Je continue à agrémenter ma rubrique rétro avec un rétro test d’un jeu incontournable, celui qui a posé les bases d’une licence incontournable des jeux vidéo : Final Fantasy I ! Sorti sur Famicom en 1987 puis en 1990 sur Nes mais uniquement aux USA (oui nous, pauvres européens n’y avons pas eu droit), il a inauguré la série phare de Square ! Encore aujourd’hui la sortie d’un épisode canonique est un évènement même lorsqu’il s’agit d’un « simple » remake. Pour ma part, en tant que collectionneur et fan de rétro j’ai eu l’occasion de le faire sur support initial avec une Nes Us. Il ne s’agit pas d’une découverte donc même si j’ai eu droit à la censure américaine… Le jeu est disponible en version remasterisée via la Final Fantasy pixel Remaster ainsi aucun joueur n’a d’excuse pour ne pas l’avoir fait. Pourquoi la licence Final Fantasy est entrée dans la légende vidéoludique ? Cet opus n’y est pas étranger et je vous invite à découvrir pourquoi dans ce rétro test !
Conditions de test : J’ai effectué le rétro test de Final Fantasy I avec une version de Final Fantasy Pixel Remaster sur Nintendo Switch 2 achetée avec mes sous !J’ai joué Final Fantasy I un peut plus de douze d’heures ce qui suffit pour terminer le jeu.
Avant, il n’y avait rien…
Un peu d’histoire s’impose avant de se plonger dans le vif du sujet. J’exagère à peine lorsque je dis qu’avant Final Fantasy I il n’y avait rien. Il faut se remettre en 1987. En 1986 est sorti Dragon Quest du studio Enix… Si vous me suivez Dragon Quest d’Enix et Final Fantasy I de Square et aujourd’hui on a… Square Enix… Vous l’avez la suite logique de l’histoire ? Donc nous avons Dragon Quest qui vient de sortir et Square qui est une société au bord de la faillite et qui sort son dernier, ou plutôt final, jeu pour tenter de se sauver… Il faut dire que les dirigeants ont eu le nez creux puisque non contents de se sauver, les mecs vont créer une série iconique qui va leur donner un paquet d’oseille pour envisager une suite (qui sera aussi un banger !). Ceci étant précisé, aujourd’hui quand on parle de RPG, on parle de classe, d’expérience, de combats aléatoire, d’ATB, de matéria de leveling… Dites vous qu’avant Final Fantasy I toutes ses notions n’existaient peu ou prou ! Le jeu a posé les bases que l’on retrouve dans quasiment tous les RPG qui sortent de nos jours, en version améliorée bien évidemment ! Tout de même imaginez qu’en 1987 sur NES, les développeurs nous ont pondu un monde ouvert ou semi ouvert (car oui on se déplace ou on veut dans le monde de FF I). C’est ça la force de Final Fantasy I : tout a été inventé !
Et si on sauvait le monde ?
Bon au niveau de l’histoire, vous me direz que ce n’est pas très original, et encore ça l’était pour l’époque ! Imaginez qu’en 1987, les jeux vidéos se passent allègrement d’un scénario ! Généralement on a quelques bribes qui sont expliquées dans le manuel du jeu, un écran fixe au début qui explique que l’aventure commence et un écran de fin qui nous félicite. Oui on avait droit au minimum syndical. Final Fantasy I ne va pas inventer la roue mais il va apporter des plus ! On incarne donc 4 personnages dont on ne sait rien. Effectivement les héros ne disposent d’aucun background, pour ça il faudra attendre le second opus de la licence (oui les développeurs apprenaient vite à l’époque…). 4 héros que l’on peut nommer comme on le souhaite et dont on choisit la classe entre 6 possibles (j’y reviendrai) et qui vont devoir sauver le monde ! Un monde imaginaire sans nom dans un univers fantaisiste (vous comprenez le titre maintenant entre le dernier ou final jeu du studio dans un univers fantaisiste) qui est bouleversé car les éléments, représentés par des cristaux, sont défaillants. Nos 4 héros sont en fait les 4 guerriers de la lumière et ils vont devoir restaurer les cristaux de la terre, du feu, de l’eau et du vent pour ramener l’équilibre dans le monde et le sauver.
