Test The Great Ace Attorney Chronicles, le retour du ténor du barreau !

La série Ace Attorney est de retour avec The Great Ace Attorney Chronicles qui est en fait un « portage » de deux jeux qui sont The Great Ace Attorney: Adventures et de The Great Ace Attorney 2: Resolve. Les jeux étaient sortis uniquement au Japon et sur 3DS mais comme il n’y a pas de petits profits et que la série cartonne aussi en Occident, Capcom ne veut pas passer à côté d’une petit manne financière. Je déconne, je déconne mais le studio japonais est en train de se spécialiser dans les portages, remasters et remakes en tout genre et aux fortunes diverses et variées… On renfile donc la robe d’avocat pour défendre la veuve et l’orphelin du Japon !

C’est reparti !

Retour vers le passé

On oublie Phoenix Wright et on repart 100 ans en arrière pour suivre les débuts d’un élève avocat, Ryunosuke Naruhodo, et son pote un poil plus brillant Kazuma Asogi qui a visiblement un ventilateur accroché non loin de lui (vous comprendrez avec un screen) et le moins que l’on puisse dire c’est que notre héro est souvent en mauvaise posture. Il débute accusé du meurtre d’un professeur anglais, puis il est accusé d’un meurtre alors qu’il voyage en bateau, et à chaque fois c’est le Richard Virenque de l’affaire : à l’insu de son plein gré ! On va donc suivre son évolution au fil des affaires qui ne vont nous cantonner au Japon puisque l’on verre la Cour Suprême de sa Majesté la Reine d’Angleterre. A chaque fois, les témoins, procureurs, juges, jurés sont hauts en couleur et on retrouve ce côté « wtf » très japonais qui rendent souvent les situations et les personnages ridicules. Le problème est que si les histoires sont intéressantes, elle tirent énormément en longueur avec des dialogues vraiment longs ! Comme le jeu repose sur le sens de l’observation et la lecture des dialogues il faut donc tout suivre et j’ai parfois eu l’impression d’être face à un visual novel ! Autant j’avais apprécié le rythem de Ace Attorney Trilogy autant là j’ai eu des moments de vides intersidéraux ou je m’ennuyais à lire des dialogues inutiles au final mais « sais-t-on jamais…« 

qui a laissé la fenêtre ouverte ?
Le Sherlock Holmes du pauvre
Sérieux en plein procès ?!?

Cerise sur le Mcdo : tout est en anglais !!! J’ai envie de dire « merde c’est quoi ce foutage de gueule !!! » Les jeux sont sortis en 2015 et 2017, à faire un portage 5 ans après tu as le temps d’intégrer d’autres langues. On parle pas d’un studio lambda avec des moyens limités, on parle de Capcom ! Je me doute que le français va être ajouté comme pour Ace Attorney Trilogy (vous pouvez retrouver mon test ICI !) mais pourquoi, pour le portage suivant, ne pas l’avoir fait d’entrée ! Tu sais que ça va râler à cause de ce manque alors corriges le ! Surtout que le jeu est assez chiadé niveau anglais et il faut avoir un bon niveau pour tout suivre d’autant que certains cross examination vont reposer sur une nuance de vocabulaire ! C’est un petit peu fatiguant surtout que, comme je l’ai dit, les dialogues tirent en longueurs, même lorsque l’on remporte le procès, on a droit aux remerciements ou à un petit mot de tous les participants et c’est un moment interminable !

On ne rit pas !
Je n’en peux plus !
C’est sans fin !

Il n’y a pas que l’histoire qui nous fait repartir dans le passé, la réalisation aussi ! Quand on parle de simple portage ou compilation, on ne peut pas être plus clair ! Rien n’a été ajouté ou retranché par rapport aux opus originaux qui datent et qui sont sortis sur 3DS ! C’est le service minimum chez Capcom sur ce coup là ! On a droit aux mêmes animations sans aucune feature supplémentaires, les dialogues se font par boites avec les vignettes des personnages qui changent d’expression. Lors des dialogues on a droit à des bruitages en cascades limite sur chaque phrase, bruitages qui sont censés attirer notre attention ou donner du rythme mais après une bonne heure de jeu cela en devient fatiguant surtout que l’on s’aperçoit que les sons poppent pour tout et n’importe quoi ! Vous l’aurez compris j’ai été déçu par la présentation générale et le rythme donné au jeu et pour ce qui est du gameplay, on ne change pas une recette qui marche, on l’assaisonne…

On recycle !
Réa minimale !

