ravager sur son passage. C’est encore une fois, une nouvelle façon de jouer car le personnage se montre plus lent que l’illusionniste.

La classe !
Arrêt sur image !
Appelez moi Dieu !

Même si ce n’est que 4 classes, ça offre trois façons différentes de jouer qui en plus vont influer sur les armes que l’on va utiliser. Il est évident que l’on va privilégier les pompes et les SMG avec un illusionniste et les FA ou sniper pour un technomage ou un pyromage. Chaque classe dispose d’un arbre de compétences assez conséquent qui se divise en trois parties mais vu que la démo nous cape au niveau 7 on ne peut acquérir que deux compétences. Le jeu se fait en solo ou en coop et les classes différentes permettent de s’adapter aux missions à venir même si j’ai trouvé les personnages très complémentaires entre eux. En tout cas même seul le jeu est très accessible. En revanche le grand absent de la démo, c’est le craft qui selon les développeurs occupera une place importante dans le jeu. Ce qui me fait donner au jeu une dimension « Diablo ». D’ailleurs on récupère moultes ressources que le jeu nous invite à dépasser sauf que l’on ne peut pas… C’est à voir l’utilité de se craft par rapport au loot. En tout cas ne comptez pas acheter chez les marchands qui proposent des équipements hors de prix alors que le jeu est très avare sur ce point !

Il y a de quoi faire !
Les défis sont sympas aussi
A plusieurs c’est une orgie !
Tient bon poto !

Conclusion

Pour ma part, cette démo d’Outriders m’a mis l’eau à la bouche et j’ai vraiment hâte de voir le produit final. C’est rare que je ponce autant une démo dans tous les sens mais j’ai vraiment accroché au gameplay qui mélange tir et utilisation de compétences. Je suis donc très enthousiaste mais je ne peux m’empêcher d’avoir beaucoup de questions en suspens que ce soit pour la réalisation graphique du jeu, son doublage, le concept des missions en petites zones et façon couloirs. Même si ces questions existent, il est exagéré de descendre le jeu comme j’ai pu le voir ! Le speech de base est intéressant, et même si les développeurs ont repris ce qui a fait la réussite de certains jeux sans s’en distinguer, ils ont eu la bonne idée de créer un ensemble cohérent et qui m’a vraiment plu. L’ensemble m’a donc convaincu pour le moment et je ne peux qu’attendre confiant le produit final.

Positif

  • Gameplay varié, dynamique et intelligent
  • Le speech de base
  • La réalisation façon badasse !
  • ça sent le gros contenu !

Négatif 

  • Un jeu façon couloir ?
  • Le doublage français !

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  • Date de sortie : 1 avril 2021
  • Editeur : Square Enix Ltd
  • Développeur : People Can Fly
  • Catégorie : Simulation
  • Prix : 69,99 €
  • Classification : PEGI 18



Catégories :Tests

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