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J’enchaîne les shmups puisqu’après Cotton Fantasy et le très nerveux Rolling Gunner je m’attaque à Remote Life édité par Ratalaika et développé par Next Game Level. Bon en fait on a le nom d’un studio mais il faut savoir que Next Game Level n’est composé que d’un seul homme : Mario Malagrino. Je tenais à le préciser car cela met en perspective le résultat final que ce soit le gameplay ou la réalisation. Fort de mes deux précédentes récentes expériences, je me suis lancé plein de confiance dans ce shmup classique mais exigeant !

98 mots

Pour mon test de Cotton Fantasy c’est ICI !

Pour mon test de Rolling Gunner c’est LA !

Remote Life
ça va être sport !

Scénario ? Bordel c’est un shmup !

Tu commences à le savoir, c’est un shmup donc le scénario passe en second plan et encore je suis sympa. Sans regarder quoi que ce soit du jeu, je dirai que le monde va être détruit et qu’avec notre super vaisseau, nous sommes le seul espoir de l’humanité ? Franchement je tape pas loin ! Une ruche extraterrestre énorme et menaçante s’approche de notre planète. La seule façon de la vaincre est de pénétrer à l’intérieur et de le détruire depuis le centre. On est John Leone, un pilote ambitieux et surtout prodige. Ni une ni deux, on part sauver la planète… Je n’avais pas les détails mais j’avais le scénario dans ses grandes lignes…Accessoirement, on découvre le pourquoi de cette attaque extraterrestre. Je dis accessoirement car à la fin il faut tous les buter donc comprendre le pourquoi de leur venue me passe un peu au dessus.

Remote Life
Remote Life

Remote Life nous plonge directement dans le vif de l’action puisqu’on démarre à l’entrée de la ruche et le but sera de s’enfoncer de plus en plus. Le jeu est divisé en niveau qui se ponctuent tous par un boss. En cas de mort, on peut repartir du dernier niveau sur lequel on était ce qui ôte le caractère punitif de la mort dans un shmup. Bref comme le jeu se passe essentiellement dans une ruche extraterrestre, on a droit à des environnements post apocalyptiques qui mélangent des influences cyber punk, biologiques et mécaniques. J’en reviens sur le fait que Remote Life soit l’œuvre d’un seul homme. Bien que les graphismes se limitent au centre de l’écran ce qui réduit la zone à modéliser, ils sont d’une grande qualité ! J’ai été bluffé par les détails des graphismes ! J’ai bien senti que mon cher (oui c’est un intime) Mario Malagrino avait mis tout son cœur dans la réalisation des décors !

Remote Life
Un mec a fait tout ça…
Remote Life

En plus d’être de qualité, les graphismes sont variés. Même si on parcourt une ruche, on passe d’environnements purement mécaniques et d’autres plus industriels. L’ensemble donne un jeu assez sombre avec une ambiance bizarrement pesante. C’est un véritable plaisir pour les yeux et le bestiaire n’est pas en reste ! On trouve sur notre chemin une foultitude d’ennemis différents qu’ils soient statiques ou en mouvement. Il y a également des pièges différents et que dire des boss qui sont impressionnants et modélisés, une nouvelle fois, avec beaucoup de détails ! En plus de cela, Remote Life tourne bien même lorsque l’écran se remplit de projectiles, je n’ai pas constaté de ralentissement. Bon après le rythme du jeu est assez lent ce qui est bizarre pour un shmup mais ça n’enlève rien en la difficulté du soft !

Les boss sont magnifiques
Ce niveau de détails est bluffant !

Un air de gradius…

Car oui Remote Life est lent ce qui m’a assez décontenancé au départ. Notre vaisseau se traîne et régulièrement il faut attendre l’ouverture de porte, qui se fait au dernier moment, pour continuer à avancer. Pourtant le jeu n’est pas pour autant facile car il joue et il abuse même de cette lenteur. Durant ces moments le concept est d’éviter tous les projectiles qui foncent sur nous et dans des espaces très réduits sachant que si vous touchez le bord et bien c’est la mort (hop j’ai fait une rime). En ça, Remote Life m’a fait penser à Gradius qui a également un rythme de croisière assez lent. Et je te le dis, on meurt très vite dans Remote Life et c’est généralement dû à un manque de concentration du style tu penses que le projectile est passé mais non vu que c’est lent !

Ouvre toi !

On a de quoi se défendre je te rassure. Trois tirs différents, une attaque spéciale qui déglingue tout à l’écran et qui fait une masse de dégâts aux boss, c’est pas mal ! En plus, il est possible d’augmenter la puissance des armes via les petits bonus que l’on peut ramasser en chemin. Sur ce point j’ai un petit problème. Je ne sais pas si c’est fait exprès mais certaines améliorations sont moins bien que la version précédente. Par exemple un tir droit qui devient en zig-zag et avec lequel tu ne touches aucun ennemi !!! Je me souviens avoir déjà vu ça dans un ancien jeu mais j’ai perdu le nom, or je sais que le développeur a voulu intégrer pas mal de références aux consoles rétro, je me demande si ce « problème » n’est pas volontaire.

l’extraterrestre le plus moche jamais vu !

Remote Life propose un bon challenge ! Une bonne quinzaine de niveaux qui se finissent à chaque fois sur un boss il y a de quoi faire ! Le jeu propose 4 niveaux de difficulté mais, pour une fois, même le mode facile peut se montrer assez retord dans le dernier tiers du jeu. En gros, les aides sont moins d’ennemis, la possibilité d’être touché plusieurs fois avant de mourir. Même avec ça, les boss peuvent se montrer corsés ! Ce que je trouve dommage c’est que Remote Life est répétitif. Chaque niveau propose le même cheminement : ennemis, boss secondaire, pilotage et ennemis et boss de fin… C’est toujours la même chose et c’est fatigant. Surtout lorsque l’on bloque et qu’il faut, à chaque fois, se refaire le niveau ! Je rappelle que le rythme est lent… Tu imagines moi qui ne suis pas patient…

Conclusion

Remote Life est agréablement à jouer. Le rythme est lent et permet au plus grand nombre de profiter de ce shmup indé. Visuellement le jeu très réussi mais il faut apprécier la DA choisie et je reconnais qu’elle peut ne pas plaire à tout le monde. Remote Life propose un bon contenu mais j’aurai aimé que le jeu évolue un peu plus en terme de level design et de cheminement. Ok on a 16 niveaux mais ça devient vite répétitif et la difficulté peut alors être décourageante. Je salue quand même le travail de Mario Malagrino qui prouve une nouvelle fois qu’il suffit de dix doigts et de bonnes idées pour faire un bon jeu.

Pour
  • Graphiquement beau
  • Un bon challenge
  • L’ambiance du jeu
Contre
  • Répétitif
  • Les améliorations d’arme
  • Le rythme lent

Satisfaction du Piwi 60 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Nintendo ni Ratalaika !) ICI PS5 / PS4 ou ICI SWITCH ou ICI XBOX SERIES X / XBOX ONE.

  • Date de sortie : 27 mai 2022
  • Editeur : Ratalaika
  • Développeur : Next Game Level
  • Catégorie : Shoot’em up
  • Prix : 17,99 €
  • Classification : PEGI 16

Le test a été réalisé avec une version presse digitale PS4 offerte par PR Hound (Merci Derek !).

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