Le procès façon série B

Chronicles propose un sacré contenu puisqu’il est composé de deux jeux ce qui nous donne à peu près 80 heures pour tout voir sans exagérer… Chaque opus se divise en épisodes, eux mêmes divisés en chapitres. Pour le premier vous démarrez l’épisode dès le début et vous devez le faire en intégralité . Je vous le dis, les épisodes sont très longs ! Heureusement que pour le second jeu vous pouvez choisir l’endroit précis de l’épisode à partir duquel vous pouvez débuter. Bon après, je vous avoue que l’option est stupide car il vaut mieux suivre l’affaire depuis le début si vous voulez avoir une chance vous en sortir. Le problème c’est que comme chaque épisode est long, il multiplie les twists et les révélations à la limite du ridicule. C’est sans fin surtout que généralement on a trouvé le véritable coupable et la manière rapidement, il manque plus que le mobile qui est révélé en toute fin et qui est généralement capilotracté. Heureusement que le jeu ne nous cantonne pas aux tribunaux et parfois une phase d’enquête dans un lieu extérieur est requise. On change de lieu et de fonctions mais le principe reste le même analyser les preuves et les confronter aux témoins sachant que le jeu, japonais, repose sur le système anglosaxon qui est un système accusatoire qui ajoute plus de liberté et d’interaction entre les parties au procès mais il ne faut pas exagérer ce que fait le jeu à outrance.

Beh je me demande…
On choisit exactement où l’on veut commencer

Pour le reste le principe n’a pas changé. On écoute les gens faire leur déclaration ou témoignage devant un tribunal, on examine les preuves et on confronte les deux pour faire progresser l’intrigue. A certains moments, il nous est demandé de faire des déductions ou des accusations clés pour lesquelles on a droit à l’erreur (5 par épisode donc mieux vaut être très perspicace !). Cela marche bien même si le rythme est trop haché par les dialogues. On a droit à quelques nouveautés mais qui n’interviennent que pour des épisodes précis et donc pas présentes tout le temps. On passera donc son temps à lire et relire des lignes de texte pour y déceler des failles, analyser des preuves à la loupe et en les faisant tourner dans tous les sens pour voir ce que personne n’a vu jusqu’à présent et ainsi faire jaillir la vérité aux yeux de tous. C’est beau sur le papier mais un peu long et redondant manette en main. C’est toujours le même problème, à chaque fois que l’on progresse sur un point important, on a droit à un atermoiement ou à une anecdote qui dure des plombes. La difficulté du jeu est largement gérable, on a droit à une marge d’erreur et il est toujours possible, via le journal de bord, de consulter l’historique de l’affaire qui comprend l’intégralité des dialogues (bon courage si un détail vous a échappé !) et notre journal de bord qui regroupe toutes les preuves versées au dossier que l’on peut examiner à loisir ainsi qu’une fiche signalétique de chaque personnage.

Le journal de bord est utile
On cherche les détails…
… et ils sont partout !
Qui en doutait ?

Conclusion

Vous l’aurez compris j’ai quand même été déçu par The Great Ace Attorney Chronicles. Ce n’est pas ou plutôt ce ne sont pas deux mauvais jeux mais il s’agit d’un portage un peu feignant qui arrive un peu tard. Entre une réalisation datée venant d’une console portable et l’absence de français pour un jeu qui repose essentiellement sur la lecture et le sens des nuances, j’ai été achevé ! Le gameplay fonctionne toujours aussi bien et on se plait à tout examiner pour trouver le détail qui tue mais on se heurte à une profusion de dialogues dont une bonne partie est inutile. Je comprends que cela agrémente l’histoire mais sous forme de boite simpliste, ça passe sur 3DS mais moins sur une console de salon. Ceux qui n’ont jamais essayé la licence seront ravis de la découverte même si je leur recommande d’attendre la mise à jour qui apportera le français et qui va certainement intervenir d’ici peu.

Positif

  • La même recette de procès
  • Un sacré contenu avec deux jeux
  • La scénarisation très « JAPON »

Négatif 

  • Des dialogues trop longs
  • Répétitif
  • Pas de français
  • Un simple portage

Satisfaction du Piwi 55 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Sony ni Nintendo ni Capcom !) ICI PS4 ou ICI SWITCH.

  • Date de sortie : 27 juillet 2021
  • Editeur : Capcom
  • Développeur : Capcom
  • Catégorie : Aventure
  • Prix : 39,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Warning Up et Capcom (Merci Audrey !).



Catégories :Tests

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