Test Poison Control, l’enfer c’est moche !

On repart au pays du Soleil levant (ça devient récurrent en cette année 2021) avec Poison Control développé par Nippon Ichi Software et édité par Nis America qui se plait à nous apporter des jeux pas forcément destiné au public européen. Cette fois-ci ce n’est pas un visual novel (quoique) mais un mélange d’action shooter J-RPG aux couleurs très flashy et portant le doux nom de Poison Control. On va pas tourner autour du pot et je vais vous donner mon avis sur un jeu qui ne plaira pas à tous le monde…

L’enfer c’est les autres

On incarne donc un homme ou une femme au choix que l’on peut personnaliser par son nom et sa voix (rien de dingue donc). Ce personnage va être assisté d’une succube qui répond au doux nom de Poisonnette et qui n’a pas la langue dans sa poche, je le souligne car c’est un peu comme un phare au milieu d’un scénario que j’ai trouvé monotone et plat en raison de sa mise en scène… Ce jeune garçon se retrouve en enfer et doit en purifier les différents mondes qu’il comprend du poison qui tourmente les âmes des gens. Bon je vous rassure vous ne faites pas cela gratuitement et l’aboutissement de votre quête vous permettra de sortir de là et de retrouver ce que l’on pourrait appeler une vie normale. Le scénario n’est pas dingue en soi, ce sont surtout les histoires annexes qui constituent les quêtes des niveaux qui sont intéressantes bien que convenues et narrées de manière très plate.

J’en viens à ce qui m’a gêné dans le scénario du jeu. Ce n’est pas son contenu mais sa forme qui m’a déplu. Oubliez les cinématiques voir mêmes les cutscènes, tout est narré via des boites de dialogues interminables. J’ai parfois eu l’impression de me retrouver face à un visual novel dans la plus pure tradition jap ! C’est long, c’est mou et puis c’est fatiguant de tout lire et il faut s’accrocher surtout que le jeu n’est proposé qu’en anglais… Alors le niveau n’est pas élevé et ne nécessite pas de connaissances particulières mais vous commencez à le savoir, la présence du français dans le jeu vidéo est ma marotte, une sorte de vieux réflexe bien français qui nous pousse à croire que la France a toujours une place de premier rang dans l’échiquier mondial… Bref il va falloir ingurgiter des lignes et des lignes de textes sur un fond d’écran fixe et comme je le disais précédemment, heureusement que Poisonnette a un caractère bien trempée qui ne se gêne pas pour bâcher le héro lors des choix de compétences ou donner son avis tranché sur les péripéties des gens que l’on secourt.

Aahhh mes yeux !

On se lance donc dans l’aventure et l’on va parcourir les différents niveaux qui composent les enfers et là pour ma part ça a été le drame ! Les screens parlent d’eux mêmes : la réalisation est dans l’ensemble ratée et utilise un code couleur qui ne plaira pas à tout le monde. Les niveaux diffèrent entre eux principalement avec le code couleur qu’ils utilisent. Comme on est sur un jeu très « JAPON !!! » on a droit à des couleurs bien flashy qui, pour moi, sont du plus mauvais goût (oui j’aime la sobriété, la simplicité qui donnent de l’élégance, Karl Lagerfeld mon maître !). Mais au delà de ce choix très particulier, la réalisation est très limite. J’ai fait le test sur une PS4 Pro donc ce n’est pas la puissance de la console qui est en cause. Il n’y a aucun élément en arrière plan, les décors sont tout simplement vides, on a simplement une couleur. Pour ce qui est des éléments dans les décors que l’on parcourt, là encore tout est réduit en nombre et en qualité. Il y a très peu de choses à voir et le peu qu’il y a est modélisé vite fait et n’a aucune originalisé dans les formes ou la composition de l’ensemble…

C’est vide !
L’un des plus beaux visuels du jeu !
La tristesse…

Les textures sont baveuses et j’ai eu l’impression de revenir au temps de la Nintendo 64 ce qui ne me rajeunit pas du tout ! Côté bestiaire ce n’est pas dingue non plus avec des ennemis qui se ressemblent un peu beaucoup et des boss qui font vraiment pitié avec cette sorte de saucisse géante qui ensuite se multiplie face hydre. Je crois que les développeurs n’ont pas compris que pour faire des boss d’envergure et impressionnants, il ne suffisait pas de les faire en taille géante… Les animations tiennent la route mais restent elles aussi très simples. On a quand même droit à des bugs de collision ou à des mini freezes lorsqu’un ennemi vous fonce dessus. Non vraiment plus je progressais dans le jeu plus je trouvais que la réalisation baissait en qualité avec d’avantage de ralentissement en raison d’ennemis beaucoup plus nombreux, genre malgré l’absence totale d’environnement le jeu galère juste avec les ennemis… Heureusement que niveau son, ça reste pas mal avec des musiques assez pêchues qui se combinent bien avec le gameplay qui se veut un peu nerveux quand même !

