Test Nier Replicant ver.1.22474487139… un remastered charmant

Une fois n’est pas coutume cette année, on se lance dans un énième remastered ou remake ou appelez ça comme vous voulez mais il s’agit d’une ressaucée d’un jeu que l’on a déjà vu. Enfin avec Nier Replicant, on est un peu en dehors de ce shéma puisque si le jeu est sorti il y a 10 ans, il a été réservé au Japon et nous pauvre occidentaux n’avons eu droit qu’à une seule version. Exit donc la relation père fille et bonjour la relation frère sœur. Je n’ai pas fait l’opus d’origine seulement celui qui est sorti en France sur Xbox 360 je me suis donc un peu rancardé sur l’opus original et je suis tombé à la renverse ! Il était a priori un gros raté avec des graphismes qui faisaient peine à voir et un gameplay trop rigide par rapport à ce qui se faisait chez la concurrence. Je me suis donc plongé dans cette aventure de manière dubitative et sans trop savoir à quoi m’attendre et finalement le voyage s’est révélé charmant quoique pénible par moments…

J’arrive !

Douce mélancolie

Nier Replicant prend place dans un futur post apocalyptique qui a remis l’humanité en mode de vie archaïque, les technologies n’existent plus et on vit comme au Moyen-Age… On prend alors les commandes d’un jeune adolescent que vous pouvez appeler comme vous voulez et qui doit soigner sa soeur, Yonah (heureusement que l’on peut choisir le nom de son perso quant on voir le nom de la sœur…) touchée par la maladie de la nécrose runique, genre une nécrose que tu ne soignes pas par l’amputation. Il va alors trouver un grimoire qui vole, parle et qui répond au doux nom de Weiss. Ledit grimoire lui file bien sûr la capacité de manipuler la magie, en plus d’être une fine lame, ce qui permet de combattre les Ombres, sorte d’êtres pixelisés vraiment pas jolis à voir et qui ravagent la terre. Le but sera de collecter des Vers Scellés afin de guérir notre sœur. Le jeu est triste de bout en bout avec une mélancolie très présente lors des scènes frères-sœur. J’ai été touché par le fait que l’on ait d’un côté un frère qui parcourt le monde pour sauver sa sœur et d’un autre une sœur qui ne veut qu’une chose : avoir son frère près d’elle. Le scénario est doucement conté et savamment mis en scène notamment par des musiques que j’ai trouvé exceptionnelles et bien senties pour chaque passage important. Les thèmes abordés sont généralement tournés vers la mort même si on est loin de la profondeur d’un Automata, Replicant sait quand même taper au bon endroit au bon moment pour nous faire réfléchir un petit peu derrière notre manette

L’ambiance est pesante !

Cette mélancolie et cette tristesse sont compensées par les relations entretenus par le personnage principal avec les personnages qui composent l’équipe et en premier lieu, Weiss le grimoire volant. Celui-ci a un caractère bien trempé et ne se gêne pas pour aller de son petit commentaire piquant dans le scénario mais aussi pour critiquer les mécaniques du jeu ou nos actions (si si !). Les relations se complexifient mais toujours sur le trait de l’humour avec l’ajout de personnages secondaires. Très rapidement on fera la connaissance de Kainé, une nana que n’importe quel mec voudrait comme pote : le garçon manqué mais qui se trimbale en nuisette et en petite culotte (ne cherchez pas à comprendre…). Plus tard on ajoutera à notre équipe Emile, un jeune garçon triste capable de pétrifier les Ombres via la magie. Les interactions entre les personnages sont fréquentes sans pour autant être gênantes et nous tirent toujours un sourire. Ces dialogues nous tiennent surtout compagnie au cours des nombreux allers retours que l’on va faire…

Une réalisation qui s’est refait une beauté !

