Test Persona 5 Strikers, une bonne pêche dans la figure !

Décidemment l’année 2021 est l’année des découvertes des grandes licences du jeu vidéo japonais puisqu’après Fallen Legion et YS voilà la série des Persona qui tape à ma porte. « Quoi tu ne connais pas Persona ?!? » du calme petit padawan, à un moment donné on ne peut pas tout faire non plus surtout que je me suis documenté et j’ai pu voir que les jeux Persona ne sont pas « légers » : RPG avec des combats au tour par tour ça signifie un jeu énormément chronophage. Bon et j’ai pu également voir que Persona 5 est vu comme le RPG de l’année 2017 et là je me dis que j’ai peut-être raté quelque chose qu’il faudra rattraper. Bref voilà que débarque une sorte de spin off/suite avec cet opus dénommé Stricker et j’apprends que la licence modifie totalement son gameplay en proposant un jeu type Muso style Dynastie Warriors et comme un gros bof j’ai envie de dire « ça j’achète » !

ça va claquer !

Un visual novel…

Il y a une chose à laquelle je n’avais pas forcément prêté attention, c’est que Persona est également un jeu de type visual novel, les japonais raffolent de ce genre ! Cela signifie un florilège de scènes qui trainent en longueur avec des dialogues qui ne servent à rien au niveau de l’intrigue principale et qui souvent tournent au « what the fuck ». J’ai parfois eu l’impression d’être plus devant un manga que devant un jeu vidéo. Une nouvelle fois je n’exagère rien, vous pouvez avoir une succession de dialogues et de cut scènes durant une grosse dizaine de minutes. Et comme d’habitude, je vous dirai que je suis saoulé ! Je me suis fait des sessions de deux/trois heures de jeu et régulièrement je notais le temps que je passais dans les cinématiques et autres phases de dialogues et le premier changement de ville (car oui on change de ville m’a choqué !) Il s’est passé 29 minutes entre deux véritables phases durant lesquelles je jouais ! Alors, pour être honnête, il est possible de passer toutes les phases précitées ou de les mettre en avance rapide pour les dialogues. Sauf que je n’ai pas fait les précédents opus et donc j’ai un retard à rattraper et même si j’avais fait les précédents opus, j’aime bien lorsque je me plonge dans un jeu suivre l’intrigue qui tient quand même, pour moi, une place primordiale pour une bonne immersion. Et puis quand vous passez une scène qui paraît anodine, vous prenez le risque de zapper un moment important du scénario car le dialogue peut partir sur comment cuisiner un plat puis savoir qui l’aime et tout d’un coup un personnage essentiel dans l’histoire se pointe ! C’est vicieux !!!

Trop de scènes
Merci le clin d’oeil

Pour en revenir à l’histoire de Persona 5 Strickers, elle prend place moins de 6 mois après les évènements de Persona 5 et pour ceux qui n’ont pas fait le jeu précédent on a droit à un recap mais pas forcément complet : dommage. Le jeu nous propose de suivre le parcours du même groupe de lycéen (je dis ça mais je ne les connaissais pas d’avant) et notamment Joker et Morgana reviennent à Tokyo et retrouve les autres Voleurs Fantômes chez Sojiro Sakura pour préparer les vacances d’été. Ils utilisent l’application nommée EMMA. Cette application n’est pas si anodine que cela puisqu’elle est utilisée par des méchants appelés monarques. Ces salauds volent les désirs des gens lambdas. Il n’en faut pas plus pour que nos voleurs de cœurs se remettent à l’ouvrage surtout qu’ils vont être aidés par une IA appelée Sophia et qui connait plutôt bien l’application. Si le premier monarque est une star de la mode qui s’affiche au vu et au su de tout le monde, les autres monarques sont plus discrets et nous obligent à mener l’enquête dans des villes différentes.

Elle fait pas nette !
On n’est pas seul !

Une réalisation (très) datée !