Là où Final Fantasy I va innover c’est que l’histoire et le background du monde va être développé dans les dialogues que l’on aura avec les différents PNJ du monde que l’on va rencontrer. Tantôt ces PNJ sont importants tantôt anodins et leur taper la discute est totalement optionnel ! On va retrouver un grand méchant qui est Garland qui va aller dans le passé pour envoyer dans le futur (oui il faut suivre) 4 démons : Liche démon de la Terre, Malyris démon du feu, Kraken démon de l’eau et Tiamat démon du vent. Chaque démon est associé à un donjon et une fois les 4 vaincus on a accès au donjon du chaos et donc au démon du chaos. J’insiste mais Final Fantasy pose les bases que l’on retrouve dans n’importe quel RPG ou jeu d’aventure, l’inspiration vient de ce classique ! Pour les connaisseurs de la licence, c’est également dans ce premier opus qu’apparait pour la première fois : Bahamut, roi des Dragons ou encore Cid un ingénieur qui a inventé l’aéronef… Oui si l’on veut réviser nos classiques ou du moins en connaître les origines alors il faut jouer à Final Fantasy I !
Donjons et Dragons en mieux !
Le gameplay de Final Fantasy I peut paraître simple mais encore une fois avant Final Fantasy I, il n’y avait rien ou presque ! Au début du jeu, il faut choisir pour chaque personnage une classe parmi 6 disponible : guerrier, voleur, moine, mage blanc, mage noir et mage rouge. Ces classes pourront évoluer sous réserve de faire une quête annexe optionnelle (oui oui une quête annexe pour un jeu de 1987) auprès de Bahamut. Le guerrier devient un paladin, le voleur devient un ninja les mages deviennent des sages et le moine reste moine. Chaque classe a ses particularités et aujourd’hui tout semble évident : le guerrier frappe avec ses armes, le voleur est agile, le mage utilise de la magie (blanche ou noire comme l’indique son nom c’est à dire offensive ou de soutien) et le moine qui est un personnage injustement mis de côté devient ultra fort mais seulement à la fin du jeu… Une fois les classes choisies on peut partir à l’aventure en parcourant le monde à pied puis en bateau, puis en canoé et enfin en aéronef. Oui quasiment tout ce qui a fait le sel de la licence est déjà présent dans ce premier opus !
Les combats se lancent de manière totalement aléatoires et leur contenu est également totalement aléatoire : on peut tomber sur un ennemi comme sur 9 ! Les combats se font au tour par tout, la notion d’ATB (active time battle) n’existe pas et elle n’apparaîtra que dans le 4. Les combats se font au tour par tour et dépendent de l’agilité de nos héros et des monstres pour savoir qui commence à frapper. Le système est simple et fonctionne parfaitement. On a le choix entre l’attaque, la magie, l’utilisation d’objet, une posture de défense pour tanker un coup ou la fuite. La magie utilise un MP que l’on peut recouvrer via un éther (quand je vous dis que toutes les bases sont là), les PV se regagnent avec des potions ou des sorts de soin. Les monstres ont des faiblesses et des résistances en fonction de leur type. Tout est là ! Pour ce qui est des sorts, on les acquiert dans des boutiques moyennant des gils et ils disposent de plusieurs niveaux : brasier devient brasier + et brasier X… Encore une fois les références sont incontournables !
Chaque combat fait gagner des points d’expériences à nos héros qui montent ainsi en niveau et voient, par la même occasion, leurs statistiques augmenter. Nos héros ne comptent pas uniquement sur leurs statistiques et sorts mais également sur leur équipement qui se révèle fourni pour un jeu de 87 ! Arme, armure, casque, bouclier et gants sont de la partie ! Encore une fois les classiques sont présents avec la fameuse Excalibur ou encore les armets ! Final Fantasy se montre assez facile, accessible et court pour un jeu de la licence puisqu’on peut le finir en moins de 10 heures ce qui peut même paraître ridicule pour un FF. Qui dit Final Fantasy dit leveling et celui-là n’échappe pas à la règle bien que cela soit moins présent. Si la version Pixel remaster permet d’activer une option qui annule les combats aléatoires il faudra cependant faire le minimum pour être au niveau face aux boss. L’exploration des donjons qui se révèlent être de véritables labyrinthe apparaît moins fastidieuse surtout si l’on part en quête de tous les trésors. J’avoue que certains donjons proposent des combats aléatoires tous les 2 pas ce qui peut devenir assez chiant pardonnez moi du terme.
