Test Death’s Door, la mort en poésie !

Après une sortie réussie sur Xbox, PC et Playstation, Death’s Door me fait le plaisir de débarquer sur Nintendo Switch. Je dis plaisir car si les portages sur la console du plombier rouge sont ardus en raison des limitations techniques de la console, je suis confiant pour ce qui est de Death Door qui n’est pas gourmand en ressources étant un jeu « indé ». Devolver Digital est aussi un éditeur « sûr » en matière de jeux indé et qui ne se trompe que rarement. Le jeu a de plus eu droit à un excellent accueil que ce soit lors de son annonce à l’ID@Xbox ou lors de sa sortie sur consoles. Il est donc temps de se lancer dans l’originale conception de la mort qu’ont Devolver et Acid Nerve avec un test de l’au delà…

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Maître Corbeau tenait en son bec la faucheuse

Death’ Door nous propose de voir ce qui se passe après la mort, pas pour celui qui est mort mais plutôt celui qui fait le boulot de la mort. Pour Acid Nerve, la mort est une commission de faucheurs qui sont des corbeaux et on incarne l’un d’entre eux. L’histoire commence lorsque notre ami faucheur à plume est envoyé dans un monde pour y collecter une âme plus importante que les autres. Il faut savoir que dans Death’s Door, l’au-delà est un hub central dans lequel sont tous les faucheurs. Ils sont envoyés dans les mondes où ils doivent collecter les âmes via un système de porte et on comprend donc le titre du jeu ! Si nos faucheurs ne parviennent pas à collecter l’âme, il reste bloqué dans le monde. Voilà que la mission de notre faucheur en herbe part en cacahuète puisqu’un corbeau bien plus vieux que nous prend l’âme.

Comme notre corbeau s’est fait voler l’âme qu’il devait trouver il se retrouve bloquer dans le monde où l’on se trouve, contraint et forcé d’accepter le gros corbac dans sa collecte d’âmes. Je ne vais pas spoiler le scénario mais soyez assuré qu’il va plus loin que la simple collecte d’âme et que très vite le jeu tourne autour de réflexions telles que la place de la mort où le cycle de la vie. Nos pérégrinations nous conduisent à rencontrer des PNJ avec des dialogues délicieux. L’histoire est vraiment prenante et on se prend d’affection pour ce petit corbeau qui nous paraît frêle.

Les PNJ sont attachants

Death’s Door, entre simplicité et raffinement

Premier constat qui saut aux yeux : Death’s Door est beau, très beau ! Pourtant cette beauté ne repose pas sur des graphismes magnifiques et détaillés (bien que la qualité dans Death Door n’est pas en reste). C’est surtout la DA qui est sacrément travaillée ! Le hub central est vraiment original avec un environnement en noir et blanc qui trance singulièrement avec les mondes que l’on visite. Ces derniers sont plus hauts en couleurs et se distinguent parfaitement les uns des autres. La modélisation de notre corbeau est également parfaite tout en restant simple. Le seul reproche que je ferai concerne le bestiaire que j’ai trouvé en deçà de l’ensemble du jeu. J’ai trouvé qu’il y avait moins d’inspiration et que parfois ils s’intégraient mal dans le décor.

Le hub central tranche avec le reste

Comme je le disais, la qualité graphique du jeu est également excellente. Les décors sont bien travaillés et les environnements riches tout en jouant sur la simplicité et harmonie. Les décors ne regorgent pas d’éléments à foison et ne comportent pas un niveau de détail dingue et pourtant c’est beau et je n’en demande pas plus. Difficile à expliquer sur le papier, je dirai que ça relève plus de la sensation que d’autre chose. Le jeu donne envie de progresser, de découvrir de nouvelles zones en clair d’explorer ! Cela tombe bien c’est ce qu’il faut faire dans Death Door !

