Test Skyhill : un mélange des genres intéressant et réussi !

Temps de lecture : 9 minutes

Skyhill… Je vous avais parlé de ce jeu et j’avais conclu par un « le design du jeu semble particulier mais je voudrais voir le résultat final avant de me prononcer« . Je confesse que lorsque j’ai appris la sortie de ce jeu, j’étais on ne peut plus perplexe : un scénario bizarre, une esthétique différente et un mélange RPG, Point & Click et Survival des plus insolites qui ne pouvait que conduire à une certaine réserve. On y est, voilà le test de cet OVNI et je vous garantis que ce n’est pas un jeu qui laissera les joueurs de marbre ! 

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Non je n’ai pas fait le test dans cet état…

Un scénario aussi décalé que le gameplay !

Dans Skyhill on prend la place de Perry qui a survécu à la Troisième Guerre mondiale et aussi à un assaut d’armes biologiques. Il a survécu, car il résidait dans la suite penthouse du Skyhill Hotel, un établissement de grande classe, lorsque le monde a commencé à se détériorer. À la recherche de fournitures, Perry doit se frayer un chemin à travers les 100 étages dangereux de l’hôtel Skyhill. On est tous d’accord pour dire que le scénario est totalement WTF ! Et encore je ne vais pas vous spoiler l’histoire mais le twist final est l’un des meilleurs que j’ai vu en matière de jeux vidéo (vraiment sans exagération, le fin m’a littéralement mis sur le cul et juste pour ça je recommande de finir ce jeu !) !

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Votre descente aux enfers…

On commence donc dans le suite royale de Perry qui se composent d’un établi pour confectionner des armes, une cuisine pour se préparer des bons petits plats (c’est pas parce que c’est la fin du monde qu’il ne faut plus manger!), un lit pour se reposer et une porte pour se protéger. A la manière d’un Fallout, vous êtes parachuté dans le jeu avec très peu de tutoriel et il faudra que vous appreniez les choses de manière empirique et il n’est pas impossible de découvrir une mécanique de base du jeu vers la fin… Pour faire simple, différentes phases de jeu très différentes se succèdent. L’exploration se fait à la manière d’un point n’click : vous déplacez le curseur sur la pièce que vous souhaitez visiter et le personnage y va directement. Pour fouiller les pièces il suffit de placer le curseur sur les objets à fouiller.

Il y a ensuite des phases de combat qui se font au tour par tour et qui sont vraiment bien foutue ! A chaque combat, l’ennemi présente trois zones possibles à frapper. Certaines zones lui feront plus de dégâts mais elles ont également une probabilité de réussite bien diminuée !

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Le système de combat particulièrement bien foutu !

Enfin, il a une dimension J RPG dans la gestion de son personnage et de son équipement. Perry au fur et à mesure des combats et de l’exploration prend des niveaux et à chaque passage de niveau, vous pouvez répartir des points de compétences pour améliorer une de ses 4 statistiques : Force, vitesse, précision et dextérité. Bien évidemment il faut choisir judicieusement car certaines armes nécessitent des pré requis pour être utilisées. Toujours dans le cadre de l’exploration, vous récoltez moult objets qui vous vous permettre de crafter des armes ou de vous préparer de bon petits plats nécessaires à la survie. Je trouve que l’ensemble est particulièrement bien équilibré même si je ne vous cache pas avoir eu un sentiment de répétitivité (100 étages dieu que c’est long !) car il est vrai que le jeu manque un peu de rythme.

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Il faut bien choisir les stats de votre perso si vous ne voulez pas finir le jeu avec un manche à balai…

Des mécaniques de jeu affûtées et équilibrées

Votre personnage dispose d’une jauge de santé et d’une jauge de faim (d’ou la cuisine…). Lors de votre descente aux enfers au rez-de-chaussée, votre jauge de faim se vide d’un point à chaque salle visitée et lorsqu’elle tombe à zéro vous perdez deux points de vie pour chaque pièce, vous avez donc tout intérêt à bouffer régulièrement surtout que 100 étages avec trois pièces à chaque fois la jauge de nourriture se vide très vite !

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Voilà le héro !!!

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Après le jeu propose beaucoup de choix !

Vous croiserez également des monstres qu’il faudra combattre ou fuir selon votre équipement et votre état. Au delà du système de combat avec les différentes zones à cibler, il faut faire attention aux dégâts que l’on peut faire et ce que l’on subit. le bestiaire est varié et très rapidement les ennemis vous font des dégâts monstrueux ! Il faut donc se crafter un bon équipement et pour se faire assembler les collectibles trouvés dans les précédents étages. Ensuite direction l’établi de votre chambre pour faire une arme digne de ce nom. Le choix est extrêmement varié et il y a de quoi faire même si il est vrai qu’en une partie seule 4-5 armes sont nécessaires. Je vous rassure, vous ne remontez pas à pied tous les étages (sinon le jeu serait devenu ultra chiant !). Il existe un ascenseur que vous devez réparer et qui dessert certains étages ainsi que votre chambre il fait office de « voyage rapide ».