Comme je l’ai dit dans l’introduction, je me suis rancardé sur l’opus original (car quand je fais les choses, je vais jusqu’au bout histoire de ne pas passer pour un blaireau). J’ai pu constater qu’un des gros points noirs du jeu de base était la réalisation graphique du jeu. Il suffit de voir les vidéos d’époque pour s’en convaincre ! Bon pour les trouver il faut taper : ニーア ゲシュタルトen recherche Google et onglet vidéo et là vous trouverez votre bonheur. Bon et bien le jeu est moche avec des textures baveuses et des environnements désespérément vides. Si le jeu est sorti sur PS3 on a l’impression d’être sur une génération précédente ! Pour ce remastered, les développeurs ont sacrément bien redressé la barre ! Les décors restent vides mais toutes les textures ont été retravaillées ainsi que les effets de lumière et le résultat est convaincant ! Les environnements sont variés et les développeurs se sont arangés pour que l’on ait des angles de caméra qui mettent en avant la majestuosité des lieux que l’on traverse. Régulièrement je n’ai pu m’empêcher de laisser échapper un sifflement ou de prendre le temps de contempler le paysage. La qualité n’est cependant pas homogène avec parfois des décors très daté, je pense au village de base ainsi qu’à la bibliothèque où se trouve Popola (vous allez apprendre à la connaître…).

Indiana Jones ?
C’est impressionnant !

Mais là où le jeu est exceptionnel c’est pour la BO ! Je pèse mes mots je crois que la BO fait partie du top trois de celles que j’ai pu écouter. Elle a été faite par Keiichi Okabe et est juste parfaite à chaque fois ! Les musiques, en plus d’être longues et travaillées avec des voix, arrivent à chaque fois au moment parfait et correspondent parfaitement à la narration ou à l’action à l’écran. Rien que pour les musiques je vous invite à essayer le jeu c’est dire leur qualité ! Pour le doublage des personnages, on a droit à une version anglaise de qualité et qui retranscrit bien les émotions des personnages.

Les vues intérieures sont originales !
Les effets sont propres

Un gameplay qui reste très daté

Nier Replicant est censé être un action-RPG je dis censé car j’ai plus eu l’impression d’être devant un Hack n’ slash que devant une jeu d’action et encore moins un RPG ! L’essentiel du gameplay repose sur l’affrontement d’ombres qui surgissent souvent en nombre et que l’on matraque à tout va alternant tranchant de l’épée et explosions de magie. Le concept est de gérer sa jauge de MP qui se remplit en tuant des ennemis ou avec le temps. Les combats sont assez dynamiques avec des combos peu variés mais qui font le boulot. Le système de parade et d’esquive est très accessible et simplifie énormément les combats. ça fonctionne moyennement bien la faute à une maniabilité rigide et à une caméra un peu folle. Le système de ciblage des ennemis est imprécis et se fait intégralement en manuel puisque le jeu ne vous cible quasiment jamais le bon ennemi. Les angles de caméra sont réduits dans les intérieurs et régulièrement on ne voit pas venir un ennemi. Le jeu n’est pas difficile mais il n’est pas rare de se faire bloquer en raison du nombre important des ennemis et ainsi être enchainé sans pouvoir faire quoique ce soit…. Les combats sont répétitifs et on se contentera d’appliquer la technique de la parade pour se simplifier la vie. Les boss bien qu’impressionnants ont des paterns très lisibles et obéissent à des mécaniques de jeu très scriptées. Du coup les combats peuvent paraître ennuyeux passé la moitié du jeu.

Même pas peur !
Très scripté
Quelque chose dans le dos ?

A côté des combats on a pas mal d’exploration si je peux appeler cela ainsi… Nier Replicant se divise en plusieurs zones qui ne sont pas vastes du tout puisqu’on en fait le tour très rapidement et puis il n’y a pas grand chose à explorer on se contente de les traverser de la manière la plus rapide possible. Nier Replicant, comme tout RPG, propose son lot de quêtes principales et de quêtes annexes et on touche là le principal problème du jeu : la lourdeur des déplacements ! Pour commencer une quête il faut généralement parler à Popola pour la trame principale ou à un PNJ pour une quête secondaire. Une fois ceci fait on part dans la zone voulue, ce qui implique d’en traverser plusieurs et donc de se fader des temps de chargement. On parcourt les zones à pied et notre personnage n’est pas une flêche… On a bien un sanglier mais il n’est pas présent partout. Bien sûr chaque zone comporte son lot d’ennemis, si au début on prend le temps de tout taper histoire de monter en niveaux, très vite on se contente d’esquiver pour aller droit au but. Une fois l’objectif on repart en sens inverse pour faire notre compte rendu et clôturer la mission. C’est très lourd car il n’y a pas de voyages rapides sauf sur le dernier tiers du jeu. Certaines quêtes secondaires vous demandent de voyager dans 5 zones différentes et opposées avec les temps de chargement que cela implique. Pour la quête principale tout passe par Popola, Madame je sais tout et sans qui on ne peut rien faire ! Je n’en peux plus de me taper les escaliers de la bibliothèque et les trois temps de chargement que cela implique ! C’est bien trop rigide et les gars de Toylogic auraient pu ajouter une petite mécanique de déplacement rapide surtout que les zones que l’on parcourt ne présente que très peu d’intérêt.