Simple mais classe
Les boss sont inspirés

L’aspect sonore est dans la même veine : simplicité et harmonie. Les mélodies ne sont pas des compositions impliquants une foultitude d’instruments. Au contraire, il suffit d’un piano et d’une guitare et de les faire intervenir au bon moment. C’est simple mais efficace. Des notes clames et espacées lors de l’exploration et qui s’accélèrent lors des moments épiques ou lors des combats. C’est vraiment du travail exceptionnel et sans fioriture et moi j’adore ! Entre la DA, la réalisation graphique et la bande originale, le jeu a un côté poétique. Death’s Door remplit toutes les cases qui permettent de faire un bon jeu indé avec un esprit original et décalé !

Oopss…

Death’s Door se situe à mi chemin entre un bon vieux Zelda et un metroidvania. Le jeu nous demande avant tout d’explorer les mondes que l’on doit traverser. Le level design est sacrément bien construit et donne un côté labyrinthique. Je vous rassure on ne se perd pas ou du moins je ne me suis pas perdu. Ce qui est en revanche dommage c’est l’absence de carte pour nous orienter. Autre point positif, si l’on entre dans le monde par une porte, on peut trouver d’autres portes lors de notre progression qui font office de raccourcis. L’exploration est assez bien fichue et c’est tant mieux car le jeu nous demande régulièrement de revenir sur nos pas. A l’instar d’un Metroid, il faudra revenir dans les mondes précédemment explorés une fois de nouvelles capacités acquises. Ces capacités permettent en effet de débloquer de nouvelles zones avec de nouvelles récompenses.

Certains passages nécessitent du backtracking
Il y a des raccourcis

Mais on ne fait pas qu’explorer dans Death’s Door on combat aussi une foultitude de monstres qui ne veulent que notre mort. On retrouve un côté Zelda avec trois cœurs, une épée et un dash. On a aussi également une attaque à distance mais pour la rechercher il faut frapper au CaC. L’ensemble est bien équilibré et il faut gérer les différents types d’ennemis si on ne veut pas passer ad patre ! La mort n’est pas très punitive puisque l’on a droit à pas mal de check points et autres raccourcis qui nous permettent de ne pas repartir de trop loin. On a également droit à pas mal d’objets qui permettent de nous soigner lors de moments critiques. Comme tout Zelda à la fin de chaque monde ou donjon, on a droit à un boss avec des paterns fixes qui ne sont pas difficiles pour peu que l’on fasse un minimum attention. Du coup le jeu est exigeant mais pas trop, je n’ai pas ragé comme un putois et pour chaque mort on ne peut que s’en prendre à soi même. L’ensemble donne donc un contenu plutôt consistant avec un peu moins de 8 heures (durée standard) pour voir la fin.

Chaque ennemis a ses paterns
Ce boss est magnifique !

Conclusion

Death Door est tout ce que l’on attend d’un très bon jeu indé : originalité, intelligence dans la réalisation et dans le gameplay. Les gars d’Acid Nerve ont vraiment bien bossé pour nous propose un jeu que l’on parcourt avec délectation. Franchement difficile de trouver des points négatifs excepté un manque d’évolution dans le gameplay qui reste un peu trop basique à mon goût. Il ne manquait plus que sa sortie sur Switch pour toucher tous les joueurs et c’est maintenant chose faite ! Vraiment vous n’avez aucune excuse pour passer à côté !

Pour
  • Une histoire riche et profonde
  • Une DA exceptionnelle
  • La réalisation graphique
  • Un rogue like accessible
  • Un gameplay simple et équilibré…
Contre
  • Certains passages un peu retords
  • …. mais qui manque d’évolution

Satisfaction du Piwi 78 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni Devolver Digital !) ICI PS4 ou ICI SWITCH ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 23 novembre 2021
  • Editeur : Devolver Digital
  • Développeur : Acid Nerve
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 19,99 €
  • Classification : PEGI 12

Le test a été réalisé avec une version presse digitale Xbox One offerte par Devolver Digital.



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