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Idem pour les armes

Surtout que votre chambre vous sert également à cuisiner mais aussi à vous reposer, sous réserve de bien protéger la porte car même pendant la nuit vous pouvez être attaqué (au début j’ai pas compris l’intérêt et quand vous vous faites attaquer et qu’au final vous avez perdu et de la vie et de la nourriture, vous vous résignez à barricader la porte…). Votre chambre devient ainsi une aire de repos que vous allez voir souvent ! Surtout que vous pouvez améliorer le lit pour mieux dormir, la porte pour vous protéger mais également la cuisine pour avoir accès à de nouvelles recettes et l’établi pour avoir accès à de nouvelles armes.

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Il faut tout améliorer…

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…Pour bien dormir

Une ambiance pesante aidée par une réalisation originale

Graphiquement, je trouve le jeu particulièrement réussi. Alors oui c’est minimaliste et donc ça peut ne pas plaire. Je préfère du minimaliste bien fait plutôt qu’un jeu qui veut faire beaucoup de chose avec peu de réussite. Tout est en image fixes avec quelques animations lors des déplacements et des combats. Le jeu ne propose aucune cinématique, le jeu est raconté façon bande dessinée ou via des écrans fixes qui retranscrivent les pensées de Perry. Le jeu est très sombre d’ailleurs le fait que la lumière soit bloquée sur Perry et que l’on ne voit à plus de deux pièces ajoute un côté pesant à l’ensemble mais qui correspond parfaitement au gameplay et au scénario du jeu.

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Au niveau du son, on est une nouvelle fois très minimaliste avec une musique de fond que l’on entend quasiment pas et c’est tant mieux. Je m’explique, entre les images fixes, l’ambiance pesante et le fait que l’on ne sache pas le pourquoi du comment donne au jeu un côté de « reviens y » tant que tu n’as pas fait les 100 étages. Je ne suis pas très point’n click mais je dois admettre avoir fait le jeu d’une traite car j’ai été happé par l’ambiance qu’il dégage et je ne sais comment l’expliquer !  C’est bizarre j’ai joué à un jeu quasiment sans aucun son, avec des graphismes limités un scénario obscur et pourtant je me suis éclaté ! Je dois admettre qu’il est rare qu’un jeu me captive aussi vite et autant car dès les trois premiers étages on est vite pris dans le gameplay et surtout on veut connaitre ce qui nous attend après les 100 étages ! Je vais bien retenir un point négatif au niveau des bruitages assez présents dans les phases de combat mais ô combien répétitifs ! Le grognement du monstre risque de vous saouler un tantinet…

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Si vous voulez connaitre la fin il faudra sortir de l’hôtel…

Un manque de contenu ?

Le jeu n’est à mon sens pas difficile. En étant prudent (et donc en remontant régulièrement à votre chambre) et en explorant l’intégralité des étages, comptez 3 heures pour arriver au rez-de-chaussée. J’en conviens cela fait peu. Le jeu propose cependant des capacités en new game que vous débloquer au fur et à mesure de votre descente. Certaines de ces capacités ajoutent des éléments de gameplay qui viennent corser le jeu. Après il est certain que l’on lorsque l’on termine le jeu et que l’on assiste au twist final on ne peut pas s’empêcher de penser à une suite (je ne vous en dis pas plus sur l’intérêt de cette suite) et on est tellement sur le cul qu’on ne pense pas forcément à remettre le couvert. Il n’en demeure pas moins que le jeu est proposé à un tarif plus qu’honorable (19.99 euros) et que son contenu vaut allègrement le tarif.

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Y a du choix en terme de nouvelles compétences !

Conclusion

Comme quoi, il y a des jeux pour lesquels on part avec une certaine appréhension pour au final être très agréablement surpris. Skyhill fait parti de ces jeux là. Le jeu assume parfaitement son côté décalé dans son scénario et sa réalisation. Il présente plusieurs phases de gameplay très différentes mais réussies et équilibrées entre elles. Skyhill est typiquement le genre de jeu à petit prix et sur lequel passer un agréable moment même s’il peut paraître court…

Positif 

  • Bonne réalisation
  • Mélange de genres intéressant
  • Ambiance pesante

Négatif 

  • peu paraître répétitif
  • bruitages à revoir ou à baisser…

Satisfaction du Piwi 87 %

Si tu veux acheter le jeu (le Piwi ne prend aucune commission car non actionnaire chez Microsoft ni Sony ni Daedalic Entertainment ) ICI ou ICI 

Informations générales :

  • Date de sortie : 24 Octobre 2018
  • Editeur : Daedalic Entertainment
  • Développeur : Mandragora
  • Catégorie : Action / Aventure mais aussi RPG, Point’n click…
  • Prix : 19,99 €
  • Classification : PEGI 16


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