Test R-Type Final 2, on ne badine pas avec l’exigence !

Les vieux de la vieille vous le diront, il y a deux licences qui ont posé les bases du genre shmup pour l’éternité. La première c’est Gradius de Konami sorti en 1985 et la seconde est celle qui nous intéresse dans ce test : R-type qui est sorti pour la première fois sur borne d’arcade en 1987… On est donc sur une licence de plus de 30 ans qui n’a jamais perdu de sa superbe même lors du passage 2D/3D. Bon il faut quand même savoir que c’est un jeu d’arcade à l’origine il fallait donc que le jeu soit suffisamment dur pour que l’on foute une poignée de pièces dans la machine et ainsi rendre la salle d’arcade rentable (les plus vieux se souviendront). On se lance donc dans le test d’une référence du genre shmup et je vous le dis tout de suite : même après 30 ans R-type est toujours aussi hard !

Oups…

Une claque

Dois-je vraiment m’attarder sur le scénario ? Non parce qu’excepté dire que l’on est un pilote de vaisseau spatial qui doit vaincre les aliens mi robot mi organique que dire de plus ? R-type Final 2 nous propose dès le début de l’aventure de personnaliser très sommairement notre pilote : nom, âge et genre mais au final cela est totalement anecdotique. D’une manière générale, tout ce qui est personnalisation est anecdotique. J’en profite pour évoquer la personnalisation des vaisseaux et de l’apparence de notre pilote (que l’on ne voit jamais cela dit en passant…) : pourquoi ? Pourquoi avoir perdu du temps et de l’argent à développer cet aspect ? On est d’accord que dans un shmup on se fout de la gueule de notre vaisseau ou de notre pilote non ??? Alors oui il y a beaucoup d’éléments de personnalisation à débloquer mais c’est rajouter du contenu artificiel et dispensable qui ne trompera aucun joueur. On dirait que les gars de Granzella ont cédé aux sirènes de la mode qui nous commandent à foutre de l’esthétique partout mais franchement je ne crois pas que le public de R-type soit le même que celui de Fortnite (hop une petite pique gratuite)…

Pourquoi ?

Je m’égare donc revenons à nos moutons ! Une fois que l’on se lance dans la première mission on est conquis par l’aspect graphique du jeu et on se dit, les screens et autres trailers dévoilés au cours du développement du jeu ne mentaient pas ! J’ai effectué le test sur Switch et malgré la faible puissance de la machine, j’ai, au départ, été enchanté par les graphismes. C’est flashy, c’est varié, on reconnaît la patte graphique de la licence avec un mélange méca / organique réussi. Les environnements que l’on traverse sont variés et diffèrent énormément les uns des autres avec un bestiaire également différent. Mais vous avez remarqué l’emploi de l’expression « au départ » ? La réalisation de R-type Final 2 présente une sorte d’effet Kisscool… On est très content sur les premiers temps du jeu et puis on se dit que cela pourrait être bien meilleur ! Déjà et Switch oblige, la qualité des graphismes n’est pas dingue et certaines textures bavent un peu. Après je vous rassure on le voit surtout sur les captures d’écran, in game, c’est fluide et ce n’est pas choquant.

C’est pas très net tout ça !

Le principal défaut, selon moi, est que les développeurs ne se sont pas foulés pour garnir les décors et notamment les arrières plans. Les premiers niveaux sont travaillés mais on a l’impression que plus on progresse moins les décors sont garnis, à croire que les dev se sont dits que les joueurs n’iraient pas aussi loin donc inutile de se fouler. Que dire des niveaux qui se déroulent dans l’espace au sens strict et pour lesquels on a uniquement un fond noir… Les ennemis ne sont également pas exceptionnels et leur design est peu inspiré, je pense notamment au niveau où vous devez faire face à une armée de Doritos, oui désolé mais il y a des triangles partout… Les boss ne sont pas si impressionnants que ça, soit on a des boss qui ne ressemblent pas à grand chose soit ils sont trop grands pour les voir en entier sur un seul écran et du coup ils perdent de leur superbe… Finalement R-type Final 2 est l’illustration d’une expression chère à mon cœur : beau de loin mais loin d’être beau ! Au niveau son, je dois dire que je sui resté un peu sur ma faim. J’ai trouvé les musiques assez discrètes alors qu’elles ont toujours été un atout de la licence contribuant à son ambiance si particulière !

Voilà un boss…
où un autre…
For the bold…

… Mais une vraie claque !

