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Quand on dit que la période estivale est souvent creuse en matière de jeux vidéo, c’est particulièrement faux pour cet été 2021. On poursuit cette période endiablée avec Bomerang X édité par Devolver qui a toujours le chic pour dénicher des jeux indé qui arrivent à se démarquer par leur concept ou leur réalisation. Avec le soft de DANG ce sont les deux aspects qui interpellent. Résolument tourné rétro au niveau de la réalisation, le gameplay est une sorte de beat’m all / hack’n slash qui nous promet de virevolter comme dans Tigre et Dragon (oui Ok j’ai de vieilles références…). On se lance dans cette aventure guidé par notre seul shuriken…

Par amour du rétro

Je ne vais pas passer une plombe sur le scénario qui tient sur un morceau de papier voir sur un timbre poste. Notre personnage se balade sur son bateau, une tempête éclate et nous voilà échoué sur une plage limite nu comme un vert. Comme Ondine ne vient pas nous récupérer (vous avez saisi la référence ?), on s’enfonce dans la forêt et on découvre un shuriken magique. Oui je dis magique car non content d’ouvrir les portes et de trancher n’importe quel ennemi qui se présentera à nous il nous permet de virevolter dans les airs puisqu’une fois lancé, il est possible de se rapprocher vers lui tel un aimant. On va rencontrer une sorte de vers bien plus grand que nous qui nous met en garde contre les créatures qui peuplent les environs et nous félicite à chaque fois que l’on réussit une épreuve. Le reste est une succession d’arènes et de couloirs sans une bribe d’informations. On traverse des décors assez variés qui oscillent entre mystique et science fiction. On retrouve la façon de procéder des jeux d’antan, peu d’informations, l’histoire passe au second plan et dans Boomerang X on ne connaît même pas le nom du personnage que l’on dirige, on ne sait pas ce qu’il fait ni d’où il vient…

Tu fais peur quand même !

Visuellement, le jeu tire vraiment dans le rétro ! Les graphismes sont extrêmement pixélisés et c’est moyennement réussi. J’ai eu un peu de mal sur les textures baveuses et les contours « gras » des décors. Les couleurs choisies ne m’ont pas enchantées avec pas mal de nuances de fluo par forcément opportun en terme de lisibilité. J’ai trouvé la réalisation graphique manquait de cohérence par exemple les textures des décors ne sont pas les mêmes que celles des ennemis. On a des effets d’eau plutôt pas mal alors que l’animation d’explosion d’un ennemi est un amas de pixels carrés… Heureusement que la DA rattrape l’ensemble avec des décors aux thèmes variés et qui sont assez impressionnants. Les décors permettent de donner un level design aux arènes qui va nous obliger à changer notre manière de jouer et à nous adapter aux éléments. C’est malin et permet de ne pas trop ressentir un sentiment de répétitivité. Le bestiaire en revanche manque de cohérence et de réflexion particulièrement les trash mobs qui n’ont aucun lien les uns avec les autres. En vrac, on retrouve des araignées, des requins, des magiciens qui se téléportent, des abeilles, des méduses volantes, des sortes de bélier sur deux pattes, c’est un grand n’importe quoi ! L’aspect son ne colle pas non plus à l’action proposée par le jeu. On va lancer son shuriken dans tous les sens, on va voler également dans tous les sens à la vitesse de l’éclair, je m’attendais à des musiques rock limite métal et là rien. C’est également une petite déception.

Trop fluo
Un peu grossier
Il y a de bonnes inspirations

Chérie ça va couper !