Vous trouvez que ça bave ?
et une double saucisse géante pour le chef !
Il n’y a rien en fond…

Un gameplay intéressant mais peu développé

Poison Control est avant tout une sorte de shooter. Le héros peut en effet tirer des projectiles à savoir des fléchettes empoisonnées de deux types en fonction de votre équipement et des fléchettes spécifiques toujours en fonction de votre équipement. Si les fléchettes spéciales sont en quantité limitée et doivent être trouvées dans les coffres ou en aspirant le poison, les fléchettes empoisonnées se rechargent avec le temps que l’on peut accélérer en aspirant du poison. Ces projectiles servent à se défaire des ennemis qui peuplent les niveaux. Le système de visée est quand même un peu imprécis et on a tendance à perdre une flèche dans le vent lorsque l’ennemi fait une animation de chute… Il y a également quelques problèmes de caméra un peu folle qui nous empêche de cibler l’ennemi. A côté de cette phase de shoot on peut alterner avec Poisonnette qui a la capacité d’aspirer le poison en marchant dessus. On la fait apparaître via une simple pression sur L1 et elle a un temps limité pendant que le héros devient un squelette sans vie. Les ennemis ciblent toujours le personnage actif. Le jeu n’est pas difficile et même si les ennemis peuvent vous mettre à terre en trois coups, on a une fonction revive jsuqu’à trois fois par niveau ce qui laisse une sacrée marge d’erreur !

Simple
Petit soucis d’angle de caméra…
Même pas peur !
Sous le poison la plage (référence ?)

Pour chaque niveau on alternera entre tuer tous les ennemis d’une zone et donc utiliser les fléchettes ou aspirer un certain pourcentage de poison présent dans la zone, dans ce cas les ennemis apparaissent à l’infini il faut faire attention à ne pas se laisser submerger. Chaque niveau mérite d’être exploré pour trouver des coffres secondaires donnant une vignette violette susceptible de gain d’expérience. Car oui le héros gagne en expérience et j’en viens à la dimension RPG du jeu, dimension très limitée. Notre personnage gagne en niveau au fil de la progression et il est possible d’améliorer ses attributs (vie, dégât, défense) via des phases de dialogues. Rien de fou et même le fait d’équiper son personnage est très sommaire avec peu d’éléments différents et en tout état de cause les premiers éléments débloqués suffisent pour faire le jeu… Il suffit de prendre le temps de les améliorer avec l’argent que l’on récolte dans les niveaux. C’est dommage car malgré la réalisation catastrophique du jeu, il est assez prenant avec un gameplay nerveux bien que répétitif.

Les niveaux montent « seuls »
Les coffres cachés
Niveau équipement c’est faiblard
Pourtant y a de quoi faire !

Conclusion

Poison Control est un jeu intéressant au niveau de son gameplay et qui propose un bon contenu mais la réalisation risque d’en rebuter plus d’un ! Entre des choix de couleurs particuliers et une réalisation graphique qui accuse facilement 20 ans d’âge sans exagérer, je trouve un peu abusé le fait de le proposer à 40 euros. Le scénario est intéressant avec une bonne relation entre les deux principaux protagonistes mais la présentation avec des dialogues à rallonge et tout en anglais ont eu raison de moi. Les fans du genre et des jeux typiquement « JAPON !!! » trouveront leur compte, pour les autres je vous conseille d’essayer avant d’acheter car le jeu vaut quand même un petit arrêt.

Positif

  • Un gameplay nerveux et prenant
  • Bon contenu

Négatif 

  • La réalisation catastrophique
  • Répétitif
  • Dimension RPG très sommaire

Satisfaction du Piwi 45 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Nintendo ni Nis America !) ICI SWITCH ou ICI PS4.

  • Date de sortie : 16 avril 2021
  • Editeur : Nis America
  • Développeur : Nippon Ichi Software
  • Catégorie : Aventure / Action
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse PS4 offerte par Koch Media (Merci Cassandra !).



Catégories :Tests

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