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S’il y a bien un genre de jeu qui ne me botte pas du tout c’est le genre FMV ! Je me souviens, je devais être au collège, un pote est arrivé fou furieux en nous parlant des jeux FMV du coup va chez lui voir « le monstre » et tu vois que ça n’arrive pas à la cheville de ton bon vieux Link to the Past ou Secret of Mana… Pour moi c’est une sorte de visual novel sauf que tu te fades pas des pages et des pages de dialogues insipides et sans saveur ! Le FMV consiste à suivre un film avec des vrais acteurs, de vrais décors bref tout est authentique et à certains passages il faut faire des choix qui affectent les scènes suivantes jusqu’à parvenir à la fin. C’est le film dont vous êtes le héro (les plus vieux comprendront la référence). Le genre est tombé dans l’oubli mais certains éditeurs résistent toujours et encore aux sirènes de la mode et nous proposent des jeux de ce type. C’est le cas de Wales Interactive, qui après avoir édité un jeu d’horreur Maid Of Sker qui m’a laissé mitigé, revient à ses amours du FMV toujours dans le thème de l’horreur. Je me suis donc lancé dans ce film interactif et après avoir combattu les esprits de « Le Pouce » je vous donne mon avis sans aucune possession…

Mon test de Maid Of Sker est ICI !

Pourquoi moi ?

Le kannar et le coin-coin…

Night Book nous propose de suivre la soirée de Loralyn qui est une interprète qui bosse de nuit et qui fait des traductions de conversation pour des personnes ayant fait appel à sa boite... Bizarre comme boulot ou alors difficile de croire que ça paie mais Loralyn est demandée car elle parle le kannar sorte de dialecte d’une tribu vivant sur l’ile de « Le Pouce ». Elle parle le kannar car son cher et tendre, Pearce, est un promoteur immobilier qui va ouvrir un complexe 5 étoiles justement sur la fameuse île. On apprend qu’il existe une malédiction : des esprits viennent tourmenter et tuer les étrangers qui viennent détruire la nature de l’île (rappelez moi ce qu’a prévu de faire Pearce ?). Cette malédiction a conduit le père de Loralyn à venir squatter chez elle pour la protéger des esprits qu’il voit. Bon le bougre paraît fêlé de la cafetière et passe son temps à se taper la tête contre les murs de sa chambre et à demander à ce qu’il soit enfermé (plus glauque tu meurs !). Voilà que Loralyn doit faire la traductrice entre deux protagonistes qui veulent faire une transaction sur un livre kannar et lorsque Loralyn lit quelques lignes de kannar, sa soirée va virer au cauchemar…

Tout part de là…
Si seulement
Et merde !

L’histoire se suit plutôt bien même si la réalisation tourne au nanard ! Tout le jeu repose sur la très bonne prestation de Julie Dray (actrice française cocorico !) qui parle trois langues et qui arrive à bien jouer les émotions. Pour le reste les acteurs sont plus ridicules les uns que les autres. On a l’impression que le père est plus dans la parodie que dans le réel film d’horreur. L’acteur qui joue Vito me disait quelque chose et pour cause ! Il s’agit de Colin Salmon qui a joué dans plusieurs James Bond (et aussi dans la série Arrow bon…) et je me suis demandé comment il a pu en arriver là niveau plan de carrière… Bref il relève la moyenne, le reste du jeu d’acteur est moyennasse. Le réel problème c’est la réalisation qui fait vraiment cheap. Toute l’action se passe chez Loralyn, son mec a installé un système de surveillance et on a ainsi une caméra dans chaque pièce reliée à l’ordinateur de Loralyn et tout se passe via cet écran. J’ai cru que l’on aurait droit à un jeu d’écran faisant apparaître au dernier moment des « choses » mais pas du tout. On se contente de voir des gens possédés qui parlent avec une voix très grave façon vieux films d’horreur des années 90’s toujours avec un jeu d’acteur vraiment à revoir. Pour le reste on a droit à des changements d’images qui tirent vers le vert c’est trop peu et on a vraiment l’impression que les développeurs ont manqué de créativité où du moins on repris les vieux trucs du genre alors que les derniers films d’horreur ont su apporter des effets originaux. Au final on suit une histoire qui peine à nous mettre sous tension, on a droit à quelques jump scare mais que l’on voit venir à des kilomètres ce qui casse l’effet de surprise…

Alerte !!!
Jeu d’acteur de merde !
ça fait cheap !

Un concept usé mais plaisant

Night Book est un pur FMV, on n’utilise donc que deux boutons : le stick pour choisir l’option et le bouton A pour la valider. Voilà bonne soirée et à demain ! Plus sérieusement, on suit le scénario se dérouler et à certains moments, il faudra faire un choix de réponse pour Loralyn. Une fois la choix fait la scène se poursuit en fonction. C’est plutôt bien fait et malgré le jeu d’acteur limite, on arrive à y croire et les scènes ont une certaine continuité (à l’exception de la conversation aevc l’acheteur français dont j’ai oublié le nom…). Les choix sont de deux types : ceux qui ne vont affecter que la suite de la conversation et les choix majeurs qui ont « un effet papillon » qui vont modifier la suite du scénario et influer sur la fin que vous obtiendrez. Le jeu est vraiment court puisqu’il faut à peu près une heure pour voir la fin mais il a une rejouabilité évidente ! Avec 15 fins différentes, on a beaucoup de choix différents à faire. Le petit hic c’est qu’il faut se refaire les scènes en quasi intégralité la faute à quelques lignes de dialogue qui changent ! En new game plus, il est possible de skipper les scènes identiques que l’on a déjà vu mais il faut que la scène soit rigoureusement identique ce qui n’est pas le cas lorsque l’on a une phrase de dialogue qui change ! Donc oui Night Book est rejouable si vous voulez voir toutes les fins (et certains différent vraiment) mais je vous déconseille d’enchaîner les parties, faites autre chose entre…

Non je veux souffrir !
Sérieux ?
Franchement c’est un kannar…
ça tombe à plat

Conclusion

Night Book est sympathique à suivre grâce à la prestation de Julie Dray. Non je ne suis pas tombé amoureux, ce n’est pas mon genre, mais il faut être aveugle pour voir la différence de jeu entre eux et les autres acteurs du jeu ! La réalisation est vraiment moyenne et reprend les vieilles ficelles des jeux d’horreur des années 90’s en y ajoutant un effet cheap (le scénario annonçait la couleur…). Du coup on a plus l’impression de se trouver dans la caricature que dans le film d’horreur. Night Book n’arrive pas à nous faire sursauter une seule seconde et c’est vraiment dommage. Pour le reste, le déroulé du scénario est assez fluide notamment au moment de faire les choix. Le jeu même si il est court sur une run dispose d’un bon contenu avec beaucoup de fins différentes et plus ou moins bonnes pour notre héroïne.

Positif

  • La prestation de Julie Dray
  • La rejouabilité avec 15 fins différentes

Négatif 

  • Vu et revu
  • Le jeu d’acteur
  • Manque de tension

Satisfaction du Piwi 53 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Wales Interactive !) ICI PS5 / PS4 ou ICI XBOX ONE / SERIES X/S.

  • Date de sortie : 27 juillet 2021
  • Editeur : Wales Interactive
  • Développeur : Good Gate Media
  • Catégorie : Jeu FMV
  • Prix : 12,99 €
  • Classification : PEGI 18

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par Warning Up et Capcom (Merci Audrey et Cyril !).

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