Niveau du gameplay, Boomerang X ne peut pas faire plus simple ! Le jeu est une succession d’arènes plus ou moins grandes et plus ou moins verticales dans lequelles on devra faire face à des vagues d’ennemis qui sont de plus en plus nombreuses. Le but est de tuer non pas tous les ennemis mais ceux ayant une auréole jaune, une fois cela fait on passe à la vague suivante. Entre chaque arène, on a droit à une salle de repos qui nous permet de récupérer un bouclier supplémentaire qui est l’équivalent d’un cœur dans un Zelda. Pour se dépêtrer de nos ennemis on a un saut et un shuriken que l’on peut envoyer plus ou moins fort selon notre charge, que l’on peut suivre une fois chargé ce qui constitue le cœur du gameplay. On dispose également d’une attaque à fragmentation et d’une attaque aiguille. L’attaque à fragmentation est une sorte de coup de fusil que l’on obtient dès que l’on tue plusieurs ennemis en un lancer de shuriken et l’attaque aiguille se débloque lorsque l’on tue plusieurs ennemis avec un coup à fragmentation. Cette dernière attaque sert sur des ennemis qui ne peuvent être vaincus que par elle comme les sorciers et oblige donc à faire des combos pour terminer la vague. La précision de la visée est assez chiadée au stick et je vous recommande d’activer la visée automatique si vous ne voulez pas fracasser votre manette sur la télé !

c’est moche !
je vole
Mais non !!!

On va surtout miser sur le fait de pouvoir se rapprocher de notre shuriken une fois celui-ci lancé. Les arènes très verticales nous poussent à le faire. Le nombre d’ennemis aussi, vu que l’on est assailli de toutes parts, il faut constamment bouger et on va dire que les airs sont plus safe que la terre ferme ! On enchaine donc les lancers et les suivis surtout que beaucoup d’ennemis ont leur point faible dans le dos, il faut les contourner de manière rapide et quoi de mieux que voler pour ça ? Là où le bas blesse, c’est que j’ai trouvé que le jeu manquait énormément de précision dans les airs et je me suis souvent pris la tête lorsqu’il s’agissait d’atterrir sur une toute petite plateforme ! Heureusement que l’on peut ralentir le temps lorsque l’on charge son shuriken, ça nous laisse le temps d’ajuster la direction ! Vraiment lorsque le shuriken se met à rebondir sur un mur ou un élément de décor, il est impossible de prévoir dans quelle direction on va partir et à quelle vitesse ce qui est un petit peu chiant sur les dernières arènes qui proposent vraiment une masse énorme d’ennemis ! Notre personnage est faible puisqu’il suffit de se faire toucher pour perdre un cœur et ça va très vite. Dans chaque arène, il y a des symboles qui permettent de récupérer de la vie mais il faut rester sur le téléporteur un certain temps alors que les ennemis nous attaque et parfois ils sont situés à des endroits de l’arène un peu retord ! Le jeu n’est pas difficile excepté le dernier quart pour lequel il faut s’accrocher, la faute a la maniabilité un peu imprécise. En tout cas, il ne m’a pas tenu longtemps, un poil moins de 4 heures sachant qu’il n’y a rien à faire excepté des combats…

Bullet time !
Mais wtf ?
si le jeu est trop dur on peut modifier des options…

Conclusion

Bommerang X propose un concept de gameplay intéressant mais j’ai l’impression que les développeurs ne se sont pas trop creusés la cervelles pour proposer un ensemble cohérent. Pas d’histoire, des décors certains bien imaginés mais sans lien entre eux, un bestiaires qui empilent les monstres totalement différents ça fait beaucoup. Heureusement que le concept est vraiment intéressant mais il est desservi par une maniabilité que j’ai trouvé imprécise dès que l’on est dans les airs. Boomerang X est une bonne expérience mais il est loin d’être parfait et je dirai qu’à sa sortie, le tarif est un peu élevé par rapport au contenu proposé.

Positif

  • Le gameplay vertical
  • Une bonne DA

Négatif 

  • Un peu imprécis sur les sauts
  • Les musiques manquent de pêche
  • Court

Satisfaction du Piwi 50 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Devolver Digital ni Nintendo !) ICI SWITCH.

  • Date de sortie : 8 juillet 2021
  • Editeur : Devolver Digital
  • Développeur : DANG!
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 19,99 €
  • Classification : PEGI 7

Le test a été réalisé avec une version presse digitale Nintendo Switch offerte par Devolver Digital.

2 thoughts on “Test Boomerang X, ça manque de tranchant…

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