Test Tunnel of Doom, une mine, des démons et une femme !

Arrive la période de fin d’année et c’est à ce moment là que Digerati sort ses jeux histoire de les retrouver sous notre sapin virtuel. Je dois reconnaître que je ne suis pas très confiant car je me souviens de Demons With Shotguns et de Demon Pit sortis ensemble pour Noël et édité par Digerati et qui étaient de véritables ratés (pour preuve je m’en souviens deux ans plus tard alors que ça reste de « petits » jeux indés…). Bref cette année, l’éditeur revient accompagné de Antti Vaihia et Bromio pour nous proposer un rogue like à l’aspect très rétro avec Tunnel of Doom ! Il est temps de voir si une mine infestée de démons suffit à combler mon bonheur !

Vous pouvez retrouver mes test de Demons With Shotguns ICI et celui de Demon Pit ICI !

On va buter du démon salement !

Ciel mon mari !

Tunnel of Doom se déroule en 1903 à Goldcrest, une petite ville minière. En raison d’un incident inconnu, le maire a fermé la mine jusqu’à nouvel ordre c’est à dire attendre les renforts et comprendre ce qui s’est passé. Sauf que le mari d’Angel est un mineur et se retrouve bloqué à l’intérieur et heureusement Angel est une femme ultra badasse même si son sprite et sa vignette m’ont fait penser à Docteur Quinn (bon j’ai des références un peu douteuse mais je vis très bien avec). Notre chère Angel ne va pas attendre que le maire se décide à rouvrir la mine. Elle se dégote une pioche, casse la barricade et part en mission sauvetage. Elle va très vite s’apercevoir que la mine est replie de monstres et autres démons mais qu’à cela ne tienne, je vous l’ai dit, elle est ultra badasse !

Tu sais qui je suis ???
Et ouais mec !

L’histoire ne tient que sur un post-it. Une fois que l’on a passé la porte de la mine, on n’aura pas plus d’infos que ce soit sur l’histoire ou sur Angel. On va croiser un seul PNJ qui est un démon et qui fait office de vendeur. Il nous explique d’ailleurs joue rsur les deux tableaux en nous aidant mais également en aidant ses pairs. C’est d’ailleurs le seul PNJ parlant que l’on croise et qui nous explique qu’il va falloir que l’on batte le roi des démons… Les autres mineurs que j’ai pu croiser ne m’ont rien appris, se contentant de me remercier de les avoir sauvés. Même la fin fait plouf avec aucune révélation ou twist à la clé… On est vraiment dans la veine d’un jeu rétro. Tunnel of Doom ne s’embarrasse d’un scénario que pour justifier de son existence. Et oui, à l’époque on voulait simplement jouer on se foutait de l’histoire (on parle du speech d’un Zelda?).

Le seul PNJ peu loquace…

Une réalisation rétro mais basique

L’aspect rétro de Tunnel of Doom saute aux yeux. Je dirai que l’on est sur une ère 16bit en cours de vie. Cela veut dire que c’est pas mal mais on peut faire mieux. Le sprite d’Angel est correct et ceux des ennemis soufflent le chaud et le froid. Autant les chauves souris ou les faucheuses sont plutôt pas mal autant les petites araignées sont ridicules et que dire de ces boules informes qui sautent… Ce n’est pas forcément choquant sur le moment mais en y repensant par moment c’est risible. C’est recherché en apparence puisque le bestiaire est conséquent mais ça reste basique et sommaire.

C’est le sentiment général qui se dégage de la réalisation graphique de Tunnel of Doom. Les décors et environnements ne font pas exception. Bon le jeu ne comporte que 3 niveaux donc ça limite. Mais le problème c’est que les niveaux se ressemblent tous. Si ils sont générés aléatoirement, ils ne sont pas gourmands en ressources. Pourtant les temps de chargement entre les salles peuvent parfois paraître long. On a l’impression de traverser des pièces qui se ressemblent toutes avec les mêmes éléments de décor. Ils sont certes quasiment tous destructibles mais j’aurai apprécié que les pierres et autres planches de bois aient des sprites un peu différents. Je pensais avoir droit de la variété au fil de ma progression mais j’ai déchanté quand j’ai compris que le jeu s’arrêtait après trois niveaux…

Peu de variations

L’aspect sonore n’est pas plus recherché. Les ou plutôt la musique est une courte boucle qui nous accompagne lors de l’exploration du début à la fin. Idem pour cela des combats qui sera toujours la même. Aucun personnage n’est doublé, toute l’histoire passe par la lecture de boites de dialogues. Les bruitages sont les mêmes que l’on pourrait trouver sur une vielle super nintendo. Certains monstres émettent le même son tout comme les pièges mais au moins ils sont présents, on s’en satisfera.

Personne à qui parler…

Entre rogue like et tower defense

Tunnel of Doom propose pas mal de mécaniques de gameplay différentes. Il s’agit tout d’abord d’un rogue like avec des niveaux qui se génèrent de manière aléatoire à chaque partie. En cas de mort vous repartez au début. Je vous rassure le jeu est facile en mode normal, le mode difficile n’est difficile qu’au début ou plutôt jusqu’à trouver une fontaine à souhaits. Le but est de trouver la sortie du niveau parmi trois possibles sauf que la bonne sera toujours la troisième… En mode normal vous avez une carte ce qui aide pour se diriger et rend le jeu encore plus facile car il n’est pas nécessaire d’explorer toutes les salles pour valider un niveau. ça c’est pour l’exploration.

La carte aide beaucoup !