Il s’agit du gros point noir du jeu : la réalisation graphique ! Elle m’a fait revenir une bonne dizaine d’années en arrière surtout que j’ai fait le jeu sur Switch qui n’est pas la console la plus puissante… Le Il s’agit pour moi du gros point noir du jeu : la réalisation graphique dans son ensemble ! Le jeu peine à afficher tous les ennemis en combat et très souvent ils popent sur nous de manière soudaine et imprévisible et même lorsqu’il reste un seul ennemi, la distance d’affichage est très réduite et il faut se fier aux effets lumineux pour le situer… C’est bien gentil de nous mettre des effets de lumière à outrance avec des animations qui ne cesse de succéder avec l’apparition des Persona mais j’aurai préféré avoir un combat lisible avec des ennemis qui s’affichent de loin ! Surtout que le jeu n’est pas gourmand en termes de décors et d’environnements ! Si l’on peut visiter plusieurs villes à chaque fois la surface est très limitée et surtout bien balisée ! Il est impossible de se perdre ! Les décors ne fourmillent pas de détails et sont d’avantage du copié collé à outrance ! Je ne parle pas du métavers qui est l’univers parallèle dans lequel on trouve les prisons qui sont les donjons à parcourir avant d’arriver au boss du jeu. J’ai trouvé son environnement trop flashy qui donne un côté cheap à l’ensemble. Pourtant et là encore cet univers est découpé en zones très réduites et les décors se ressemblent tous avec des places de combats vides de tout élément… Vous l’aurez compris le tableau que je dépeins n’est pas reluisant mais vraiment le jeu est digne d’une PS3…

L’affichage peine
Pourtant…
Normalement ils sont une bonne vingtaine en face…

Hereusement que le jeu bénéficie d’une sacré mise en scène notamment lors des combats qui sont truffés de cut scenes bien pensées lors de l’usage de coups spéciaux ou de combos de groupe. L’aspect sonore est bien meilleur avec des musiques très péchues et longues lors des combats et un énorme doublage au regard du nombre impressionnant de dialogues ! Les bruitages sont bien retranscrits et correspondant bien à l’action à l’écran. Les personnages ne cessent de se parler notamment lors des transferts. Heureusement que cela rattrappe l’ensemble !

Les animations sont funs
Parfois vides aussi
Hasta la vista !

Un Muso ultra dynamique et teinté de RPG !

Persona 5 Strikers abandonne donc ses combats au tour par tour pour nous proposer un jeu type Muso. Pour ce qui l’ignore ce type de jeu est utilisé surtout par la série des Dynastie Warriors (qui a le même studio de développement que cet opus coïncidence ?) en gros on va se battre à 1 contre 100 en matraquant nos touches pour déployer des combos dévastateurs : mon dieu que c’est bon !!! Persona 5 Strickers le fait très bien et on pige très vite l’ensemble ! Deux touches servent aux coups légers / forts, une pour le saut et la dernière est une sorte de mini QTE en combat qui permet de donner des coups supplémentaires. Sauf que dans la série, nos héros peuvent user de Persona qui sont des invocations ayant des compétences différentes. Pour les appeler, une pression sur la gâchette et le temps se fige à l’instar de FF VII Remake pour nous laisser le temps de choisir la bonne. C’est très bien pensé et ça fonctionne ! Les combats restent très dynamiques surtout si l’on ajoute le fait que l’on dirige un groupe de 4 et que l’on peut switcher de l’un à l’autre via une pression sur le pad. Autant vous dire que les combats gagnent en intensité et qu’il faut scruter les moindres indications du jeu pour faire un transfert au bon moment ou ajouter un combo supplémentaire et la possibilité de figer le temps pour invoquer une Persona est très utile pour calmer le jeu.

On ne sait plus où donner de la tête !

Mais là où les gars d’Oméga Force ont fait fort c’est qu’ils n’ont pas repris simplement les codes de leur saga phare en les transposant purement et simplement sur la licence Persona. L’essence de la série dans sa dimension RPG est parfaitement respectée que ce soit au cours des combats ou au cours de la « vie » dans le jeu. Pour ce qui est des combats, comme je l’ai évoqué, les héros ont des Personas qui sont des invocations qui ont chacune jusqu’à 4 compétences. Chaque utilisation coute des points de combats, il faut donc les utiliser au bon moment et surtout utiliser la bonne en fonction des faiblesses et des résistances des ennemis qui sont basées sur les éléments de base type foudre, feu, eau, vent… Il faut également choisir entre les attaques de zone et celles ciblant un ennemi en particulier. Certains ont également des compétences passives ou de soin. Au final on a énormément de possibilités surtout que, je le répète, avant chaque combat, il faut choisir la constitution de notre groupe de 4 personnages chacun pouvant avoir ses propres Personas. C’est donc assez fourni même si malgré toutes ses possibilités on a un certain sentiment de répétitivité propre aux jeux de Muso.