En tout cas, niveau gameplay, R-type n’a pas pris une ride… ou presque ! On est toujours majoritairement en scrolling horizontal (on a un niveau en scrolling vertical et un autre qui nous balade un peu dans tous les sens). Notre vaisseau est plutôt bien équipé avec un tir primaire (qui sert surtout de décoration), un tir que l’on charge, la fameuse boule de force qui fait office de module de tir supplémentaire qui évolue au fil des bonus que l’on ramasse dans les niveaux et un méga tir qui se charge avec les projectiles que l’on ramasse via notre boule de force. Je m’arrête sur cette boule de force que vous pouvez coller à votre vaisseau (elle sert également de bouclier) ou l’envoyer devant ou derrière vous. Bien évidemment les effets sont différents et il faudra donc gérer cette boule de force en fonction des situations qui se présentent : ennemis à l’arrière, à l’avant, nécessité d’une protection. Il y a donc de quoi faire surtout que chaque vaisseau a ses armes propres, il faut donc bien choisir son véhicule en fonction du niveau que l’on traverse.

Les armes sont variées
Parfois moins utiles…
Toujours surveiller ses arrières

Le choix est très important car comme tous ses prédécesseurs, R-type Final 2 propose un sacré challenge ! La difficulté est bien présente même au mode de difficulté le plus bas sachant qu’il y a 5 niveaux de difficulté. Si vous voulez finir le jeu à 100% il vous faudra de trèèèèès longues heures de jeu ! Même pour finir le jeu ne serait-ce qu’une seule fois, il faut les avoir bien accrochées ! Comme les jeux d’arcade vous avez des continus dont le nombre varie en fonction du niveau de difficulté mais il faut surtout faire le jeu d’une seule traite sans pouvoir sauvegarder et faire une pause ! Alors les niveaux sont courts là n’est pas le problème, il y a juste des phases qui imposent du parcoeurisme pour anticiper tantôt un patern de boss tantôt une arrivée d’ennemis, je pense au niveau ou vous progresser autour d’un énorme vaisseau et pour lequel vous devez savoir où vont apparaître les défenses ennemis pour bien vous placer et éviter de vous faire coincer. Car comme tout shmup à l’ancienne un impact et c’est la mort retour à la case départ (il y a des checkpoints assez régulièrement si vous jouez à bas niveau) et la mort est très punitive puisque vous perdez tous les bonus que vous avez accumulé dans les niveaux précédents. Du coup on se retrouve moins puissants et on tombe vite dans une spirale de morts sans fin tout en se sentant incapable de faire quoique ce soit… Il faut donc limite faire le jeu d’une traite et sans mourir ce qui peut paraître rebutant. A côté du mode campagne on a un contenu un peu chiche puisqu’il n’y a seulement que le mode « score » qui permet de refaire un niveau en tenant le meilleur score et se comparer au reste du monde et constater que l’on est une pauvre merde par rapport à certains nervalos !

Le calme avant la tempête
Il faut tout connaitre sur le bout des doigts
On meurt régulièrement…

Conclusion

R-type Final 2 me donne un sentiment mi-figue mi-raisin. Oui je suis content du retour de la licence, oui le jeu fait le taf et on reste dans l’excellence au niveau shmup il n’empêche que je reste sur ma faim et je ne peux m’empêche de penser que les développeurs ont fait le strict minimum. Je ne sais pas mais les gars auraient pu apporter des nouveautés au niveau du gameplay au lieu de rester sur les acquis qui ont fait le succès de la licence il y a plus de 20 ans. Le level design reste également très basique avec des niveaux courts et des mécaniques qui sont pompées de précédents opus ou qui sont réutilisées dans au fil du jeu. La réalisation est également minimale avec des décors un peu vides et des ennemis qui manquent de reliefs. C’est solide mais il manque un quelque chose qui aurait fait passer au jeu un cran au dessus dans l’appréciation globale.

Positif

  • Beau de loin…
  • Un sacré challenge !
  • Le gameplay toujours aussi bon !

Négatif 

  • … mais loin d’être beau
  • Manque de contenu
  • La personnalisation esthétique qui sert à rien !

Satisfaction du Piwi 62 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Nintendo ni Microsoft ni Nis America !) ICI PS4 ou ICI SWITCH ou ICI XBOX ONE / SERIES X.

  • Date de sortie : 30 avril 2021
  • Editeur : NIS America
  • Développeur : Granzella Inc.
  • Catégorie : Jeux de tir
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 7

Le test a été réalisé avec une version presse Switch offerte par Koch Media (Merci la fine équipe !).



Catégories :Tests

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