Le jeu se fait assez facilement excepté pour le dernier boss dont la difficulté est ridiculement élevée par rapport au reste du jeu… J’insiste, cela concerne uniquement le boss car même le donjon qui le précède est assez simple en soi mais lorsque l’on s’attaque au Chaos, j’ai eu l’impression d’être face à une arme de FFVII ou Gaïa de FFIX… J’ai été obligé de faire du leveling pendant deux heures et encore même après cela, il faut quand même une dose de chance pour parvenir au bout vu qu’il a une attaque capable de one shot notre équipe entière et que le reste de ses attaques (dont certaines sont exclusives à ce boss) font vraiment très mal ! Cela peut être décourageant les premières fois et il faut savoir que la stratégie face à ce boss est différente de celle utilisée pour tout le reste du jeu et de ses boss : les sorts de magie noire sont quasi inefficace et il faut buffer nos héros de corps à corps avec des magies pour ensuite les faire attaquer (oui je vous donne des astuces pour vous éviter de galérer comme moi). Excepté ce dernier boss, le jeu est un pur régal !
Une réalisation à l’instar des AAAA d’aujourd’hui !
Alors c’est vrai que lorsque l’on regarde les captures d’écran on se dit mon dieu il y a beaucoup de pixels ! On relativise, on parle d’un jeu de 1987 et pour le coup il met une danse à quasiment tous les autres jeux de l’époque ! Ne serait-ce que par le contenu et la variété des décors, des sprites et des animations ! Le travail est tout bonnement exceptionnel et certains jeux indé de nos jours peinent à arriver au même niveau ! J’ai surtout été surpris par la qualité des effets visuels et particulièrement les magies en combat. Certains sprites ont été repris dans des opus ultérieurs, je pense que vous aurez reconnu Bibi de FFIX qui joue ici le rôle de mage noir. Les nains sont déjà présents et on retrouvera leur sprite dans d’autres opus comme Secret of Mana par exemple. Les boss se démarquent par leur taille et la puissance qu’ils dégagent repose sur leur image. Les villes et villages sont bien détaillés et on sent qu’il y a de la vie malgré les limites techniques de l’époque. Vraiment quand on regarde Final Fantasy I, il faut garder tout ça à l’esprit et on se rend compte que le jeu a bien vieilli et n’est pas une simple bouillie de pixels !
Que dire de la bande son de Final Fantasy I ? Elle est tout bonnement incroyable ! Composée par Nobuo Uematsu pour qui il s’agit du premier gros projet, le bonhomme va ensuite s’imposer et devenir pour beaucoup l’un des plus grands compositeurs de jeu vidéo au monde. Si vous en doutez je vous dirai que c’est lui qui est derrière la composition et les arrangements des musiques des FF jusqu’au dixième épisode ! Ce qui inclut donc le VII et le IX. C’est également lui associé à Masashi Hamauzu et Mitsuto Suzuki qui est derrière la composition du remake de FF VII Remake sorti en 2020… Là ou les jeux d’époque proposaient des suites de bip stridents, lui est arrivé à proposer des musiques que l’on sent épiques ! Lancez un combat de boss et vous verrez si ce n’est pas le cas ! Je le rappelle une dernière fois mais on se situe en 1987 et sur NES ! Pour comparer, un an avant sortait Mario Bros ! C’est le jour et la nuit ! Autant j’aime débattre et discuter autant là, il n’y a rien à dire : le mec est un maître et je veux rien savoir !
Final Fantasy I
Date de sortie : 18 décembre 1987
Editeur : Square
Développeur : Square
Catégorie : RPG
Prix : 69,99 €
Plateformes : Nes et disponible dans Final Fantasy Pixel Remastered
Les débuts de la légende
Non je n’exagère en rien la notation du jeu ! Jouer à Final Fantasy I permet de comprendre pourquoi aujourd’hui la licence fait partie de l’Histoire des jeux vidéo et est un incontournable du monde vidéoludique. Le jeu pose quasiment toutes les bases de la licence et même du genre RPG ! Il est parfaitement équilibré et demeure très accessible pour ceux qui voudraient s’essayer au genre sans se perdre dans un contenu trop complexe ! Techniquement il se situe dans le très haut du panier et ce qui se faisait le mieux à l’époque. Le jeu a parfaitement vieilli et reste un plaisir pour les yeux et les oreilles ! C’est tout simplement une master class et il s’agit des premières lignes d’une légende !
- La réalisation graphique et sonore
- Toutes les références de la licence et du genre sont là
- Un gameplay simple mais parfait
- Une belle aventure sans excès
- Un jeu à faire absolument pour ceux qui veulent parfaire leurs connaissances vidéoludiques
- La difficulté du dernier boss
- …. non mais je n'ai pas envi de chipoter