Seul moyen d’aller vite !

La dimension RPG est réduite au strict minimum. Notre personnage monte en niveau mais on n’a aucune influence sur l’évolution des stats. Les armes que l’on collecte ne sont pas nombreuses et s’obtiennent en grande partie en suivant la trame principale ou s’achètent chez les marchands. On peut faire évoluer les armes mais il faut aller voir le forgeron qui se trouve dans une zone et donc nouvel aller retour et le coût est un peu exorbitant pour l’effet obtenu… En fait les seuls choix que l’on a à faire portent sur la mécanique des mots et le choix des magies que l’on va utiliser. La mécanique des mots est intéressante bien que sommaire. On collecte sur les ennemis des mots que l’on peut affecter sur une arme, une magie ou nous même afin de se donner un buff supplémentaire. Rien de transcendant mais la présentation de la mécanique est originale bien que déjà vue. Plus surprenant, Nier Replicant propose quelques phases de plateformes qui sont à oublier en raison d’une maniabilité rigide et d’une imprécision relative des sauts et dash… Comme je vous le disais la dimension RPG est réduite et cela se ressent sur la durée de l’aventure. Comptez environ 8 heures pour finir le jeu. Sauf que celui-ci propose 5 fins différentes et pour les obtenir, il faut finir le jeu 5 fois… Je vous rassure vous ne repartez pas à chaque fois de zéro puisqu’il s’agit d’un new game plus mais je vous recommande de mettre vos sauvegarde sur USB ou dans le cloud histoire de ne pas être dégouté… Chaque fin apporte des réponses supplémentaires au niveau du scénario mais le cheminement peut également proposer un angle différent ce qui donne une autre approche du scénario. C’est intéressant mais il faudra le courage de passer outre la rigidité du jeu…

Il y a pas mal de quêtes
Phase de puzzle
Référence ? (Resident Evil !)
Fiou… repos !

Conclusion

Nier Replicant est un remastered intéressant qui nous permet de découvrir un jeu qui gagne à être connu. Ok, il a des défauts qui pour certains sont rédhibitoires mais il propose également des qualités et une BO exceptionnelle. Et puis il ne s’agit pas d’un remastered façon feignasse. Les développeurs ont bien retravaillé les graphismes, ont apporté des mécaniques de gameplay supplémentaires avec une esquive et une parade simplifiée qui donnent plus de dynamisme aux combats. Malgré ses ajouts, le jeu reste daté avec des décors améliorés mais restant vides. Le gameplay est également assez lourd dans le cheminement des quêtes par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. La maniabilité n’est pas exempte de critiques avec une rigidité bien présente, une imprécision dans le système de visée et une caméra un peu folle. Nier Replicant souffle donc le chaud et le froid et ceux qui ont été conquis par Automata se lanceront dans l’aventure mais attention de ne pas s’attendre au même niveau au risque d’être très déçu !

Positif

  • Une BO digne des meilleurs AAA
  • La personnalisation du vaisseau très détaillée
  • Gros contenu avec une bonne durée de vie

Négatif 

  • Une certaine lenteur dans le scrolling
  • Répétitif
  • Aspect sonore passé aux oubliettes

Satisfaction du Piwi 70 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Square Enix !) ICI PS4 ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 22 avril 2021
  • Editeur : SQUARE ENIX
  • Développeur : Toylogic Inc.
  • Catégorie : Action RPG
  • Prix : 59,99 €
  • Classification : PEGI 18

Le test a été réalisé avec une version presse Xbox One offerte par Lu61 (Merci Julie !).



Catégories :News, Tests

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