Les invocations utiles
L’assaut général

Qui dit RPG, dit expérience, dit niveau à monter et une fois encore, Persona 5 Strickers se montre bien pourvu ! On a quand même 9 persos que l’on peut monter niveau 100 (comptez une bonne cinquantaine d’heures pour cela…), les personas que l’on peut également faire progresser pour débloquer de nouveaux pouvoirs. A ce propos, il faut savoir que le jeu propose un système de création et de fusion des personas. Vous capturez les cœurs sur les champs de bataille mais il faut ensuite créer les personas pour les fusionner et ainsi en créer de nouveaux avec un meilleur niveau bref c’est sans fin ! En plus de tout ce melting pot, il y a également la notion de lien entre les différents personnages qui permettent de débloquer et d’améliorer des compétences passives : augmentation des PV ou des PC, de l’expérience gagnée ou du butin récolté, il y en a pour tous les goûts ! En parlant du butin, il faut savoir que comme tout RPG / Dungeon Crawler, vous trouverez sur votre route des coffres contenant consommables ou pièces d’équipement qui améliorent vos stats de manière temporaire ou permanente. A l’instar de DBZ Kakarot ou BOTW, vous pouvez vous concocter de bons petits plats pour vous donner des boosts avant combat. Il y a donc de quoi faire même si excepté la trame principale, le jeu se montre assez avare en activités et missions secondaires ce qui est dommage lorsque l’on offre autant de background et de possibilité d’évolution de notre team.

Les combats restent lisibles
Bon pas tout le temps…

La progression se fait de manière très linéaire et répétitive. On va se contenter de suivre l’histoire principale en découvrant un nouveau lieu qui est une ville (puisque l’on est dans un road trip étudiant) ou un quartier de la ville. On mène notre enquête qui consiste à écouter des personnes ou prendre des informations auprès des échoppes du coin afin de découvrir quel est le monarque qu’il faudra défaire. Une fois l’ennemi ciblé, il fau pénétrer sa prison qui est le donjon à parcourir. A chaque fois ils se montrent assez linéaires, divisés en petites zones et il faut accomplir des missions pour progresser. Les donjons ont un niveau d’alerte qu’il faut éviter de faire monter au risque de se voir fermer les portes du donjon ou les coffres qu’il contient. Pour faire baisser le niveau d’alerte, il faut attaquer par surprise les ennemis et les vaincre : simple comme bonjour. Les donjons comprennent de nombreux points de passage qui nous permettent de revenir à la réalité pour regagner et points de combat sans que la progression dans le donjon soit altérée rendant le jeu plus simple. Attention le jeu n’est une sinécure surtout en début de partie car j’ai trouvé que les personnages manquaient de points de vie, n’avaient pas de sorts de soin efficace et pas d’objets de soin par manque très d’argent. Les premiers boss se sont montrés plus ardus qu’en fin de partie puisque si vous avez pris le temps vous avez des personnages de dingues et vous êtes pétés de thunes ! Il faudra quand même compter une bonne trentaine d’heures pour voir la fin surtout en vous fadant tous les dialogues même les plus insipides…

On enquête…
… on explore
… on progresse …
… et on ré enquête !

Conclusion

Pour les fans de jeux de type Muso comme moi vous pouvez foncer les yeux fermés ! Persona 5 Strickers est très dynamique et applique en plus des mécaniques de jeux type RPG pour rendre le gameplay plus riche et intéressant. Le jeu n’évite quand même pas le point noir du genre : la répétitivité. Il n’en demeure pas moins que le jeu se révèle assez prenant et plaisant à faire. Ce qui est vraiment dommage c’est la qualité technique du soft qui est vraiment très en deçà de ce qui se fait. Les développeurs auraient pu prendre plus de temps sur cet aspect afin de rendre le jeu plus beau alors qu’il bénéficie d’une excellente mise en scène.

Positif

  • Gameplay hybride et dynamique des plus réussis
  • Gros contenu pour l’histoire principale
  • Les combats très intenses

Négatif 

  • Graphiquement très daté
  • Répétitif
  • Peu de missions secondaires

Satisfaction du Piwi 85 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Nintendo ni SEGA !) ICI Switch ou ICI PS4.

  • Date de sortie : 23 février 2021
  • Editeur : SEGA EUROPE
  • Développeur : Atlus
  • Catégorie : Action
  • Prix : 59,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Koch Media (Merci la fine équipe !).



Catégories :Tests

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