Ensuite, vous allez parcourir différents types de salle. Celles où il ne se passe rien sauf quelques ressources à glaner ici et là en cassant le bois, les pierres ou encore les lanternes pour un peu de verre. Toutes ces ressources vont servir pour les salles qui proposent des combats. Les combats se déroulent en deux phases. Une première de préparation durant laquelle il faut poser ses pièges et barricades aux bons endroits pour contenir la vague d’ennemis qui va apparaitre lors de la phase de combat. C’est l’aspect tower defense du jeu. Les pièges sont variés : lance flèches, lance pierre, lance verre, canon à eau ou encore lance flammes (miam !), il y en a pour tous les goûts ! Il faut être malin et poser ses barricades et pièges passifs sur les sorties possibles des monstres. Le problème est que les salles ont souvent la même architecture du coup on a tendance à appliquer la même stratégique sans chercher à varier son gameplay.

On est bien là !
Basique mais efficace !

Angel n’est pas passive non plus puisqu’elle a, à sa disposition, une panoplie d’armes redoutables. Si elle commence avec une simple pioche, notre héroïne ultra badasse va très vite manier le colt ou la winchester pour finir au bâton de dynamite. J’ai quand même eu du mal avec les armes de jets vu que l’on ne peut tirer que dans quatre directions alors que les ennemis se déplacent dans les huit direction. Vous voyez le problème lorsque l’ennemi arrive en diagonale ? Et bien ça arrive très souvent ! Les armes de CaC sont efficaces et Angel dispose d’une roulade qui nous permet d’esquiver quasiment tous les coups. Une nouvelle fois, le jeu n’est pas difficile et il faut attendre le dernier niveau pour avoir du challenge avec des grosses vagues d’ennemis et des ressources qui s’épuisent vite…

Esquive !
C’est le bordel !

Car pour construire vos pièges, il faut utiliser tout le bois, les pierres et le verre trouvés en explorant les lieux. Si au début c’est l’opulence, il faut savoir vite faire attention. En effet, vous ne récupérer vos pièges et barricades que s’ils ne sont pas endommagés. A défaut vous avez un malus qui vous fait perdre des ressources. Les lanceurs sont à protéger par dessus tout car vous ne pouvez que les acheter chez le vendeur qui apparaît aléatoirement dans une salle du niveau. Pour vos achats il vous faudra des pièces gagnées sur les ennemis ou dans des coffres cachés. On retrouve l’équilibre entre exploration par nécessité et aller droit au but pour préserver sa vie.

Des fois ça vient de partout !
Plus de lanceur…

Trop facile pour un rogue like ?

Heureusement que le jeu propose des autels pour lesquels vous pouvez racheter de la vie mais le top reste les fontaines à souhaits ! Pour 25 dollars vous avez une chance au hasard d’avoir rien si on n’a pas chance, des clés pour ouvrir des coffres, des ressources, de l’or et mieux un ajout de cœur ! Un peu comme dans un Zelda, vous démarrer avec trois cœurs mais vous pouvez en gagner bien plus ! J’ai finis ma première partie avec 27 cœurs et c’est royal ! En plus de ça on peut gagner des amulettes qui nous donnent des buffs comme des ricochets pour nos balles ou mieux des balles explosives ! Le jeu deviens encore plus facile !

La fontaine du bonheur !

Merci les fontaines à souhaits ! Cette mécanique enlève selon moi toute difficulté y compris en mode difficile. C’est trop peu cher et le ratio risque de ne rien avoir et toucher quelque chose est quasi nul ! Surtout que le jeu est très court, seulement trois niveaux pour voir la fin c’est peu ! Sans mauvais jeu de mots, je suis resté sur ma faim… Je n’ai même pas eu le temps, sur mon premier run, de tester tous les pièges ! Il faut compter deux bonne heures pour venir à bout du jeu. Derrière on a le mode difficile qui se débloque et le Dream Mode. Le mode difficile nous fait commencer avec moins de cœurs mais on contourne le problème avec les fontaines à souhaits. Il rend surtout les ennemis plus résistant mais un nouvelle fois, il faut attendre le dernier niveau pour avoir du challenge. Quand on le sait, on fait le plein avant histoire de tout lâcher sur la fin. Le mode Dream nous oppose à des vagues infinies d’ennemis le but étant de tenir le plus longtemps. Le jeu perd du coup un peu de sa saveur et devient répétitif dommage.

Beh voilà du challenge !

Conclusion

Tunnel of Doom est plutôt une bonne surprise. Il propose certes une réalisation basique mais avec un bon aspect rétro. Il est surtout très intéressant par son gameplay qui arrive à mêler tower défense et action avec un zest de rogue like. En plus pour un rogue like il est accessible à tout le monde par sa simplicité. Il est peut être même trop simple et surtout trop court ! Même le mode difficile n’ajoute pas plus de challenge que ça. Même si il est proposé à petit prix, je n’aurai pas craché sur toirs quatre niveaux de plus ! Tunnel of Doom reste un chouette jeu indé qui propose une bonne expérience de jeu.

Pour
  • Réalisation rétro…
  • Les phases de combats
  • La variété des défenses
  • Le bestiaire épais
  • Un bon challenge avec le Dream Mode
Contre
  • … mais trop basique
  • trop court !
  • les temps de chargement entre chaque écran
  • … qui devient répétitif

Satisfaction du Piwi 70 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Nintendo ni Digerati !) ICI SWITCH ou ICI XBOX ONE.

  • Date de sortie : 24 décembre 2021
  • Editeur : Digerati
  • Développeur : Antti Vaihia / Bromio
  • Catégorie : Action aventure
  • Prix : 13,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse digitale Xbox offerte par Digerati (Merci Mike !).



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